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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 23:01

Les troupes françaises commandées par le maréchal-duc de Villars, remportent la bataille de Denain (Actuel département du Nord) face aux Austro-Hollandais du Prince Eugène.

Cette victoire est une étape décisive dans le règlement de la guerre de Succession d'Espagne où le petit-fils de Louis XIV, Philippe V et l'empereur Charles VI se disputent le trône.

http://www.phil-ouest.com/Arts/Photos/Bataille_Denain.jpg

 Villars à la tête de ses hommes, à la bataille de Denain (Jean Alaux, 1839)

Contexte

En 1700, à la mort de Charles II, quand Louis XIV accepta le trône d'Espagne pour son petit-fils, le duc d'Anjou, il fut entraîné dans une longue guerre de 1702 à 1713 qui conduisit le royaume au bord de la catastrophe.

En effet, le 15 mai 1702, inquiets de la situation créée par Louis XIV en acceptant que la couronne d’Espagne revienne à son petit fils, l’Empire, l’Angleterre et la Hollande, déclarent la guerre à la France et à l’Espagne. La plupart des autres pays européens ne tarderont pas à rejoindre la coalition.

Ce sera la guerre de succession d’Espagne.

Elle sera la largement néfaste au royaume de France, avec des finances publiques désastreuses et la détresse d’une grande partie de la population. Les armées françaises seront, d’une manière générale, largement dominées.

Au printemps 1712, la Lys, la Scarpe, la Deûle sont sous le contrôle des armées coalisées. La défense de l’Escaut est aussi désorganisée. Les Français conservent sur ce fleuve une garnison à Condé et Valenciennes. Mais, l’une comme l’autre sont à présent isolées et le gros de l’armée française doit à présent se cramponner plus au sud, à la citadelle de Cambrai, dernier rempart avant Saint Quentin et la vallée de la Somme.

 

La bataille de Denain

Située sur l'Escaut, entre Douai et Valenciennes, Denain est une place forte à partir de laquelle les forces coalisées contre la France menacent Landrecies, dernière place forte française avant... Paris.

Traversant l'Escaut, le maréchal de Villars contourne la ville par l'ouest et attaque les forces impériales à la baïonnette.

 

Vers une heure de l’après-midi, trente mille soldats français, sous la conduite du maréchal de Villars, commencent à s’avancer vers le camp de Denain, tenu par l’infanterie hollandaise du comte d’Albermale. Malgré le feu adverse, les Français arrivent aux retranchements qu’ils escaladent. Le dispositif hollandais s’effondre ; Albermale est fait prisonnier. En moins d’une heure, la formidable armée coalisée qui s’apprêtait à s’ouvrir la route de Paris a perdu son point d’appui.

Villars perdit 500 soldats mais Eugène déplora 5.000 pertes, soit 3.000 prisonniers et 2.000 soldats tués sur le champ de bataille ou noyés dans l'Escaut.

Villars s'empara, dans les jours suivants, de Marchiennes, Saint-Amand et Mortagne, levant le siège de Landrecies le 2 août.

Enfin, le 8 septembre, il s'empara de la ville de Douai ce qui permit aux diplomates français, à Utrecht, de négocier la paix en position de force...

 

La bataille de Denain est la dernière grande bataille menée par les français durant la guerre de Succession d’Espagne.

 

Le traité d’Utrecht

Réunis depuis le 29 janvier 1712 à Utrecht, les principaux belligérants tentaient de trouver une issue au conflit, qui sévissait depuis plus d’une décennie.

Fort du succès de Villars à Denain, le Roi-Soleil, obtient des conditions honorables et peut enfin signer le traité de paix.

(à noter que le traité d’Utrecht fut rédigé en Français, qui fut considérée comme langue diplomatique par excellence jusqu’au début du XX° siècle.).

Un premier traité fut signé entre la France et l’Angleterre, le 11 avril 1713 ; puis un autre entre l’Espagne et l’Angleterre, le 13 juillet 1713.

 

Voir aussi : 11 avril 1713 - Fin des négociations à Utrecht

 

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 23:02

Dans la seconde partie du XIXe siècle, de nombreuses localités tentent d’organiser et de développer le tourisme. Le 23 juillet 1875, Gerardmer (Vosges) est la première ville à se doter d’une structure qui y est entièrement dédiée : le « Comité des Promenades » de Gerardmer.

gerardmer quai du lac

Gérardmer connut très tôt un engouement « touristique ».

Dès le XVIIème siècle, les ducs de Lorraine et les chanoinesses de Remiremont viennent s'y reposer.

C'est cependant au XIXème siècle que les rives du lac commencent à s'aménager avec les hôtels et les villas, propriétés de riches industriels et de notables belges, nancéïens et parisiens.

Depuis des années, la ville accueille une foule de visiteurs estivaux. Hôtels et loisirs se sont développés à vive allure, conduisant à la création du tout premier « office de tourisme ». Il avait pour but d’augmenter encore le flux de touristes et d’organiser au mieux leur séjour. Des sentiers seront donc tracés au cœur de la nature et autour des lacs vosgiens.

 

Voir aussi : Chronologie des vacances estivales

 

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 23:01

Dès le XVIIIe siècle, le tourisme prend forme, mais concerne alors surtout la haute société anglaise. Il se développe ensuite au fil des années et touche progressivement toutes les classes sociales.

 

1820 : Construction de la Promenade des Anglais

Le révérend britannique Lewis Way fait construire, par ses propres moyens, un chemin longeant le littoral niçois. Depuis le milieu du siècle dernier, les Anglais les plus fortunés passent leurs hivers à Nice, enrichissant l’économie de la ville.

1839 : Naissance des guides de voyage Baedeker

L’allemand Karl Baedeker publie un guide de voyage sur le Rhin. La qualité des informations fournies, régulièrement actualisées, leur vaudra une renommée mondiale.

5 juillet 1841 : Cook crée la première agence de voyage

Thomas Cook est l’initiateur du premier voyage de groupe organisé.

1860 : Création de la station de Deauville

Demi-frère de Napoléon III, le duc de Morny fonde la station balnéaire de Deauville. Accompagné par le docteur Olliffe, l’architecte Breney et le banquier Donon, il ne rencontre aucune difficulté pour commencer les travaux. Desservie par un chemin de fer, elle attirera la noblesse et toutes les célébrités, développant ainsi le tourisme estival.

23 juillet 1875 : Création du premier office de tourisme français

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1876 : La première colonie de vacances est organisée

Le pasteur suisse Hermann Walter Bion emmène plus de 60 enfants à la campagne. L’idée lui vint en les observant au cœur du quartier défavorisé de Zurich. Accompagné de dix adultes, il leur fera passer deux semaines au grand air. Les garçons dormiront dans la paille et les filles, chez les paysans. Chacun d’eux contribuera aux tâches ménagères mais participe surtout à des activités instructives et sportives.

2 mai 1889 : premier syndicat d’initiative

Le premier syndicat d’initiative est créé à Grenoble le 2 mai 1889. Il s’agit d’une association initiée par la commune et ayant une mission de service public à but non lucratif, visant à promouvoir le lieu, accueillir, informer, et retenir les visiteurs en leur proposant des activités.

Août 1900 : Parution du premier guide Michelin

Michelin se dote d’un outil promotionnel innovant : un guide des restaurants et adresses utiles pour les automobilistes.

28 mars 1912 : Le Touquet – Paris-Plage est né

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22 septembre 1924 : Première mise en service d'une autoroute

L'Italien Puricelli, fondateur de la société Strade e Cave, construit la première véritable autoroute de la planète. Elle relie Milan à Varèse en Italie, soit 85 kilomètres. Toutes les autres constructions de routes à deux chaussées étaient restées jusqu'alors à l'état de prototype, notamment en Allemagne et aux Etats-Unis. Suivant l'exemple italien, Hitler chargera son gouvernement de faire construire des autoroutes dans toute l'Allemagne.

7 juin 1936 : Congés payés

Dans la nuit du 7 au 8 juin, à l'hôtel Matignon à Paris, sont signés les accords entre le nouveau président du Conseil, Léon Blum, la Confédération Générale du Patronat Français et CGT : généralisation des conventions collectives, création des délégués du personnel, augmentation de 12% des salaires, instauration de la semaine de 40 heures ; et octroi de 15 jours de congés payés.

3 juin 1946 : Le bikini fait scandale

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27 avril 1950 : Naissance du premier Club Méditerranée

Gilbert Trigano et Gérard Blitz fonde le Club Méditerranée en ouvrant le premier site à Palma de Majorque, aux Baléares. Cette association a pour but d’offrir aux touristes différents loisirs au sein d’un village de vacances.

30 juin 1976 : Naissance de Bison Futé

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 23:01

22 juillet 1887 : Naissance de Gustav Ludwig Hertz

Gustav Ludwig Hertz, physicien allemand, est né le 22 juillet 1887 à Hambourg. Au cours de la Première Guerre mondiale, il servit dans le génie militaire dans les unités chargées de l'emploi de gaz de combats, sous le commandement de Fritz Haber.

 

Neveu de Heinrich Rudolf Hertz (qui a découvert les ondes hertziennes auxquelles il a donné son nom), il fut lauréat avec James Franck du Prix Nobel de physique de 1925 « pour leur découverte des lois régissant la collision d'un électron sur un atome ».

Il est décédé le 30 octobre 1975 à Berlin-Est.

 

22 juillet 1899 : Naissance d'Ernest Hemingway

Né à Oak Park le 22 juillet 1899, Ernest Hemingway est l'un des plus grands écrivains américains du XXe siècle. Après avoir participé à la Première Guerre mondiale, il s'installe à Paris et commence à rédiger ses premières œuvres au milieu des années 1920, s'inscrivant dans le mouvement de la Génération perdue. Il est également journaliste et réalise des reportages sur la guerre civile espagnole et la Seconde Guerre mondiale. Dans les années 1950, il est au sommet de sa popularité et remporte le Prix Pulitzer en 1953 et le Prix Nobel de littérature l'année suivante. Il se suicide en 1961. Ses œuvres les plus célèbres sont L'Adieu aux armes (1932), Les Neiges du Kilimandjaro (1936), Pour qui sonne le glas (1940) et Le Vieil Homme et la Mer (1952).

 

22 juillet 1916 : Naissance de Marcel Cerdan

Marcel Cerdan naît à Sidi-Bel-Abbès (Algérie française). Il commence la boxe à l'âge de 8 ans. Dès ses 18 ans, il dispute son premier combat professionnel. Dans les années 40, il gagne de très nombreux matchs, ce qui lui vaut le surnom de « bombardier marocain ». Il entretient également une liaison avec la célèbre chanteuse Edith Piaf.

Il décède dans un accident d'avion dans la nuit du 27 au 28 octobre 1949.

 

22 juillet 1946 : Naissance de Mireille Mathieu

Mireille Mathieu est une chanteuse de variétés française née le 22 juillet 1946 à Avignon.

Révélée en 1965 au cours d’un télé-crochet, elle connaît ses plus grands succès discographiques entre 1966 et 1995, puis de 2002 à 2006.

 

 

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Par Archimède - dans Naissance
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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 23:01

maillot jaune Tour de France

21 juillet 1930 : André Leducq assure son maillot jaune

André Leducq s'empare du maillot jaune à Luchon dans la 9e étape. Le 21 juillet, en remportant la 16e étape Grenoble-Évian il assure son maillot jaune qu’il conservera jusqu'à Paris.

 

21 juillet 1974 : Cinquième victoire du Tour pour Eddy Merckx

Déjà vainqueur en 1969, 1970, 1971 et 1972, Eddy Merckx termine une fois de plus en tête du classement général. Il réalise ainsi le même exploit que Jacques Anquetil : remporter cinq Tours de France. Après lui, Hinault, Indurain et Lance Armstrong atteindront ce record. Multipliant les victoires en cyclisme depuis 1965, Merckx est considéré comme l’un des plus grands coureurs de son temps.

 

21 juillet 1978 : Premier maillot jaune Bernard Hinault

Bernard Hinault gagne le contre la montre Metz - Nancy (72 km) et prend le maillot jaune à Joop Zoetemelk.

Il gagne son premier Tour de France le 23 juillet 1974. Il s’agissait de sa toute première participation.

 

21 juillet 1985 : Cinquième Tour de France pour Bernard Hinault

Le coureur français Bernard Hinault remporte à 31 ans son cinquième Tour de France. Après avoir parcouru 4127 kilomètres à une moyenne de 39km/h, il se place premier au classement général à son arrivée sur les Champs-Elysées. Avec cette cinquième victoire, Bernard Hinault déjà vainqueur en 1978, 1979, 1981 et 1982 égalise les records de Jacques Anquetil et d'Eddy Merckx.

 

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Par Archimède - dans Sport
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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 23:01

Après avoir provoqué la chute du gouvernement d'Aristide Briand, Édouard Herriot devient président du Conseil pour la seconde fois le mardi 20 juillet 1926.

Sa nomination fait suite à la tentative de Joseph Caillaux, alors ministre des Finances, de prendre les pleins pouvoirs financiers afin de contrer la baisse du franc.

Mais ce « gouvernement d'union nationale » voulu par Herriot ne résiste pas à la crise financière et est renversé dès le 21 juillet. Il remplacé par Raymond Poincaré.

 Edouard herriot

 

Biographie d’Édouard Herriot

Né le 5 juillet 1872 à Troyes (Aube),

Décédé le 26 mars 1957 à Saint-Genis-Laval (Rhône)

Sénateur du Rhône de 1912 à 1919.

Député du Rhône de 1919 à 1942.

Ministre des Transports, des Travaux Publics et du Ravitaillement du 1er décembre 1916 au 18 mars 1917.

Président du Conseil et ministre des Affaires Étrangères du 14 juin 1924 au 10 avril 1925.

Président du Conseil et ministre des Affaires Étrangères du 19 au 21 juillet 1926.

Ministre de l'Instruction Publique et des Beaux-Arts du 23 juillet 1926 au 6 novembre 1928.

Président du Conseil et ministre des Affaires étrangères du 3 juin au 14 décembre 1932.

Ministre d'Etat du 9 février 1934 au 22 janvier 1936.

Membre de la Première et de la Seconde Assemblée nationale Constituante (Rhône)

Député du Rhône de 1946 à 1957.

 

 

 

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 23:01

Le 19 juillet 1900, les Parisiens inauguraient la première ligne de métro, dans le cadre de la cinquième exposition universelle et des jeux olympiques d’été. Elle relie la Porte Maillot (ouest) à la Porte de Vincennes (est).

C'est l'aboutissement tardif d'un vieux projet. Le premier projet d'un transport souterrain à Paris remonte en effet à 1855 mais sa réalisation a été longtemps différée et beaucoup d'autres métropoles, à commencer par Londres (inauguré le 10 janvier 1863), ont pu construire leur propre métro avant que Paris ne s'y mette.

 

4 octobre 1898, premier coup de pioche pour le métro parisien

La Compagne du chemin de fer métropolitain de Paris présidée par Edouard Empain, commence les travaux de construction du futur métro parisien le 4 octobre 1898.

2000 ouvriers travaillent nuit et jour pour pouvoir inaugurer la première rame pour l'exposition universelle de 1900.

La réalisation des travaux est confiée à l'ingénieur Fulgence Bienvenüe dont le nom a été donné à la station de la gare Montparnasse.

Les stations sont conçues en « style nouille » par l'architecte Guimard, selon les principes artistiques de l'Art nouveau.

 

La ligne 1, qui établie la liaison Ouest-Est, entre la porte Maillot et la porte de Vincennes, est achevée le 15 juin 1900. Elle sera donc inaugurée le 19 juillet. Il faut alors compter une trentaine de minutes de trajet pour traverser Paris.

Les chroniqueurs de l'époque prédisent l'achèvement du réseau dans les huit ans à venir… Mais, un siècle plus tard, le métropolitain continue de s'étendre et de se moderniser.


L'évolution du réseau de 1900 à aujourd'hui

 

Lien du jour : Histoire des tramways et autres transports urbains

 

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 23:01

18 juillet 1635 : Naissance du physicien anglais Robert Hooke

Robert Hooke est né le 18 juillet 1635 à Freshwater sur l'île de Wright. Il est considéré comme l'un des plus grands scientifiques expérimentaux du XVIIe siècle. En 1660, il découvrira la loi de Hooke selon laquelle l'allongement linéaire des solides est proportionnel à la force et l'élasticité permet de rendre cet effet réversible et de revenir à l'état initial. Il souhaitait ainsi édicter une théorie des ressorts.

 

18 juillet 1900 : Naissance de Nathalie Sarraute

Nathalie Sarraute naît sous le nom de Natalyia Tcherniak, le 18 juillet 1900, à Ivanovo en Russie. Issue d'une famille aisée, l'écrivain quitte bientôt la Russie pour la France. Après des études de droit et une radiation du barreau en 1941 suite aux lois anti-juives, Nathalie Sarraute se consacre entièrement à la littérature. La mère de Claude Sarraute meurt le 19 octobre 1999 à Paris.

 

18 juillet 1917 : Naissance d'Henri Salvador

Henri Salvador naît à Cayenne (Guyane). Il a mené durant près de 70 ans une carrière de chanteur, de compositeur et de guitariste. On lui doit notamment les titres Syracuse, Maladie d'amour, Le loup, la biche et le chevalier (Une chanson douce).

Il a reçu de nombreuses récompenses et notamment la médaille d'or de l'Académie française et le titre de commandeur de la Légion d'honneur. Henri Salvador est décédé le 13 février 2008 à Paris.

 

18 juillet 1918 : Naissance de Nelson Mandela

Nelson Mandela est né le 18 juillet 1918 en Union d'Afrique du Sud. Il est connu pour être un homme politique aux commandes de la lutte contre l'apartheid, ce qui le mena à la présidence de l'Afrique du Sud de 1994 à 1999. Sa vie s'est articulée autour du combat contre la ségrégation raciale. Pour cela, il obtiendra le Prix Nobel de la paix en 1993.

 

18 juillet 1938 : Naissance de Paul Verhoeven

Paul Verhoeven, cinéaste néerlandais est né le 18 juillet 1938. Mélangeant le genre violent et érotique, il est connu pour avoir tourné des films comme « Total Recall » ou encore « Basic Instinct ». Il obtient le « Saturn Award » du meilleur réalisateur pour son film « Robocop », en 1988.

 

18 juillet 1950 : Naissance de Richard Branson

Richard Branson est né le 18 juillet 1950 en Angleterre. Plus doué pour les affaires que pour les études, à l'âge de 16 ans, il crée un magazine pour étudiants, puis se lance dans la vente de disques par correspondance. Richard Branson investit dans une grande propriété qu'il équipe en studio d'enregistrement. Il signe un premier contrat avec le chanteur Mike Oldfield sous le label « Virgin », et devient son manager. Virgin progresse très vite et se diversifie. Richard Branson est aussi un homme aventureux qui bat des records en traversant l'Atlantique en montgolfière et en hors-bord.

 

 

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Par Archimède - dans Naissance
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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 23:01

17 juillet 1203 : Les croisés prennent la ville byzantine de Constantinople. Suite à l’appel du pape Innocent III en 1202, quelques chevaliers avaient pris la route des croisades, à destination de l’Égypte.

17 juillet 1429 : Charles VII est couronné dans la cathédrale de Reims. Le dauphin s’est semble-t-il laissé convaincre par Jeanne d’Arc, qui est d'ailleurs présente lors de la cérémonie.

17 juillet 1453 : La guerre de Cent Ans prend fin à Castillon. (détails)

17 juillet 1791 : Une fusillade se produit sur le Champ de Mars, à Paris, à l'initiative de La Fayette et Bailly, sur ordre de l'assemblée constituante. Environ cinquante personnes, de tout sexes et de tout âges sont tuées.

17 juillet 1846 : Début du pontificat de Pie IX.

A la mort du pape Grégoire XVI, le conclave est mis en place et Giovanni Maria Mastai Ferretti est choisi comme pape et prend le nom de Pie IX.

17 juillet 1867 : Karl Marx publie à Londres le premier tome de son oeuvre principale, Das Kapital (Le Capital).

17 juillet 1879 : Charles de Saulces de Freycinet, ministre des Travaux Publics, fait voter le plan qui porte son nom, pour la construction de 8.700 kilomètres de voies ferrées d'intérêt local ainsi que de nombreux canaux à petit gabarit (le « gabarit Freycinet »).

17 juillet 1918 : Exécution du tsar Nicolas II

Nicolas II fut tsar de Russie du 1er novembre 1894 au 15 mars 1917. Appartenant à la dynastie des Romanov, il est le dernier à avoir occupé cette place.

17 juillet 1936 : plusieurs garnisons militaires espagnoles se soulèvent contre le gouvernement républicain, sous le commandement du général Franco.

17 juillet 1945 : Ouverture de la Conférence de Potsdam en vue de régler le sort de l'Allemagne vaincue.

 

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 23:02

La journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français et d'hommage aux « Justes » de France répond au souhait exprimé par la communauté juive et par de nombreuses personnalités françaises, de voir reconnaître officiellement la responsabilité du régime de Vichy dans les persécutions et les crimes contre les Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

Instituée par le décret n° 93-150 du 3 février 1993 cette journée est fixée au 16 juillet, si c'est un dimanche, ou au dimanche suivant.

La loi n° 2000-644 du 10 juillet 2000 reprend et modifie le décret de 1993, afin d'y insérer notamment un hommage aux "Justes" de France.

 

Cette commémoration légale devient ainsi l'occasion pour la Nation de témoigner sa reconnaissance à tous ceux « qui ont recueilli, protégé ou défendu, au péril de leur propre vie et sans aucune contrepartie, une ou plusieurs personnes menacées de génocide ».

 

Cette journée correspond à la date anniversaire des rafles des 16 et 17 juillet 1942, au cours desquelles près de 13.000 personnes furent arrêtées dans Paris et sa banlieue dont plus de 8.000 furent regroupées au Vélodrome d'Hiver (le Vél' d'Hiv) avant d'être déportées.

 

Voir aussi :

16 juillet 1394 - Expulsion des juifs de France

16 et 17 juillet 1942 - La rafle du Vel' d'Hiv'

 

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 23:01

Il y a 70 ans les 16 et 17 juillet 1942, plus de 13.000 juifs parisiens, étaient arrêtés par la police française au cours d'une opération baptisée cyniquement « vent printanier ».

Le 13 juillet 1942 une circulaire de la Préfecture de Police ordonne l'arrestation et le rassemblement de 27.391 juifs étrangers habitant en France. Mais étant trop proche du 14 juillet les autorités décidèrent de repousser de quelques jours.

rafle du Vel' d'Hiv'

Sur ordre de René Bousquet, secrétaire général de la police au ministère de l'Intérieur, 13.152 juifs, dont 4.115 enfants, de Paris et la région parisienne sont arrêtés dans la nuit par la police française.

Ils sont parqués dans la salle de sports du Vélodrome d'Hiver où ils resteront plusieurs jours. Acheminés à Drancy, les prisonniers seront ensuite conduits dans les camps d'extermination d'Auschwitz à partir du 19 juillet.

 

La rafle du Vel' d'Hiv' est organisée par le gouvernement de Vichy de manière spontanée : jamais les autorités allemandes n'ont donné l'ordre de mettre en œuvre une telle opération !

 

Relire aussi :

3 octobre 1940 - Statut des juifs en zone libre

14 mai 1941 - La « rafle du billet vert »

15 octobre 1942 - Mitterrand rencontre Pétain

16 juillet - Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français et d'hommage aux « Justes » de France

 

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 23:01

Comme la première bataille de la Marne, celle qu'on a appelée la deuxième bataille de la Marne a été une très grande et très belle victoire.

La première a marqué l'arrêt de l'offensive allemande en 1914 ; la deuxième a été le commencement de notre offensive victorieuse de 1918.

http://www.medailles1914-1918.fr/Resources/carte2emebataill.jpeg

Du 15 au 20 juillet 1918, empire allemand et forces alliées (France, Italie, Royaume-Uni et États-Unis) s'affrontent.

Cinq jours de combats et 200.000 pertes humaines amèneront la victoire des alliés.

L'Allemand Ludendorff verra ses troupes essuyer de multiples attaques aériennes et rafles de mitrailleuses. Il ne pourra pas prendre le dessus.

 

C'est la dernière grande offensive allemande de la Première Guerre mondiale.

Fort du succès des quatre vastes offensives qu'il a menées en France de mars à juin 1918, le chef du commandement suprême allemand, le général Ludendorff, en lance une nouvelle, mais cette fois destinée à faire diversion, afin d'éloigner les troupes françaises du front des Flandres où il veut pouvoir porter l'attaque décisive.

L'offensive de diversion doit lui permettre de s'emparer de Reims et de diviser les armées françaises.

Mais le général Foch, chef du commandement interallié, a prévu le mouvement et les Allemands se trouvent confrontés à une résistance et à des contre-attaques françaises auxquelles ils ne s'attendaient pas. Leurs forces franchissent bien la Marne en plusieurs endroits mais ne progressent que faiblement.

Des troupes britanniques, américaines et italiennes aident les Français à se défendre. Au sud-ouest, pris sous un tir de barrage intense, les Allemands n'avancent que de 10 kilomètres avant de réaliser qu'ils sont pris au piège.

Le 18 juillet, l'offensive allemande est annulée, juste au moment où les Alliés lancent une grande contre-offensive.

Ces derniers attaquent l'important saillant de la Marne qui s'avance dans leurs lignes, prenant les Allemands par surprise. 3 jours plus tard, les Alliés traversent la Marne, et les Allemands doivent battre en retraite vers leurs précédentes lignes.

 

Relire aussi :

6 septembre 1914 - première bataille de la marne

16 avril 1917 - Défaite sanglante de l'armée française au Chemin des Dames

 

 

 

 

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 23:01

Les Parisiens excédés par les restrictions et l'immobilisme du roi Louis XVI, se révoltent.

Au matin du 14 juillet, des artisans et des commerçants se rendent à l'hôtel des Invalides en quête d'armes. Le gouverneur cède aux émeutiers et ouvre les portes. La foule emporte 28.000 fusils et 20 bouches à feu. Mais il lui manque encore de la poudre...

http://accel21.mettre-put-idata.over-blog.com/0/32/46/53/affiches-politiques/la-prise-de-la-bastille.jpg

Des émeutiers rugissent alors : « À la Bastille ! » où la rumeur prétend que de la poudre y aurait été entreposée.

La garnison se compose de 82 vétérans, dits invalides, et d'un détachement de 32 soldats suisses.

Le marquis de Launay, gouverneur de la Bastille, veut gagner du temps en attendant des secours. Il reçoit trois délégués et les retient à déjeuner. Il s'engage à ne pas tirer sous réserve que les émeutiers ne tentent pas d'entrer dans la forteresse.

Mais une explosion mystérieuse émeut la foule. On crie à la trahison. Un groupe pénètre dans l'enceinte par le toit du corps de garde et attaque à coups de hache les chaînes du pont-levis.

 

De Launay, sans expérience militaire, perd ses moyens. Il donne l'ordre de tirer. La troupe suisse fait des ravages chez les assaillants. On compte une centaine de morts.

 

Tout bascule avec l'arrivée de deux détachements de gardes françaises. Ces soldats professionnels chargés de veiller sur la capitale prennent le parti des émeutiers. Ils vont leur assurer la victoire.

Sous le commandement de deux officiers, Élie et Hulin, ils amènent deux canons et les pointent sur la Bastille. Il s'ensuit un début d'incendie à l'entrée de la forteresse et quelques pertes chez les défenseurs.

En fin d'après-midi le gouverneur capitule.

Le marquis de Launay, qui a tenté de se suicider, est traîné dans les rues de la capitale avant d'être décapité par un boucher. Sa tête est fichée sur une pique et promenée en triomphe à travers le faubourg ainsi que les têtes des autres défenseurs de la Bastille.

 

La prise de la Bastille marque le point de départ du mouvement révolutionnaire français.

Le symbole de l'arbitraire royal est tombé, l'Ancien régime touche à sa fin.

 

Relire aussi :

9 juillet 1789 - L'Assemblée Constituante

4 août 1789 - Abolition des privilèges et des droits féodaux

6 juillet 1880 - Le 14 juillet déclaré fête nationale

 

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 23:01

A la suite de sa rencontre avec l'ambassadeur de France Benedetti au sujet de la succession au trône d'Espagne, le roi de Prusse Guillaume Ier rend compte de son rendez-vous au Ministre-président Otto Von Bismarck.

Il lui adresse depuis Bad Ems un télégramme lui annonçant qu'il ne soutient plus la candidature de son cousin, le prince Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen au trône d'Espagne.

Dès réception du message, Bismarck qui estime que le roi a agi par faiblesse, déforme la dépêche royale en lui donnant un tour belliciste.

Il y est écrit que « le roi a refusé de voir l'ambassadeur de France » et qu'il lui a « fait dire qu'il n'avait plus rien à lui communiquer ».

 

La France, insultée par la dépêche d'Ems, déclarera la guerre à la Prusse le 19

La guerre franco-prussienne qui opposa la France et les états d'Allemagne sous la domination de la Prusse fut une guerre courte (à peine six mois) qui se déroula du 19 juillet 1870 jusqu'au 29 janvier 1871.

Le 2 septembre, Napoléon III est vaincu à Sedan.

Le 19 septembre, débute le siège de Paris ; la capitale est encerclée par les troupes prussiennes.

Le 7 octobre, Gambetta quitte Paris en ballon.

Le 27 octobre, le maréchal François Achille Bazaine capitule à Metz avec son armée de 180 000 hommes. Le 4 novembre, le maréchal prussien Moltke à la tête de 40 000 hommes établit un siège à Belfort.

Le 18 janvier 1871, alors que la guerre n'est pas encore achevée, les représentants des états allemands se réunissent dans la galerie des Glaces du château de Versailles et proclament l'Empire allemand.

Le 28 janvier, au terme de plusieurs mois d’un siège qui a affamé les Parisiens et quelques jours après l’échec du Général Trochu, Paris est contraint de capituler.

 

Relire aussi :

19 juillet 1870 - La guerre de 1870 éclate

2 septembre 1870 - Napoléon III vaincu à Sedan

 

 

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 23:01

Dégradé de ses fonctions de capitaine de l'armée française en 1894 pour avoir divulgué des secrets militaires à l'Allemagne, Alfred Dreyfus est réhabilité par la Cour de cassation de Rennes.

Après avoir effectué cinq ans de bagne en Guyane, il s'était vu déclaré coupable de haute trahison en 1899 et condamné à 10 ans de prison.

Pourtant, toutes les preuves attestaient de son innocence et de la culpabilité d'un autre officier, le commandant Esterházy.

 

Le jeudi 12 juillet 1906, la Cour de cassation, sous la présidence du Premier président Ballot-Beaupré, cassant l'arrêt du conseil de guerre de Rennes, réhabilite Dreyfus :

 

Attendu, sans aucun doute, que, sinon devant le Conseil de guerre de Rennes, du moins autour de lui, dans la presse et dans le public, un bruit avait été répandu, d'après lequel la pièce, présentée comme étant le Bordereau saisi, ne serait que la copie sur papier pelure du Bordereau original portant de la main d'un souverain étranger une annotation accusatrice contre Dreyfus ;

 

Mais attendu que, dans leurs dépositions reçues sous la foi du serment en 1904, cette allégation (ainsi que celle d'une prétendue lettre du même souverain) a été absolument démentie par le Président Casimir-Perier, les généraux Mercier, Billot, Zurlinden, de Boisdeffre, Gonse, Roget, les lieutenants-colonels Picquart, du Paty de Clam, Rollin, et les autres officiers du service de renseignements, que le général Mercier a dit notamment : "C'est une légende complètement inexacte, rien, rien, rien n'a pu y donner lieu" ; que cette légende doit être mise à néant ;

 

Attendu, en dernière analyse, que de l'accusation portée contre Dreyfus, rien ne reste debout ; et que l'annulation du jugement du Conseil de guerre ne laisse rien subsister qui puisse à sa charge être qualifié crime ou délit ;

 

Attendu, dès lors, que par application du paragraphe final de l'article 445 aucun renvoi ne doit être prononcé ;

 

Par ces motifs,

 

Annule le jugement du Conseil de guerre de Rennes qui, le 9 septembre 1889, a condamné Dreyfus à dix ans de détention et à la dégradation militaire, par application des art ; 76 et 463 C pén. et 1er de la loi du 8 juin 1850 ;

 

Dit que c'est par erreur et à tort que cette condamnation a été prononcée ;

 

Donne acte à Dreyfus de ce qu'il déclare renoncer à demander l'indemnité pécuniaire que l'art. 446 C inst. crim. permettait de lui allouer ;

 

Ordonne qu'en conformité de cet article le présent arrêt sera affiché à Paris et à Rennes et sera inséré au Journal Officiel, ainsi que dans cinq journaux, au choix de Dreyfus ;

 

Autorise Dreyfus à le faire publier aux frais du Trésor et au taux des insertions légales dans cinquante journaux de Paris et de province, à son choix ;

 

Ordonne que l'arrêt sera transcrit sur les registres du Conseil de guerre de Rennes et que mention en sera faite en marge de la décision annulée.

 Réhabilitation du capitaine Dreyfus

Dès le lendemain, 13 juillet, Eugène Etienne, ministre de la guerre, dépose sur le bureau de la Chambre des députés deux projets de loi : l'un portant réintégration dans les cadres de l'armée du capitaine d'artillerie Dreyfus avec le grade de chef d'escadron, et l'autre réintégrant le lieutenant-colonel d'infanterie Picquart, avec le grade de général de brigade.

 

Le 20 juillet, le commandant Dreyfus est nommé chevalier de la Légion d'honneur, lors d’une cérémonie à l’Ecole militaire.

 

Relire aussi : 22 décembre 1894 - Dreyfus reconnu coupable


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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 23:01

La bataille des Eperons d’or, appelé aussi Bataille de Courtrai ou encore Bataille de Groninghe, se déroula le 11 juillet 1302 aux abords de la forteresse de Courtrai. Les bandes des Communiers (milices communales de Flandre), rangés sous les ordres du duc Guillaume de Juliers et du comte Gui de Namur, détruisirent presque entièrement l’armée française.

 

Contexte

Une bataille s'inscrit dans la guerre franco-flamande déclenchée en 1297 et qui suivit l'annexion forcée du comté au royaume, ainsi que la nomination d'un gouverneur à la place du comte Gui de Dampierre, fait prisonnier en France. La résistance s'organise et les milices des communes flamandes se révoltent contre l’occupant.

La bataille de Courtrai survient quelques semaines après les « Matines de Bruges », qui vit le massacre de la garnison française de la ville.

 

La bataille

Les milices flamandes, les « Klauwaerts », encadrées par quelques chevaliers, prennent position sur une hauteur, au bord de la Lys. Les chevaliers français, s'établissent sur la colline du Pottelberg, au sud de la ville. Ils sont organisés en une dizaine de troupes, sous le commandement de grands seigneurs tels le comte d'Eu, le comte d'Aumale, le connétable Raoul de Nesle, le comte de Saint-Pol...

 

Les français, qui étaient environ 50.000, se retrouvaient en face d’une armée flamande deux fois moins nombreuse.

La bataille commence avec l'intervention des arbalétriers français. Ils repoussent leurs adversaires puis les «piétons» (nom donné au Moyen Âge aux soldats à pied ou fantassins) se mettent en marche.

Les chevaliers, sûrs de leur supériorité, chargèrent tête baissée, sans se douter du piège que leur avaient tendu les Flamands.

En effet, à quelques mètres de leurs ennemis, les Français tombèrent dans un fossé boueux, recouvert par des branchages.

 

Le comte Robert II d'Artois, qui commande l'armée française, lance à son tour sa chevalerie à l'attaque. Mais dans leur impatience d'en découdre, les chevaliers bousculent les malheureux piétons, tout cela pour s'embourber et chuter dans les fossés derrière lesquels s'abritent les Flamands.

Les Flamands se ruèrent alors sur les chevaliers, incapables de se relever à cause de leurs lourdes armures, et les massacrèrent tous

Robert d'Artois lui-même est tué, les assaillants dédaignant de le capturer pour en tirer rançon.

 

Les éperons d'or

Après la bataille, les Flamands ramassent dans la boue les éperons d'or des chevaliers français, d'où le nom de la bataille.

Ces trophées orneront l'église Notre-Dame de Courtrai avant d'être récupérés plus tard par la France et installés à Dijon.

En effet, Philippe le Bel obtiendra une revanche deux ans plus tard, à la bataille de Mons-en-Pévèle où il combattra lui-même vaillamment en première ligne.

Les Français récupèrent immédiatement les fameux éperons d’or et les transfèrent dans une église de Dijon !

 

Relire aussi : 18 mai 1302 - Les « Matines de Bruges »

 

 

 

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 23:01

A 14 heures, le Parlement rassemblé au Grand-Casino de Vichy vote la fin de la IIIe République, par 569 voix contre 80 et 19 abstentions. Tous les pouvoirs reviennent au Président du Conseil, le maréchal Philippe Pétain âgé de 85 ans.

Il prend en charge la rédaction de la nouvelle constitution appelée « Constitution de l'Etat français ». Il y est stipulé que devront être garantis « les droits du travail, de la famille et de la patrie. »

Conscients du danger qu'il y avait de déléguer le pouvoir constituant aux détenteurs du pouvoir exécutif, malgré les menaces et les pressions dont ils furent l'objet, 80 parlementaires votèrent contre.

Par leur clairvoyance, leur civisme républicain et leur courage, ils ont sauvé l'honneur de la République.

 

Chronologie d’une collaboration avec le régime Nazi

Le 17 mai 1940, à 84 ans Pétain est nommé vice-président du Conseil dans le gouvernement de Paul Reynaud.

Le 14 juin 1940, Paris est occupé par les allemands. Le gouvernement se réfugie à Bordeaux

Le 16 juin 1940, Paul Reynaud démissionne. Le président de la république nomme Pétain chef du gouvernement

Le 17 juin 1940, Pétain annonce son intention de signer l’armistice avec l'ennemi (elle sera signée le 20 et entrera en vigueur le 25)

Le 25 juin 1940, Pétain annonce les conditions de l'armistice. Il dira entre autres : Un ordre nouveau commence... Notre défaite est venue de nos relâchements. L'esprit de jouissance détruit ce que l'esprit de sacrifice a édifié....

Le 1er juillet 1940, le Gouvernement Pétain s'installe à Vichy.

Le 10 juillet 1940, les deux chambres attribuent les pleins pouvoirs à Pétain

Le 11 juillet 1940, Pétain s’autoproclame chef de l’État français et instaure un régime autoritaire.

Le 12 juillet, il désignera Pierre Laval comme vice-président du Conseil et successeur.

Le 24 octobre 1940, Pétain et Hitler se remontrent à Montoire (Loir et Cher)

Le 30 octobre 1940, Pétain annonce officiellement que le régime s'engage dans la collaboration avec l'ennemi.

En octobre 1940 (alors que les Allemands n'avaient rien demandé) le régime promulgue des lois d'exclusion à l'encontre des juifs et des francs-maçons.

En mars 1941, est créé un « Commissariat général aux questions juives ».

 

En août 1942, un télégramme signé Pétain félicite Hitler d’avoir fait échec à la tentative de débarquement allié à Dieppe.

En septembre 1942, la création du STO (service du travail obligatoire) permet le départ forcé de plus de 600 000 travailleurs en Allemagne.

 

L’État Français s'effondrera à la libération en août 1944.

 

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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 23:01

À Alameda, en Californie, Johnny Weissmuller franchit les 100 m en 58,6 secondes.

Il bat ainsi le record du monde mais surtout est le premier nageur à mettre moins d'une minute pour faire 100 m.

Johnny Weissmuller 

Avant d’incarner Tarzan, Johnny Weissmuller sera un des plus grands champions de l’histoire de la natation, au même titre que Mark Spitz.

Il fut détenteur de trois records du monde en 1927, titulaire de cinq médailles d'or en deux olympiades (100, 400 et relais 4x200) et d'une médaille de bronze en water-polo.

Au total, il remporta 52 titres de champion des États-Unis, et établit 28 records du monde. Une des particularités de Johnny Weissmuller est de nager le crawl avec la tête hors de l'eau, méthode totalement abandonnée depuis.

 

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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 23:01

Roswell est une ville américaine située au sud-est du Nouveau-Mexique.

La ville de Roswell est surtout connue pour avoir été le lieu d'un écrasement d'OVNI en 1947. Néanmoins le crash s'est produit à côté de la ville de Corona au Nouveau Mexique.

Roswell est en fait le nom de la base militaire la plus proche.

 http://jesse.marcel.free.fr/images/carte2.gif

Au cours des trois jours qui ont précédés le « crash de Roswell », il y a eut 88 apparitions d’OVNIS dans 24 États. La base aérienne d'Holloman près d'Alamogordo aurait capté un étrange écho radar non identifié.

 

Chronologie du crash de Roswell

Le soir du 2 juillet 1947, des témoins voient un disque traverser le ciel puis exploser en partie au-dessus d’un ranch après avoir été frappé par la foudre près de Roswell, au Nouveau-Mexique.

Il poursuit néanmoins sa route avant de s’écraser près de la ville de Magdalena, à plus de 250 km de là.

Le lendemain, William Brazel, propriétaire du ranch au dessus duquel avait eut explosion, découvre un tas de débris éparpillés sur une grande zone. Surpris par l'aspect de ces débris, il en ramasse quelques-uns qu'il ramène à son ranch, les montrant à ses voisins et à sa famille.

Le dimanche 6 juillet, William Brazel va avertir le shérif du comté de Chaves : George Wilcox. Celui-ci avertit alors la base militaire de Roswell : le « Roswell Army Air Field ».

Le lundi 7 juillet, deux militaires se rendent sur les lieux du crash : il s'agit du major Jesse Marcel et du capitaine Sheridan Cavitt qui inspectent les débris. Les deux hommes ramènent quelques échantillons à la base.

Le mardi 8 juillet, le colonel Blanchard ordonne de boucler le périmètre du crash. Les débris sont ramassés et emmenés par camion à la base de Roswell d'où ils seront transférés par avion aux bases militaires de Fort Worth et de Wright Field.

L’armée publie alors un communiqué affirmant qu’elle détient les restes d’un OVNI.

 

Lors de cette journée du 8 juillet, un deuxième site aurait été découvert par des « archéologues » qui auraient observé l'épave d'un vaisseau avec quatre corps humanoïdes. Ce site aurait été rapidement balisé par les forces militaires.

http://theudericus.pagesperso-orange.fr/Donnery/Theudericus_Exobiologie/Roswell_Carte_des_Sites.jpg

Communiqué et démenti

Le 8 juillet, la base de l'armée de l'air de Roswell fit un communiqué de presse qui fut immédiatement relayé par de nombreux journaux :

  « Les nombreuses rumeurs faisant état d'une soucoupe volante sont devenues réalité hier, lorsque le service des renseignements du 509e escadron de l'air force de la base de Roswell a pris possession d'un disque grâce à la coopération d'un rancher et du bureau du shérif du comté de Chaves au Nouveau Mexique. L'objet volant a atterri dans un ranch près de Roswell durant la semaine dernière. Sans téléphone, le rancher a conservé le disque jusqu'à ce qu'il puisse contacter le bureau du shérif, qui informa le major Jesse A. Marcel du 509e escadron de l'air force. Une action fut immédiatement lancée, et le disque fut récupéré au domicile du rancher. Il a été examiné à la base de Roswell, puis transmis à de plus hautes autorités. »

Le communiqué ne mentionne pas les corps que le shérif affirmait avoir vu.

http://s1.e-monsite.com/2009/01/09/05/62515011roswell-daily-record-july-8-1947-jpg.jpg

Trois heures après ce premier communiqué, le général Ramey fait diffuser un rectificatif disant que les débris sont ceux d’un ballon météorologique équipé d’un réflecteur de radar d’un modèle courant. La presse accepta aussitôt cette curieuse explication.

L'objet en question serait donc officiellement un ballon-sonde envoyé par l'armée américaine pour espionner les installations militaires soviétiques.

 

Plus de 30 ans plus tard que l'affaire rebondit

Charles Berlitz et l'ufologue William L. Moore (qui fait également appel aux recherches du physicien nucléaire Stanton Friedman) publient en 1980 un livre basé sur une enquête minutieuse réalisée à partir du milieu des années 70.

Ils ont réussi à retrouver les témoins de l'époque et ont reconstitué une histoire où il serait question de soucoupe volante et d'extraterrestres et non pas de ballon météo.

 

En mai 1995, le producteur Ray Santilli affirme posséder une preuve visuelle d'un crash extraterrestre en 1947 : c'est un film de l'autopsie d'un des corps récupérés après le crash.

Suite à la diffusion de ce film, une partie de l'opinion publique en vient à croire à un complot militaire pour taire la vérité.

Un nouveau rebondissement a cependant lieu : le film est un faux et la thèse des petits hommes gris tombe à l'eau car les ufologues sont tournés en dérision par ce canular. Officiellement, c'est donc la thèse du ballon top secret qui prévaut.

 

Cet « incident de Roswell » est entré dans la culture populaire comme étant le plus célèbre symbole d'une manifestation extraterrestre.

 

Relire aussi :

24 juin 1947 - Premières soucoupes volantes

11 juin 1982 : Rencontre avec « E.T. l’extra-terrestre »

 

 

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 23:01

C'est seulement un quart de siècle après sa mort que le rôle de « Jehanne la Pucelle » sera pleinement reconnu.

Le pape Calixte III, à l'initiative de la mère de Jeanne, constitue à Rouen un tribunal ecclésiastique destiné à réexaminer les conditions du premier procès.

Procès en réhabilitation

Le Pape ordonna à Thomas Basin, évêque de Lisieux et conseiller de Charles VII, d'étudier en profondeur les actes du procès de Jeanne d'Arc. Son mémoire fut la condition juridique du procès en réhabilitation. Après avoir enregistré les dépositions de nombreux contemporains de Jeanne, dont les notaires du premier procès et certains juges, il déclare le premier procès et ses conclusions « nuls, non avenus, sans valeur ni effet » et réhabilite entièrement Jeanne et sa famille. Il ordonne également l'« apposition d'une croix honnête pour la perpétuelle mémoire de la défunte » au lieu même où Jeanne est morte.

Les juges voient défiler à la barre des centaines de témoins, compagnons d'enfance et compagnons d'armes de Jeanne. Tous sont unanimes à célébrer sa piété, sa vertu et la force de ses convictions...

En foi de quoi, le 7 juillet 1456, les juges déclarent le procès de 1431 « entaché de vol, calomnie, iniquité ».

 

Jeanne d'Arc est canonisée le 16 mai 1920, et Pie XI la proclame sainte patronne secondaire de la France en 1922.

 

Sentence de réhabilitation de Jehanne la Pucelle

Texte traduit en français d'après les textes latins originaux officiels

 

En premier déclarons et, selon l’exigence de la justice, décrétons que les propositions commençant par « Quaedam femina » dans le prétendu procès et l’instrument des prétendues sentences prononcées contre ladite défunte, seraient, furent et sont un extrait corrompu, frauduleux, calomnieux, perfide et déloyal du prétendu procès et des déclarations de ladite défunte ; que la vérité a été tue et des faussetés introduites en plusieurs points essentiels, grâce à quoi la conscience des juges et consultants était susceptible de se voir égarée ; qu’ont été dûment ajoutées plusieurs circonstances aggravantes, non contenues dans le procès et les déclarations susdites, retranchées certaines circonstances atténuantes et justifications, altérée enfin la forme des mots, qui en modifie l’essence. A ces causes, nous cassons, supprimons et annulons ces propositions, comme fausses, mensongères, frauduleusement extraites, et dissemblables des déclarations de l’accusée elle-même; nous en ordonnons la lacération immédiate.

 

(On procèda à cette lacération.)

 

Vu d’autre part avec attention les autres parties du même procès, et spécialement deux prétendues sentences qui y sont contenues, et que les juges qualifient de lapse et de relapse; dûment considéré la qualité des juges susdits et de ceux à la garde de qui ladite Jeanne était commise ;

 

vu les récusations, soumissions, appels et multiples requêtes par lesquels ladite Jeanne réclama que tous ses dits et ses faits fussent transmis au Saint-Siège apostolique et à Notre-Très-Saint-Seigneur le Souverain Pontife, auquel elle se soumettait et soumettait tous ses actes ;

 

attendu, quant à la matière dudit procès, l’abjuration prétendue, fausse, artificieuse, extorquée par la force et la terreur, en présence du bourreau et sous la menace du bûcher imminent, et que ladite défunte ne put ni préméditer ni comprendre ; attendu d’autre part les traités et opinions de prélats et docteurs solennels experts en droit divin et humain, selon lesquels, aux termes de très élégantes dissertations sur la nullité et l’injustice de cette cause en de nombreux aspects, les forfaits imputés à ladite Jeanne dans lesdites prétendues sentences ne peuvent aucunement se déduire du cours du procès ou en être extraits ;

 

attendu tous et chacun autres éléments d’information qui étaient à considérer en l’occurrence ;

 

… Nous, siégeant en tribunal et ayant Dieu seul devant les yeux, par Notre sentence définitive que siégeant en tribunal Nous portons par cet acte,

 

… Disons, prononçons, décrétons et déclarons que lesdits procès et sentences, entachés de dol, chalonge [calomnie judiciaire], iniquité, mensonge, erreur manifeste de droit et de fait, de même que ladite abjuration et toutes leurs exécutions et séquelles ont été, sont et seront nuls, invalides, inexistants et vains ;

 

et ce néanmoins, autant que de besoin et de raison, les cassons, supprimons, annulons et déclarons dénués de toute validité ; déclarons en outre que ladite Jeanne, ses parents et les demandeurs eux-mêmes, n’ont été entachés d’aucune souillure d’infamie à l’occasion des prémisses, et qu’ils en doivent être réputés exempts et saufs ; les en disculpant autant que de besoin est ;

 

ordonnons que sera notre sentence solennellement exécutée soit intimée au plus tôt dans cette ville, en deux endroits : l’un, ce jour d’hui même, sur la place de Saint-Ouen, après procession générale préalable ; l’autre, demain, au Vieux-Marché, au lieu où ladite Jeanne fut affreusement et cruellement étouffée par le supplice du feu ; prédication solennelle y sera faite, et une croix érigée pour entretenir à jamais sa mémoire et implorer le salut de son âme et de celles des autres défunts ; nous réservant de faire exécuter, intimer, signifier notoirement pour l’avenir Notre sentence dans les cités et lieux insignes de ce royaume, selon qu’il pourrait Nous apparaître opportun, et parachever ce qui resterait à accomplir.

 

Portée, lue et promulguée fut cette présente sentence par les Seigneurs juges, en présence de Révérend Père in Xto Mgr l’Evêque de Démétriade ; Hector de Coquerel, Nicolas du Boys, Alain Olivier, Jean du Bec, Jean de Gouys, Guillaume Roussel, Laurent Sureau, chanoines ; Martin Ladvenu, Jean Roussel, Thomas de Fanoullières. Desquelles écritures en leur totalité Maître Simon Chapitault, promoteur, Jean d’Arc et Prévosteau, au nom des autres, demandèrent un exemplaire, etc.

 

Fait au palais archiépiscopal, l’an du Seigneur 1456, le septième jour du mois de juillet.

 

Relire aussi :

8 mai 1429 - Jeanne d'Arc délivre Orléans

30 mai 1431 - Jeanne d'Arc au bûcher

16 mai 1920 - L'Église canonise Jeanne d'Arc

 

 

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 23:01

En mémoire de la prise de la Bastille, sur proposition du député de la Seine, Benjamin Raspail, la loi du 6 juillet 1880 fait du 14 juillet la fête nationale de la République.

 

Prise de la Bastille le 14 juillet 1789

Le matin du 14 juillet 1789, le peuple de Paris prend des armes aux Invalides puis se dirige vers une vieille forteresse royale, la Bastille. Après une fusillade sanglante, il s'empare et délivre les quelques prisonniers qui y étaient enfermés.

La prise de la Bastille est une première victoire du peuple de Paris contre un symbole de l'Ancien Régime.

 

La « fête de la Fédération », le 14 juillet 1790, célèbre en grande pompe le premier anniversaire de l’insurrection. A Paris au Champ de Mars, une messe est dite par Talleyrand sur l’autel de la patrie.

Par la suite, la commémoration du 14 juillet 1789 est abandonnée, jusqu'à ce que la IIIème République.

 

Prémices de la fête Nationale

En 1878, le ministère Dufaure avait fixé au 30 juin une fête parisienne en l’honneur de la République. Elle est immortalisée par un tableau de Claude Monet.

Le 14 juillet 1879 prend un caractère semi-officiel. Après une revue des troupes à Longchamp (le 13 juillet), une réception est organisée le 14 à la Chambre des députés à l’initiative de Gambetta qui la préside, une fête républicaine a lieu au pré Catelan en présence de Louis Blanc et de Victor Hugo.

 

Le gouvernement fixe la date de la fête nationale au 14 juillet.

Le 21 mai 1880, Benjamin Raspail dépose une proposition de loi signée par 64 députés, selon laquelle
« la République adopte comme jour de fête nationale annuelle le 14 juillet ».

L’Assemblée vote le texte dans ses séances des 21 mai et 8 juin ; le Sénat l’approuve dans ses séances des 27 et 29 juin 1880 à la majorité de 173 contre 64, après qu’une proposition en faveur du 4 août eut été refusée.

La loi est promulguée le 6 juillet 1880. Le ministre de l’intérieur prescrit aux préfets de veiller à ce que cette journée « soit célébrée avec autant d’éclat que le comportent les ressources locales ».

 

La fête sera donc officiellement célébrée 8 jours plus tard.

L'accent est mis, dès le début, sur le caractère patriotique et militaire de la manifestation, afin de témoigner du redressement de la France après la défaite de 1870.

La fête débute par une retraite aux flambeaux le 13 au soir. Le lendemain, les cloches des églises ou les salves annoncent le défilé, suivi d'un déjeuner, de spectacles et de jeux. Les bals et feux d'artifice terminent la journée.

 

La fête nationale, n'a été introduite en Alsace qu'en 1919. Pourtant, entre 1880 et 1914, chaque année, ce jour donne lieu à d'importants déplacements à Nancy et à Belfort par train, mais aussi par attelages de chevaux depuis certains villages...

En 1919, la fête, célébrée pour la première fois en Alsace, inaugure un cérémonial patriotique avec cortège à travers les rues, discours du maire, chant de la Marseillaise, bal, maisons et bâtiments publics pavoisés…

 

Voir aussi : 14 juillet - Fête nationale France

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 23:01

Trois semaines après l'invasion française en Algérie, Alger capitule. Le Dey Hussein abdique avec la garantie de conserver sa liberté et ses richesses personnelles.

L'expédition contre Alger fut confiée au général comte de Bourmont qui bénéficia de gros moyens : 37.612 soldats, une flotte de 103 navires de guerre (1.872 canons) et de 347 navires de transport.

 

Bourmont installa ses batteries le 3 juillet, prêt pour l'assaut final.

Le 4 juillet, à 4H00 du matin, les canons français déversèrent une pluie d'obus sur le fort de l'Empereur. Vers 8H00, le fort cessa de riposter et, deux heures plus tard, la tour centrale fut détruite par une forte explosion qui ouvrit également une brèche du côté nord-ouest. Submergés, les défenseurs firent sauter le magasin à poudre avant de battre en retraite vers Alger.

 

La chute du fort-l'Empereur scella le destin de la ville.

Les Français se précipitèrent dans la fortification et retournèrent les batteries contre Alger.

La Casbah, vieille ville, tomba aux mains de Bourmont le 5 juillet 1830. Le même jour, le dey d'Alger présenta sa capitulation.

 

 

Relire aussi :

14 juin 1830 - Les Français débarquent en Algérie

 

 

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 23:01

Ouvert le 11 mai 1987, le procès de l'ancien chef de la Gestapo de Lyon s'achève devant la Cour d'Assises du Rhône. Accusé de tortures, d'exécutions, de déportations, notamment celle des enfants d'Izieu en 1944, Barbie est condamné à la réclusion à perpétuité.

 http://1.bp.blogspot.com/_aGWD1bagCJ0/TRCx0TDpJYI/AAAAAAAAQQo/-L5HI9a56-w/s1600/klaus%2Bbarbie.jpg

 

Qui était Klaus Barbie ?

Klaus Barbie est né le 25 octobre 1913 à Bad Godesberg, une petite ville de la vallée du Rhin.

Il s'est engagé dans les S.S. le 26 septembre 1935. On lui confie rapidement des tâches de police, à Berlin, puis, après les premières victoires nazies, en 1940, à La Haye où son rôle consiste à arrêter les réfugiés politiques allemands installés aux Pays-Bas et les Juifs.

C'est à cette époque qu'Anne Frank se cache pour échapper justement aux rafles organisées par Klaus Barbie.

En 1942, il fut envoyé à Dijon, puis à Lyon en novembre 1942 où il dirige la Gestapo. Il dirige une région qui comprend Lyon, mais aussi le Jura, les Hautes-Alpes et jusqu'à Grenoble. Il organise la chasse aux Juifs dans Lyon, mais aussi la chasse aux résistants, qu'il torture, après l'arrestation.

Le 21 juin 1943, renseigné par un traître, il réussit à arrêter tous les résistants présents à une réunion, dans la maison du Docteur Dugoujon, à Caluire, dans la banlieue de Lyon.

Mais Klaus Barbie ne comprit pas tout de suite qu'il tenait « Max » (surnom de résistant de Jean Moulin) et il le tortura.

 

Les enfants d'Izieu

Le Jeudi 6 avril 1944, Klaus Barbie arrête les 44 enfants juifs réfugiés dans une maison d'Izieu, dans l'Ain, à 80 km de Lyon. Neuf jours plus tard, ces enfants sont réduits en cendres dans les fours crématoires du camp d'Auschwitz.

 

 

Fuite en Bolivie

En 1952 et 1954, Klaus Barbie est condamné à mort par contumace par le Tribunal permanent des forces armées de Lyon. On y énumérait ses exactions, des crimes de guerres : tortures, exécutions, déportations, pillages. Mais Klaus Barbie est protégé par les services secrets américains qui l’ont engagé. Grâce à eux, il gagne la Bolivie et en acquière la nationalité.

En Bolivie, il met ses compétences au service de la dictature. Il dispose d'un passeport diplomatique et va en Europe négocier des achats de véhicules militaires destinés à la répression des manifestations d'opposition. Il se fait appeler Klaus Altmann et prend la nationalité bolivienne.

Pendant toutes ces années Klaus Barbie va vivre incognito en Bolivie, Cependant un couple va jouer un rôle prépondérant dans la fin de la cavalcade du criminel de guerre ; Serge et Beate Karlsfeld. Lui est le fils d'un déporté assassiné à Auschwitz, elle est allemande, ensemble, ils traquent les nazis et réussissent à identifier Klaus Barbie en 1971.Le couple le reconnaît et alerte les services français.

 

Arrestation

Le pouvoir politique change en Bolivie et Klaus Barbie est arrêté. La nationalité bolivienne lui est retirée au motif qu'il a fait de fausses déclarations pour l'obtenir.

Il est expulsé de Bolivie et se retrouve dans un avion vers la France. Son expulsion est annoncé le 7 février 1983, en France il sera emprisonné à Lyon ; là où il a sévit.

 

Le Procès

Le 11 mai 1987 s'ouvre le procès de l'ex-Général de la gestapo de Lyon à la cour d'Assises de Lyon. Barbie n'y assistera que quelques jours, ensuite ne supportant pas les nombreux témoignages accablant il préfère rester dans sa cellule.

Le bilan des crimes en France de Klaus Barbie : 4.342 meurtres, 7.581 juifs déportés, 14.311 résistants arrêtés et torturés.

Le samedi 4 juillet 1987, les trois magistrats et les neufs jurés reviennent de plus de six heures de délibérations. On fait entrer Klaus Barbie, et le président du tribunal, André Cerdini, prononce un verdict de culpabilité. Barbie est déclaré coupable sans circonstances atténuantes des dix-sept crimes contre l’humanité dont il était accusé. Il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.

 

Klaus Barbie est mort en prison le 25 septembre 1991.

 

Relire aussi :

23 juillet 1945 - Ouverture du procès Pétain

 

 

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 23:01

Le Duc des Francs, d'Aquitaine et de Bourgogne est sacré roi de France à Noyon par l'archevêque de Reims, Adalbéron.

Il prend le nom d'Hugues Ier ; et Paris redevient alors la capitale du royaume.

A 47 ans, il est le premier souverain non Carolingien depuis Pépin le Bref en 768.

 

Hugues Capet ouvre la voie à une lignée qui régnera sur la France pendant plus de 300 ans : les Capétiens.

Marié à une princesse carolingienne, Adélaïde de Poitou, il se présente en continuateur de la dynastie précédente mais pour assurer la survie de la sienne propre, il associe d'emblée son fils Robert (15 ans) au pouvoir et le fait sacrer dès le 25 décembre 987 à Orléans.

 

Le 24 octobre 996, Hugues Capet décède près de l'abbaye de Saint-Martin de Tours. Il laisse à son fils Robert le Pieux, la succession de son trône. C'est ainsi que pendant près de 200 ans les Capétiens vont régner sur la France en appliquant au trône de France l'hérédité masculine par primogéniture.

En fondant l'hérédité dynastique, Hugues Capet est devenu la souche des trois dynasties de souverains (Capétiens, Valois, Bourbons) qui se sont succédé sur le trône de France jusqu'en 1848, et dont les branches collatérales ont régné sur les royaumes de Naples, de Hongrie et d'Espagne.

 

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 23:01

Le Tour de France connaît quelques remodelages pour sa 24e édition.

Henri Desgrange, directeur et fondateur de la course, décide de réunir les coureurs non plus sous une même marque mais par leur nationalité. Finalement, les équipes de marque seront de nouveaux de vigueur en 1962, pour encore laisser la place aux nationales en 1967 et revenir une fois de plus en 1969.

 

Les équipes nationales concourent au Tour.

Irrité par les manigances des équipes de marques de cycles, Henri Desgrange décide de remanier complètement le règlement pour casser leur emprise sur la course.

Le peloton sera composé d’équipes nationales, et tous les coureurs seront équipés du même vélo, fourni par l’organisateur. Les dépenses occasionnées par la participation à la course sont désormais prises en charge par les organisateurs, bicyclettes incluses !

 

Un projet couteux qui donne naissance à caravane publicitaire.

Pour ce financement, la caravane du Tour de France est créée et passe sur le parcours avant les coureurs pour distribuer objets publicitaires.

En appelant les grandes enseignes du pays à participer à une caravane publicitaire, Henri Desgrange remplit les caisses du Tour. Il donne surtout naissance à une animation unique qui transforme la nature du spectacle.

Désormais, on ne viendra plus seulement sur le Tour pour voir passer les coureurs…

La caravane publicitaire est devenue une composante à part entière du spectacle du Tour. Indissociable de la course qu’elle précède, la procession multiforme et multicolore offre une animation de plus de 45 minutes.

 

Le tour de France 1930 est couru entre le 2 juillet et le 27 juillet, et comporte 21 étapes pour 4818 km. Sur 100 coureurs partants, 59 seront classés.

cyclisme tour de france 1930

 

 

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Par Archimède - dans Sport
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