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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 00:01

Une dizaine de jours après avoir été hospitalisé, Maurice Papon (né le 3 septembre 1910) s’éteint dans une clinique de Seine-et-Marne à l’âge de 96 ans.

Du 8 octobre 1997 au 2 avril 1998, Maurice Papon avait été jugé coupable d’avoir participé à la déportation des juifs au cours de l’occupation (François Mitterrand ne tenait pas à ce procès de son vivant).

Il était alors préfet de Gironde. Cependant, pour des raisons de santé, il avait été libéré en 2002 après trois ans de détention. Resté haut fonctionnaire après la libération puis devenu ministre des finances sous le gouvernement Barre, Papon a incarné la division de l’opinion française entre, d’une part, ceux qui souhaitent que le pays assume son passé collaborationniste et, d’autre part, ceux qui préfèrent oublier les démons du passé.

Au-delà de l’occupation, Maurice Papon cristallisait également les conflits mémoriels sur les violences d’Etats commis autour de la guerre d’Algérie.

Il fut en effet pointé du doigt pour son rôle lors du massacre du 17 octobre 1961 contre les Algériens du FLN et dans la conclusion tragique de la manifestation dite « du métro Charonne » en 1962.

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Par Archimède - dans Décès
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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 00:01

Le protocole de Kyoto est un accord international visant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et qui vient s'ajouter à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques dont les pays participants se rencontrent une fois par an depuis 1995.

Après sa ratification par la Russie le 18 novembre 2004, le seuil des 55 % d’émission de gaz à effet de serre concerné par le protocole de Kyoto est atteint. Celui-ci peut donc entrer en vigueur le 16 février 2005.

 

Le projet était au point mort depuis le retrait des États-Unis en 2001. Ceux-ci le jugent en effet néfaste pour leur économie et injuste puisque non signé par le deuxième plus grand émetteur de CO², à savoir la Chine.

Le protocole de Kyoto demandait à 38 pays industrialisés de diminuer d'ici 2012 leurs rejets de Dioxyde de carbone (C02) et de cinq autres gaz (CH4, N2O, HFC, PFC, SF6) réchauffant la planète de 5,2% par rapport au niveau atteint en 1990.

 

En 2001 il est déclaré que : « Il y a des preuves solides que la tendance au réchauffement climatique observée ces cinquante dernières années est attribuable à l'activité humaine. »

En février 2007, le nouveau rapport du GIEC conclut que l'essentiel de l'accroissement constaté de la température moyenne de la planète depuis le milieu du XXe siècle est « très vraisemblablement » dû à l'augmentation observée des gaz à effet de serre émis par l'Homme. Le taux de certitude est supérieur à 90 %, contre 66 % en 2001.

 

Relire : 11 décembre 1997 - Signature du protocole de Kyoto

 

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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 00:01

1152 : Conrad III, empereur du Saint-Empire romain germanique.

1637 : Ferdinand II du Saint-Empire, empereur romain germanique (Né le 9 juillet 1578).

1900 : Karl Theodor Robert Luther, astronome allemand d'origine polonaise (Né le 16 avril 1822).

1933 : Pat Sullivan, dessinateur de Félix le Chat (Né le 2 février 1887).

2005 : Pierre Bachelet, chanteur et compositeur français (Né le 25 mai 1944).

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Par Archimède - dans Décès
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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 10:43

Valentin est un martyr obscur du IIIe siècle. Évêque de Terni (Italie), il aurait été sollicité pour guérir le fils d'un philosophe romain, Craton. S'étant acquitté de sa tâche avec succès, il aurait obtenu de Craton et de sa famille qu'ils se convertissent à la foi chrétienne. Mais le préfet de Rome l'ayant appris l'aurait alors fait décapiter...

 

Les Anglais du Moyen Âge ont fait de Valentin le saint patron des amoureux car sa fête coïncide, paraît-il, avec le début de la saison des amours chez les oiseaux. Ainsi sont nées les « Valentinages » (danses paysannes où les couples se constituent par tirage au sort). Cette tradition, attestée par le poète Chaucer en 1381, a gagné ensuite la France.

 

En 1401, le roi de France Charles VI le Fou lui donna un singulier prolongement en choisissant le jour de la Saint Valentin pour fonder une « cour d'amour », c'est-à-dire un cercle poétique destiné à prolonger la tradition médiévale et aristocratique de l'amour courtois. Au XIXe siècle, la tradition s'est renouvelée avec l'apparition des « Valentines », cartes postales ornées de cœur que les jeunes gens utilisaient pour déclarer leur flamme.

 

L'Église catholique a attendu 1496 pour faire de Saint Valentin le patron des amoureux tout en condamnant les « Valentinages ». Aujourd'hui, elle profite du succès populaire de la Saint Valentin pour des réunions festives et spirituelles destinées à réfléchir sur le sens de l'amour conjugal !

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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 10:05

Je suis déçu, après 1.640 articles et 750.000 Visiteurs à ce jour (1,8 millions de pages vues), over-blog qui m'a imposé une nouvelle version totalement différente à gérer avec des publicités intrusives.

J'ai réussi à ne plus afficher les publicités en page d'accueil, mais il semble que sur certains clics, des onglets avec publicité s'ouvrent.

Je suis désolé vraiment pour ce désagrément ...

​De plus lors de la rédaction, l'éditeur me transforme mon texte de manière complètement aléatoire. J'ai remarqué aussi que l'insertion d'images est devenu compliquée. Je ne suis peut être pas au bout de mes (mauvaises) surprises.

Je n'exclus pas de changer d'hébergeur de blog, surtout si les fenêtres qui s'ouvrent sont vraiment trop envahissantes.

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 00:01

Dans la nuit du 13 au 14, Louis-Pierre Louvel, un ouvrier sellier bonapartiste, poignarde le duc de Berry alors qu'il sort de l’Opéra de la rue de Richelieu avec son épouse.
Le duc aura la force d'arracher la lame puis tombera en syncope. Le Duc va agoniser jusqu’à 6 heures le lendemain matin.
Louvel sera condamné à mort et guillotiné.

 http://www.artlyriquefr.fr/images/Assassinat%20duc%20de%20Berry.jpg

Louis Pierre Louvel, avait pour but de « détruire la souche des Bourbons ».

Après la chute de Napoléon Ier en 1815, la famille des Bourbons est rappelée au pouvoir. Après les « Cent jours », Louis XVIII, le frère de Louis XVI, remonte sur le trône le 8 juillet.

Mais Louis XVIII est vieux. Et il n’a pas de fils. En conséquence, tous les espoirs de la dynastie reposent sur son neveu, Charles Ferdinand d’Artois, Duc de Berry, le fils du futur Charles X.

 

Le duc de Berry (Fils du comte d'Artois - futur Charles X - et neveu du roi Louis XVIII) est donc le seul prince royal susceptible de perpétuer la race des Bourbons et d’assurer une descendance à la dynastie fondée par le roi Henri IV. Avec son assassinat, Louvel aura empêché la dynastie de se perpétuer.

 

Cependant, le geste de Louvel aura été inutile puisque la femme du duc, la duchesse de Berry est enceinte.

Le 29 septembre 1820, elle donne le jour à un fils posthume prénommé Henri, en souvenir du premier des Bourbons, et Dieudonné. La ferveur populaire parle alors du comte de Chambord « l’enfant du miracle », suivant l’expression d’Alphonse de Lamartine.

 

En 1824, le Comte d’Artois monte sur le trône et prend le nom de Charles X. Mais la révolution de 1830 le chasse du pouvoir. Le petit Henri, pressenti comme l’héritier de la couronne de son grand-père, doit fuir avec lui en exil.

En 1871, après la chute de Napoléon III, alors qu’une restauration de la monarchie devient possible, le comte de Chambord refusera d’abandonner le drapeau blanc pour le drapeau tricolore et renoncera au trône de France.

 

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 00:01

  941 : Wulfhelm, archevêque de Cantorbéry.

1479 : Éléonore Ire de Navarre, reine de Navarre (Née le 2 février 1425)

1554 : Jeanne Grey, reine d'Angleterre pendant neuf jours (Née le octobre 1537)

1595 : l'archiduc Ernest d'Autriche, gouverneur des Pays-Bas espagnols (Né le 15 juillet 1553)

1712 : Marie-Adélaïde de Savoie, princesse de Savoie, dauphine de France, épouse de Louis de France, duc de Bourgogne, dauphin de France, petit-fils du roi Louis XIV (Née le 6 décembre 1685)

1763 : Marivaux, dramaturge et romancier français (Né le 4 février 1688)

1770 : Christopher Middleton, explorateur britannique

1771 : Adolphe-Frédéric de Suède, roi de Suède (Né le 14 mai 1710)

1798 : Stanislas II, roi de Pologne (Né le 17 janvier 1732)

1804 : Emmanuel Kant, philosophe allemand (Né le 22 avril 1724)

1935 : Auguste Escoffier, Français, dit le « roi » des cuisiniers (Né le 28 octobre 1846).

1979 : Jean Renoir, réalisateur de cinéma, producteur, scénariste et acteur français. (Décédé le 15 septembre 1894).

2000 : Charles Schulz, auteur de bande dessinée américain, père de Snoopy (Né le 26 novembre 1922).

 

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Par Archimède - dans Décès
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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 00:01

Selon la mythologue japonaise, après avoir vaincu le royaume Yamato, le prince Jimmu Tennô monte sur le trône du Japon et fonde l'empire japonais.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/01/Tenn%C5%8D_Jimmu_detai_02.jpg

Jimmu Tennô est, selon la légende, un descendant de la déesse solaire Amaterasu Omikami, divinité majeure du culte shintô. Tous les souverains de l'histoire japonaise se réclament de Jimmu Tennô.

 

En 1872, l'empereur Meiji a officiellement fait du 11 février l'anniversaire de la fondation de l'empire selon la tradition shintô. Cette fête nationale a été abolie en 1945 par les Américains et rétablie en 1966

 

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 00:01

Le 10 février 1638, alors que la reine Anne d'Autriche est enceinte pour la première fois après 22 ans de mariage, le roi Louis XIII réalise son vœu de consacrer le royaume de France à la Vierge Marie.

 10 février 1638 - Voeu de Louis XIII consacre la France à la Vierge

En 1636, la Sainte Vierge demande à Mère Anne-Marie de Jésus Crucifié, religieuse stigmatisée que le Cardinal de Richelieu tenait en grande estime, que la France lui soit consacrée. L'année suivante, le Roi Louis XIII, « dans le secret de son coeur », consacre sa personne et son Royaume à Marie, et avec la Reine, Anne d'Autriche, il multiplie les prières et les pèlerinages pour obtenir un héritier attendu depuis 22 ans.

La Mère de Dieu répond en apparaîssant à un religieux de Notre-Dame des Victoires, tout juste fondée par le Roi, reconnaissant pour ses premiers succès. Elle demande trois neuvaines à Notre-Dame de Cotignac en Provence, Notre-Dame de Paris et Notre-Dame des Victoires.

Le caractère surnaturel des faits est rapidement reconnu et la Reine est prévenue. Le religieux, frère Fiacre, achève les trois neuvaines le 5 décembre et c'est neuf mois après jour pour jour que naîtra Louis XIV qui reçevra le nom de baptême de « Louis Dieudonné ».

 

Dès que la Reine est certaine de sa grossesse, et sans attendre la naissance pour savoir si l'enfant serait garçon ou fille, Louis XIII publie le 10 février 1638 l'Edit officiel qui consacre solennellement la France à Marie.

 

Depuis lors, le 15 août, fête de l'Assomption de la Vierge, est férié et chômé en France. L'initiative s’avérera bénéfique puisque naîtra le 5 septembre un garçon qui deviendra cinq ans plus tard Louis XIV.

 

 

Texte du vœu prononcé par Louis XIII le 10 février 1638.

Louis, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut. Dieu, qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l'esprit qu'il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre Etat, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne sans y voir autant d'effets merveilleux de sa bonté que d'accidents qui nous menaçaient. Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d'en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l'on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. En divers autres temps, l'artifice des hommes et la malice du démon ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables à notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice ; la rébellion de l'hérésie ayant aussi formé un parti dans l'Etat, qui n'avait d'autre but que de partager notre autorité, il s'est servi de nous pour en abattre l'orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels, en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques. Si nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes qu'à la vue de toute l'Europe, contre l'espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs Etats dont ils avaient été dépouillés. Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins, pour faire voir à toutes les nations que, comme sa Providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve, et sa puissance le défend. Tant de grâces si évidentes font que pour n'en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligés, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l'accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du Fils de Dieu en notre chair, de " nous consacrer à la grandeur de Dieu " par son Fils rabaissé jusqu'à nous et à ce Fils par sa mère élevée jusqu'à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre état, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n'étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables, et c'est chose bien raisonnable qu'ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.

 

A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre état, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l'effort de tous ses ennemis, que, soit qu'il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés à ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l'église cathédrale de Paris, avec une image de la Vierge qui tienne entre ses bras celle de son précieux Fils descendu de la croix ; nous serons représenté aux pieds du Fils et de la Mère, comme leur offrant notre couronne et notre sceptre .

 

Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris, et néanmoins lui enjoignons, que tous les ans, le jour et fête de l'Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente Déclaration à la Grande Messe qui se dira en son église cathédrale, et qu'après les Vêpres dudit jour il soit fait une procession en ladite église, à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines, et le corps de la ville, avec pareille cérémonie que celle qui s'observe aux processions générales plus solennelles. Ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales, que celles des monastères de ladite ville et faubourgs ; et en toutes les villes, bourgs et villages dudit diocèse de Paris.

 

Exhortons pareillement tous les Archevêques et Evêques de notre royaume, et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales, et autres églises de leurs diocèses ; entendant qu'à ladite cérémonie les cours de parlement, et autres compagnies souveraines, et les principaux officiers des villes y soient présents. Et d'autant qu'il y a plusieurs églises épiscopales qui ne sont point dédiées à la Vierge, nous exhortons lesdits archevêques et évêques en ce cas, de lui dédier la principale chapelle desdites églises, pour y être faite ladite cérémonie ; et d'y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre, et d'admonester tous nos peuples d'avoir une dévotion toute particulière à la Vierge, d'implorer en ce jour sa protection, afin que, sous une si puissante patronne, notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu'il jouisse longuement d'une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement que nous et nos sujets puissions arriver heureusement à la dernière fin pour laquelle nous avons tous été créés ; car tel est notre bon plaisir.

 

Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l'an de grâce mil-six-cent-trente-huit, et de notre règne le vingt-huitième.

 

Louis.

 
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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 00:01

 

Après les victoires de la seconde campagne d'Italie, le Premier Consul Napoléon Bonaparte contraint l'Empereur d'Autriche François II de signer le traité de paix de Lunéville qui renforce les clauses du traité de Campoformio (signé le 17 octobre 1797).

 

La rive gauche du Rhin revient définitivement à la France ainsi que la Belgique. L'Autriche est évincée d'Italie. Elle ne conserve que la Vénétie tandis que le Piémont et Gênes sont soumis à l'influence française.

 

Traité de Lunéville

 

S. M. l'Empereur, roi de Hongrie et de Bohême, et le premier consul de la République française, au nom du peuple français, ayant également à coeur de faire cesser les malheurs de la guerre, ont résolu de procéder à la conclusion d'un traité définitif de paix et d'amitié.

 

Sadite Majesté Impériale et Royale ne désirant pas moins vivement de faire participer l'Empire germanique aux bienfaits de la paix, et les conjonctures présentes ne laissant pas le temps nécessaire pour que l'Empire soit consulté et puisse intervenir par ses députés dans la négociation, Sadite Majesté ayant d'ailleurs égard à ce qui a été consenti par la députation de l'Empire au précédent congrès de Rastatt, a résolu, à l'exemple de ce qui a lieu dans des circonstances semblables, de stipuler au nom du Corps germanique.

En conséquence de quoi, les Parties contractantes ont nommé pour leurs plénipotentiaires, savoir :

 

Sadite Majesté Impériale et Royale, le sieur Louis, comte du Saint Empire romain, de Cobenzl…, et

 

Le premier consul de la République française, au nom du Peuple français, le citoyen Joseph Bonaparte… ;

 

Lesquels, après avoir échangé leurs pleins pouvoirs, ont arrêté les articles suivants :


Article premier

Il y aura à l'avenir, et pour toujours, paix, amitié et bonne intelligence entre S. M. l'Empereur, roi de Hongrie et de Bohême, stipulant tant en son nom qu'en celui de l'Empire germanique, et la République française ; s'engageant, Sadite Majesté, à faire donner par ledit Empire sa ratification en bonne et due forme au présent traité. La plus grande attention sera apportée de part et d'autre au maintien d'une parfaite harmonie, et à prévenir toutes sortes d'hostilités par terre ou par mer, pour quelque cause ou sous quelque prétexte que ce puisse être, en s'attachant avec soin à entretenir l'union heureusement rétablie. Il ne sera donné aucun secours et protection, soit directement, soit indirectement, à ceux qui voudraient porter préjudice à l'une ou à l'autre des Parties contractantes.


Article II.

La cession des ci-devant provinces belgiques à la République française, stipulée par l'article III du traité de Campo-Formio, est renouvelée ici de la manière la plus formelle, en sorte que Sadite Majesté Impériale et Royale, pour elle et ses successeurs, tant en son nom qu'au nom de l'Empire germanique, renonce à tous les droits et titres aux susdites provinces, lesquelles seront possédées à perpétuité, en toute souveraineté et propriété, par la République française, avec tous les biens territoriaux qui en dépendent.

Sont pareillement cédés à la République française, par Sadite Majesté Impériale et Royale et du consentement formel de l'Empire :

 

1- Le Comté de Falkenstein, avec ses dépendances ;

2- Le Fricktal et tout ce qui appartient à la Maison d'Autriche sur la rive gauche du Rhin, entre Zurzach et Bâle ; la République française se réservant de céder ce dernier pays à la République helvétique.

 

Article III.

De même, en renouvellement et confirmation de l'article VI du traité de Campo-Formio, S. M. l'Empereur et Roi possédera, en toute souveraineté et propriété, les pays ci-dessous désignés, savoir :

 

L'Istrie, la Dalmatie, et les îles ci-devant Vénitiennes de l'Adriatique en dépendantes, les bouches du Cattaro, la ville de Venise, les lagunes et les pays compris entre les États héréditaires de S. M. l'Empereur et Roi, la mer Adriatique et l'Adige, depuis sa sortie du Tyrol jusqu'à son embouchure dans ladite mer ; le talweg de l'Adige servant de ligne de délimitation ; et comme par cette ligne les villes de Vérone et de Porto-Legnago se trouveront partagées, il sera établi sur le milieu des ponts des dites villes des ponts-levis qui marqueront la séparation.


Article IV.

L'article XVIII du traité de Campo-Formio est pareillement renouvelé, en cela que S. M. l'empereur et Roi s'oblige à céder au duc de Modène, en indemnité des pays que ce Prince et ses héritiers avaient en Italie, le Brisgaw, qu'il possédera aux mêmes conditions que celles en vertu desquelles il possédait le Modénois.


Article V

Il est en outre convenu que S. A. R. le grand-duc de Toscane renonce, pour elle et pour ses successeurs et ayants cause, au Grand-Duché de Toscane et à la partie de l'île d'Elbe qui en dépend, ainsi qu'à tous les droits et titres résultant de ses droits sur lesdits États, lesquels seront possédés désormais, en toute souveraineté et propriété, par S. A. R. l'infant duc De Parme. Le Grand-Duc obtiendra en Allemagne une indemnité pleine et entière de ses États en Italie.

 

Le Grand-Duc disposera à sa volonté des biens et propriété qu'il possède particulièrement en Toscane, soit par acquisition personnelle, soit par hérédité des acquisitions personnelles de feu S. M. l'empereur Léopold II, son père, ou de feu S. M. l'empereur François Ier son aïeul. Il est aussi convenu que les créances, établissements et autres propriétés du Grand-Duché, aussi bien que les dettes dûment hypothéquées sur ce pays, passeront au nouveau Grand-Duc.


Article VI

S. M. l'Empereur et Roi, tant en son nom qu'en celui de l'Empire germanique, consent à ce que la République française possède désormais, en toute souveraineté et propriété, les pays et domaines situés à la rive gauche du Rhin, et qui faisaient partie de l'Empire germanique ; de manière qu'en conformité de ce qui avait été expressément consenti au congrès de Rastatt par la députation de l'Empire, et approuvé par l'Empereur, le talweg du Rhin soit désormais limite entre la République française et l'Empire germanique, savoir : depuis l'endroit où le Rhin quitte le territoire helvétique, jusqu'à celui où il entre dans le territoire batave.

 

En conséquence de quoi, la République française renonce formellement à toute possession quelconque sur la rive droite du Rhin, et consent à restituer à qui il appartient les places de Dusseldorf, Ehrenbreitstein, Philippsbourg, le fort de Cassel et autres fortifications vis-à-vis de Mayence à la rive droite, le fort de Kehl et le vieux Brisach, sous la condition expresse que ces places et forts continueront à rester dans l'état où ils se trouveront lors de l'évacuation.


Article VII

Et comme par la suite de la cession que fait l'Empire à la République française, plusieurs Princes et États de l'Empire se trouvent particulièrement dépossédés, en tout ou en partie, tandis que c'est à l'Empire germanique collectivement à supporter les pertes résultant des stipulations du présent traité, il est convenu entre S. M. l'Empereur et Roi, tant en son nom qu'au nom de l'Empire germanique, et la République française, qu'en conformité des principes formellement établis au congrès de Rastatt, l'Empire sera tenu de donner aux Princes héréditaires qui se trouvent dépossédés à la rive gauche du Rhin, un dédommagement qui sera pris dans le sein dudit Empire, suivant les arrangements qui, d'après ces bases, seront ultérieurement déterminés.


Article VIII.

Dans tous les pays cédés, acquis ou échangés par le présent traité, il est convenu, ainsi qu'il avait été fait par les articles IV et X du traité de Campo-Formio, que ceux auxquels ils appartiendront se chargeront des dettes hypothéquées sur le sol desdits pays ; mais attendu les difficultés qui sont survenues à cet égard sur l'interprétation desdits articles du traité de Campo-Formio, il est expressément entendu que la République française ne prend à sa charge que les dettes résultant d'emprunts formellement consentis par les États des pays cédés, ou des dépenses faites pour l'administration effective desdits pays.


Article IX.

Aussitôt après l'échange des ratifications du présent traité, il sera accordé dans tous les pays cédés, acquis ou échangés par ledit traité, à tous les habitants ou propriétaires quelconques, mainlevée du séquestre mis sur leurs biens et revenus, à cause de la guerre qui a eu lieu. Les Parties contractantes s'obligent à acquitter tout ce qu'elles peuvent devoir pour fonds à elles prêtés par lesdits particuliers, ainsi que par les établissements publics desdits pays, et à payer ou rembourser toute rente constituée à leur profit sur chacune d'elles. En conséquence de quoi, il est expressément reconnu que les propriétaires d'actions de la Banque de Vienne, devenus français, continueront à jouir du bénéfice de leurs actions, et en toucheront les intérêts échus ou à échoir, nonobstant tout séquestre et toute dérogation, qui seront regardés comme non avenus, notamment la dérogation de ce que les propriétaires devenus français n'ont pu fournir les trente et les cent pour cent demandés aux actionnaires de la Banque de Vienne par S. M. l'Empereur et Roi.


Article X.

Les Parties contractantes feront également lever tous les séquestres qui auraient été mis à cause de la guerre sur les biens, droits et revenus des sujets de S. M. l'Empereur et de l'Empire, dans le territoire de la République française, et des citoyens français dans les États de Sadite majesté ou de l'Empire.


Article XI.

Le présent traité de paix, notamment les articles VIII, IX, X, XV ci-après, est déclaré commun aux Républiques batave, helvétique, cisalpine et ligurienne. Les Parties contractantes se garantissent mutuellement l'indépendance desdites Républiques, et la faculté aux peuples qui les habitent d'adopter telle forme de gouvernement qu'ils jugeront convenable.


Article XII.

Sadite Majesté Impériale et Royale renonce, pour elle et ses successeurs, en faveur de la République cisalpine, à tous les droits et titres provenant de ces droits, que Sadite Majesté pourrait prétendre sur les pays qu'elle possédait avant la guerre, et qui, aux termes de l'article VIII du traité de Campo-Formio, font maintenant partie de la République cisalpine, laquelle les possédera en toutes souveraineté et propriété, avec les biens territoriaux qui en dépendent.


Article XIII.

Sadite Majesté Impériale et Royale, tant en son nom qu'au nom de l'Empire germanique, confirme l'adhésion, déjà donnée dans le traité de Campo-Formio, à la réunion des ci-devant fiefs impériaux à la République ligurienne, et renonce à tous ces droits et titres provenant de ces droits sur lesdits fiefs.


Article XIV.

Conformément à l'article XI du traité de Campo-Formio, la navigation de l'Adige servant de limite entre les États de Sadite Majesté Impériale et Royale et ceux de la République cisalpine, sera libre, sans que, de part ni d'autre, on puisse y établir aucun péage, ni tenir aucun bâtiment armé en guerre.


Article XV.

Tous les prisonniers de guerre, faits de part et d'autre, ainsi que les otages enlevés ou donnés pendant la guerre, qui n'auront pas encore été restitués, le seront dans quarante jours, à dater de celui de la signature du présent traité.


Article XVI.

Les biens fonciers et personnels non aliénés de S. A. R. l'archiduc Charles, et des héritiers et de feu S. A. R. madame l'archiduchesse Christine, qui sont situés dans les pays cédés à la République française, leur seront restitués, à la charge de les vendre dans l'espace de trois ans. Il en sera de même des biens fonciers et personnels de LL. AA. RR. L'archiduc et Madame l'archiduchesse Béatrix, son épouse, dans le territoire de la République cisalpine.


Article XVII.

Les articles XII, XIII, XV, XVI, XVII et XXIII du traité de Campo-Formio sont particulièrement rappelés pour être exécutés suivant leur forme et teneur, comme s'ils étaient insérés mot à mot dans le présent traité.


Article XVIII.

Les contributions, livraisons, fournitures et prestations quelconques de guerre cesseront d'avoir lieu, à dater du jour de l'échange des ratifications données au présent traité, d'une part par S. M. l'Empereur et par l'Empire germanique, d'autre part par le gouvernement de la République française.


Article XIX.

Le présent traité sera ratifié par S. M. l'Empereur et Roi, par l'Empire, et par le gouvernement de la République française, dans l'espace de trente jours, ou plus tôt si faire se peut : et il est convenu que les armées des deux Puissances resteront dans les positions où elles se trouvent, tant en Allemagne qu'en Italie, jusqu'à ce que lesdites ratifications de l'Empereur et Roi, de l'Empire et du gouvernement de la République française aient été simultanément échangées à Lunéville entre les plénipotentiaires respectifs. Il est aussi convenu que, dix jours après l'échange desdites ratifications, les armées de Sadite Majesté Impériale et Royale seront rentrées sur ses possessions héréditaires, lesquelles seront évacuées dans le même espace de temps par les armées françaises, et que trente jours après le dit échange, les armées françaises auront évacué la totalité dudit Empire.

 

Fait et signé à Lunéville, le 20 pluviôse An IX de la République française (9 Février 1801)

 

Joseph Bonaparte

Louis, comte de Cobenzl

 
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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 00:01

  411 : Proclos, philosophe et grammairien grec (Décédé le 17 avril 487).

1677 : Jacques Cassini, physicien et mathématicien français (Décédé le 16 avril 1756).

1700 : Daniel Bernoulli, mathématicien suisse (Décédé le 17 mars 1782).

1828 : Jules Verne, écrivain français (Décédé le 24 mars 1905).

1834 : Dmitri Mendeleïev, chimiste russe (Décédé le 2 février 1907).

1915 : Georges Guétary, chanteur d’origine grecque (Décédé le 13 septembre 1997).

1925 : Jack Lemmon, acteur américain (Décédé le 27 juin 2001).

1929 : Claude Rich, acteur français.

1929 : Christian Marin, acteur français (Décédé le 5 septembre 2012).

1931 : James Dean, acteur américain (Décédé le 30 septembre 1955).

1965 : Mathilda May, actrice française.

 

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 00:01

1478 : Thomas More, écrivain, philosophe, théologien et homme politique anglais (Décédé le 6 juillet 1535).

1804 : John Deere, industriel américain (Décédé le 17 mai 1886).

1812 : Charles Dickens, romancier britannique (Décédé le 9 juin 1870).

1867 : Laura Ingalls Wilder, romancière américaine (Décédée le 10 février 1957).

1906 : Pu Yi, dernier empereur de Chine (Décédé le 17 octobre 1967).

1927 : Juliette Gréco, chanteuse et comédienne française.

1965 : Julien Courbet, animateur et producteur de télévision.

1975 : Rémi Gaillard, humoriste français.

 

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 00:01

Le jeudi 6 février 1919, trois mois après l'armistice qui a mis fin à la Grande Guerre, une Assemblée constituante allemande se réunit dans le théâtre de Weimar.

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Les 421 membres de l’Assemblée sont élus les élections législatives du 19 janvier 1919.

Dans la nouvelle assemblée, le Parti social-démocrate (SPD) est le premier parti avec 37,9 % des voix et 163 sièges. Ils forment une majorité, appelée la coalition de Weimar, avec les catholiques du Zentrum, avec 19 % des voix et 91 sièges, et les libéraux du Parti démocrate allemand (DDP), avec 18,6 % des voix et 75 sièges. L’ancienne aile gauche du SPD, le Parti social-démocrate indépendant (USPD), obtient 7,6 % des voix et 22 sièges. La droite nationale-libérale du Parti populaire allemand (DVP) obtient 4,4 % des voix et 19 sièges, et les nationaux-conservateurs du Parti national du peuple allemand (DNVP), 10,3 % des voix et 44 sièges. Quatre petits partis régionalistes sont également représentés avec 7 sièges. Le Parti communiste d'Allemagne (KPD), formé depuis moins de trois semaines, ne participait pas au scrutin.

L’Assemblée nationale constituante allemande, couramment appelée l’assemblée nationale de Weimar, se réunit le 6 février 1919, à Weimar, en Thuringe, plutôt qu’à Berlin afin de se soustraire aux troubles révolutionnaires qui mettent en danger l’indépendance et la sécurité des députés

 

Elle adopta le 31 juillet 1919 la nouvelle Constitution du Reich allemand, dite constitution de Weimar, qui fut promulguée le 11 août et donna naissance à la république de Weimar.

Elle exerça également le pouvoir législatif dont était auparavant investi le Reichstag.

Elle prononça sa propre dissolution le 21 mai 1920, et la première législature du nouveau Reichstag fut élue le 6 juin.

 

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 00:01

Engagée depuis la fin du XIXe siècle en Extrême-Orient, la Russie cherche à occuper la Mandchourie et à élargir son influence en Corée, où ses intérêts se heurtent à ceux du Japon. L'échec des négociations entre les deux États, en 1903, précipite le conflit.

Le vendredi 5 février 1904, le Japon rompt ses relations diplomatiques avec la Russie.

Dès le 8 février, les Japonais attaquent la flotte russe à Port-Arthur, engagent la bataille navale de Tchemulpo et débarquent en Corée.

L'armée japonaise, plus moderne, vient facilement à bout de l'armée russe éloignée de ses bases (le Transsibérien n'est pas encore achevé) : les défaites de Vladivostok en août 1904, de Moukden en mars 1905 puis celle de Tsushima en mai 1905, qui anéantit la flotte russe de la Baltique venue en renfort, conduisent au traité de Portsmouth en septembre 1905.

 

 

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 00:01

Du 4 au 11 février 1945 se tient la conférence de Yalta, au bord de la mer Noire. Churchill, Staline et Roosevelt se concertent sur le sort futur de l'Allemagne et du Japon dont la défaite ne fait plus de doute.

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Quand commence la conférence, l'Armée rouge de Staline a déjà atteint l'Allemagne orientale. Les Anglo-Saxons, quant à eux, n'ont pas encore franchi le Rhin.

D'où l'assurance dont fait preuve Staline face à ses alliés occidentaux. Assurance d'autant plus grande que Roosevelt est malade (il meurt trois mois plus tard) et Churchill physiquement usé.

 

C’est lors de cette conférence que fut arrêté le partage de l’Allemagne en trois puis quatre zones d’occupation, mais aussi la partition de la Corée. C'est Churchill qui réussit à imposer la France comme 4ème pays d'occupation de l'Allemagne.

Les dirigeants alliés définissent également les principes politiques et démocratiques qui doivent être établis en Europe et dans le monde après la guerre. Il fut ainsi décidé de la création de l’ONU.

 

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 00:01

1338 : Jeanne de Bourbon, reine de France, épouse de Charles V (Décédée le 6 février 1378).

1790 : Gideon Mantell, obstétricien, géologue et paléontologiste britannique (Décédé le 10 novembre 1852).

1809 : Felix Mendelssohn, compositeur allemand. (Décédé le 4 novembre 1847).

1912 : Jacques Soustelle, anthropologue et homme politique français (Décédé le 6 août 1990).

1937 : Jacques Barrot, homme politique français (Décédé le 3 décembre 2014).

 

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 00:01

1208 : Jacques Ier, roi d'Aragon (Décédé le 27 juillet 1276).

1425 : Éléonore de Navarre, Reine légitime de Navarre puis Reine de Navarre (Décédée le 12 février 1479).

1455 : Jean Ier de Danemark, roi de Danemark, de Norvège et de Suède (Décédé le 20 février 1513).

1494 : Bona Sforza, reine de Pologne (Décédée le 19 novembre 1557).

1649 : Benoît XIII (pape), religieux dominicain italien (Décédé le 21 février 1730).

1753 : Madame Sans-Gêne (Catherine Hubscher), épouse du maréchal Lefebvre, duc de Dantzig (Décédée le 29 décembre 1835).

1754 : Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, prélat et homme d'État français (Décédé le 17 mai 1838).

1803 : Albert Sidney Johnston, général sudiste américain (Décédé le 6 avril 1862).

1889 : Jean de Lattre de Tassigny, maréchal de France (Décédé le 11 janvier 1952).

1947 : Farrah Fawcett, actrice américaine (Décédée le 25 juin 2009).

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 00:01

Le 1er février 1935, François Mitterrand participe à la manifestation de l’Action française contre les médecins étrangers autorisés à exercer en France, aux cris de « La France aux Français » (plus connu sous le nom de manifestation contre « l’invasion métèque »).

Sa participation à cette manifestation fut attestée par deux photographies, publiées dans « Les Camelots du Roi » de Maurice Pujo, où François Mitterrand apparaît face à un cordon de policiers.

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En 1994 certaines vérités sortent au grand jour suite au livre de Pierre Péan « Une jeunesse française ».

 

A dix-huit ans (en 1934), Mitterrand, vient à Paris pour étudier à la faculté de droit et à l’École libre des sciences politiques. Il devient un membre actif des Volontaires Nationaux, la « branche jeunesse » des Croix-de-Feu.

Le 1er février 1935, il participe donc à cette manifestation « contre l’invasion des métèques ».

En 1936, on le retrouve une nouvelle fois aux côtés de l’extrême droite dans des manifestations hostiles à Gaston Jèze, un professeur de droit connu pour ses partis-pris anticolonialistes. A la même époque, Mitterrand écrit des articles dans les Echos de Paris, le journal officieux du PSF (successeur des Croix-de-Feu) que Libération décrit comme « viscéralement opposé à la gauche ». Mitterrand n’hésitait pas à y comparer le quartier latin à une déplorable « tour de Babel ».

En 1939, Mitterrand est envoyé sur le front et est fait prisonnier des allemands. Il s’évade et regagne la France.

En 1941, grand admirateur de Pétain et de la révolution nationale, haïsseur de tout ce qui fonde la IIIe république, il regagne tout naturellement Vichy où il trouvera ses premiers emplois : il établit des fiches sur les opposants au régime de Vichy.

Mitterrand rédige une lettre à sa sœur le 13 mars 1941 et dans laquelle il déclare : « j’ai vu le maréchal au théâtre […] il est magnifique d’allure, son visage est celui d’une statue de marbre. »

En 1942 il est promu au Commissariat au Reclassement des Prisonniers de Guerre.

En Avril 1942 il défend inconditionnellement, par une lettre à un ami, le gouvernement Laval imposé par les allemands.

En Décembre 1942 Mitterrand publie un article dans le journal de propagande du régime dans « France - Revue de l'État Nouveau » où il décrit les Français comme les « héritiers des cent cinquante années d’erreurs », c’est à dire que selon lui la déroute nationale date de la révolution française !

Dans la même revue, d’autres auteurs signent des articles antisémites et anticommunistes sans que cela n’émeuve celui qui se présentera quelques décennies plus tard comme « l’homme de gauche ».

Mitterrand reçoit au printemps 1943 la Francisque portant le N°2202 des mains du maréchal Pétain. Cette haute décoration est accordée selon des critères très stricts, en signe de reconnaissance suprême du régime de Vichy. Il prête serment selon la tradition en ces termes : « Je fais don de ma personne au Maréchal Pétain comme il a fait don de la sienne à la France. Je m'engage à servir ses disciplines et à rester fidèle à sa personne et à son œuvre. »

 

Sources :

"François Mitterrand était de gauche."

François Mitterrand et l’extrême-droite

Qui était François Mitterrand 

Mitterrand : résistant pétainiste

 

Lire également :

19 juin 1942 - Mitterrand à Vichy

15 octobre 1942 - Mitterrand rencontre Pétain

La Francisque
 

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 00:01

Le Congrès adopte le 13ème amendement de la Constitution le mardi 31 janvier 1865.

L'article Ier stipule : « Il n'existera dans les États-Unis, et dans toute localité soumise à leur juridiction, ni esclavage, ni servitude involontaire, si ce n'est à titre de peine d'un crime dont l'individu aurait été dûment déclaré coupable. »

 

Cette loi vient compléter la proclamation d'émancipation des esclaves faite par Abraham Lincoln en 1862. Le 13ème amendement sera ratifié le 6 décembre suivant, abolissant définitivement et officiellement l'esclavage aux États-Unis. Il prend effet le lundi 18 décembre.

3ème amendement de la Constitution des États-Unis

Le président Lincoln est assassiné le 15 avril 1865, quelques jours après la fin de la guerre de sécession et sans avoir le temps d'obtenir la ratification de l'amendement par les États. Celle-ci intervient en décembre. Quelques mois plus tard, un 14e amendement assure aux Noirs le droit de vote et l'égalité avec les Blancs devant la loi.

 

Relire aussi :

18 décembre 1865 - Abolition de l'esclavage aux États-Unis

2 décembre - Journée internationale pour l'abolition de l'esclavage

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 00:01

Le 30 janvier 1875, au Palais-Bourbon, un amendement institue la République à une voix de majorité (353 voix contre 352). Ce texte est considéré comme le véritable acte de naissance de la IIIe République, ce qui valut à son auteur le titre de « Père de la République ». 

henry wallon - père de la République 

Les députés de l'Assemblée nationale élue le 8 février 1871 étaient en majorité monarchistes.

Mais comme le comte de Chambord, héritier de la monarchie capétienne, se faisait prier pour monter sur le trône, ils avaient prorogé le mandat présidentiel du maréchal de Mac-Mahon pour sept ans en attendant que le prétendant veuille bien se décider.

Profitant de ce répit, Léon Gambetta, chef de la gauche républicaine, fait alliance avec son vieil ennemi, Adolphe Thiers, le chef conservateur. Il fait adopter en juin 1874 une loi fixant à 21 ans et non plus à 25 l'âge où il devient possible de voter aux élections municipales. Le suffrage universel est alors plus étendu qu'il ne l'a jamais été.

 

Le 6 janvier 1875, au lendemain de l'inauguration du Palais-Garnier, l'Assemblée nationale aborde les lois constitutionnelles avec la volonté de sortir du provisoire. Elle met au vote deux projets de lois «relatifs à l'organisation des pouvoirs publics» en écartant soigneusement le vocable République.

Le 28 janvier, un député propose en vain un amendement où il est question du «gouvernement de la République». C'est le tollé. Mais les modérés des deux bords, républicain et monarchiste, s'activent, pressés d'en finir.

 

Le samedi 30 janvier 1875, Henri-Alexandre Wallon, un député modéré du centre gauche, historien de profession, dépose un amendement au contenu anodin, ainsi conçu : « le président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages par le Sénat et par la Chambre des députés réunis en Assemblée nationale. Il est nommé pour sept ans ; il est rééligible. »

Pour la première fois, une loi à caractère durable est votée par le régime républicain. L'amendement Wallon entérine ainsi la fondation de la 3ème République.

 

Liens du jour :

Histoire des institutions Françaises

L'amendement Wallon

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 00:01

Le contexte

L'Irlande est devenue indépendante en 1922 à l'exception des provinces du nord (Ulster), majoritairement peuplées par les descendants de colons protestants.

La frontière « provisoire » entre les deux parties de l'île, va se pérenniser et la scission entre l'Ulster et l'État libre d'Irlande devenir irrévocable, laissant en suspens le sort de la minorité catholique d'Irlande du Nord, soumise à de constantes vexations et discriminations.

Cette injustice permanente va déboucher sur une longue guerre civile dans les années 1960-1990, avec en point d'orgue de ce « Bloody Sunday » : le dimanche 30 janvier 1972, des paras britanniques tirent délibérément sur une manifestation pacifique de catholiques à Derry (Londonderry).

 30 janvier 1972 - « Bloody Sunday » en Irlande du Nord

 

Le dimanche sanglant

L’après-midi du dimanche 30 janvier 1972, 15 à 20.000 manifestants se réunissent dans le quartier du Bogside, à Derry, la deuxième ville d’Irlande du Nord.

L’initiative de la marche revient à l’Association nord-irlandaise pour les droits civiques (NICRA), qui lutte depuis la fin des années 1960 contre la discrimination faite à l’encontre de la minorité catholique d’Irlande du Nord, notamment en matière de vote et de logement.

 

Cette marche doit partir du Central Drive de Creggann pour traverser le quartier du Bogside en empruntant le pont qui longe le quartier pour se terminer sur Guildhall Square. Ivan Cooper, est à la tête de cette marche pacifique, et prône l’égalité des droits entre catholiques et protestants. Malgré son dialogue avec les autorités unionistes et ses tentatives de négociation avec les forces de l’ordre britanniques, la manifestation est déclarée illégale par les autorités anglaises.

 

À l’origine pacifique, la manifestation dégénère lorsque le 1er bataillon du régiment de parachutistes du Royaume-Uni est envoyé sur place pour contenir les possibles émeutiers. Les soldats britanniques ouvrent le feu sur la foule, tuant treize personnes (dont six adolescents) et en blessant quatorze autres. Un 14e manifestant décède plus tard des suites de ses blessures.

 

Cette journée, désormais inscrite dans l’Histoire sous le nom de « Bloody Sunday », marque une nouvelle étape dans le conflit nord-irlandais.

 

Les Victimes du Bloody Sunday

John Johnston, 59 ans. Le premier touché, il ne décèdera que plusieurs jours après.

Jack Duddy, 17 ans. Tué alors qu’il traversait en courant Rossville Street.

Michael Kelly, 17 ans. Reçu une balle dans l’estomac, il mourut après plusieurs minutes.

James Wray, 22 ans. Fut blessé en traversant Glenfada Park. Achevé à bout portant.

Gerald McKinney, 35 ans. Reçu une balle en pleine poitrine alors qu’il se rendait aux soldats mains au-dessus de la tête à Glenfada Park.

William McKinney, 26 ans. Tué alors qu’il porte secours à Gerald MacKinney.

Gerald Donaghey, 17 ans. Frappé à l’abdomen. Décède sur le chemin de l’hôpital.

John Young, 17 ans. Fauché par une balle en pleine tête.

Michael McDaid, 20 ans. Même sort que John Young au même endroit.

William Nash, 19 ans. Toujours au même endroit, sur Rossville Street, reçoit une balle en pleine poitrine.

Patrick Doherty, 31 ans. La balle rentre par la fesse, lui traverse l’estomac et ressort par la poitrine. Il meurt sur le coup.

Bernard McGuigan, 41 ans. La balle pénètre l’arrière de la tête et le tue instantanément.

Hugh Gilmour, 17 ans. La balle le traverse de part en part alors qu’il rampe vers Rossville Street.

Kevin McElhinney, 17 ans. La balle voyage à travers son corps, rentrant par l’anus et ressortant par son épaule.

 

 

La suite des événements

En réponse, le 22 février, l'Armée républicaine irlandaise (IRA) fera exploser le mess des officiers parachutistes d'Aldershot en Angleterre, provoquant la mort de six civils et d'un militaire.

 

Jusqu’à la fin des années 1990, attentats, fusillades et représailles sanglantes ont rythmé la vie quotidienne des Irlandais du Nord. Entre 1969 et 2002, près de 3.500 personnes ont trouvé la mort dans le cadre du conflit. Plus de 45.000 blessés ont également été recensés.

 

L’escalade de la violence est freinée en 1998 lorsque des accords de paix sont signés entre catholiques et protestants. En 2010, le retrait total du gouvernement britannique de la vie politique nord-irlandaise marque un nouveau coup d’arrêt aux troubles. Mais la paix est aujourd’hui encore précaire : ponctuellement, des affrontements entre catholiques et protestants peuvent éclater.

 

Les commémorations du Bloody Sunday restent sensibles et cristallisent les tensions.

 

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 00:09

1119 : Gélase II, pape.

1342 : Louis Ier de Bourbon, duc de Bourbon (Né le 1279).

1601 : Louise de Lorraine, reine de France (épouse d’Henri III) de 1575 à 1589 (Née le 30 avril 1553).

1676 : Alexis Ier, tsar de Russie (Né le 9 mars 1629).

1696 : Ivan V, tsar de Russie (Né le 27 août 1666).

1763 : Louis Racine, poète français (Né le 6 novembre 1692).

1820 : George III du Royaume-Uni, roi du Royaume-Uni (Né le 4 juin 1738).

1829 : Paul Barras, personnalité politique française, qui fut un des artisans de la chute de Robespierre (Né le 30 juin 1755).

1837 : Alexandre Pouchkine, poète, dramaturge et romancier russe (Né le 26 mai 1799).

1842 : Pierre Cambronne, général français (Né le 26 décembre 1770).

1906 : Christian IX, roi de Danemark (Né le 8 avril 1818).

1946 : Harry Hopkins, personnalité politique américaine, concepteur du New Deal (Né le 17 août 1890).

2014 : François Cavanna, écrivain et dessinateur français (Né le 22 février 1923).

 

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Par Archimède - dans Décès
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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 00:02

5 janvier 1972 : le président Richard Nixon donne son feu vert au projet de vaisseau spatial réutilisable proposé par les ingénieurs de la Nasa.

17 juin 1977 : mise en service d’un prototype, Entreprise, qui ne vola jamais dans l’espace. Il est utilisé pour mener des tests, notamment pour l’atterrissage. Elle est exposée au Musée de l’air et de l’espace de Washington et sera déménagée à l'Intrepid Sea, Air and Space Museum de New York (pour faire de la place à une autre navette).

12 avril 1981 : premier lancement d’une navette spatiale, Columbia.

4 avril 1983 : premier vol de Challenger, seconde navette mise en service

7 février 1984 : Brue McCandless et Bob Stewart réalisent la première sortie dans l’espace libre, sans attache avec la navette.

30 août 1984 : premier vol de Discovery, troisième navette mise en service. 

3 octobre 1985 : premier vol d’Atlantis, 4ème navette mise en service.

28 janvier 1986 : la navette Challenger se désintègre au décollage, tuant 7 astronautes. La rupture d’un joint sur un propulseur est la cause de l’accident : du gaz chaud a mis le feu aux réserves de carburant. (voir article)

18 octobre 1989 : Atlantis lance la sonde européenne Galileo, qui explore Jupiter et ses lunes de 1995 à 2003.

24 avril 1990 : Discovery décolle, emportant le télescope Hubble avec elle. D’autres missions auprès du célèbre télescope spatiales ont été nécessaires pour lui donner toute sa vision : en décembre 93, février 97, décembre 99 et mars 2002.

7 mai 1992 : premier vol de la navette Endeavour, la dernière mise en service.

3 février 1995 : pour la première fois une femme, Eileen Collins, pilote une navette (Discovery).

Novembre 1996 : record du plus long vol de navette par Columbia, avec 17 jours et 15 heures.

1er février 2003 : La navette Columbia se désintègre en rentrant dans l’atmosphère. L’enquête démontrera que des tuiles du bouclier thermique avaient été abîmées au décollage par des morceaux d’isolants décollés du réservoir externe. Les navettes sont clouées au sol pendant 2 ans et demi.

4 juillet 2006 : le lancement de la navette Discovery marque la reprise des vols après l’accident de Columbia. 

11-24 mai 2009 : Atlantis part avec 7 astronautes à bord pour aller réparer une dernière fois le télescope spatial Hubble. Après l’accident de Columbia cette mission avait été déprogrammée puis finalement rétablie face à la levée de bouclier de la communauté scientifique. 

9 mars 2011 : retour de la navette Discovery, partie pour sa dernière mission. La navette prend sa retraite. Elle sera exposée au Udvar-Hazy Center du Musée national de l'Air et de l'Espace à Washington. 

1er juin 2011 : retour sur Terre d’Endeavour, qui accomplissait sa dernière mission. La navette sera exposée au California Science Center, à Los Angeles. 

8 juillet 2011 : 135ème et dernier vol d'une navette spatiale Américaine avec Atlantis.

 

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 00:01

A 11h38, la navette spatiale américaine « Challenger » explose lors de son 25eme vol, une minute trente après son décollage. Les spectateurs présents à Cap Canaveral ainsi que des millions de téléspectateurs assistent en direct à la plus grande catastrophe de l'ère spatiale. Les sept astronautes présents à bord périssent dans l'explosion.

 

Il faisait très froid ce mardi 28 janvier 1986. Pendant la nuit, la neige s'était amoncelée sur le pas de tir du centre spatial Kennedy en Floride, où la navette Challenger attendait ses occupants.

Pendant la nuit, la température était descendue bien au-dessous de zéro. Les sept astronautes (dont 2 femmes) arrivèrent sur le pas de tir à 8 heures du matin et s'installèrent dans leurs sièges.

Le décollage était à l'origine prévu pour 9 h 38 (heure locale), mais une première, puis une seconde heure de décalage furent décidées, pour laisser à la neige le temps de fondre.

Finalement, Challenger décolla à 11h38 pour accomplir sa 10eme mission, STS-51-L.

Au moment du décollage, la température au sol sur le pad de tir 39B était de -2°C, soit 15° de moins que lors des lancements précédents. C'était la température la plus basse jamais enregistrée lors du décollage d'une navette spatiale.

 

 

 

La rupture d'un joint de l'un des propulseurs d'appoint est à l'origine de l'accident.

 

Au lendemain de la catastrophe, la NASA a été critiquée pour son manque d'ouverture à la presse. Le New York Times a noté le lendemain de la catastrophe que « ni Jay Greene, le directeur de vol pour l'ascension, ni aucune autre personne dans la salle de contrôle, n'a été mis à la disposition de la presse par l'agence spatiale ». Cet accident a entraîné une interruption de 32 mois du programme de la navette et la formation de la Commission Rogers pour enquêter sur l'accident.

 

L'enquête de la Commission Rogers s'étendit sur plusieurs mois et conclut qu'un joint torique gelé fabriqué par Thiokol avait été à l'origine de l'accident. On mis également en cause le contrôle qualité de la NASA et le manque de professionnalisme des équipes chargées de la logistique qui auraient accepté d'utiliser des pièces de moins bonnes qualités pour des raisons d'économie.

 

 

De nombreux écoliers étaient venus saluer le premier vol spatial d'une enseignante, Christa McAuliffe, âgée de 37 ans. Celle-ci périt avec tous les membres d’équipage dans l’explosion de la navette Challenger. En 1984, elle avait été choisie parmi quelque 10.000 candidats pour devenir le premier astronaute civil. Elle avait proposé de tenir un journal relatant sa période d’entraînement, les détails de son expérience dans l’espace et ses impressions à la suite de son retour sur terre. Elle projetait également de donner à bord de la navette spatiale au moins deux cours qui auraient été retransmis en direct à des élèves du monde entier.

 

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 00:09

1571 : Abbas Ier le Grand, chah d'Iran (Décédé le 19 janvier 1629).

1687 : Johann Balthasar Neumann, architecte allemand (Décédé le 19 août 1753).

1756 : Wolfgang Amadeus Mozart, compositeur autrichien (Décédé le 5 décembre 1791).

1805 : Sophie de Bavière, princesse de Bavière puis archiduchesse d'Autriche, mère de l'empereur François-Joseph (Décédé le 28 mai 1872).

1814 : Eugène Viollet-le-Duc, architecte français ( Décédé le 17 septembre 1879).

1823 : Édouard Lalo, compositeur français. (Décédé le 22 avril 1892).

1832 : Lewis Carroll, écrivain, photographe et mathématicien britannique. (Décédé le 14 janvier 1898).

1859 : Guillaume II d'Allemagne, empereur d'Allemagne (Décédé le 5 juin 1941).

1934 : Édith Cresson, femme politique française.

1940 : James Cromwell, acteur américain.

1942 : Paul Quilès, homme politique français.

1944 : Nick Mason, musicien britannique, batteur des Pink Floyd.

 

 

 

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