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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 00:01

364 : Valentinien Ier, empereur romain (Décédé le 17 novembre 375).

1361 : Venceslas Ier, empereur romain germanique (Décédé le 16 août 1419).

1416 : Christophe III, roi du Danemark, de Suède et de Norvège (Décédé le 6 janvier 1448).

1799 : Émile Clapeyron, ingénieur et physicien français (Décédé le 28 janvier 1864).

1802 : Victor Hugo, écrivain français (Décédé le 22 mai 1885).

1807 : Théophile-Jules Pelouze, chimiste français (Décédé le 31 mai 1867).

1822 : Franz Joseph Strauss, musicien et compositeur allemand, père de Richard Strauss, (Décédé le † 31 mai 1905).

1829 : Oscar Levi Strauss, inventeur du blue-jeans (Décédé le 26 septembre 1902).

1845 : Alexandre III, tsar de Russie (Décédé le 1er novembre 1894).

1846 : Buffalo Bill (William Frederick Cody), aventurier et homme de spectacle américain (Décédé le 10 janvier 1917).

1852 : John Harvey Kellogg, médecin et chirurgien américain, inventeur des Corn Flakes (Décédé le† 14 décembre 1943).

1857 : Émile Coué, auteur, médecin, spécialiste de l'autosuggestion, français (Décédé le† 2 juillet 1926).

1908 : Tex Avery, réalisateur de films d'animation américain († 26 août 1980).

1956 : Charlélie Couture, chanteur français.

1956 : Michel Houellebecq, écrivain français.

1961 : Virginie Lemoine, humoriste française.

1971 : Hélène Segara, chanteuse française.

1975 : Virginie Hocq, comédienne et humoriste belge.

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 00:01

Le 25 février 1948, le président de la République tchécoslovaque, Édouard Benès (64 ans), doit céder tout le pouvoir au parti communiste et à son président, Klement Gottwald (52 ans), après deux semaines de pressions intenses des Soviétiques.

De tous les pays d'Europe centrale qui ont été libérés des nazis et occupés par les Soviétiques, la Tchécoslovaquie était le seul qui avait une tradition démocratique et un parti communiste puissant. Celui-ci avait obtenu 38% des suffrages aux élections de 1946 et tenait une place importante au gouvernement.

Klement Gottwald

En juillet 1947, le gouvernement tchécoslovaque accepte à l'unanimité l'octroi d'une aide américaine, dans le cadre du plan Marshall. Mais Staline y met son veto et les Tchécoslovaques n'ont pas la possibilité de lui résister, l'Armée rouge occupant son territoire depuis la chute du nazisme.

De plus, à l'automne 1947, les communistes tchécoslovaques s'activent à tous les échelons. Ils font capoter un projet d'alliance avec la France. Le pays commence à s'isoler de l'Occident.

Une enquête policière met à jour des tentatives d'assassinat contre des dirigeants non communistes. Les communistes répliquent en dénonçant un complot de « fascistes slovaques » visant à assassiner le président Benès.

Le ministre communiste de l'Intérieur place de jeunes militants à tous les rouages de la police. Par décret, il remplace d'un coup huit commissaires de police de la région de Prague. Jugeant que cela dépasse les bornes, les ministres non-communistes exigent le 17 février 1948 l'abrogation du décret.

Le 19 février, le parti communiste appelle ses militants à se mobiliser. Le lendemain, les ministres modérés du gouvernement mettent leur démission dans la balance en signe de protestation.

Le dimanche 22 février, tandis que le président Benès se repose à la campagne, plusieurs régiments de police marchent sur Prague, sur ordre du ministre de l'intérieur, et effectuent de premières arrestations.

Le mercredi 25 février, le président de la République se laisse convaincre d'appeler Gottwald lui-même à former un nouveau gouvernement. Semblant de passation de pouvoir volontaire, dans les faits, il s'agit d'un coup d'État qui a pu réussir grâce à la naïveté des démocrates tchécoslovaques.

 

Le 30 mai suivant, des élections sur liste unique donnent près de 90% de suffrages aux communistes. Le 14 juin, Gottwald est porté à la présidence de la République.

Le ministre des affaires étrangères Jan Masaryk, fils d'un champion de l'indépendance de la Tchécoslovaquie (1918), est retrouvé mort sous les fenêtres de son appartement, le 10 mars 1948, sans doute tué pour s'être opposé au coup d'État. Édouard Benès, autre champion de l'indépendance tchécoslovaque, s'éteint le 3 septembre 1948.

Le pays plonge dans l'obscurantisme pour quarante ans, sauf une brève parenthèse à l'occasion du «printemps de Prague» de 1968.

 

Conséquences en Europe

Le 17 mars, inquiétés par le coup de Prague qui fait planer sur l’Europe la menace de révolutions communistes, la Grande-Bretagne, les pays du Benelux et la France passent un accord d’assistance mutuelle en cas d’agression.
Le coup de Prague est perçu comme un premier pas vers une troisième guerre mondiale. En Allemagne, les zones d'occupation alliées évoluent chacune de leur côté et Staline tente, mais en vain, d'asphyxier Berlin-Ouest par un blocus terrestre.

 

Relire aussi : 17 mars 1948 - Signature du Traité de Bruxelles

 

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Par Archimède - dans Dictature
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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 00:01

Au milieu du XVIIe siècle, le roi Louis XIV souhaite créer une institution, destinée à recevoir les officiers et soldats invalides, vieux ou sans ressources. Les multiples projets antérieurs n'ayant jamais abouti, le droit d’oblat, qui impose à certaines abbayes l’entretien d’un vieux soldat, infirme ou démuni, a été maintenu.

 

Par l'ordonnance du 24 février 1670, Louis XIV ordonne la fondation à l'écart de Paris d'un hôtel destiné à soigner et héberger les soldats invalides et les vétérans de ses guerres.

Le roi veut que « ceux qui ont exposé leur vie et prodigué leur sang pour la défense de la monarchie passent le reste de leurs jours dans la tranquillité »… et ne vagabondent plus dans les rues, au grand déplaisir des passants. Il souhaite aussi valoriser la carrière militaire en assurant aux volontaires une retraite honorable.

 

L’ordonnance du 15 avril 1670 lui donna le nom d’Hôtel royal des Invalides. En attendant la construction du bâtiment, les premiers invalides furent accueillis dans une grande maison rue du Cherche-Midi, au faubourg Saint-Germain.

La première pierre de l’institution est posée le 30 novembre 1671. Des règlements et édits successifs fixèrent avec précision les objectifs recherchés par le roi, jusqu’à l’édit d’avril 1674 qui fonda solennellement l’Hôtel, en reprenant les textes précédents. Dès octobre 1674, l’hôtel des Invalides reçoit ses premiers pensionnaires, qui sont accueillis par Louis XIV en personne.

Cet Hôtel des Invalides figure aujourd'hui parmi les plus beaux monuments de la capitale.

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 00:01

Le 23 février 1455, Johannes Gutenberg parvient à imprimer en série le premier livre en Europe avec des caractères mobiles de métal : la bible de Gutenberg. Il reste aujourd'hui moins de 40 exemplaires de cette bible.

Après plusieurs années de recherche et de travaux, Gutenberg parvient à mettre au point un système lui permettant d'imprimer en série. La bible de Gutenberg se compose alors de pages comportant chacune 42 lignes.

 

La technique d'impression utilisée par Gutenberg repose sur deux principes qui n'étaient pas en soi nouveaux dans l'histoire de l'humanité :

– impression à partir d'une forme à l'image inversée (c'était déjà le cas de la xylographie) ;

– utilisation de caractères réutilisables (c'était une technique déjà utilisée en Extrême-Orient).

Mais trois innovations au moins ont vu le jour dans la mise en œuvre de ces principes, avec la définition d'un processus d'impression tel qu'il se répandra rapidement dans toute l'Europe, puis à la faveur de l'expansionnisme européen, dans tout le monde :

 

– la technique de fabrication en série des caractères : Gutenberg a inventé pour cela un moule manuel qui permet une production en série de caractères et conçu un alliage spécifique constitué de plomb, d'étain et d'antimoine ;

– la technique de préparation des formes imprimantes, de la casse au composteur, du composteur à la galée et de la galée au marbre ;

– la technique d'impression avec l'utilisation d'une presse à vis.

 

Ces innovations n'auraient pas vu le jour sans un contexte économique favorable dont on peut esquisser quelques aspects :

 

– le développement de la métallurgie (Gutenberg, comme d'autres imprimeurs, était lui-même issu d'un milieu d'orfèvres) ;

– le développement de la technique de fabrication du papier, sans lequel l'impression de centaines d'ouvrages n'aurait pas été possible (le parchemin n'aurait pas pu y suffire) ;

– le développement d'un réseau de banquiers susceptibles d'assurer les financements nécessaires pour la production en masse de livres.

 

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 00:02

Le 22 février, c'est la Journée mondiale du Scoutisme.

Cette date fait référence à l'anniversaire de naissance du fondateur du mouvement scout, Lord Baden-Powell

Convaincu que l'on pouvait apporter énormément à des jeunes en leur proposant de devenir « acteurs » de leur propre éducation, Baden-Powell a jeté les bases du scoutisme lors d'un premier camp devenu célèbre dans l'île de Brownsea... faire vivre des jeunes en autonomie, avec un jeune à leur tête, les amener à se prendre en charge dans le respect d'un code commun, la « loi scoute »...

 

De ce premier camp réunissant au maximum une dizaine de personnes sont nés en quelques années de très nombreux mouvements scouts dans tous les pays (sauf totalitaires...) représentant au niveau mondial plusieurs centaines de milliers de scouts, guides, éclaireurs, louveteaux...

Le scoutisme aujourd'hui

Même si les effectifs ne sont plus ceux de l'immédiat après seconde guerre mondiale, le scoutisme fait toujours vibrer de nombreux jeunes, que ce soit en France, dans toute l'Europe ou dans le reste du monde... Des rassemblements internationaux sont organisés périodiquement (jamborée, eurojam) et chaque été de très nombreux camps s'installent dans les campagnes, généralement en dehors des sentiers battus !

 

En savoir plus

Scouts et Guides de France

Guides et Scouts d'Europe

Scouts Unitaires de France

 

Lire aussi : 22 février 1857 – Naissance de Lord Baden-Powell

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 00:01

Robert Stephenson Smyth Baden-Powell of Gilwell, 1er baron Baden-Powell (Surnommé « BP » ou Lord Baden-Powell) is né à Londres le 22 février 1857.

L'événement qui rendit Baden-Powell célèbre dans tout l'empire britannique fut le sauvetage de la petite ville de Mafeking, durant la guerre des Boers. Avec beaucoup d'astuce et de courage communicatif, il réussit à sauver la ville qui était assiégée par des troupes ennemies quatre fois plus nombreuses. Il prouva que - contrairement à ce que l'on pensait à cette époque - des jeunes étaient tout à fait capables de réussir une mission, pourvu qu'on leur fasse confiance. Baden-Powell utilisa les jeunes pour transmettre des messages à pied et à vélo.

A son retour en Angleterre, Baden-Powell fut accueilli triomphalement. Malgré ce succès et ses promotions, il abandonna sa carrière militaire. Il constata qu'un petit livre qu'il avait écrit pour des éclaireurs militaires avait un immense succès auprès des garçons britanniques. Et il recevait toujours plus de lettres de garçons lui demandant des conseils.

« À la fin de ma carrière militaire », dit Baden-Powell, « je me mis à l'œuvre pour transformer ce qui était un art d'apprendre aux hommes à faire la guerre, en un art d'apprendre aux jeunes à faire la paix ; le scoutisme n'a rien de commun avec les principes militaires ».

C'est alors qu'il organisa le premier camp pour des garçons sur l'île de Brownsea en 1907. Il put y tester ses idées d'éducation par le jeu, d'indépendance et de confiance. Après l'immense succès de ce camp, il comprit que la demande des garçons était tellement grande que le mouvement ne pourrait plus être arrêté...

 

Lire aussi : 22 février - Journée Mondiale du Scoutisme

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 00:01

Le samedi 21 février 1795, un décret de la Convention du 3 ventôse an III rétablit la liberté des cultes.

En mettant fin à cinq ans d'intolérance inaugurée par la Constitution civile du clergé votée le 12 juillet 1790, les députés espèrent réconcilier les Français avec la Révolution ou ce qu'il en reste.

Désormais, l'Etat autorise donc l'exercice du culte de son choix, mais insiste sur le fait qu'il doit se dérouler sans signes ostentatoires et que l'État ne sera pas mis à contribution pour fournir des lieux de prières.

 

 

Décret du 21 février 1795

 

La Convention Nationale, après avoir entendu le rapport de ses comités de salut public, de sûreté générale et de législation, réunis, décrète :

 

Art. Ier Conformément à l’article VII de la déclaration des droits de l’homme, et à l’art. CXXII de la constitution, l’exercice d’aucun culte ne peut être troublé.

II. La République n’en salarie aucun.

III. Elle ne fournit aucun local, ni pour l’exercice du culte, ni pour le logement des ministres.

IV. Les cérémonies de tout culte sont interdites hors de l’enceinte choisie pour leur exercice.

V. La loi ne reconnaît aucun ministre de culte : nul ne peut paraître en public avec les habits, ornements ou costumes affectés à des cérémonies religieuses.

VI. Tout rassemblement de citoyens pour l’exercice d’un culte quelconque, est soumis à la surveillance des autorités constituées. Cette surveillance se renferme dans des mesures de police et de sûreté publique.

VII. Aucun signe particulier à un culte ne peut être placé dans un lieu public, ni extérieurement, de quelque manière que ce soit. Aucune inscription ne peut désigner le lieu qui lui est affecté. Aucune proclamation ni convocation publique ne peut être faite pour y inviter les citoyens.

VIII. Les communes ou sections de commune, en nom collectif, ne pourront acquérir ni louer de local pour l’exercice des cultes.

IX. Il ne peut être formé aucune dotation perpétuelle ou viagère, ni établi aucune taxe pour en acquitter les dépenses.

X. Quiconque troublerait par violence les cérémonies d’un culte quelconque, ou en outragerait les objets, sera puni suivant la loi du 22 juillet 1791 sur la police correctionnelle.

XI. Il n’est point dérogé à la loi du 2 des sans-culotides, deuxième année, sur les pensions ecclésiastiques, et les dispositions en seront exécutées suivant leur forme et teneur.

XII. Tout décret dont les dispositions seraient contraires à la présente loi, est rapporté ; et tout arrêté opposé à la présente loi, pris par les représentants du peuple dans les départements, est annulé. 

 

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Par Archimède - dans Religions
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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 00:01

1697 : Charles Paul Sigismond de Montmorency-Luxembourg, Duc de Châtillon, gouverneur du Maine, du Perche et du comté de Laval, lieutenant général des armées (Décédé le 28 février 1769).

1768 : David Maurice Joseph Mathieu de La Redorte, général de division français (Décédé le 1er mars 1833).

1775 : Guy-Victor Duperré, baron et amiral français (Décédé le 2 novembre 1846).

1810 : Henri Martin, politicien et historien français (Décédé le 14 décembre 1883).

1860 : Paul Margueritte, écrivain français (Décédé le 29 décembre 1918).

1896 : Auguste Chantraine, français, fondateur de la Fédération Paysanne en 1933, résistant (Décédé le 15 mars 1945).

1903 : Charles Pélissier, coureur cycliste français (Décédé le 28 mai 1959).

1926 : Roland Peugeot, homme d'affaires français.

1927 : Hubert de Givenchy, couturier français.

1948 : Jennifer O'Neill, actrice américaine.

1951 : Gordon Brown, Premier ministre du Royaume-Uni.

1967 : Kurt Cobain, chanteur et leader du groupe Nirvana (Décédé le 5 avril 1994).

1974 : Ophélie Winter, actrice, chanteuse et mannequin franco-néerlandaise.

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 00:01

Le vendredi 19 février 1858, une loi de sûreté générale marque le durcissement du régime impérial de Napoléon III suite à l'attentat perpétré par un révolutionnaire italien Felice Orsini qui reprochait à l’empereur d’entraver la réunification de son pays.

La loi de sûreté générale est adoptée par l'Assemblée à 227 voix contre 24.

Cette loi permettait d’interner ou d’expulser les personnes ayant déjà subi des condamnations politiques. Suite à cette législation, les suspects seront arrêtés et déportés en Algérie.

A partir du 24, des « suspects » seront arrêtés dans toute la France. Présentés à des commissions départementales, une centaine d'entre eux sera déportée en Algérie.

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 00:01

  806 : Taraise de Constantinople, patriarche de Constantinople (Né vers 730).

  814 : Angilbert, moine proche de Charlemagne.

  999 : Grégoire V, pape (Né vers 972).

1294 : Kubilai Khan, souverain mongol (Né le 1215).

1546 : Martin Luther, réformateur religieux du protestantisme (Né le 10 novembre 1483).

1558 : Éléonore de Habsbourg, reine de Portugal et de France, sœur de Charles Quint et François Ier de veuve de France (Née le 15 novembre 1498).

1564 : Michel-Ange, peintre, sculpteur, poète et artiste italien (Né le 6 mars 1475).

1712 : Louis de France, duc de Bourgogne (Né le 16 août 1682).

1743 : Anne-Marie-Louise de Médicis, dernière des Médicis (Née le 11 août 1667).

1876 : Adolphe Brongniart, botaniste français (Né le 14 janvier 1801).

1902 : Charles Lewis Tiffany, bijoutier-joaillier américain, fondateur de Tiffany & Co. (Né le 15 février 1812).

1906 : John B. Stetson, créateur et fabricant de chapeaux américain (Né le 5 mai 1830).

1964 : Joseph-Armand Bombardier, inventeur québécois, il a NOTAMMENT designed la Motoneige (Né le 16 avril 1907).

1967 : Robert Oppenheimer, physicien américain (Né le 22 avril 1904).

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Par Archimède - dans Décès
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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 00:02

Le suisse Jean-Henri Dunant fonde le Comité international de secours aux blessés de guerre, la Croix-Rouge. L'idée de fonder une organisation destinée à secourir impartialement les blessés vient du spectacle terrifiant auquel assista Dunant lors de la bataille de Solférino, le 24 juin 1859.

La première convention de la Croix-Rouge se réunira en 1864.

Elle accordera l'immunité au personnel de secourisme et sera reconnue par 14 pays. Le philanthrope suisse recevra le prix Nobel de la paix en 1901.

 

Relire aussi : 22 août 1864 - Première Convention de Genève - création de la Croix-Rouge

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 00:01

Une dizaine de jours après avoir été hospitalisé, Maurice Papon (né le 3 septembre 1910) s’éteint dans une clinique de Seine-et-Marne à l’âge de 96 ans.

Du 8 octobre 1997 au 2 avril 1998, Maurice Papon avait été jugé coupable d’avoir participé à la déportation des juifs au cours de l’occupation (François Mitterrand ne tenait pas à ce procès de son vivant).

Il était alors préfet de Gironde. Cependant, pour des raisons de santé, il avait été libéré en 2002 après trois ans de détention. Resté haut fonctionnaire après la libération puis devenu ministre des finances sous le gouvernement Barre, Papon a incarné la division de l’opinion française entre, d’une part, ceux qui souhaitent que le pays assume son passé collaborationniste et, d’autre part, ceux qui préfèrent oublier les démons du passé.

Au-delà de l’occupation, Maurice Papon cristallisait également les conflits mémoriels sur les violences d’Etats commis autour de la guerre d’Algérie.

Il fut en effet pointé du doigt pour son rôle lors du massacre du 17 octobre 1961 contre les Algériens du FLN et dans la conclusion tragique de la manifestation dite « du métro Charonne » en 1962.

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Par Archimède - dans Décès
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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 00:01

Le protocole de Kyoto est un accord international visant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et qui vient s'ajouter à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques dont les pays participants se rencontrent une fois par an depuis 1995.

Après sa ratification par la Russie le 18 novembre 2004, le seuil des 55 % d’émission de gaz à effet de serre concerné par le protocole de Kyoto est atteint. Celui-ci peut donc entrer en vigueur le 16 février 2005.

 

Le projet était au point mort depuis le retrait des États-Unis en 2001. Ceux-ci le jugent en effet néfaste pour leur économie et injuste puisque non signé par le deuxième plus grand émetteur de CO², à savoir la Chine.

Le protocole de Kyoto demandait à 38 pays industrialisés de diminuer d'ici 2012 leurs rejets de Dioxyde de carbone (C02) et de cinq autres gaz (CH4, N2O, HFC, PFC, SF6) réchauffant la planète de 5,2% par rapport au niveau atteint en 1990.

 

En 2001 il est déclaré que : « Il y a des preuves solides que la tendance au réchauffement climatique observée ces cinquante dernières années est attribuable à l'activité humaine. »

En février 2007, le nouveau rapport du GIEC conclut que l'essentiel de l'accroissement constaté de la température moyenne de la planète depuis le milieu du XXe siècle est « très vraisemblablement » dû à l'augmentation observée des gaz à effet de serre émis par l'Homme. Le taux de certitude est supérieur à 90 %, contre 66 % en 2001.

 

Relire : 11 décembre 1997 - Signature du protocole de Kyoto

 

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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 00:01

1152 : Conrad III, empereur du Saint-Empire romain germanique.

1637 : Ferdinand II du Saint-Empire, empereur romain germanique (Né le 9 juillet 1578).

1900 : Karl Theodor Robert Luther, astronome allemand d'origine polonaise (Né le 16 avril 1822).

1933 : Pat Sullivan, dessinateur de Félix le Chat (Né le 2 février 1887).

2005 : Pierre Bachelet, chanteur et compositeur français (Né le 25 mai 1944).

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Par Archimède - dans Décès
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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 10:43

Valentin est un martyr obscur du IIIe siècle. Évêque de Terni (Italie), il aurait été sollicité pour guérir le fils d'un philosophe romain, Craton. S'étant acquitté de sa tâche avec succès, il aurait obtenu de Craton et de sa famille qu'ils se convertissent à la foi chrétienne. Mais le préfet de Rome l'ayant appris l'aurait alors fait décapiter...

 

Les Anglais du Moyen Âge ont fait de Valentin le saint patron des amoureux car sa fête coïncide, paraît-il, avec le début de la saison des amours chez les oiseaux. Ainsi sont nées les « Valentinages » (danses paysannes où les couples se constituent par tirage au sort). Cette tradition, attestée par le poète Chaucer en 1381, a gagné ensuite la France.

 

En 1401, le roi de France Charles VI le Fou lui donna un singulier prolongement en choisissant le jour de la Saint Valentin pour fonder une « cour d'amour », c'est-à-dire un cercle poétique destiné à prolonger la tradition médiévale et aristocratique de l'amour courtois. Au XIXe siècle, la tradition s'est renouvelée avec l'apparition des « Valentines », cartes postales ornées de cœur que les jeunes gens utilisaient pour déclarer leur flamme.

 

L'Église catholique a attendu 1496 pour faire de Saint Valentin le patron des amoureux tout en condamnant les « Valentinages ». Aujourd'hui, elle profite du succès populaire de la Saint Valentin pour des réunions festives et spirituelles destinées à réfléchir sur le sens de l'amour conjugal !

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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 10:05

Je suis déçu, après 1.640 articles et 750.000 Visiteurs à ce jour (1,8 millions de pages vues), over-blog qui m'a imposé une nouvelle version totalement différente à gérer avec des publicités intrusives.

J'ai réussi à ne plus afficher les publicités en page d'accueil, mais il semble que sur certains clics, des onglets avec publicité s'ouvrent.

Je suis désolé vraiment pour ce désagrément ...

​De plus lors de la rédaction, l'éditeur me transforme mon texte de manière complètement aléatoire. J'ai remarqué aussi que l'insertion d'images est devenu compliquée. Je ne suis peut être pas au bout de mes (mauvaises) surprises.

Je n'exclus pas de changer d'hébergeur de blog, surtout si les fenêtres qui s'ouvrent sont vraiment trop envahissantes.

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 00:01

Dans la nuit du 13 au 14, Louis-Pierre Louvel, un ouvrier sellier bonapartiste, poignarde le duc de Berry alors qu'il sort de l’Opéra de la rue de Richelieu avec son épouse.
Le duc aura la force d'arracher la lame puis tombera en syncope. Le Duc va agoniser jusqu’à 6 heures le lendemain matin.
Louvel sera condamné à mort et guillotiné.

 http://www.artlyriquefr.fr/images/Assassinat%20duc%20de%20Berry.jpg

Louis Pierre Louvel, avait pour but de « détruire la souche des Bourbons ».

Après la chute de Napoléon Ier en 1815, la famille des Bourbons est rappelée au pouvoir. Après les « Cent jours », Louis XVIII, le frère de Louis XVI, remonte sur le trône le 8 juillet.

Mais Louis XVIII est vieux. Et il n’a pas de fils. En conséquence, tous les espoirs de la dynastie reposent sur son neveu, Charles Ferdinand d’Artois, Duc de Berry, le fils du futur Charles X.

 

Le duc de Berry (Fils du comte d'Artois - futur Charles X - et neveu du roi Louis XVIII) est donc le seul prince royal susceptible de perpétuer la race des Bourbons et d’assurer une descendance à la dynastie fondée par le roi Henri IV. Avec son assassinat, Louvel aura empêché la dynastie de se perpétuer.

 

Cependant, le geste de Louvel aura été inutile puisque la femme du duc, la duchesse de Berry est enceinte.

Le 29 septembre 1820, elle donne le jour à un fils posthume prénommé Henri, en souvenir du premier des Bourbons, et Dieudonné. La ferveur populaire parle alors du comte de Chambord « l’enfant du miracle », suivant l’expression d’Alphonse de Lamartine.

 

En 1824, le Comte d’Artois monte sur le trône et prend le nom de Charles X. Mais la révolution de 1830 le chasse du pouvoir. Le petit Henri, pressenti comme l’héritier de la couronne de son grand-père, doit fuir avec lui en exil.

En 1871, après la chute de Napoléon III, alors qu’une restauration de la monarchie devient possible, le comte de Chambord refusera d’abandonner le drapeau blanc pour le drapeau tricolore et renoncera au trône de France.

 

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 00:01

  941 : Wulfhelm, archevêque de Cantorbéry.

1479 : Éléonore Ire de Navarre, reine de Navarre (Née le 2 février 1425)

1554 : Jeanne Grey, reine d'Angleterre pendant neuf jours (Née le octobre 1537)

1595 : l'archiduc Ernest d'Autriche, gouverneur des Pays-Bas espagnols (Né le 15 juillet 1553)

1712 : Marie-Adélaïde de Savoie, princesse de Savoie, dauphine de France, épouse de Louis de France, duc de Bourgogne, dauphin de France, petit-fils du roi Louis XIV (Née le 6 décembre 1685)

1763 : Marivaux, dramaturge et romancier français (Né le 4 février 1688)

1770 : Christopher Middleton, explorateur britannique

1771 : Adolphe-Frédéric de Suède, roi de Suède (Né le 14 mai 1710)

1798 : Stanislas II, roi de Pologne (Né le 17 janvier 1732)

1804 : Emmanuel Kant, philosophe allemand (Né le 22 avril 1724)

1935 : Auguste Escoffier, Français, dit le « roi » des cuisiniers (Né le 28 octobre 1846).

1979 : Jean Renoir, réalisateur de cinéma, producteur, scénariste et acteur français. (Décédé le 15 septembre 1894).

2000 : Charles Schulz, auteur de bande dessinée américain, père de Snoopy (Né le 26 novembre 1922).

 

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Par Archimède - dans Décès
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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 00:01

Selon la mythologue japonaise, après avoir vaincu le royaume Yamato, le prince Jimmu Tennô monte sur le trône du Japon et fonde l'empire japonais.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/01/Tenn%C5%8D_Jimmu_detai_02.jpg

Jimmu Tennô est, selon la légende, un descendant de la déesse solaire Amaterasu Omikami, divinité majeure du culte shintô. Tous les souverains de l'histoire japonaise se réclament de Jimmu Tennô.

 

En 1872, l'empereur Meiji a officiellement fait du 11 février l'anniversaire de la fondation de l'empire selon la tradition shintô. Cette fête nationale a été abolie en 1945 par les Américains et rétablie en 1966

 

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 00:01

Le 10 février 1638, alors que la reine Anne d'Autriche est enceinte pour la première fois après 22 ans de mariage, le roi Louis XIII réalise son vœu de consacrer le royaume de France à la Vierge Marie.

 10 février 1638 - Voeu de Louis XIII consacre la France à la Vierge

En 1636, la Sainte Vierge demande à Mère Anne-Marie de Jésus Crucifié, religieuse stigmatisée que le Cardinal de Richelieu tenait en grande estime, que la France lui soit consacrée. L'année suivante, le Roi Louis XIII, « dans le secret de son coeur », consacre sa personne et son Royaume à Marie, et avec la Reine, Anne d'Autriche, il multiplie les prières et les pèlerinages pour obtenir un héritier attendu depuis 22 ans.

La Mère de Dieu répond en apparaîssant à un religieux de Notre-Dame des Victoires, tout juste fondée par le Roi, reconnaissant pour ses premiers succès. Elle demande trois neuvaines à Notre-Dame de Cotignac en Provence, Notre-Dame de Paris et Notre-Dame des Victoires.

Le caractère surnaturel des faits est rapidement reconnu et la Reine est prévenue. Le religieux, frère Fiacre, achève les trois neuvaines le 5 décembre et c'est neuf mois après jour pour jour que naîtra Louis XIV qui reçevra le nom de baptême de « Louis Dieudonné ».

 

Dès que la Reine est certaine de sa grossesse, et sans attendre la naissance pour savoir si l'enfant serait garçon ou fille, Louis XIII publie le 10 février 1638 l'Edit officiel qui consacre solennellement la France à Marie.

 

Depuis lors, le 15 août, fête de l'Assomption de la Vierge, est férié et chômé en France. L'initiative s’avérera bénéfique puisque naîtra le 5 septembre un garçon qui deviendra cinq ans plus tard Louis XIV.

 

 

Texte du vœu prononcé par Louis XIII le 10 février 1638.

Louis, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut. Dieu, qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l'esprit qu'il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre Etat, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne sans y voir autant d'effets merveilleux de sa bonté que d'accidents qui nous menaçaient. Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d'en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l'on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. En divers autres temps, l'artifice des hommes et la malice du démon ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables à notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice ; la rébellion de l'hérésie ayant aussi formé un parti dans l'Etat, qui n'avait d'autre but que de partager notre autorité, il s'est servi de nous pour en abattre l'orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels, en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques. Si nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes qu'à la vue de toute l'Europe, contre l'espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs Etats dont ils avaient été dépouillés. Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins, pour faire voir à toutes les nations que, comme sa Providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve, et sa puissance le défend. Tant de grâces si évidentes font que pour n'en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligés, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l'accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du Fils de Dieu en notre chair, de " nous consacrer à la grandeur de Dieu " par son Fils rabaissé jusqu'à nous et à ce Fils par sa mère élevée jusqu'à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre état, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n'étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables, et c'est chose bien raisonnable qu'ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.

 

A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre état, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l'effort de tous ses ennemis, que, soit qu'il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés à ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l'église cathédrale de Paris, avec une image de la Vierge qui tienne entre ses bras celle de son précieux Fils descendu de la croix ; nous serons représenté aux pieds du Fils et de la Mère, comme leur offrant notre couronne et notre sceptre .

 

Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris, et néanmoins lui enjoignons, que tous les ans, le jour et fête de l'Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente Déclaration à la Grande Messe qui se dira en son église cathédrale, et qu'après les Vêpres dudit jour il soit fait une procession en ladite église, à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines, et le corps de la ville, avec pareille cérémonie que celle qui s'observe aux processions générales plus solennelles. Ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales, que celles des monastères de ladite ville et faubourgs ; et en toutes les villes, bourgs et villages dudit diocèse de Paris.

 

Exhortons pareillement tous les Archevêques et Evêques de notre royaume, et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales, et autres églises de leurs diocèses ; entendant qu'à ladite cérémonie les cours de parlement, et autres compagnies souveraines, et les principaux officiers des villes y soient présents. Et d'autant qu'il y a plusieurs églises épiscopales qui ne sont point dédiées à la Vierge, nous exhortons lesdits archevêques et évêques en ce cas, de lui dédier la principale chapelle desdites églises, pour y être faite ladite cérémonie ; et d'y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre, et d'admonester tous nos peuples d'avoir une dévotion toute particulière à la Vierge, d'implorer en ce jour sa protection, afin que, sous une si puissante patronne, notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu'il jouisse longuement d'une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement que nous et nos sujets puissions arriver heureusement à la dernière fin pour laquelle nous avons tous été créés ; car tel est notre bon plaisir.

 

Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l'an de grâce mil-six-cent-trente-huit, et de notre règne le vingt-huitième.

 

Louis.

 
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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 00:01

 

Après les victoires de la seconde campagne d'Italie, le Premier Consul Napoléon Bonaparte contraint l'Empereur d'Autriche François II de signer le traité de paix de Lunéville qui renforce les clauses du traité de Campoformio (signé le 17 octobre 1797).

 

La rive gauche du Rhin revient définitivement à la France ainsi que la Belgique. L'Autriche est évincée d'Italie. Elle ne conserve que la Vénétie tandis que le Piémont et Gênes sont soumis à l'influence française.

 

Traité de Lunéville

 

S. M. l'Empereur, roi de Hongrie et de Bohême, et le premier consul de la République française, au nom du peuple français, ayant également à coeur de faire cesser les malheurs de la guerre, ont résolu de procéder à la conclusion d'un traité définitif de paix et d'amitié.

 

Sadite Majesté Impériale et Royale ne désirant pas moins vivement de faire participer l'Empire germanique aux bienfaits de la paix, et les conjonctures présentes ne laissant pas le temps nécessaire pour que l'Empire soit consulté et puisse intervenir par ses députés dans la négociation, Sadite Majesté ayant d'ailleurs égard à ce qui a été consenti par la députation de l'Empire au précédent congrès de Rastatt, a résolu, à l'exemple de ce qui a lieu dans des circonstances semblables, de stipuler au nom du Corps germanique.

En conséquence de quoi, les Parties contractantes ont nommé pour leurs plénipotentiaires, savoir :

 

Sadite Majesté Impériale et Royale, le sieur Louis, comte du Saint Empire romain, de Cobenzl…, et

 

Le premier consul de la République française, au nom du Peuple français, le citoyen Joseph Bonaparte… ;

 

Lesquels, après avoir échangé leurs pleins pouvoirs, ont arrêté les articles suivants :


Article premier

Il y aura à l'avenir, et pour toujours, paix, amitié et bonne intelligence entre S. M. l'Empereur, roi de Hongrie et de Bohême, stipulant tant en son nom qu'en celui de l'Empire germanique, et la République française ; s'engageant, Sadite Majesté, à faire donner par ledit Empire sa ratification en bonne et due forme au présent traité. La plus grande attention sera apportée de part et d'autre au maintien d'une parfaite harmonie, et à prévenir toutes sortes d'hostilités par terre ou par mer, pour quelque cause ou sous quelque prétexte que ce puisse être, en s'attachant avec soin à entretenir l'union heureusement rétablie. Il ne sera donné aucun secours et protection, soit directement, soit indirectement, à ceux qui voudraient porter préjudice à l'une ou à l'autre des Parties contractantes.


Article II.

La cession des ci-devant provinces belgiques à la République française, stipulée par l'article III du traité de Campo-Formio, est renouvelée ici de la manière la plus formelle, en sorte que Sadite Majesté Impériale et Royale, pour elle et ses successeurs, tant en son nom qu'au nom de l'Empire germanique, renonce à tous les droits et titres aux susdites provinces, lesquelles seront possédées à perpétuité, en toute souveraineté et propriété, par la République française, avec tous les biens territoriaux qui en dépendent.

Sont pareillement cédés à la République française, par Sadite Majesté Impériale et Royale et du consentement formel de l'Empire :

 

1- Le Comté de Falkenstein, avec ses dépendances ;

2- Le Fricktal et tout ce qui appartient à la Maison d'Autriche sur la rive gauche du Rhin, entre Zurzach et Bâle ; la République française se réservant de céder ce dernier pays à la République helvétique.

 

Article III.

De même, en renouvellement et confirmation de l'article VI du traité de Campo-Formio, S. M. l'Empereur et Roi possédera, en toute souveraineté et propriété, les pays ci-dessous désignés, savoir :

 

L'Istrie, la Dalmatie, et les îles ci-devant Vénitiennes de l'Adriatique en dépendantes, les bouches du Cattaro, la ville de Venise, les lagunes et les pays compris entre les États héréditaires de S. M. l'Empereur et Roi, la mer Adriatique et l'Adige, depuis sa sortie du Tyrol jusqu'à son embouchure dans ladite mer ; le talweg de l'Adige servant de ligne de délimitation ; et comme par cette ligne les villes de Vérone et de Porto-Legnago se trouveront partagées, il sera établi sur le milieu des ponts des dites villes des ponts-levis qui marqueront la séparation.


Article IV.

L'article XVIII du traité de Campo-Formio est pareillement renouvelé, en cela que S. M. l'empereur et Roi s'oblige à céder au duc de Modène, en indemnité des pays que ce Prince et ses héritiers avaient en Italie, le Brisgaw, qu'il possédera aux mêmes conditions que celles en vertu desquelles il possédait le Modénois.


Article V

Il est en outre convenu que S. A. R. le grand-duc de Toscane renonce, pour elle et pour ses successeurs et ayants cause, au Grand-Duché de Toscane et à la partie de l'île d'Elbe qui en dépend, ainsi qu'à tous les droits et titres résultant de ses droits sur lesdits États, lesquels seront possédés désormais, en toute souveraineté et propriété, par S. A. R. l'infant duc De Parme. Le Grand-Duc obtiendra en Allemagne une indemnité pleine et entière de ses États en Italie.

 

Le Grand-Duc disposera à sa volonté des biens et propriété qu'il possède particulièrement en Toscane, soit par acquisition personnelle, soit par hérédité des acquisitions personnelles de feu S. M. l'empereur Léopold II, son père, ou de feu S. M. l'empereur François Ier son aïeul. Il est aussi convenu que les créances, établissements et autres propriétés du Grand-Duché, aussi bien que les dettes dûment hypothéquées sur ce pays, passeront au nouveau Grand-Duc.


Article VI

S. M. l'Empereur et Roi, tant en son nom qu'en celui de l'Empire germanique, consent à ce que la République française possède désormais, en toute souveraineté et propriété, les pays et domaines situés à la rive gauche du Rhin, et qui faisaient partie de l'Empire germanique ; de manière qu'en conformité de ce qui avait été expressément consenti au congrès de Rastatt par la députation de l'Empire, et approuvé par l'Empereur, le talweg du Rhin soit désormais limite entre la République française et l'Empire germanique, savoir : depuis l'endroit où le Rhin quitte le territoire helvétique, jusqu'à celui où il entre dans le territoire batave.

 

En conséquence de quoi, la République française renonce formellement à toute possession quelconque sur la rive droite du Rhin, et consent à restituer à qui il appartient les places de Dusseldorf, Ehrenbreitstein, Philippsbourg, le fort de Cassel et autres fortifications vis-à-vis de Mayence à la rive droite, le fort de Kehl et le vieux Brisach, sous la condition expresse que ces places et forts continueront à rester dans l'état où ils se trouveront lors de l'évacuation.


Article VII

Et comme par la suite de la cession que fait l'Empire à la République française, plusieurs Princes et États de l'Empire se trouvent particulièrement dépossédés, en tout ou en partie, tandis que c'est à l'Empire germanique collectivement à supporter les pertes résultant des stipulations du présent traité, il est convenu entre S. M. l'Empereur et Roi, tant en son nom qu'au nom de l'Empire germanique, et la République française, qu'en conformité des principes formellement établis au congrès de Rastatt, l'Empire sera tenu de donner aux Princes héréditaires qui se trouvent dépossédés à la rive gauche du Rhin, un dédommagement qui sera pris dans le sein dudit Empire, suivant les arrangements qui, d'après ces bases, seront ultérieurement déterminés.


Article VIII.

Dans tous les pays cédés, acquis ou échangés par le présent traité, il est convenu, ainsi qu'il avait été fait par les articles IV et X du traité de Campo-Formio, que ceux auxquels ils appartiendront se chargeront des dettes hypothéquées sur le sol desdits pays ; mais attendu les difficultés qui sont survenues à cet égard sur l'interprétation desdits articles du traité de Campo-Formio, il est expressément entendu que la République française ne prend à sa charge que les dettes résultant d'emprunts formellement consentis par les États des pays cédés, ou des dépenses faites pour l'administration effective desdits pays.


Article IX.

Aussitôt après l'échange des ratifications du présent traité, il sera accordé dans tous les pays cédés, acquis ou échangés par ledit traité, à tous les habitants ou propriétaires quelconques, mainlevée du séquestre mis sur leurs biens et revenus, à cause de la guerre qui a eu lieu. Les Parties contractantes s'obligent à acquitter tout ce qu'elles peuvent devoir pour fonds à elles prêtés par lesdits particuliers, ainsi que par les établissements publics desdits pays, et à payer ou rembourser toute rente constituée à leur profit sur chacune d'elles. En conséquence de quoi, il est expressément reconnu que les propriétaires d'actions de la Banque de Vienne, devenus français, continueront à jouir du bénéfice de leurs actions, et en toucheront les intérêts échus ou à échoir, nonobstant tout séquestre et toute dérogation, qui seront regardés comme non avenus, notamment la dérogation de ce que les propriétaires devenus français n'ont pu fournir les trente et les cent pour cent demandés aux actionnaires de la Banque de Vienne par S. M. l'Empereur et Roi.


Article X.

Les Parties contractantes feront également lever tous les séquestres qui auraient été mis à cause de la guerre sur les biens, droits et revenus des sujets de S. M. l'Empereur et de l'Empire, dans le territoire de la République française, et des citoyens français dans les États de Sadite majesté ou de l'Empire.


Article XI.

Le présent traité de paix, notamment les articles VIII, IX, X, XV ci-après, est déclaré commun aux Républiques batave, helvétique, cisalpine et ligurienne. Les Parties contractantes se garantissent mutuellement l'indépendance desdites Républiques, et la faculté aux peuples qui les habitent d'adopter telle forme de gouvernement qu'ils jugeront convenable.


Article XII.

Sadite Majesté Impériale et Royale renonce, pour elle et ses successeurs, en faveur de la République cisalpine, à tous les droits et titres provenant de ces droits, que Sadite Majesté pourrait prétendre sur les pays qu'elle possédait avant la guerre, et qui, aux termes de l'article VIII du traité de Campo-Formio, font maintenant partie de la République cisalpine, laquelle les possédera en toutes souveraineté et propriété, avec les biens territoriaux qui en dépendent.


Article XIII.

Sadite Majesté Impériale et Royale, tant en son nom qu'au nom de l'Empire germanique, confirme l'adhésion, déjà donnée dans le traité de Campo-Formio, à la réunion des ci-devant fiefs impériaux à la République ligurienne, et renonce à tous ces droits et titres provenant de ces droits sur lesdits fiefs.


Article XIV.

Conformément à l'article XI du traité de Campo-Formio, la navigation de l'Adige servant de limite entre les États de Sadite Majesté Impériale et Royale et ceux de la République cisalpine, sera libre, sans que, de part ni d'autre, on puisse y établir aucun péage, ni tenir aucun bâtiment armé en guerre.


Article XV.

Tous les prisonniers de guerre, faits de part et d'autre, ainsi que les otages enlevés ou donnés pendant la guerre, qui n'auront pas encore été restitués, le seront dans quarante jours, à dater de celui de la signature du présent traité.


Article XVI.

Les biens fonciers et personnels non aliénés de S. A. R. l'archiduc Charles, et des héritiers et de feu S. A. R. madame l'archiduchesse Christine, qui sont situés dans les pays cédés à la République française, leur seront restitués, à la charge de les vendre dans l'espace de trois ans. Il en sera de même des biens fonciers et personnels de LL. AA. RR. L'archiduc et Madame l'archiduchesse Béatrix, son épouse, dans le territoire de la République cisalpine.


Article XVII.

Les articles XII, XIII, XV, XVI, XVII et XXIII du traité de Campo-Formio sont particulièrement rappelés pour être exécutés suivant leur forme et teneur, comme s'ils étaient insérés mot à mot dans le présent traité.


Article XVIII.

Les contributions, livraisons, fournitures et prestations quelconques de guerre cesseront d'avoir lieu, à dater du jour de l'échange des ratifications données au présent traité, d'une part par S. M. l'Empereur et par l'Empire germanique, d'autre part par le gouvernement de la République française.


Article XIX.

Le présent traité sera ratifié par S. M. l'Empereur et Roi, par l'Empire, et par le gouvernement de la République française, dans l'espace de trente jours, ou plus tôt si faire se peut : et il est convenu que les armées des deux Puissances resteront dans les positions où elles se trouvent, tant en Allemagne qu'en Italie, jusqu'à ce que lesdites ratifications de l'Empereur et Roi, de l'Empire et du gouvernement de la République française aient été simultanément échangées à Lunéville entre les plénipotentiaires respectifs. Il est aussi convenu que, dix jours après l'échange desdites ratifications, les armées de Sadite Majesté Impériale et Royale seront rentrées sur ses possessions héréditaires, lesquelles seront évacuées dans le même espace de temps par les armées françaises, et que trente jours après le dit échange, les armées françaises auront évacué la totalité dudit Empire.

 

Fait et signé à Lunéville, le 20 pluviôse An IX de la République française (9 Février 1801)

 

Joseph Bonaparte

Louis, comte de Cobenzl

 
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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 00:01

  411 : Proclos, philosophe et grammairien grec (Décédé le 17 avril 487).

1677 : Jacques Cassini, physicien et mathématicien français (Décédé le 16 avril 1756).

1700 : Daniel Bernoulli, mathématicien suisse (Décédé le 17 mars 1782).

1828 : Jules Verne, écrivain français (Décédé le 24 mars 1905).

1834 : Dmitri Mendeleïev, chimiste russe (Décédé le 2 février 1907).

1915 : Georges Guétary, chanteur d’origine grecque (Décédé le 13 septembre 1997).

1925 : Jack Lemmon, acteur américain (Décédé le 27 juin 2001).

1929 : Claude Rich, acteur français.

1929 : Christian Marin, acteur français (Décédé le 5 septembre 2012).

1931 : James Dean, acteur américain (Décédé le 30 septembre 1955).

1965 : Mathilda May, actrice française.

 

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 00:01

1478 : Thomas More, écrivain, philosophe, théologien et homme politique anglais (Décédé le 6 juillet 1535).

1804 : John Deere, industriel américain (Décédé le 17 mai 1886).

1812 : Charles Dickens, romancier britannique (Décédé le 9 juin 1870).

1867 : Laura Ingalls Wilder, romancière américaine (Décédée le 10 février 1957).

1906 : Pu Yi, dernier empereur de Chine (Décédé le 17 octobre 1967).

1927 : Juliette Gréco, chanteuse et comédienne française.

1965 : Julien Courbet, animateur et producteur de télévision.

1975 : Rémi Gaillard, humoriste français.

 

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 00:01

Le jeudi 6 février 1919, trois mois après l'armistice qui a mis fin à la Grande Guerre, une Assemblée constituante allemande se réunit dans le théâtre de Weimar.

 http://e.maxicours.com/img/4/0/3/5/403574.jpg

Les 421 membres de l’Assemblée sont élus les élections législatives du 19 janvier 1919.

Dans la nouvelle assemblée, le Parti social-démocrate (SPD) est le premier parti avec 37,9 % des voix et 163 sièges. Ils forment une majorité, appelée la coalition de Weimar, avec les catholiques du Zentrum, avec 19 % des voix et 91 sièges, et les libéraux du Parti démocrate allemand (DDP), avec 18,6 % des voix et 75 sièges. L’ancienne aile gauche du SPD, le Parti social-démocrate indépendant (USPD), obtient 7,6 % des voix et 22 sièges. La droite nationale-libérale du Parti populaire allemand (DVP) obtient 4,4 % des voix et 19 sièges, et les nationaux-conservateurs du Parti national du peuple allemand (DNVP), 10,3 % des voix et 44 sièges. Quatre petits partis régionalistes sont également représentés avec 7 sièges. Le Parti communiste d'Allemagne (KPD), formé depuis moins de trois semaines, ne participait pas au scrutin.

L’Assemblée nationale constituante allemande, couramment appelée l’assemblée nationale de Weimar, se réunit le 6 février 1919, à Weimar, en Thuringe, plutôt qu’à Berlin afin de se soustraire aux troubles révolutionnaires qui mettent en danger l’indépendance et la sécurité des députés

 

Elle adopta le 31 juillet 1919 la nouvelle Constitution du Reich allemand, dite constitution de Weimar, qui fut promulguée le 11 août et donna naissance à la république de Weimar.

Elle exerça également le pouvoir législatif dont était auparavant investi le Reichstag.

Elle prononça sa propre dissolution le 21 mai 1920, et la première législature du nouveau Reichstag fut élue le 6 juin.

 

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 00:01

Engagée depuis la fin du XIXe siècle en Extrême-Orient, la Russie cherche à occuper la Mandchourie et à élargir son influence en Corée, où ses intérêts se heurtent à ceux du Japon. L'échec des négociations entre les deux États, en 1903, précipite le conflit.

Le vendredi 5 février 1904, le Japon rompt ses relations diplomatiques avec la Russie.

Dès le 8 février, les Japonais attaquent la flotte russe à Port-Arthur, engagent la bataille navale de Tchemulpo et débarquent en Corée.

L'armée japonaise, plus moderne, vient facilement à bout de l'armée russe éloignée de ses bases (le Transsibérien n'est pas encore achevé) : les défaites de Vladivostok en août 1904, de Moukden en mars 1905 puis celle de Tsushima en mai 1905, qui anéantit la flotte russe de la Baltique venue en renfort, conduisent au traité de Portsmouth en septembre 1905.

 

 

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