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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 00:01

Du 4 au 11 février 1945 se tient la conférence de Yalta, au bord de la mer Noire. Churchill, Staline et Roosevelt se concertent sur le sort futur de l'Allemagne et du Japon dont la défaite ne fait plus de doute.

 yalta.jpg

Quand commence la conférence, l'Armée rouge de Staline a déjà atteint l'Allemagne orientale. Les Anglo-Saxons, quant à eux, n'ont pas encore franchi le Rhin.

D'où l'assurance dont fait preuve Staline face à ses alliés occidentaux. Assurance d'autant plus grande que Roosevelt est malade (il meurt trois mois plus tard) et Churchill physiquement usé.

 

C’est lors de cette conférence que fut arrêté le partage de l’Allemagne en trois puis quatre zones d’occupation, mais aussi la partition de la Corée. C'est Churchill qui réussit à imposer la France comme 4ème pays d'occupation de l'Allemagne.

Les dirigeants alliés définissent également les principes politiques et démocratiques qui doivent être établis en Europe et dans le monde après la guerre. Il fut ainsi décidé de la création de l’ONU.

 

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 00:01

1338 : Jeanne de Bourbon, reine de France, épouse de Charles V (Décédée le 6 février 1378).

1790 : Gideon Mantell, obstétricien, géologue et paléontologiste britannique (Décédé le 10 novembre 1852).

1809 : Felix Mendelssohn, compositeur allemand. (Décédé le 4 novembre 1847).

1912 : Jacques Soustelle, anthropologue et homme politique français (Décédé le 6 août 1990).

1937 : Jacques Barrot, homme politique français (Décédé le 3 décembre 2014).

 

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 00:01

1208 : Jacques Ier, roi d'Aragon (Décédé le 27 juillet 1276).

1425 : Éléonore de Navarre, Reine légitime de Navarre puis Reine de Navarre (Décédée le 12 février 1479).

1455 : Jean Ier de Danemark, roi de Danemark, de Norvège et de Suède (Décédé le 20 février 1513).

1494 : Bona Sforza, reine de Pologne (Décédée le 19 novembre 1557).

1649 : Benoît XIII (pape), religieux dominicain italien (Décédé le 21 février 1730).

1753 : Madame Sans-Gêne (Catherine Hubscher), épouse du maréchal Lefebvre, duc de Dantzig (Décédée le 29 décembre 1835).

1754 : Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, prélat et homme d'État français (Décédé le 17 mai 1838).

1803 : Albert Sidney Johnston, général sudiste américain (Décédé le 6 avril 1862).

1889 : Jean de Lattre de Tassigny, maréchal de France (Décédé le 11 janvier 1952).

1947 : Farrah Fawcett, actrice américaine (Décédée le 25 juin 2009).

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 00:01

Le 1er février 1935, François Mitterrand participe à la manifestation de l’Action française contre les médecins étrangers autorisés à exercer en France, aux cris de « La France aux Français » (plus connu sous le nom de manifestation contre « l’invasion métèque »).

Sa participation à cette manifestation fut attestée par deux photographies, publiées dans « Les Camelots du Roi » de Maurice Pujo, où François Mitterrand apparaît face à un cordon de policiers.

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mitterrand-action-francaise-1935.jpg

 

En 1994 certaines vérités sortent au grand jour suite au livre de Pierre Péan « Une jeunesse française ».

 

A dix-huit ans (en 1934), Mitterrand, vient à Paris pour étudier à la faculté de droit et à l’École libre des sciences politiques. Il devient un membre actif des Volontaires Nationaux, la « branche jeunesse » des Croix-de-Feu.

Le 1er février 1935, il participe donc à cette manifestation « contre l’invasion des métèques ».

En 1936, on le retrouve une nouvelle fois aux côtés de l’extrême droite dans des manifestations hostiles à Gaston Jèze, un professeur de droit connu pour ses partis-pris anticolonialistes. A la même époque, Mitterrand écrit des articles dans les Echos de Paris, le journal officieux du PSF (successeur des Croix-de-Feu) que Libération décrit comme « viscéralement opposé à la gauche ». Mitterrand n’hésitait pas à y comparer le quartier latin à une déplorable « tour de Babel ».

En 1939, Mitterrand est envoyé sur le front et est fait prisonnier des allemands. Il s’évade et regagne la France.

En 1941, grand admirateur de Pétain et de la révolution nationale, haïsseur de tout ce qui fonde la IIIe république, il regagne tout naturellement Vichy où il trouvera ses premiers emplois : il établit des fiches sur les opposants au régime de Vichy.

Mitterrand rédige une lettre à sa sœur le 13 mars 1941 et dans laquelle il déclare : « j’ai vu le maréchal au théâtre […] il est magnifique d’allure, son visage est celui d’une statue de marbre. »

En 1942 il est promu au Commissariat au Reclassement des Prisonniers de Guerre.

En Avril 1942 il défend inconditionnellement, par une lettre à un ami, le gouvernement Laval imposé par les allemands.

En Décembre 1942 Mitterrand publie un article dans le journal de propagande du régime dans « France - Revue de l'État Nouveau » où il décrit les Français comme les « héritiers des cent cinquante années d’erreurs », c’est à dire que selon lui la déroute nationale date de la révolution française !

Dans la même revue, d’autres auteurs signent des articles antisémites et anticommunistes sans que cela n’émeuve celui qui se présentera quelques décennies plus tard comme « l’homme de gauche ».

Mitterrand reçoit au printemps 1943 la Francisque portant le N°2202 des mains du maréchal Pétain. Cette haute décoration est accordée selon des critères très stricts, en signe de reconnaissance suprême du régime de Vichy. Il prête serment selon la tradition en ces termes : « Je fais don de ma personne au Maréchal Pétain comme il a fait don de la sienne à la France. Je m'engage à servir ses disciplines et à rester fidèle à sa personne et à son œuvre. »

 

Sources :

"François Mitterrand était de gauche."

François Mitterrand et l’extrême-droite

Qui était François Mitterrand 

Mitterrand : résistant pétainiste

 

Lire également :

19 juin 1942 - Mitterrand à Vichy

15 octobre 1942 - Mitterrand rencontre Pétain

La Francisque
 

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 00:01

Le Congrès adopte le 13ème amendement de la Constitution le mardi 31 janvier 1865.

L'article Ier stipule : « Il n'existera dans les États-Unis, et dans toute localité soumise à leur juridiction, ni esclavage, ni servitude involontaire, si ce n'est à titre de peine d'un crime dont l'individu aurait été dûment déclaré coupable. »

 

Cette loi vient compléter la proclamation d'émancipation des esclaves faite par Abraham Lincoln en 1862. Le 13ème amendement sera ratifié le 6 décembre suivant, abolissant définitivement et officiellement l'esclavage aux États-Unis. Il prend effet le lundi 18 décembre.

3ème amendement de la Constitution des États-Unis

Le président Lincoln est assassiné le 15 avril 1865, quelques jours après la fin de la guerre de sécession et sans avoir le temps d'obtenir la ratification de l'amendement par les États. Celle-ci intervient en décembre. Quelques mois plus tard, un 14e amendement assure aux Noirs le droit de vote et l'égalité avec les Blancs devant la loi.

 

Relire aussi :

18 décembre 1865 - Abolition de l'esclavage aux États-Unis

2 décembre - Journée internationale pour l'abolition de l'esclavage

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 00:01

Le 30 janvier 1875, au Palais-Bourbon, un amendement institue la République à une voix de majorité (353 voix contre 352). Ce texte est considéré comme le véritable acte de naissance de la IIIe République, ce qui valut à son auteur le titre de « Père de la République ». 

henry wallon - père de la République 

Les députés de l'Assemblée nationale élue le 8 février 1871 étaient en majorité monarchistes.

Mais comme le comte de Chambord, héritier de la monarchie capétienne, se faisait prier pour monter sur le trône, ils avaient prorogé le mandat présidentiel du maréchal de Mac-Mahon pour sept ans en attendant que le prétendant veuille bien se décider.

Profitant de ce répit, Léon Gambetta, chef de la gauche républicaine, fait alliance avec son vieil ennemi, Adolphe Thiers, le chef conservateur. Il fait adopter en juin 1874 une loi fixant à 21 ans et non plus à 25 l'âge où il devient possible de voter aux élections municipales. Le suffrage universel est alors plus étendu qu'il ne l'a jamais été.

 

Le 6 janvier 1875, au lendemain de l'inauguration du Palais-Garnier, l'Assemblée nationale aborde les lois constitutionnelles avec la volonté de sortir du provisoire. Elle met au vote deux projets de lois «relatifs à l'organisation des pouvoirs publics» en écartant soigneusement le vocable République.

Le 28 janvier, un député propose en vain un amendement où il est question du «gouvernement de la République». C'est le tollé. Mais les modérés des deux bords, républicain et monarchiste, s'activent, pressés d'en finir.

 

Le samedi 30 janvier 1875, Henri-Alexandre Wallon, un député modéré du centre gauche, historien de profession, dépose un amendement au contenu anodin, ainsi conçu : « le président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages par le Sénat et par la Chambre des députés réunis en Assemblée nationale. Il est nommé pour sept ans ; il est rééligible. »

Pour la première fois, une loi à caractère durable est votée par le régime républicain. L'amendement Wallon entérine ainsi la fondation de la 3ème République.

 

Liens du jour :

Histoire des institutions Françaises

L'amendement Wallon

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 00:01

Le contexte

L'Irlande est devenue indépendante en 1922 à l'exception des provinces du nord (Ulster), majoritairement peuplées par les descendants de colons protestants.

La frontière « provisoire » entre les deux parties de l'île, va se pérenniser et la scission entre l'Ulster et l'État libre d'Irlande devenir irrévocable, laissant en suspens le sort de la minorité catholique d'Irlande du Nord, soumise à de constantes vexations et discriminations.

Cette injustice permanente va déboucher sur une longue guerre civile dans les années 1960-1990, avec en point d'orgue de ce « Bloody Sunday » : le dimanche 30 janvier 1972, des paras britanniques tirent délibérément sur une manifestation pacifique de catholiques à Derry (Londonderry).

 30 janvier 1972 - « Bloody Sunday » en Irlande du Nord

 

Le dimanche sanglant

L’après-midi du dimanche 30 janvier 1972, 15 à 20.000 manifestants se réunissent dans le quartier du Bogside, à Derry, la deuxième ville d’Irlande du Nord.

L’initiative de la marche revient à l’Association nord-irlandaise pour les droits civiques (NICRA), qui lutte depuis la fin des années 1960 contre la discrimination faite à l’encontre de la minorité catholique d’Irlande du Nord, notamment en matière de vote et de logement.

 

Cette marche doit partir du Central Drive de Creggann pour traverser le quartier du Bogside en empruntant le pont qui longe le quartier pour se terminer sur Guildhall Square. Ivan Cooper, est à la tête de cette marche pacifique, et prône l’égalité des droits entre catholiques et protestants. Malgré son dialogue avec les autorités unionistes et ses tentatives de négociation avec les forces de l’ordre britanniques, la manifestation est déclarée illégale par les autorités anglaises.

 

À l’origine pacifique, la manifestation dégénère lorsque le 1er bataillon du régiment de parachutistes du Royaume-Uni est envoyé sur place pour contenir les possibles émeutiers. Les soldats britanniques ouvrent le feu sur la foule, tuant treize personnes (dont six adolescents) et en blessant quatorze autres. Un 14e manifestant décède plus tard des suites de ses blessures.

 

Cette journée, désormais inscrite dans l’Histoire sous le nom de « Bloody Sunday », marque une nouvelle étape dans le conflit nord-irlandais.

 

Les Victimes du Bloody Sunday

John Johnston, 59 ans. Le premier touché, il ne décèdera que plusieurs jours après.

Jack Duddy, 17 ans. Tué alors qu’il traversait en courant Rossville Street.

Michael Kelly, 17 ans. Reçu une balle dans l’estomac, il mourut après plusieurs minutes.

James Wray, 22 ans. Fut blessé en traversant Glenfada Park. Achevé à bout portant.

Gerald McKinney, 35 ans. Reçu une balle en pleine poitrine alors qu’il se rendait aux soldats mains au-dessus de la tête à Glenfada Park.

William McKinney, 26 ans. Tué alors qu’il porte secours à Gerald MacKinney.

Gerald Donaghey, 17 ans. Frappé à l’abdomen. Décède sur le chemin de l’hôpital.

John Young, 17 ans. Fauché par une balle en pleine tête.

Michael McDaid, 20 ans. Même sort que John Young au même endroit.

William Nash, 19 ans. Toujours au même endroit, sur Rossville Street, reçoit une balle en pleine poitrine.

Patrick Doherty, 31 ans. La balle rentre par la fesse, lui traverse l’estomac et ressort par la poitrine. Il meurt sur le coup.

Bernard McGuigan, 41 ans. La balle pénètre l’arrière de la tête et le tue instantanément.

Hugh Gilmour, 17 ans. La balle le traverse de part en part alors qu’il rampe vers Rossville Street.

Kevin McElhinney, 17 ans. La balle voyage à travers son corps, rentrant par l’anus et ressortant par son épaule.

 

 

La suite des événements

En réponse, le 22 février, l'Armée républicaine irlandaise (IRA) fera exploser le mess des officiers parachutistes d'Aldershot en Angleterre, provoquant la mort de six civils et d'un militaire.

 

Jusqu’à la fin des années 1990, attentats, fusillades et représailles sanglantes ont rythmé la vie quotidienne des Irlandais du Nord. Entre 1969 et 2002, près de 3.500 personnes ont trouvé la mort dans le cadre du conflit. Plus de 45.000 blessés ont également été recensés.

 

L’escalade de la violence est freinée en 1998 lorsque des accords de paix sont signés entre catholiques et protestants. En 2010, le retrait total du gouvernement britannique de la vie politique nord-irlandaise marque un nouveau coup d’arrêt aux troubles. Mais la paix est aujourd’hui encore précaire : ponctuellement, des affrontements entre catholiques et protestants peuvent éclater.

 

Les commémorations du Bloody Sunday restent sensibles et cristallisent les tensions.

 

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 00:09

1119 : Gélase II, pape.

1342 : Louis Ier de Bourbon, duc de Bourbon (Né le 1279).

1601 : Louise de Lorraine, reine de France (épouse d’Henri III) de 1575 à 1589 (Née le 30 avril 1553).

1676 : Alexis Ier, tsar de Russie (Né le 9 mars 1629).

1696 : Ivan V, tsar de Russie (Né le 27 août 1666).

1763 : Louis Racine, poète français (Né le 6 novembre 1692).

1820 : George III du Royaume-Uni, roi du Royaume-Uni (Né le 4 juin 1738).

1829 : Paul Barras, personnalité politique française, qui fut un des artisans de la chute de Robespierre (Né le 30 juin 1755).

1837 : Alexandre Pouchkine, poète, dramaturge et romancier russe (Né le 26 mai 1799).

1842 : Pierre Cambronne, général français (Né le 26 décembre 1770).

1906 : Christian IX, roi de Danemark (Né le 8 avril 1818).

1946 : Harry Hopkins, personnalité politique américaine, concepteur du New Deal (Né le 17 août 1890).

2014 : François Cavanna, écrivain et dessinateur français (Né le 22 février 1923).

 

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Par Archimède - dans Décès
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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 00:02

5 janvier 1972 : le président Richard Nixon donne son feu vert au projet de vaisseau spatial réutilisable proposé par les ingénieurs de la Nasa.

17 juin 1977 : mise en service d’un prototype, Entreprise, qui ne vola jamais dans l’espace. Il est utilisé pour mener des tests, notamment pour l’atterrissage. Elle est exposée au Musée de l’air et de l’espace de Washington et sera déménagée à l'Intrepid Sea, Air and Space Museum de New York (pour faire de la place à une autre navette).

12 avril 1981 : premier lancement d’une navette spatiale, Columbia.

4 avril 1983 : premier vol de Challenger, seconde navette mise en service

7 février 1984 : Brue McCandless et Bob Stewart réalisent la première sortie dans l’espace libre, sans attache avec la navette.

30 août 1984 : premier vol de Discovery, troisième navette mise en service. 

3 octobre 1985 : premier vol d’Atlantis, 4ème navette mise en service.

28 janvier 1986 : la navette Challenger se désintègre au décollage, tuant 7 astronautes. La rupture d’un joint sur un propulseur est la cause de l’accident : du gaz chaud a mis le feu aux réserves de carburant. (voir article)

18 octobre 1989 : Atlantis lance la sonde européenne Galileo, qui explore Jupiter et ses lunes de 1995 à 2003.

24 avril 1990 : Discovery décolle, emportant le télescope Hubble avec elle. D’autres missions auprès du célèbre télescope spatiales ont été nécessaires pour lui donner toute sa vision : en décembre 93, février 97, décembre 99 et mars 2002.

7 mai 1992 : premier vol de la navette Endeavour, la dernière mise en service.

3 février 1995 : pour la première fois une femme, Eileen Collins, pilote une navette (Discovery).

Novembre 1996 : record du plus long vol de navette par Columbia, avec 17 jours et 15 heures.

1er février 2003 : La navette Columbia se désintègre en rentrant dans l’atmosphère. L’enquête démontrera que des tuiles du bouclier thermique avaient été abîmées au décollage par des morceaux d’isolants décollés du réservoir externe. Les navettes sont clouées au sol pendant 2 ans et demi.

4 juillet 2006 : le lancement de la navette Discovery marque la reprise des vols après l’accident de Columbia. 

11-24 mai 2009 : Atlantis part avec 7 astronautes à bord pour aller réparer une dernière fois le télescope spatial Hubble. Après l’accident de Columbia cette mission avait été déprogrammée puis finalement rétablie face à la levée de bouclier de la communauté scientifique. 

9 mars 2011 : retour de la navette Discovery, partie pour sa dernière mission. La navette prend sa retraite. Elle sera exposée au Udvar-Hazy Center du Musée national de l'Air et de l'Espace à Washington. 

1er juin 2011 : retour sur Terre d’Endeavour, qui accomplissait sa dernière mission. La navette sera exposée au California Science Center, à Los Angeles. 

8 juillet 2011 : 135ème et dernier vol d'une navette spatiale Américaine avec Atlantis.

 

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 00:01

A 11h38, la navette spatiale américaine « Challenger » explose lors de son 25eme vol, une minute trente après son décollage. Les spectateurs présents à Cap Canaveral ainsi que des millions de téléspectateurs assistent en direct à la plus grande catastrophe de l'ère spatiale. Les sept astronautes présents à bord périssent dans l'explosion.

 

Il faisait très froid ce mardi 28 janvier 1986. Pendant la nuit, la neige s'était amoncelée sur le pas de tir du centre spatial Kennedy en Floride, où la navette Challenger attendait ses occupants.

Pendant la nuit, la température était descendue bien au-dessous de zéro. Les sept astronautes (dont 2 femmes) arrivèrent sur le pas de tir à 8 heures du matin et s'installèrent dans leurs sièges.

Le décollage était à l'origine prévu pour 9 h 38 (heure locale), mais une première, puis une seconde heure de décalage furent décidées, pour laisser à la neige le temps de fondre.

Finalement, Challenger décolla à 11h38 pour accomplir sa 10eme mission, STS-51-L.

Au moment du décollage, la température au sol sur le pad de tir 39B était de -2°C, soit 15° de moins que lors des lancements précédents. C'était la température la plus basse jamais enregistrée lors du décollage d'une navette spatiale.

 

 

 

La rupture d'un joint de l'un des propulseurs d'appoint est à l'origine de l'accident.

 

Au lendemain de la catastrophe, la NASA a été critiquée pour son manque d'ouverture à la presse. Le New York Times a noté le lendemain de la catastrophe que « ni Jay Greene, le directeur de vol pour l'ascension, ni aucune autre personne dans la salle de contrôle, n'a été mis à la disposition de la presse par l'agence spatiale ». Cet accident a entraîné une interruption de 32 mois du programme de la navette et la formation de la Commission Rogers pour enquêter sur l'accident.

 

L'enquête de la Commission Rogers s'étendit sur plusieurs mois et conclut qu'un joint torique gelé fabriqué par Thiokol avait été à l'origine de l'accident. On mis également en cause le contrôle qualité de la NASA et le manque de professionnalisme des équipes chargées de la logistique qui auraient accepté d'utiliser des pièces de moins bonnes qualités pour des raisons d'économie.

 

 

De nombreux écoliers étaient venus saluer le premier vol spatial d'une enseignante, Christa McAuliffe, âgée de 37 ans. Celle-ci périt avec tous les membres d’équipage dans l’explosion de la navette Challenger. En 1984, elle avait été choisie parmi quelque 10.000 candidats pour devenir le premier astronaute civil. Elle avait proposé de tenir un journal relatant sa période d’entraînement, les détails de son expérience dans l’espace et ses impressions à la suite de son retour sur terre. Elle projetait également de donner à bord de la navette spatiale au moins deux cours qui auraient été retransmis en direct à des élèves du monde entier.

 

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 00:09

1571 : Abbas Ier le Grand, chah d'Iran (Décédé le 19 janvier 1629).

1687 : Johann Balthasar Neumann, architecte allemand (Décédé le 19 août 1753).

1756 : Wolfgang Amadeus Mozart, compositeur autrichien (Décédé le 5 décembre 1791).

1805 : Sophie de Bavière, princesse de Bavière puis archiduchesse d'Autriche, mère de l'empereur François-Joseph (Décédé le 28 mai 1872).

1814 : Eugène Viollet-le-Duc, architecte français ( Décédé le 17 septembre 1879).

1823 : Édouard Lalo, compositeur français. (Décédé le 22 avril 1892).

1832 : Lewis Carroll, écrivain, photographe et mathématicien britannique. (Décédé le 14 janvier 1898).

1859 : Guillaume II d'Allemagne, empereur d'Allemagne (Décédé le 5 juin 1941).

1934 : Édith Cresson, femme politique française.

1940 : James Cromwell, acteur américain.

1942 : Paul Quilès, homme politique français.

1944 : Nick Mason, musicien britannique, batteur des Pink Floyd.

 

 

 

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 00:00

Le mardi 26 janvier 1926, des membres de la Royal Institution assistent à la première séance officielle de télévision.

Il ne s'agit que d'une petite image animée en noir et blanc de 30 lignes verticales, mais elle permet de distinguer clairement la silhouette d'un personnage transmise à partir d'un émetteur situé dans la pièce voisine.

 baird-TELEVISION.jpg

La séance a lieu à Londres, 22 Frith Street, dans le laboratoire de l'inventeur, un ingénieur et entrepreneur écossais du nom de John Logie Baird (38 ans). Après de longues recherches, il avait présenté une première fois son procédé en octobre 1924 dans le magasin Selfridges, sur Oxford Street, mais le résultat avait été trop médiocre pour être pris en considération.

 

Un long chemin

La télévision de John Baird est l'aboutissement d'une longue chaîne d'innovations. Tout commence en 1875 quand l'Américain G. R. Carey suggère l'emploi du sélénium, un matériau dont la résistivité varie en fonction de l'éclairement, pour la transmission d'images à distance. Quelques années plus tard, en 1883, l'Allemand Paul Nipkow invente et fait breveter un disque tournant analyseur d'images, le « télescope électronique » (Elektrisches Teleskop). John Baird en tirera parti pour son dispositif.

 

Le mot télévision lui-même apparaît avant la chose, en 1900, lors de l'Exposition universelle de Paris !

 

En 1923, le chercheur américain d'origine russe Vladimir Zworykin invente une caméra électronique (l'« iconoscope ») à l'origine de la télévision électronique et le 18 novembre 1929, alors qu'il travaille pour Westinghouse, il présente le premier récepteur de télévision entièrement électronique.

Enfin, en concurrence avec John Baird, l'inventeur américain Charles Francis Jenkins fait en juin 1925 une démonstration publique de transmissions d'images animées selon un principe similaire à base de disque tournant analyseur d'images.

 

En juillet 1928, l'infatigable John Baird procède à de premiers essais de télévision en couleur. Un peu plus tard enfin, le 30 septembre 1929, il effectue en association avec la BBC (la radio britannique) les premières émissions régulières télévisées à partir de l'émetteur de Daventry.

 

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 00:09

1477 : Anne de Bretagne, reine de France (Décédée le 9 janvier 1514).

1627 : Robert Boyle, mathématicien irlandais (Décédé le 30 décembre 1691).

1915 : Pierre Goubert, historien français (Décédé le 16 janvier 2012).

1946 : Marie-Paule Belle, chanteuse française.

1950 : Jean-Marc Ayrault, homme politique français.

1967 : David Ginola, footballeur français.

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 00:01

    41 : Caligula, empereur romain (Né le 12) assassiné par des soldats de la garde prétorienne.

  772 : Étienne III, pape (Né le 720).

1002 : Otton III, empereur germanique (Né le 980).

1336 : Alphonse IV, roi d'Aragon et de Sardaigne, comte de Barcelone.

1349 : Lucien Visconti, coseigneur de la cité de Milan avec son frère Jean de 1339 à 1349.

1920 : Amedeo Modigliani, peintre et sculpteur italien (Né le 12 juillet 1884).

1924 : Marie-Adélaïde, grande-duchesse du Luxembourg de 1912 à 1919 (Née le 14 juin 1894).

2003 : Henri Krasucki, syndicaliste français (Né le 2 septembre 1924).

 

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Par Archimède - dans Décès
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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 00:01

 

Traité d'Union & d'Alliance perpétuelle entre les Pays, Provinces, Villes & Membres, de Hollande, Zelande, Utrecht, &c. qui depuis, à cause de ce traité, furent appelées les Provinces-Unies.

Fait à Utrecht, le 23 janvier

 

 http://fr.academic.ru/pictures/frwiki/85/Unie_van_Utrecht.jpg

Comme on a cognu, depuis la Pacification faite à Gand, par laquelle les Provinces de ces Pays-Bas s'estoient obligées de s'entre-secourir de Corps & de Biens, pour chasser hors desdits Pays les Espagnols & leurs Adherens. Ayans lesdits Espagnols avec Don Jean & autres leurs Chefs & Capitaines cherché tous moyens, comme ils font encore journellement, de réduire lesdites Provinces tant en general, qu'en particulier, sous leur servitude & tyrannie : & tant par armes que par leurs pratiques les diviser, & desmembrer, rompant leur Union faite par ladite Pacification, à la totale ruine desdits Pays. Comme de fait on a veu que continuans en leur dit dessein, depuis peu de temps, ils auraient par leurs Lettres sollicité quelques Villes, & Quartiers desdites Provinces: s'estans nommément advancez de faire irruption au Pays de Gueldre. Pour ce est-il que ceux de la Duché de Gueldre & Comté de Zutphen, ceux des Comtés de Hollande, Zelande, Utrecht, Frise, & les Ommelandes entre les rivières d'Ems & Lauwers, ont trouvé expédient & necessaire, de s'allier & conjoindre plus étroictement & particulièrement par ensemble : non pas pour se départir de l'Union faite à la Pacification de Gand, mais pour tant plus la confirmer, & se pourvoir contre tous inconveniens, esquels ils pourroient eschoir par les pratiques, surprises, & efforts de leurs Ennemis, & pour sçavoir comment en telles occurrences, ils se pourront conserver & garantir: aussi pour éviter & retrencher ultérieure division desdites Provinces, Membres, & Villes de cette Union peuvent avoir entre elles, ou par après se pourroient susciter touchant leurs Previleges, & Exemptions, Droits, Statuts & anciennes Coustumes, & des Membres d'icelles. Demeurant au surplus ladite Union & Pacification de Gand en sa force & vigueur. Suivant quoy les Députez desdites Provinces chacun en leur regard, suffisament authorisez, ont conclu & arresté, les Points & Articles qui s'ensuivent, sans au reste, se vouloir par cestes aucunement distraire ni alliener du St Empire.

 

I.

En premier lieu que lesdites Provinces sont alliance, union, & confédération par ensemble comme par ces presentes elles se sont alliées, unies, & confédérées à jamais, de demeurer ainsi en toutes sortes & manières, comme si toutes ne fussent qu'une Province seule, sans qu'elles se puissent en nul temps à l'advenir, desunir ni separer, ni par Testament, Codicille, Donation, Cession, Eschange, Vendition, Traittez de Paix ou de Mariage, ni pour nulle autre occasion que ce soit ou puisse estre. Demeurans néanmoins sains & entiers, sans aucune diminution ni altération, les Privilèges especiaux & particuliers, Droits, Franchises, Exemptions, Statuts, Coustumes, Usances, & toutes autres Droictures & preminences que chacune desdites Provinces, Villes, Membres & Habitans d'icelles peuvent avoir. En quoy ils ne veulent non seulement point prejudicier ni donner empeschement aucun : mais assisteront les uns les autres par tous moyens, voire de Corps & de Biens, si besoin est, à les défendre, les conserver & maintenir contre & envers tous, qui en iceux les voudraient troubler ou inquiéter. Bien entendu que des differens qu'aucunes desdites Provinces, Membres, & Villes de cette union peuvent avoir entre-elles ou par après se pourraient susciter, touchant leurs Privilèges & Franchises, Exemptions, Droits, Statuts & anciennes Coustumes, Usançes,ou autres Droitures, il en sera vuidé par voye de Justice ordinaire, ou par Arbitres & appointemens amiables : sans que les autres Pays ou Provinces, Membres, ou Villes, à qui tels differens ne touchent (si avant que Parties se submettent en droit) s'en puissent aucunement mesler, sinon d'intercession tendante à Accord.

II.

Que lesdites Provinces, en conformité & pour confirmation de ladite Alliance & Union, seront tenues & obligées de s'entre-aider & entre-secourir les unes les autres de tous leurs moyens, Corps, & Biens, effusion de leur Sang, & danger de leurs vies, contre tous efforts, envahies, & attentats qu'on leur voudrait faire, sous quelque nom, couleur, ou prétexte que ce soit du Roy d'Espagne, ou de quelque autre: ou à cause qu'en vertu du Traicté de la Pacification de Gand ils auroient prins les Armes contre Don Jean, ou d'avoir reçû pour Gouverneur l'Archiduc Matthias, ou de quelques autres dependences de ce, & de tout ce qui s'en est ensuivi, ou s'en pourroit encore ensuivre : Et fut-ce sous couleur de vouloir restablir par Armes la Religion Catholique Romaine, des nouveautés & altérations qui depuis l'an 1558. sont advenues en aucunes desdites Provinces, Membres, & Villes: ou bien pour cause de cette presente Union & Confédération, ou autre cause semblable : & ce en cas qu'on voulut user desdits efforts, envahies, & attentats, aussi bien en particulier sur l'une desdites Provinces, que sur toutes en general.

III.

Que lesdites Provinces seront aussi tenues et obligées de en pareille manière s'entre-secourir, & deffendre, contre tous Seigneurs, Princes, & Potentats, Pays, Villes, & Republiques estrangeres, qui, soit en general ou en particulier, leur voudroient grever & nuire, ou faire la Guerre. Bien entendu que l'assistence qui en fera décernée par la Généralité de cette Union, se fera avec cognoissance de cause.

IV.

Et pour tant mieux asseurer lesdites Provinces, Membres, & Villes, contre toute force ennemie : que les Villes Frontières, & celles qu'on trouvera en avoir besoin, en quelque Province que ce foit, seront, par l'advis, & ordonnance de la Genéralité de ceste Union, fortifiées aux despens des Villes, & de la Province, où elles sont situées & assises, à ces fins aidées de la Généralité pour la moitié. Mais s'il se trouve expédient de bastir quelques nouvelles Forteresses, ou d'en desmolir aucunes en icelles Provinces, que les frais feront à la charge de la Généralité.

V.

Et pour subvenir à la despense qu'il conviendra faire au cas que dessus, peur la tuition & deffence desdites Provinces : a esté accordé que par toutes lesdites Provinces-Unies concordablement & sur un mesme pied, seront mis sus, & de trois mois en trois mois affermées au plus offrant, ou collectées, certaines gabelles sur toutes fortes de Vins & Bières, sur la moulture des Grains, sur le Sel, sur les Draps d'Or, d'Argent, & de Laine, sur les Bestes qui se tueront, sur tous Chevaux & Beufs qui se vendront ou eschangeront, sur tous biens sujecls au grand pois, ou balances, & sur tous autres biens que par commun advis & consentement se trouveront estre convenables, suivant les Ordonnances qui en seront pourjectées & dreffées : & qu'à ces fins on employera pareillement les Domaines du Roy d'Espagne, défalquées les charges qui y font.

VI.

Lesquels moyens se pourront augmenter, où diminuer, haulsser, ou abaisser selon l'exigence des affaires, confirmez seulement pour subvenir à la deffense commune, & pour ce que la Généralité fera submise de supporter sans en nulle manière les pouvoir applicquer à nul autre usage.

VII.

Que les Villes Frontières, & toutes les autres que requis sera, & qui en auront besoin, seront en tout temps tenues de recevoir toute telle Garnison que lesdites Provinces-Unies trouveront convenir, & que par l'advis du Gouverneur de la Province, où les Villes requièrent Garnison sera ordonné, sans la pouvoir refuser. Lesquelles Garnisons seront payées de leur solde par lesdites Provinces- Unies : & les Capitaines & Soldats pardessus le serment generai, en feront un particulier à la Ville où Province, où ils seront posez, ce que se couchera ez Articles de leur retenuë. Aussi qu'il se tiendra tel ordre & discipline, entre tous Gens de Guerre, que les Bourgeois & Habitans des Lieux, Villes & Pays, tant Ecclesiastiques que Séculiers, ne soient trop chargez, ni foullez outre raison. Lesquelles Garnisons ne seront non plus exemptes d'Assis & Imposts que les Bourgeois & Manans des Lieux où ils feront mis : moyennant que la Généralité de ladite Bourgeoisie leur paye leur Argent de service & Logis, comme il s'est fait jusques à present en Hollande.

VIII.

Et afin qu'à toutes occurrences & en tout temps on puisse estre assisté des Gens du Pays, les Habitans de chacune desdites Provinces-Unies és Villes & Champs seront, tout au plus long, en dedans un mois de la date de cestes, passez à monstre & couchez par escrit, depuis les 18 jusques à 60 ans, afin que le nombre d'iceux estant cognu à la première assemblée des Confederez, il en soit ordonné pour plus grande asseurance & deffense du Pays, comme se trouvera convenir.

IX.

Nuls Accords ni traictez de Tresves ni de Paix, ne se pourront faire, ni Guerres se susciter, nuls Imposts se lever, nulles Contributions se mettre sus, concernans la généralité de ceste Union, que par l'advis & commun consentement de toutes lesdites Provinces. Et en toutes choses touchant l'entretenement de ceste Confederation, & de ce qui en dépend, on se réglera selon ce qui sera advisé & resolu par la pluralité des voix des Provinces comprinses en ceste Union, lesquelles seront recueillies, comme on a fait jusques à present en la Généralité des Estats & ce par provision, tant qu'autrement en soit ordonnée par la disposition commune des Confederez. Mais si esdits Traictez de Tresves, Paix, Guerre, ou Contributions, lesdites Provinces ne sçavent accorder par ensemble, lesdits différents se remettront, & refereront par provision sur les Gouverneurs & Lieutenans qui sont à present esdites Provinces, lesquels accorderont les Parties, ou décideront de leurs differents comme ils trouveront estre par raison. Et si lesdits Sieurs Gouverneurs & Lieutenant ne convenaient point par ensemble, ils pourront prendre tels Adjoincts, & Assesseurs non partiaux que bon leur samblera : & seront les Parties submises d'accomplir & entretenir ce que par lesdits Gouverneurs & Lieutenans aura esté en manière que dessus determiné.

X.

Que nulles desdites Provinces, Villes, ou Membres, ne pourront faire aucune Confederation ou Alliances avec nuls Seigneurs ou Pays de leur voisinage, sans confentement de ces Provinces-Unies, & de leurs Confederez.

XI.

Trop bien est accordé que si quelques Princes, Seigneurs, Villes ou Pays voisins, desiroient de s'adjoindre par Alliance & Confédération avec ces Provinces-Unies, que par l'advis & agreation de toutes, ils y seront receus, & admis.

XII.

Qu'au fait de la Monnaye, assavoir du cours & évaluation des Espèces, toutes lesdites Provinces auront à se conformer & reigler, selon les Ordonnances qui à la première opportunité en seront dressées, que l'une ne pourra changer ni alterer sans l'autre.

XIII.

Quant au point de la Religion, ceux de Hollande & de Zélande s'y comporteront comme bon leur semblera : & au regard des autres Provinces de ceste Union, elles se pourront gouverner en cela selon le Placcart de l'Archiduc Matthias Gouverneur General des Pays-Bas, émané par l'advis du Confeil d' Estat, & des Estats Generaux, touchant la liberté de Religion. Ou bien elles pourront, soit en generai ou en particulier y mettre tel ordre & reiglement, que pour le repos de leurs Provinces, Villes, & Membres particuliers, tant Ecclesiastiques que Séculiers, en la conservation chacun de ses biens, droits, & prérogatives, ils trouveront mieux convenir. Sans que par nulle autre Province leur puisse en cela estre fait, ni donné aucun destourbier ou empeschement, demeurant un chacun libre en sa Religion, sans qu'à cause d'icelle personne en puisse estre recherché, suivant la Pacification de Gand.

XIV.

Que toutes personnes Conventuelles & Ecclesiastiques, suivant ladite Pacification, jouïront de leurs biens, qui sont scituez & assis en aucune de ces Provinces respectivement. Et s'il y avait aucuns Ecclesiastiques lesquels, durant les Guerres de Hollande & Zelande allencontre des Espagnols, estoient sous le commandement desdits Espagnols & se sont depuis retirez de leurs Convents ou Colleges, & venus se rejetter en Hollande ou Zelande, qu'on leur fera par ceux de leursdits Cloistres ou Couvents donner alimentation & entretenement suffisant leur vie durant, comme pareillement on fera à ceux de Hollande & Zelande, qui en font sortis & retirez en aucune de ces Provinces-Unies.

XV.

Que pareillement sera donnée alimentation & entretenement leur vie durant, selon la commodité du revenu de leurs Cloistres ou Couvents, à toutes personnes de ces Pays unis, qui s'en voudront départir, ou ja en sont départis, soit pour Religion ou autre occasion raisonnable ; bien entendu qu'à ceux qui depuis la date de cestes, se voudront habituer esdits Cloistres & Couvents, & par après en voudraient sortir, ne leur sera donnée aucune alimentation, mais s'en pourront retirer si bon leur semble, en retenant à eux ce qu'ils y auront apporté. Et que tous ceux qui presentement sont esdits Couvents, ou qui par cy après y voudront entrer, demeureront libres en leur Religion, profession, & habits, à la charge qu'en tous autres cas, ils soient obeïssans à leurs Généraux.

XVI.

Et s'il advenait (ce que Dieu ne veuille) qu'entre lesdites Provinces il y survint quelque malentendu, question, ou division, en quoy elles ne sauroient s'accorder, qu'icelles, fi avant que le faict touche une Province en particulier, seront appoinctées & vuidées par les autres Provinces, ou par celles que d'entre icelles, elles voudront denommer. Mais s'il touche toutes les Provinces en general: cela se vuidera par les Gouverneurs & Lieutenans des Provinces, comme il est dict Article 9. cy-devant.

Lesquels seront tenus de faire droit aux Parties ou de les accorder en dedans un mois, ou en plus bref temps si le cas le requiert, après en avoir esté sommez & requis par l'une ou l'autre des Parties. Et ce que par les autres Provinces, ou leurs Députez, ou par lesdits Gouverneurs ou Lieutenans aura esté dict & prononcé, sera suivi & accompli, sans en ce se pouvoir prévaloir d'aucune provision de droict, soit d'appel, relief, revision, nullité ou autres pretensions quelles qu'elles soyent.

XVII.

Que lesdites Provinces, Villes, & Membres d'icelles se garderont de donner aucune occasion de Guerre, ou noise, à nuls de leurs Voisins, Princes, Seigneurs, Pays, Villes, ou Republiques. Pour à quoy obvier, seront lesdites Provinces-Unies tenues de faire bon bref Droict, & expédition de Justice, aussi bien aux Forains & Estrangers, qu'à leurs Sujects & Citoyens. Et si aucune d'entre elles y estoit defaillante, les autres leurs confederées tiendront la main, par tous moyens raisonables & convenables, que cela foit faict, & que tous abus qui le pourraient empescher, ou retarder le cours de Justice, soient corrigez & reformez, selon droict, suivant les Privilèges & anciennes Coustumes d'icelles.

XVIII.

Ne pourra nulle desdites Provinces, Villes, ou Membres mettre sus aucune imposition, Argent de Convoy, ni autre pareille charge au préjudice des autres, sans commun consentement de tous, ni surcharger aucun de ses Confederez plus avant que soi-mesme, ou ses Habitans.

XIX.

Que pour mettre ordre à toutes choses occurrentes & aux difficultez qui se pourroient presenter, lesdits Confederez seront tenus, sur le mandement & rescript qui leur fera faict, par ceux qui seront authorisez quant à ce, de comparoistre en ladite Ville d'Utrecht, au jour qui sera limité, pour entendre à ce que par les Lettres de rescription sera exprimé, si la chose ne requiert d'estre secrette, pour sur ce délibérer,& par commun advis & confentement, ou par la pluralité des voix y resoudre & ordonner, jaçoit qu'aucuns ne comparussent pas: auquel cas ceux qui comparoistront, pourront ce temps pendant proceder à la resolution & détermination de ce qu'ils trouveront convenable & profitable au bien public de ces Provinces-Unies. Et ce qui aura ainsi esté resolu, s'accomplira, mesmes par ceux qui n'ont point comparu, ne fut que la chose fut de trop grande importance, & qu'elle put souffrir le delay. Auquel cas on rescrira à ceux qui ont esté defaillans, de s'y trouver à certain jour limité à peine de perdre l'effect de leurs voix, pour ceste fois. Et lors ce qui aura esté fait, demeurera ferme & vallable, ores qu'aucunes desdites Provinces ayent esté absentes, saulf qu'à ceux qui n'auront eu le moyen de comparaistre, il leur sera loisible d'y envoyer leurs advis par escrit, pour, au recueil de toutes les voix, y avoir tel égard qu'il appartiendra.

XX.

Et à ces fins seront tous & chacun desdits Confederez, tenus de rescrire à ceux qui auront l'authorité de faire assembler lesdites Provinces-Unies de toutes choses qui pourront occurrer & venir au devant, ou qui leur semblera tendre au bien ou au mal desdites Provinces & Confederez, pour sur ce les faire convoquer comme dessus.

XXI.

Et si avant qu'il s'y presentera quelque obscurité, ou ambiguïté, par où pourroit naistre dispute ou question, l'interprétation d'icelles appartiendra ausdits Confederez qui par commun advis les pourront esclaircir, & en ordonner ce que de raison. Et si sur icelles ils ne tombent d'accord, ils auront recours aux Gouverneurs & Lieutenans des Provinces comme dit est.

XXII.

Comme pareillement s'il se trouvait necessaire d'augmenter ou diminuer quelque chose ez articles de ceste Union, Confédération, & Alliance en aucuns de leurs points, que cela se fera par commun advis & consentement de tous lesdits Confederez & non autrement.

XXIII.

Tous lesquels Poincts & Articles, & chacun d'eux en particulier, lesdites Provinces- Unies ont promis & promettent par cestes, d'accomplir & entretenir, de faire accomplir & entretenir, fans y contrevenir ni souffrir y estre contrevenu directement ou indirectement en aucune manière. Et si avant qu'aucune chose se fasse ou attente au contraire par aucun d'entre- eux, que des-maintenant & pour lors ils le déclarent nul, & de nulle valeur. Obligeant à ce leurs personnes, & de tous les manans & Habitans respectivement desdites Provinces, Villes, & Membres, ensemble tous leurs biens ; Pour iceux, en cas de contravention, estre par toutes Places, pardevant tous Seigneurs, Juges & Jurisdiclions, où on les pourra recouvrer, saisis, arrestez, & empeschez, pour l'effect & accomplissement de ces presentes, & de ce qui en depend. Renonçant à ces fins à toutes Exceptions, Graces, Privilèges, relevement & generalement à tous benefices de Droit, qui au contraire de cestes leur pourraient aider, & servir. Et specialement au Droit, qui dit, generale Renonciation non valoir si la speciale ne précède.

XXIV.

Et pour plus grande corroboration seront tous Gouverneurs & Lieutenans desdites Provinces, qui y sont à present, ou qui y pourront estre en temps advenir, ensemble tous Magistrats & hauts Officiers desdites Provinces, Villes, ou Membres, tenus de jurer & prester le serment d'entretenir & faire entretenir tous les Poincts & Articles, & chacun d'eux en particulier, de ceste Union & Confédération.

XXV.

Comme pareillement seront tenus de faire le mesme serment tous Corps de Confreries ordinaires, & Compagnies bourgeoises, en chacune des dites Villes & Places de ladite Union.

XXVI.

De quoi l'on fera des Lettres en bonne & duë forme, qui feront scellées par les Gouverneurs, & les susdits, Membres & Villes des Provinces, en étant specialement requis, & priez par les autres, & soussignées par leurs Secrétaires respectifs.

Les Points & articles cy-dessus ont été arrêtez & conclus & signez par les Deputez de la Province de Gueldres, & de la Comté de Zutphen, & principalement par Monseigneur le Comte Jean de Nassau Gouverneur desdits Païs, pour lui-même, avec les autres Députez au nom des Nobles des susdites Principautez de Gueldres & Comté de Zutphen, ensemble par les Deputez de Hollande, Zeelande, Utrecht & Ommelande susdits, assemblés à Utrecht & authorisez comme dessus. Et ont les susdits Deputez du Païs de Gueldres, & Comté de Zutphen, pour, par les Barons, grandes & petites Villes des susdites Principautez & Comtez, faire une déclaration de leur part aux Deputez des Etats à Utrecht, pris jour au neuvième Février prochain.

 

Ainsi fait & passé à Utrecht le vingt-troisiéme Janvier 1579, sous le seel manuel de Monseigneur le Gouverneur susdit, & pour plus grande seureté des Députez susdits, y était signé Jean Comte de Nassau, Catzenellebogen, &c.

Et de la part des Nobles de la Principauté de Gueldres, & Comté de Zutphen Alexandre de Tellich, Gelis Pieck, Joachim van Liere, Alexandre Bentinck :

De la part de ceux de Hollande, G. Poelgeest, P. Buys, Reynier Kant :

De la part des Etats de Zélande, Guillaume Roelsius, Nicolas Blanck, Pierre le Riche, Gaspar de Vosbergen :

De la part de ceux d'Utrecht, Ansonius de Galama ;

du mandement de son Chapitre etoit signé, Schore, Jacob Verhaer, Vice-Doyen de Saint Pierre :

par le mandement du Chapitre, Adrian van Zuilen, Lambert van der Burch ;

par ordre du Chapitre, F. de wten Eng, Reynhart van Azwyne, Barthelemi van der Wael, Nicolas de Zuylen, A. D. de Leyde, Lubbert van Cleeff :

De la part des Etats des Ommelanden, Egbert Clandt, E. Jarges.

 

Collationné aux Originaux de la presente Union, auxquels la presente Copie s'est trouvée s'accorder,

pair moy, Lamzweerde.

 

Voir également :  23 janvier 1579 - Les Provinces-Unies forment l'Union d'Utrecht

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 00:00

L'Union d'Utrecht du 23 janvier 1579 est l'acte fondateur des Provinces-Unies des Pays-Bas :

Sept provinces des Pays-Bas (Hollande, Zélande, Utrecht, Gueldre, Overijssel, Frise et Groningue) à majorité protestante se constituent en confédération. C'est la naissance des Pays-Bas actuels. Le sud du pays, catholique, reste sous souveraineté espagnole et deviendra plus tard la Belgique.

Ce traité signé à Utrecht est conclu en réponse à l'Union d'Arras (signé le 6 janvier 1579), formée par les provinces catholiques des Pays-Bas (le comté d'Artois, le Cambrésis, le comté de Hainaut et Douai) qui proclamèrent la souveraineté espagnole et catholique sur leur territoire.

 

Cette indépendance ne fut reconnue par l'Espagne qu'en 1648, à la fin de la guerre de Quatre-Vingts Ans, par la Paix de Münster incluse dans le traité de Westphalie.

 

Signataires

Rédigé le 20 janvier 1579, le traité fut signé le 23 janvier par le comté de Hollande, le comté de Zélande, la seigneurie de Groningue, le comté de Flandre (avec Bruges, Gand, Ypres), la seigneurie de Frise, le duché de Gueldre, la seigneurie d'Utrecht, le duché de Brabant (avec Anvers, Bréda, Bruxelles, Lierre), la seigneurie d'Overijssel, les villes de Tournai et de Valenciennes.

 

Voir le texte du traité d'Utrecht signé le 23 janvier 1579

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 00:01

1561 : Francis Bacon, écrivain anglais (Décédé le 9 avril 1626).

1575 : Louis III, cardinal de Guise, archevêque de Reims de 1605 à 1621 (Décédé le 21 juin 1621).

1876 : Chanoine Kir, religieux français (Décédé le 25 avril 1968).

1877 : Gaston Dominici, patriarche français d'une tribu paysanne et accusé célèbre d'un assassinat (Décédé le 4 avril 1965).

1877 : Hercule Poirot, Détective privé belge, personnage fictif de romans d'Agatha Christie.

1892 : Marcel Dassault, né Bloch, entrepreneur, fondateur et PDG du Groupe industriel Marcel Dassault. (Décédé le 17 avril 1986).

1968 : Frank Lebœuf, footballeur français.

 

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 00:01

  304 Agnès de Rome, sainte chrétienne.

1118 : Pascal II, pape (né en 1050).

1774 : Mustafa III, Sultan ottoman (Né le 28 janvier 1717).

1793 : Louis XVI, roi de France (Né le 23 août 1754). voir article détaillé

1795 : Samuel Wallis, navigateur britannique (né en 1720).

1814 : Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre, écrivain et botaniste français (Né le 19 janvier 1737).

1919 : Kojong, empereur de Corée (Né le 8 septembre 1852).

1924 : Lénine, fondateur et chef du gouvernement de l'URSS (Né le 22 avril 1870).

1950 : George Orwell, romancier et essayiste britannique (Né le 25 juin 1903). voir article

1951 : Hélène Louise Françoise Henriette d’Orléans — dite Hélène d’Orléans, princesse française (Née le 13 juin 1871).

1961 : Blaise Cendrars, écrivain français (Né le 1er septembre 1887).

1999 : Charles Brown, musicien, chanteur et compositeur américain (Né le 13 septembre 1922).

2010 : Jacques Martin, auteur de bande dessinée français. (Né le 25 septembre 1921).

 

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Par Archimède - dans Décès
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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 00:01

1775 : André-Marie Ampère, physicien français († 10 juin 1836).

1801 : Hippolyte Bayard, français, pionnier de la photographie († 14 mai 1887).

1906 : Aristote Onassis, armateur grec († 15 mars 1975).

1930 : Buzz Aldrin, astronaute américain.

1933 : Gérard Hernandez, acteur français.

1946 : David Lynch, réalisateur américain.

1947 : Cyrille Guimard, cycliste et directeur sportif français.

1973 : Mathilde (Mathilde Marie Christine Ghislaine d’Udekem d’Acoz), reine des Belges.

1978 : Omar Sy, humoriste et acteur français.

 

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Par Archimède - dans Naissance
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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 00:01

Parti le 1er janvier d'Hobart en Tasmanie à la tête d'une expédition composée de deux corvettes battant pavillon français, « L'Astrolabe » et « La Zélée », le navigateur français Jules Sébastien César Dumont d’Urville découvre une grande étendue terrestre au milieu des icebergs de l'Antarctique.

Le 19 janvier 1840, ils arrivent en vue d'une montagne.

 

Le 21, Dumont d'Urville prend possession de cette nouvelle terre glacée au nom du roi de France, Louis-Philippe. Jamais une expédition ne s'était autant approchée du pôle Sud.

 

Il la baptise du prénom de sa propre femme, Adélie. Il pousse la délicatesse jusqu'à donner aussi son prénom aux manchots du cru, les manchots Adélie.

 http://www.canterbury.ac.nz/voyages/graphics/astro_ant_peng_lge.jpg

 

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 00:01

Alors que la guerre franco-prussienne n’est pas encore achevée, les représentants des états allemands se réunissent dans la galerie des Glaces du château de Versailles le mercredi 18 janvier 1871, et proclament l’Empire allemand, le IIème Reich. Déclenchée par la légèreté de Napoléon III, la guerre franco-prussienne a permis chancelier prussien Otto von Bismarck de souder les États allemands autour de la Prusse.

proclamation_empire_allemand_1871.jpg 

Le 19 juillet 1870, la France a déclaré la guerre à la Prusse. Elle capitule à Sedan, le 2 septembre. La Prusse envahit la France. Le 19 septembre, elle met le siège devant Paris et ses premières troupes arrivent à Versailles. Le 5 octobre, Guillaume Ier et Bismarck s’installent en ville. Ils préparent la proclamation de l’Empire allemand au Château.

 

Suite à leur victoire commune sur la France, les représentants de ces États, y compris le roi Louis II de Bavière et les rois de Saxe et de Wurtemberg, font le sacrifice de leur indépendance. Sur une idée de Bismarck, ils confèrent au roi de Prusse le titre d'empereur, sous le nom de Guillaume 1er. Ils choisissent avec à propos la date anniversaire du couronnement de son ancêtre, Frédéric 1er de Hohenzollern, le 18 janvier 1701.

 

Ce deuxième Reich (Empire en allemand) succède au Saint Empire romain germanique fondé par Otton le Grand et aboli par Napoléon 1er après mille ans d'existence. Il est doté de deux assemblées, un Reichstag des citoyens, sans pouvoir réel, et un Bundesrat des États, au sein duquel prédominent les Prussiens.

 

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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 00:01

Le mercredi 17 janvier 1945, les Soviétiques « libèrent » Varsovie pour y installer le Comité de Lublin.

 liberation-varsovie.jpg

Cinq mois après l'insurrection de Varsovie (1er août 1944), l'Armée Rouge se décide – enfin – à libérer la capitale polonaise, qui compte dix fois moins d'habitants qu'à la veille de la guerre. 
Le 17 janvier 1945, la 1ère Armée polonaise pénètre dans les ruines de Varsovie avec les troupes du maréchal Joukov.

Au sud, le Maréchal Yvan Koniev a deux nouveaux objectifs : Cracovie et Breslau (Wroclaw), le cœur industriel de la Haute-Silésie défendu par la 17ème Armée allemande. Koniev ordonne aux 59ème et 60ème Armées soviétiques d'avancer de front vers Breslau, pendant que la 21ème Armée l'encercle par le nord. La ville tombe le 19 janvier, ce qui oblige la 17ème Armée allemande à évacuer toute la région industrielle.

Les Allemands auront évacué l’ensemble de la Pologne en février.

 

On ne trouve personne à Varsovie susceptible de contester l'autorité des nouveaux occupants. Les communistes polonais n'ont ainsi aucune peine à s'installer au pouvoir.

En effet, quand l’armée rouge entre dans la ville, il ne reste quasiment rien de la capitale polonaise : près 90 % des bâtiments ont été rasés par les Allemands, le taux de destruction atteignant 100 % dans le ghetto juif créé par les nazis, en octobre 1940, en plein centre-ville.

 varsovie-bombardee.jpg

La quasi-totalité des 380.000 Juifs que comptait la ville avant-guerre a été exterminée entre 1941 et 1943, date de l’insurrection du ghetto de Varsovie qui entraîna la destruction totale des immeubles du ghetto.

Les Soviétiques ont laissé les Nazis finir leur œuvre de destruction.

Le 1er août 1944, Varsovie se rebelle, sûre que l’armée rouge qui est toute proche de la rive est de la Vistule viendra à leur secours. Mais Staline ordonne à son armée de stopper sa progression pour permettre aux Allemands de réduire la résistance polonaise et laissant ainsi près de 200.000 Polonais se faire massacrer (civils pour la plupart).

 

Le calvaire des Polonais n'est pas fini ; à l'occupation et aux crimes des Nazis, succédera bientôt la mainmise totale de l'Union Soviétique pour une période de cinquante ans.

 

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 00:02

éphéméride 16 janvier

1409 : René d'Anjou, duc Anjou et comte de Provence (Décédé le 10 juillet 1480). (Voir détails)

1822 : Henri d'Orléans, duc d'Aumale, fils du roi Louis-Philippe Ier, militaire et homme politique français (Décédé le 7 mai 1897).

1849 : Eugène Carrière, peintre français (Décédé le 27 mars 1906).

1853 : André Michelin, industriel français (Décédé le 4 avril 1931).

1925 : Anne-Marie Carrière, actrice française (Décédée le 29 décembre 2006).

1938 : Jean-Claude Narcy, journaliste français.

1939 : Jean Van Hamme, scénariste de bande dessinée et romancier belge.

1942 : Richard Bohringer, acteur, chanteur et écrivain franco-sénégalais.

1942 : Nicole Fontaine, femme politique française.

1974 : Kate Moss, mannequin britannique.

 

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 00:01

René d'Anjou est né le 16 janvier 1409 à Angers - 10 juillet 1480 à Aix-en-Provence

 http://amisdumuseedescoiffes.com/wp-content/uploads/2012/04/rene.1.d_anjou111.jpg

Deuxième fils de Louis II d'Anjou et Yolande d'Aragon, René hérite du duché de Bar puis, par son mariage avec Isabelle de Lorraine, du duché de Lorraine en 1431. Enfin du duché d'Anjou et le comté de Provence !

 http://www.fapage.com/images/images_valois/carte_etats_roi_rene_d_anjou.jpg

Le jeune duc n'est pas seulement l'un des plus puissants seigneurs du royaume. Il est par ailleurs le beau-frère et l'ami du roi de France, Charles VII, lequel a épousé en 1422 sa sœur Marie d'Anjou. Comme si cela ne suffisait pas, la reine Jeanne de Naples lui lègue son royaume, mais celui-ci ne lui attirera que des ennuis et il n'en conservera que le titre de roi.

 

René 1er, exilé à Saumur puis à Aix-en-Provence, finira sa vie au milieu d'une cour raffinée, pleine d'artistes et de poètes. Pour ses sujets provençaux, il restera à jamais le « bon Roi René».

 

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 00:01

Depuis le haut moyen-âge, l’enseignement est contrôlé par ceux qui détiennent le savoir, c'est-à-dire les représentants de l’Eglise. Ce sont les clercs, au sein des évêchés et des monastères. Avec le développement des villes, de grands pôles d’enseignement se créent au cœur des agglomérations, comme par exemple l’Université de Bologne créée entre 1088 et 1119.

 

Le 15 janvier 1200, les maîtres et étudiants de la montagne Sainte Geneviève fondent à leur tour l’Université de Paris.
C’est l’aboutissement d’un très long combat mené pour se soustraire à l’autorité de l’évêque. Car pour manifester leur désir d’indépendance vis-à-vis de l’épiscopat, ils décident très tôt de s’installer hors de la juridiction de l’évêque, sur Sainte-Geneviève, où de multiples petites écoles sont déjà installées.

 

Elle se divise en quatre domaines d'enseignements : la médecine, le droit, la théologie et les arts.

Son enseignement, donnant une grande place à l'analyse des textes anciens, sera à l'origine de la réputation intellectuelle de Paris.

 univertite-de-Paris.png

Elle obtient du roi un statut officiel en 1215. Le texte en est rédigé par le légat pontifical Robert de Courçon.

La nouvelle Université de Paris n’acquiert en fait sa complète autonomie qu’en 1231. A cette date, elle est en effet officiellement reconnue par le Pape qui consent à lui accorder des privilèges importants, notamment le droit de grève et le droit de décerner des diplômes. Elle est de plus complètement indépendante du Roi et, si elle s’estime lésée, elle conserve la possibilité d’en appeler directement au jugement du Pape. De fait, l’Eglise conserve bel et bien, même de loin, la main mise spirituelle sur l’enseignement supérieur.

 

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