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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 00:01

Le mercredi 12 mars 1930, le Mahatma Gandhi lance une première campagne de désobéissance civile contre le pouvoir colonial anglais aux Indes. Au terme d'une marche de 300 km, il arrive avec ses partisans au bord de la mer et recueille un peu de sel dans ses mains, violant ainsi symboliquement le monopole d'État sur la distribution du sel. Une action de désobéissance civile de masse exemplaire qui s'avèrera une étape décisive sur la voie de l'indépendance de l'Inde.

Dans les années précédentes, le Mahatma a multiplié les manifestations non-violentes et les grèves de la faim en vue d'obtenir pour l'Empire des Indes un statut d'autonomie analogue à celui dont bénéficient les colonies à population européenne telles que le Canada ou l'Australie.

Faute de résultat, certains membres de son parti, le parti du Congrès, s'impatientent et menacent de déclencher une guerre en faveur de l'indépendance.

 

Gandhi, pour ne pas être débordé, avertit le vice-roi des Indes que sa prochaine campagne de désobéissance civile aura pour objectif l'indépendance. C'est ainsi qu'il quitte son ashram des environs d'Ahmedabad, au nord-ouest du pays, accompagné de quelques dizaines de partisans... et de nombreux journalistes.

 

Après un parcours à pied plus de 300 km, il arrive le dimanche 6 avril au bord de l'océan Indien. Il s'avance dans l'eau et recueille dans ses mains un peu de sel. Par ce geste dérisoire mais pourtant hautement symbolique, Gandhi encourage ses compatriotes à violer le monopole d'État sur la distribution du sel.

Ce monopole oblige en effet tous les consommateurs indiens (y compris les plus pauvres), à payer un impôt sur le sel et leur interdit d'en récolter eux-mêmes. Ce qui n’est pas sans rappeler la gabelle en vigueur en France sous l'Ancien Régime.

Sur la plage, la foule, grossie de plusieurs milliers de sympathisants, imite le Mahatma et remplit des récipients d'eau salée. L'exemple se répand dans tout le pays... À Karachi comme à Bombay, les Indiens font évaporer l'eau et collectent le sel au vu des Anglais. Ces derniers jettent plus de 60.000 contrevenants en prison.

 

Les Indiens, respectant aux recommandations de Gandhi, se gardent bien de résister. Le Mahatma lui-même est arrêté le dimanche 4 mai 1930. Ironique, il déclare à ses geôliers : « Je vais enfin pouvoir dormir ! »

Au bout de neuf mois de ce repos forcé, le vice-roi reconnaît son impuissance à imposer la loi britannique. Il libère tous les prisonniers, y compris le Mahatma, et accorde aux Indiens le droit de collecter eux-mêmes le sel.

 

En 1937, le comité du congrès obtient une majorité écrasante au parlement indien.

Le 15 août 1947, Lord Mountbatten (nommé par le premier ministre Britannique) annonce l’indépendance de l’Inde, mais sa scission en deux nouvelles nations : l’Inde et le Pakistan.

La « marche du sel » apparaît aux Indiens comme l'équivalent de la « Tea Party » le 16 décembre 1773 à Boston qui a conduit à l'indépendance des États-Unis.

 

 

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 00:01

Le lundi 11 mars 1793, à Machecoul, en Loire-Inférieure (actuelle Loire-Atlantique), des paysans exaspérés par la conscription militaire massacrent plusieurs gardes nationaux et bourgeois, ainsi qu’un curé.

C'est le début des guerres de Vendée...

 

Le contexte historique

L’Ouest catholique et royaliste manifeste très tôt une vive opposition aux bouleversements créés par les événements révolutionnaires de 1789. La Constitution civile du clergé, adoptée par l’Assemblée constituante le 12 juillet 1790, suscite une franche hostilité en Bretagne et en Vendée : plus de 80 % des prêtres refusent de jurer fidélité à leur nouveau statut, et l’arrestation de nombre de ces prêtres réfractaires aggrave les tensions.

 

L’élément déclencheur de l’insurrection

Le 31 janvier 1793, Danton a proclamé devant la Convention le dogme des « frontières naturelles » qui sous-entend la conquête des Pays-Bas et de la Belgique. Les puissances européennes ripostent par une coalition. C'est pour y faire face et suppléer au manque de combattants volontaires que la Convention organise une réquisition autoritaire.

 

Des registres sont ouverts dans chaque commune pour l'inscription des volontaires et, si ceux-ci font défaut, les autorités organisent un tirage au sort parmi tous les jeunes hommes célibataires.

 

Le dimanche 10 mars 1793, l'assemblée de la Convention recourt à la levée en masse autoritaire de 300.000 hommes dans tout le pays, pour suppléer aux insuffisances des engagements volontaires après sa proclamation du 24 février sur la « patrie en danger ».

 

Le jour même, les paysans, qui ont été échaudés par l'exécution du roi Louis XVI (le 21 janvier) et les mesures antireligieuses des révolutionnaires parisiens, assaillent les autorités municipales.

La rébellion couvre les Mauges, le Choletais, le bocage vendéen, le marais de Challans et le pays de Retz (toute une région du sud de la Loire qui prendra bientôt le nom de Vendée militaire).

Début de l’insurrection à Machecoul

Le lendemain, la population se rassemble et décide de marcher sur Machecoul, principale bourgade du secteur, où se tiennent la garde nationale et la commission de recrutement. À l'entrée du bourg, la foule armée de fourches fait face aux gendarmes et aux gardes nationaux. Ceux-ci, bien qu'au nombre de plusieurs centaines, prennent peur et refluent dans les rues. La foule les poursuit. Plusieurs gardes nationaux sont massacrés ainsi que quelques bourgeois, connus pour leurs sympathies républicaines, et le curé assermenté (ce dernier a approuvé la Constitution civile du clergé).

 

Le 12 mars, les autorités nantaises exigent la reddition des coupables.

Les insurgés se raidissent. Ils constituent un Comité royal et proclament : « Le peuple du Pays de Retz... déclare... qu'il ne reconnaît et ne reconnaîtra jamais que le Roy de France pour son seul et légitime souverain... qu'il ne reconnaît plus la prétendue Convention nationale, ni les départements, ni les districts... »

 

Le carnage ne cesse que le lundi 22 avril, lorsque les troupes républicaines du général Beysser reprennent la ville. Les massacres de Machecoul, ceux de Noirmoutier, vont cependant faire tache d’huile. Ces jacqueries paysannes prennent bientôt la forme d’un mouvement contre-révolutionnaire explicitement royaliste et catholique.

Étalée sur trois années, la guerre de Vendée a connu plusieurs phases, avec une brève période de paix au printemps 1795. Elle s'est terminée au début de l'année 1796, après avoir fait plus de 200 000 morts et causé de nombreuses destructions.

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 00:01

1503 : Ferdinand Ier du Saint-Empire (Décédé le 25 juillet 1564).

1748 : Gabriel Bexon, connu sous le nom d’abbé Bexon, naturaliste français (Décédé le 2 mai 1784).

1752 : Louis François d'Arlandes de Salton, général français de la Révolution (Décédé le 11 septembre 1793).

1845 : Alexandre III, tsar russe (Décédé le 11 novembre 1894).

1885 : Pierre-Jules Boulanger, inventeur français de la 2CV Citroën (Décédé le 11 novembre 1950).

1920 : Boris Vian, écrivain français, ingénieur, poète, chanteur, musicien (Décédé le 23 juin 1959).

1924 : Fred Mella, chanteur français du groupe Les Compagnons de la chanson.

1938 : Jean-Jacques Hénaff, industriel français.

1940 : Chuck Norris, acteur américain.

1953 : Denis Crouzet, historien moderniste français, spécialiste du XVIe siècle.

1954 : Didier Barbelivien, auteur, compositeur et interprète français.

1958 : Sharon Stone, actrice américaine.

1964 : Édouard, comte de Wessex, fils benjamin d'Élisabeth II d'Angleterre.

1966 : Arthur, animateur de télévision et humoriste français.

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 00:01

1661 : Jules Mazarin, cardinal et homme d'État français (Né le 14 juillet 1602).

1743 : Jean-Baptiste Lully fils, musicien français (Né le 6 août 1665).

1782 : Félix Le Royer de La Sauvagère, militaire français (Né le 14 septembre 1707).

1840 : Pierre Dupont de l'Étang, militaire français (Né le 4 juillet 1765).

1875 : Pierre Prosper Chabrol, architecte français (Né le 1er février 1812).

1888 : Guillaume Ier, empereur allemand (Né le 22 mars 1797).

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 12:00

1945 - 2015 : 70 ans !

Dans 2 mois nous célèbrerons le 70ième aniversaire de la fin des combats en Europe avec la capitulation de l'Allemagne le 7 mai 1945 à Reims (ratifiée le 8 à Berlin).

La fin véritable de la Seconde Guerre mondiale interviendra le 2 septembre suivant, avec la capitulation du Japon, après les explosions atomiques de Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août.

 

A l'occasion des 70 ans de la fin de la seconde guerre mondiale, je vous propose un diaporama de 20 questions sur les grandes dates de cette période tragique.

Quelques questions sont un peu plus difficiles que d'autres mais dans l'ensemble, vous devriez pourvoir répondre... Si certaines dates vous étaient inconnues, après avoir fait défiler ce diaporama, elle ne le seront plus.

J'espère que vous passerez un bon moment, comme moi j'ai passé à le préparer...

 

Vous pouvez le télécharger et le transmettre sans risque par mail à vos connaissances.

Télécharger le Quizz seconde guerre mondiale

 

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 00:05

Le dossier de la Compagnie universelle du canal interocéanique de Panama est porté devant la cour d'assises de la Seine. Financement des partis politiques, corruption de la presse et des élus sont au cœur du scandale le plus impressionnant de la IIIe République.

Un projet hasardeux

En 1878, Ferdinand de Lesseps, qui bénéficie d'une forte popularité depuis la création de Suez, réussit à faire admettre l'idée du percement du canal de Panama.

La construction est prévue pour durer douze ans et coûter 600 millions de francs.

Comme pour Suez, Lesseps crée le 20 octobre 1880 une société anonyme en vue de collecter les fonds et conduire le projet, la Compagnie universelle du canal interocéanique de Panama.

 

Les travaux débutent l'année suivante, mais l'entreprise est menée avec une incroyable légèreté.

Ainsi, en dépit du relief, des éboulements, de la fièvre jaune qui décime les travailleurs, Lesseps s'obstine dans la création d'un canal à niveau, sans écluses.

De plus,  il dissimule l'ampleur des dépenses qui atteindront plus du double de ce qui était prévu.

Devant les retards et le surcoût considérable du chantier, les titres s’effondrent, menaçant la réalisation du canal.

En 1887, la compagnie a déjà englouti 1.400 millions et n'a déblayé que 37 millions de m3 sur les 70 millions prévus.

Dans l'impasse, il fait appel à l'ingénieur Gustave Eiffel, déjà célèbre en raison de sa tour qui sera inaugurée lors de l'Exposition universelle de 1889. Celui-ci n'hésite pas à engager son prestige au service du vieil entrepreneur et remet à plat le projet en prévoyant notamment des écluses.

Il faut donc trouver à nouveau de l'argent !

Ferdinand de Lesseps lance alors une nouvelle souscription publique, mais une partie de l’argent est utilisée de manière occulte par différents financiers (notamment Jacques de Reinach et Cornélius Herz) pour convaincre divers journalistes de promouvoir le projet, puis pour acheter des parlementaires afin qu’ils débloquent des fonds publics et promulguent des lois sur mesure pour l’émission d’un dernier emprunt en 1888.

 

Obtenu le 9 juin 1888, par des moyens de corruption, le vote ne peut empêcher la mise en liquidation de la compagnie, le 4 février 1889 et la ruine de près de cent mille souscripteurs.

 

Révélation de l’affaire

L’Affaire éclate quand la Libre Parole, d'Edouard Drumond, dénonce la ruine de 85.000 petits épargnants, la corruption parlementaire et le rôle de Herz et de Reinach. Ces révélations provoquent une intense émotion dans l'opinion publique. Une centaine de députés, les « chéquards », sont compromis, y compris Clemenceau, dont la carrière connaîtra une éclipse de dix ans.

Le procès débute le 8 mars 1893

 

Verdict du procès, le 20 mars 1893

Le scandale de Panama se solde le 20 mars 1893 par la condamnation à 5 ans de prison d'un ancien ministre des travaux publics, Baïhaut, qui a eu seul la naïveté d'avouer son implication dans cette gigantesque escroquerie. Parmi les autres inculpés, Ferdinand de Lesseps et Gustave Eiffel échappent de justesse à la prison grâce à une prescription bienvenue.

Émile Loubet, alors ministre de l’Intérieur et anciennement ministre des Travaux publics (1887-1888) doit démissionner.

Clemenceau, lui aussi sali par le scandale, ne sera pas condamné.

 

Répercussions

Ferdinand de Lesseps sombre dans la sénilité. Il s'éteint tristement en 1895.

 

En 1892, Édouard Drumont, auteur du pamphlet antisémite La France juive (1886), dénonce le scandale de Panama dans son journal, La libre parole. Il souligne l'implication de plusieurs financiers israélites et relance de ce fait l'antisémitisme en France. L'affaire Dreyfus éclatera trois ans plus tard.

 

Désabusés, les épargnants français vont désormais renoncer aux investissements industriels et leur préfèreront les placements de «père de famille» (comme les emprunts russes qui se solderont en définitive par une déconfiture aussi retentissante !).

 

Il appartiendra finalement aux Américains de percer l'isthme. Le canal de Panama avec d'énormes écluses sera inauguré le 3 août 1914 (le jour même de la déclaration de guerre de l'Allemagne à la France).

 

Relire aussi :10 octobre 1913 - Fin du percement du canal de Panama

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 00:01

1663 : Tomaso Antonio Vitali, violoniste et compositeur italien († 9 mai 1745).

1671 : Robert Roy MacGregor, héros populaire écossais et un hors-la-loi du début du XVIIIe siècle († 28 décembre 1734).

1693 : Clément XIII, pape de 1758 à 1769 († 2 février 1769).

1707 : Stephen Hopkins, politicien américain, signataire de la Déclaration d'indépendance des États-Unis en tant que représentant du Rhode Island († 13 juillet 1785).

1746 : André Michaux, botaniste et explorateur français († 16 novembre 1802).

1751 : Louis Lefèvre-Gineau, chimiste et scientifique français, plusieurs fois député des Ardennes († 3 février 1829).

1765 : Joseph Nicéphore Niépce, physicien français, considéré comme l'un des inventeurs de la photographie († 5 juillet 1833).

1770 : Gabriel Jean Joseph Molitor, maréchal de France, gouverneur, grand chancelier de la Légion d'honneur († 28 juillet 1849).

1772 : Claude Corbineau, général d’Empire français († 8 février 1807).

1788 : Antoine Becquerel, physicien français († 18 janvier 1878).

1812 : Jean Benoît Désiré Cochet, archéologue et préhistorien français († 1er juin 1875)

1822 : Victor Massé, compositeur français († 5 juillet 1884).

1868 : Giovanni Giacometti, peintre suisse († 25 juin 1933).

1875 : Maurice Ravel, compositeur français († 28 décembre 1937).

1896 : Richard Maguet, peintre français († 16 juin 1940).

1904 : Reinhard Heydrich, directeur du Reichssicherheitshauptamt (RSHA) et Protecteur adjoint du Reich en Bohême-Moravie († 4 juin 1942).

1909 : Léo Malet, écrivain français, né à Montpellier († 3 mars 1996).

1915 : Jacques Chaban-Delmas, homme politique français († 10 novembre 2000).

1952 : Corine Marienneau, bassiste française du groupe Téléphone.

1961 : Nicolas Dupont-Aignan, homme politique français.

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 00:01

Le dimanche 6 mars 1836, 5.000 soldats mexicains, sous le commandement du général Antonio Lopez de Santa Anna, s'emparent de Fort Alamo, au Texas, après des combats acharnés.

Au début du XIXe siècle, le Texas appartient encore au tout jeune État mexicain… officiellement. Mais à ses 4.000 habitants hispaniques étaient venus s'ajouter de nombreux colons nord-américains accompagnés de leurs esclaves. Des centaines d'éleveurs et de fermiers américains s'approprient donc les terres sans se préoccuper des lois mexicaines et sans apprendre l'espagnol.

Les nouveaux habitants se heurtent au gouvernement mexicain, notamment parce qu'il prétend abolir l'esclavage ! Ils proclament leur autonomie à l'initiative de l'un d'eux, Sam Houston

 

Mexico délègue le général Santa Anna sur place pour faire régner la loi mexicaine au Texas.

Deux colons, James Bowie et William Travis, décident d'attendre les Mexicains dans une ancienne mission hâtivement fortifiée, près de San Antonio, avec 160 hommes. Tandis que l'armée ennemie l'encercle, il est rejoint par quelques dizaines de volontaires américains conduits par un trappeur de légende originaire du Tennessee : Davy Crockett (49 ans).

 

Pendant 13 jours, sans répit, les Mexicains canonnent le fort.

Le 5 mars, le général Santa Anna échafaude le plan d'attaque du fort. Il pense triompher aisément mais espère, avec ce massacre, terrifier les rebelles de tout le Texas. (C'est le contraire qui va se produire puisque la chute d'Alamo fera des victimes de véritables martyrs et galvanisera les troupes du Général Houston).

 

Le 6 mars à quatre heures du matin et le fort tout entier est endormi. Les sentinelles se sont assoupies, épuisées comme tous les défenseurs par les treize jours de siège dont les nuits ont été perturbées par d'intenses bombardements. A l'extérieur, l'armée mexicaine prend position pour l'assaut final. Un peu avant cinq heures, les Mexicains passent à l'offensive sous les cris « Viva Santa Anna » et attaque Alamo par les quatre cotés.

 

Quand l'alerte est donnée, chacun se précipite à son poste mais le combat est trop inégal.

Dans un premier temps, les insurgés, appuyés par leur artillerie, causèrent de terribles pertes aux Mexicains. Des bataillons entiers furent décimés et un Général fut même blessé au combat. Mais les 189 combattants d'Alamo ne peuvent plus faire face quand les canons ennemis perforent le mur du Nord. Les Texans, voulant protéger ce trou béant dans leur fortification, dirigent leur artillerie vers la brèche mais rendent par la même, le sud-ouest vulnérable qui tombe aux mains des assaillants.

À 6 h 30, la bataille était terminée. Les soldats mexicains inspectèrent chaque corps et poignardèrent tous ceux qui bougeaient.

Les 189 défenseurs du Fort furent tués, dont le trappeur Davy Crockett.

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 00:01

Lors d'un discours prononcé au Westminster College de Fulton dans le Missouri, Winston Churchill utilise pour la première fois l'expression « rideau de fer ».

 

On considère ce discours comme la première manifestation officielle, du côté allié, de l'état de « guerre froide » entre l'Est et l'Ouest : le monde libre et le bloc communiste sont séparés par ce fameux « rideau de fer ».

Avant d'abandonner ses fonctions de Premier ministre, Winston Churchill avait pu mesurer la duplicité de Joseph Staline, le dictateur de l'URSS, son allié dans la guerre contre Hitler.

Il s'en était inquiété auprès du président américain Harry Truman mais le monde baignait encore dans l'allégresse de la victoire et nul n'était disposé à entendre des critiques sur l'allié de la veille.

Très vite cependant, les dissensions entre Staline et ses anciens alliés éclatent au grand jour.

 

Dans son discours du mardi 5 mars 1946 à Fulton, le retraité de 72 ans retrouve sa verve d'orateur. Il déclare : « De Stettin dans la Baltique jusqu'à Trieste dans l'Adriatique, un rideau de fer est descendu à travers le continent. »

Ce discours énonce aussi l'idée d'une « relations spéciale » entre les peuples anglophones, et un plus vaste programme d'organisation du monde

Il termine son allocution en exhortant les pays d'Europe occidentale à contrecarrer le pouvoir communiste afin « d'établir dans tous les pays, aussi rapidement que possible, les prémices de la liberté et de la démocratie. »

 

Bien que Churchill ne soit plus Premier ministre, ce discours marque le début « officiel » de la Guerre froide. L'opinion publique, d'abord sceptique, finit par lui donner raison en 1948, lorsque les communistes tchécoslovaques s'emparent du pouvoir par le «coup de Prague».

 

Les vœux de Churchill sont comblés l'année suivante avec la création d'une alliance militaire occidentale : l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN). L'Union soviétique riposte en créant de son côté le Pacte de Varsovie en 1955.

 

Le texte original du discours : http://www.britannia.com/history/docs/sinews1.html

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 00:01

La Deuxième Guerre anglo-néerlandaise a été déclarée le mercredi 4 mars 1665.

deuxième Guerre Anglo-hollandaise.

Dans ce conflit, les Anglais sont alliés au Royaume de France et au Danemark, tandis que les Néerlandais sont soutenus par le Royaume d'Ecosse et le Münster.

La Première Guerre anglo-néerlandaise avait permis aux Anglais de remporter la maîtrise des mers et d'imposer son monopole sur le commerce des colonies britanniques.

A l'issue de deux années de guerre, le traité de Breda est signé, laissant la victoire aux Néerlandais qui obtinrent des plantations au Suriname et le droit de naviguer sur le Rhin.

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 00:01

Un groupe de nationalistes serbes fondent, le 3 mars 1911, dans un appartement de Belgrade, l'organisation secrète : Ujedinjenje ili smrt ! (« L'Union ou la mort ! »), plus communément connue sous le nom de « Main noire ».

 

Cette organisation prône la création d'une « Grande Serbie » qui réunirait autour de Belgrade tous les territoires peuplés par des Serbes (ou supposés tels). Elle naît en réaction à l'annexion de la Bosnie-Herzégovine à l'Autriche-Hongrie.

Parmi ses promoteurs figurent des officiers qui ont participé à l'horrible attentat contre le roi de Serbie Alexandre 1er et la reine Draga Machin. Le principal est Dragutin Dimitrievitch : surnommé «Apis» par ses admirateurs en raison de sa carrure imposante qui évoque le taureau de la mythologie égyptienne, il est entré dans les services secrets serbes et va organiser dans l'ombre l'attentat de Sarajevo.

 

Assez comparable aux organisations djihadistes du XXIe siècle, la « Main noire » compte très vite quelques milliers de membres et ouvre des camps d'entraînement en vue d'attentats et d'opérations clandestines.

 

Voir aussi : 28 juin 1914 - Assassinat d'un archiduc à Sarajevo

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 00:01

Le jeudi 2 mars 1848, sur une proposition de la Commission du Luxembourg présidée par Louis Blanc, un décret du jeune gouvernement de la IIe République réduit d'une heure la journée de travail parce que, selon ses termes, « un travail manuel trop prolongé non seulement ruine la santé mais en l'empêchant de cultiver son intelligence porte atteinte à la dignité de l'homme ». La journée de travail tombe à dix heures à Paris et à onze en province !
Le travail est-il plus éprouvant à Paris qu'ailleurs ?

 

Mais cette mesure n'aura pas l'occasion d'être appliquée.

En effet, une majorité de députés issue de la bourgeoisie de province est élue à l'Assemblée en avril 1848. Celle-ci considère d'un mauvais œil les réformes sociales.

Le 9 septembre, la loi est abrogée.

Quarante ans plus tard va s'amplifier dans le monde industrialisé la revendication des « trois huit », soit huit heures par jour pour le travail, huit pour les loisirs et autant pour le sommeil.

 

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 00:46

1445 : Sandro Botticelli, peintre italien (Décédé le mai 1510).

1644 : Simon Foucher, abbé et chanoine de Dijon, philosophe français du XVIIe siècle (Décédé le 27 avril 1696).

1653 : Jean-Baptiste-Henri de Valincour, homme de lettres français (Décédé le 4 janvier 1730).

1770 : Louis Pierre Montbrun, général de division (Décédé le 7 septembre 1812).

1774 : Sainte Madeleine de Canossa, religieuse italienne canonisée en 1941 par Pie XII (Décédée le 10 avril 1835).

1810 : Frédéric Chopin (Fryderyk Szopen), compositeur et pianiste polonais (Décédé le 17 octobre 1849).

1897 : Léon Trulin belge, fusillé par les autorités militaire allemandes pour espionnage pendant la Première Guerre mondiale (Décédé le 8 novembre 1915).

1904 : Glenn Miller, compositeur, musicien et chef d'orchestre américain (Décédé le 15 décembre 1944).

1927 : Claude Gensac, actrice française.

1935 : Robert Conrad, acteur américain.

1938 : Pierre Bénichou, journaliste et chroniqueur télé/radio.

1940 : Étienne Mougeotte, journaliste français.

1949 : Jacques Mailhot, chansonnier, Animateur de radio et journaliste français.

1951 : Pierre Charon, homme politique français.

1958 : Bertrand Piccard, scientifique et explorateur suisse.

1959 : Bambou, mannequin et chanteuse française, compagne de Serge Gainsbourg dans les années 1980.

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 12:00

Le 29 février 888, Eudes, comte de Paris, est élu roi par ses pairs, les grands seigneurs de la Francie occidentale, consternés par l'incurie des derniers rois carolingiens.

Le même jour, il est sacré à Compiègne par l'archevêque de Sens, Gautier.

Eudes sera le premier roi Robertiens, nom qui vient de son père Robert le fort, il est le grand père d’Hugues Capet qui sera le premier roi Capétien.

 

Son héroïsme lors de la défense de la capitale, assiégée par les Normands de 885 à 887, fait que sa notoriété lui vaut d'être élu roi de France, au détriment de Charles III le Simple, fils de Louis II le Bègue.

Cette élection doit beaucoup à l'incapacité des rois carolingiens à faire face aux attaques normandes. Elle porte un coup sévère à l'empire fondé par Charlemagne de part et d'autre du Rhin et prépare l'avènement d'une dynastie proprement « française ».

 

L'autorité du nouveau souverain s'étend sur les territoires occupés par les Francs et situés à l'Ouest de la Meuse, soit à peu près le nord de l'actuelle France.

 

Eudes continue à combattre les Normands pendant toute la durée de son règne. Charles III le Simple qui n'est pas décidé a abandonné ses droits, attaque Eudes de toutes parts. Finalement après trois ans de lutte, les deux rois concluent la paix : Eudes cède à Charles une partie de son royaume et en fait son héritier (897). Il meurt en 898 en laissant le trône de France à Charles III le Simple.

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 00:01

1518 : François III de Bretagne ou François de France, fils aîné de François Ier (Décédé le 10 août 1536).

1533 : Michel de Montaigne (dit Montaigne), penseur et humaniste français (Décédé le 13 septembre 1592).

1683 : René-Antoine Ferchault de Réaumur, scientifique français (Décédé le 17 octobre 1757).

1895 : Marcel Pagnol, écrivain français (Décédé le 18 avril 1974).

1958 : Jeanne Mas, chanteuse française.

 

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 00:01

Le NSDAP « National-Sozialiste Deutsche Arbeiter Partei », qui se traduit par : parti national-socialiste des travailleurs allemands est fondé en 1920 à Munich.

En novembre 1923, à la suite de l'occupation de la Ruhr par les troupes françaises et belges et de l'effondrement du mark, Adolf Hitler profite de l'émoi des Allemands et tente de renverser le gouvernement de Bavière le 8 novembre. Les militants du NSDAP font irruption dans une grande brasserie où 3 000 bourgeois sont réunis pour écouter les trois principaux dirigeants du Land. Hitler, revolver au poing, entraîne les dirigeants bavarois dans une arrière-salle et leur intime l'ordre de lui céder le pouvoir. Après la fuite des hommes politiques, la police met fin au putsch de la Brasserie dans le sang. Dès le lendemain le NSDAP est interdit. Hitler est condamné à cinq ans de prison et incarcéré.

Il profite de son emprisonnement pour rédiger la première partie de Mein Kampf, à la fois autobiographie et ouvrage de théorie politique. Il bénéficie d'une libération anticipée le 20 décembre 1924.

Lors de sa sortie de prison, Hitler retrouve un NSDAP miné par des tensions internes et écartelé en plusieurs tendances politiques.

Il entreprend alors sa reconstitution dès le 27 février 1925, réorganisant les structures du parti de manière à s'octroyer les pleins pouvoirs.

Hitler s'efforce de réorganiser le NSDAP de manière à contrôler tout ce qui se passe dans le parti. Cette réorganisation se manifeste de plusieurs manières : refonte des circonscriptions du parti, reprise en main de l'appareil, grande souplesse de l'appareil et création de structures pour chaque électorat potentiel et mise en place d'un cérémonial axé sur le culte au Führer.

 

Le 30 janvier 1933 Adolf Hitler, est nommé au poste de chancelier du Reich par le maréchal Paul von Hindenburg, président du Reich.

 

Relire aussi : 8 novembre 1923 - Putsch de la Brasserie

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 00:01

364 : Valentinien Ier, empereur romain (Décédé le 17 novembre 375).

1361 : Venceslas Ier, empereur romain germanique (Décédé le 16 août 1419).

1416 : Christophe III, roi du Danemark, de Suède et de Norvège (Décédé le 6 janvier 1448).

1799 : Émile Clapeyron, ingénieur et physicien français (Décédé le 28 janvier 1864).

1802 : Victor Hugo, écrivain français (Décédé le 22 mai 1885).

1807 : Théophile-Jules Pelouze, chimiste français (Décédé le 31 mai 1867).

1822 : Franz Joseph Strauss, musicien et compositeur allemand, père de Richard Strauss, (Décédé le † 31 mai 1905).

1829 : Oscar Levi Strauss, inventeur du blue-jeans (Décédé le 26 septembre 1902).

1845 : Alexandre III, tsar de Russie (Décédé le 1er novembre 1894).

1846 : Buffalo Bill (William Frederick Cody), aventurier et homme de spectacle américain (Décédé le 10 janvier 1917).

1852 : John Harvey Kellogg, médecin et chirurgien américain, inventeur des Corn Flakes (Décédé le† 14 décembre 1943).

1857 : Émile Coué, auteur, médecin, spécialiste de l'autosuggestion, français (Décédé le† 2 juillet 1926).

1908 : Tex Avery, réalisateur de films d'animation américain († 26 août 1980).

1956 : Charlélie Couture, chanteur français.

1956 : Michel Houellebecq, écrivain français.

1961 : Virginie Lemoine, humoriste française.

1971 : Hélène Segara, chanteuse française.

1975 : Virginie Hocq, comédienne et humoriste belge.

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 00:01

Le 25 février 1948, le président de la République tchécoslovaque, Édouard Benès (64 ans), doit céder tout le pouvoir au parti communiste et à son président, Klement Gottwald (52 ans), après deux semaines de pressions intenses des Soviétiques.

De tous les pays d'Europe centrale qui ont été libérés des nazis et occupés par les Soviétiques, la Tchécoslovaquie était le seul qui avait une tradition démocratique et un parti communiste puissant. Celui-ci avait obtenu 38% des suffrages aux élections de 1946 et tenait une place importante au gouvernement.

Klement Gottwald

En juillet 1947, le gouvernement tchécoslovaque accepte à l'unanimité l'octroi d'une aide américaine, dans le cadre du plan Marshall. Mais Staline y met son veto et les Tchécoslovaques n'ont pas la possibilité de lui résister, l'Armée rouge occupant son territoire depuis la chute du nazisme.

De plus, à l'automne 1947, les communistes tchécoslovaques s'activent à tous les échelons. Ils font capoter un projet d'alliance avec la France. Le pays commence à s'isoler de l'Occident.

Une enquête policière met à jour des tentatives d'assassinat contre des dirigeants non communistes. Les communistes répliquent en dénonçant un complot de « fascistes slovaques » visant à assassiner le président Benès.

Le ministre communiste de l'Intérieur place de jeunes militants à tous les rouages de la police. Par décret, il remplace d'un coup huit commissaires de police de la région de Prague. Jugeant que cela dépasse les bornes, les ministres non-communistes exigent le 17 février 1948 l'abrogation du décret.

Le 19 février, le parti communiste appelle ses militants à se mobiliser. Le lendemain, les ministres modérés du gouvernement mettent leur démission dans la balance en signe de protestation.

Le dimanche 22 février, tandis que le président Benès se repose à la campagne, plusieurs régiments de police marchent sur Prague, sur ordre du ministre de l'intérieur, et effectuent de premières arrestations.

Le mercredi 25 février, le président de la République se laisse convaincre d'appeler Gottwald lui-même à former un nouveau gouvernement. Semblant de passation de pouvoir volontaire, dans les faits, il s'agit d'un coup d'État qui a pu réussir grâce à la naïveté des démocrates tchécoslovaques.

 

Le 30 mai suivant, des élections sur liste unique donnent près de 90% de suffrages aux communistes. Le 14 juin, Gottwald est porté à la présidence de la République.

Le ministre des affaires étrangères Jan Masaryk, fils d'un champion de l'indépendance de la Tchécoslovaquie (1918), est retrouvé mort sous les fenêtres de son appartement, le 10 mars 1948, sans doute tué pour s'être opposé au coup d'État. Édouard Benès, autre champion de l'indépendance tchécoslovaque, s'éteint le 3 septembre 1948.

Le pays plonge dans l'obscurantisme pour quarante ans, sauf une brève parenthèse à l'occasion du «printemps de Prague» de 1968.

 

Conséquences en Europe

Le 17 mars, inquiétés par le coup de Prague qui fait planer sur l’Europe la menace de révolutions communistes, la Grande-Bretagne, les pays du Benelux et la France passent un accord d’assistance mutuelle en cas d’agression.
Le coup de Prague est perçu comme un premier pas vers une troisième guerre mondiale. En Allemagne, les zones d'occupation alliées évoluent chacune de leur côté et Staline tente, mais en vain, d'asphyxier Berlin-Ouest par un blocus terrestre.

 

Relire aussi : 17 mars 1948 - Signature du Traité de Bruxelles

 

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 00:01

Au milieu du XVIIe siècle, le roi Louis XIV souhaite créer une institution, destinée à recevoir les officiers et soldats invalides, vieux ou sans ressources. Les multiples projets antérieurs n'ayant jamais abouti, le droit d’oblat, qui impose à certaines abbayes l’entretien d’un vieux soldat, infirme ou démuni, a été maintenu.

 

Par l'ordonnance du 24 février 1670, Louis XIV ordonne la fondation à l'écart de Paris d'un hôtel destiné à soigner et héberger les soldats invalides et les vétérans de ses guerres.

Le roi veut que « ceux qui ont exposé leur vie et prodigué leur sang pour la défense de la monarchie passent le reste de leurs jours dans la tranquillité »… et ne vagabondent plus dans les rues, au grand déplaisir des passants. Il souhaite aussi valoriser la carrière militaire en assurant aux volontaires une retraite honorable.

 

L’ordonnance du 15 avril 1670 lui donna le nom d’Hôtel royal des Invalides. En attendant la construction du bâtiment, les premiers invalides furent accueillis dans une grande maison rue du Cherche-Midi, au faubourg Saint-Germain.

La première pierre de l’institution est posée le 30 novembre 1671. Des règlements et édits successifs fixèrent avec précision les objectifs recherchés par le roi, jusqu’à l’édit d’avril 1674 qui fonda solennellement l’Hôtel, en reprenant les textes précédents. Dès octobre 1674, l’hôtel des Invalides reçoit ses premiers pensionnaires, qui sont accueillis par Louis XIV en personne.

Cet Hôtel des Invalides figure aujourd'hui parmi les plus beaux monuments de la capitale.

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 00:01

Le 23 février 1455, Johannes Gutenberg parvient à imprimer en série le premier livre en Europe avec des caractères mobiles de métal : la bible de Gutenberg. Il reste aujourd'hui moins de 40 exemplaires de cette bible.

Après plusieurs années de recherche et de travaux, Gutenberg parvient à mettre au point un système lui permettant d'imprimer en série. La bible de Gutenberg se compose alors de pages comportant chacune 42 lignes.

 

La technique d'impression utilisée par Gutenberg repose sur deux principes qui n'étaient pas en soi nouveaux dans l'histoire de l'humanité :

– impression à partir d'une forme à l'image inversée (c'était déjà le cas de la xylographie) ;

– utilisation de caractères réutilisables (c'était une technique déjà utilisée en Extrême-Orient).

Mais trois innovations au moins ont vu le jour dans la mise en œuvre de ces principes, avec la définition d'un processus d'impression tel qu'il se répandra rapidement dans toute l'Europe, puis à la faveur de l'expansionnisme européen, dans tout le monde :

 

– la technique de fabrication en série des caractères : Gutenberg a inventé pour cela un moule manuel qui permet une production en série de caractères et conçu un alliage spécifique constitué de plomb, d'étain et d'antimoine ;

– la technique de préparation des formes imprimantes, de la casse au composteur, du composteur à la galée et de la galée au marbre ;

– la technique d'impression avec l'utilisation d'une presse à vis.

 

Ces innovations n'auraient pas vu le jour sans un contexte économique favorable dont on peut esquisser quelques aspects :

 

– le développement de la métallurgie (Gutenberg, comme d'autres imprimeurs, était lui-même issu d'un milieu d'orfèvres) ;

– le développement de la technique de fabrication du papier, sans lequel l'impression de centaines d'ouvrages n'aurait pas été possible (le parchemin n'aurait pas pu y suffire) ;

– le développement d'un réseau de banquiers susceptibles d'assurer les financements nécessaires pour la production en masse de livres.

 

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 00:02

Le 22 février, c'est la Journée mondiale du Scoutisme.

Cette date fait référence à l'anniversaire de naissance du fondateur du mouvement scout, Lord Baden-Powell

Convaincu que l'on pouvait apporter énormément à des jeunes en leur proposant de devenir « acteurs » de leur propre éducation, Baden-Powell a jeté les bases du scoutisme lors d'un premier camp devenu célèbre dans l'île de Brownsea... faire vivre des jeunes en autonomie, avec un jeune à leur tête, les amener à se prendre en charge dans le respect d'un code commun, la « loi scoute »...

 

De ce premier camp réunissant au maximum une dizaine de personnes sont nés en quelques années de très nombreux mouvements scouts dans tous les pays (sauf totalitaires...) représentant au niveau mondial plusieurs centaines de milliers de scouts, guides, éclaireurs, louveteaux...

Le scoutisme aujourd'hui

Même si les effectifs ne sont plus ceux de l'immédiat après seconde guerre mondiale, le scoutisme fait toujours vibrer de nombreux jeunes, que ce soit en France, dans toute l'Europe ou dans le reste du monde... Des rassemblements internationaux sont organisés périodiquement (jamborée, eurojam) et chaque été de très nombreux camps s'installent dans les campagnes, généralement en dehors des sentiers battus !

 

En savoir plus

Scouts et Guides de France

Guides et Scouts d'Europe

Scouts Unitaires de France

 

Lire aussi : 22 février 1857 – Naissance de Lord Baden-Powell

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 00:01

Robert Stephenson Smyth Baden-Powell of Gilwell, 1er baron Baden-Powell (Surnommé « BP » ou Lord Baden-Powell) is né à Londres le 22 février 1857.

L'événement qui rendit Baden-Powell célèbre dans tout l'empire britannique fut le sauvetage de la petite ville de Mafeking, durant la guerre des Boers. Avec beaucoup d'astuce et de courage communicatif, il réussit à sauver la ville qui était assiégée par des troupes ennemies quatre fois plus nombreuses. Il prouva que - contrairement à ce que l'on pensait à cette époque - des jeunes étaient tout à fait capables de réussir une mission, pourvu qu'on leur fasse confiance. Baden-Powell utilisa les jeunes pour transmettre des messages à pied et à vélo.

A son retour en Angleterre, Baden-Powell fut accueilli triomphalement. Malgré ce succès et ses promotions, il abandonna sa carrière militaire. Il constata qu'un petit livre qu'il avait écrit pour des éclaireurs militaires avait un immense succès auprès des garçons britanniques. Et il recevait toujours plus de lettres de garçons lui demandant des conseils.

« À la fin de ma carrière militaire », dit Baden-Powell, « je me mis à l'œuvre pour transformer ce qui était un art d'apprendre aux hommes à faire la guerre, en un art d'apprendre aux jeunes à faire la paix ; le scoutisme n'a rien de commun avec les principes militaires ».

C'est alors qu'il organisa le premier camp pour des garçons sur l'île de Brownsea en 1907. Il put y tester ses idées d'éducation par le jeu, d'indépendance et de confiance. Après l'immense succès de ce camp, il comprit que la demande des garçons était tellement grande que le mouvement ne pourrait plus être arrêté...

 

Lire aussi : 22 février - Journée Mondiale du Scoutisme

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 00:01

Le samedi 21 février 1795, un décret de la Convention du 3 ventôse an III rétablit la liberté des cultes.

En mettant fin à cinq ans d'intolérance inaugurée par la Constitution civile du clergé votée le 12 juillet 1790, les députés espèrent réconcilier les Français avec la Révolution ou ce qu'il en reste.

Désormais, l'Etat autorise donc l'exercice du culte de son choix, mais insiste sur le fait qu'il doit se dérouler sans signes ostentatoires et que l'État ne sera pas mis à contribution pour fournir des lieux de prières.

 

 

Décret du 21 février 1795

 

La Convention Nationale, après avoir entendu le rapport de ses comités de salut public, de sûreté générale et de législation, réunis, décrète :

 

Art. Ier Conformément à l’article VII de la déclaration des droits de l’homme, et à l’art. CXXII de la constitution, l’exercice d’aucun culte ne peut être troublé.

II. La République n’en salarie aucun.

III. Elle ne fournit aucun local, ni pour l’exercice du culte, ni pour le logement des ministres.

IV. Les cérémonies de tout culte sont interdites hors de l’enceinte choisie pour leur exercice.

V. La loi ne reconnaît aucun ministre de culte : nul ne peut paraître en public avec les habits, ornements ou costumes affectés à des cérémonies religieuses.

VI. Tout rassemblement de citoyens pour l’exercice d’un culte quelconque, est soumis à la surveillance des autorités constituées. Cette surveillance se renferme dans des mesures de police et de sûreté publique.

VII. Aucun signe particulier à un culte ne peut être placé dans un lieu public, ni extérieurement, de quelque manière que ce soit. Aucune inscription ne peut désigner le lieu qui lui est affecté. Aucune proclamation ni convocation publique ne peut être faite pour y inviter les citoyens.

VIII. Les communes ou sections de commune, en nom collectif, ne pourront acquérir ni louer de local pour l’exercice des cultes.

IX. Il ne peut être formé aucune dotation perpétuelle ou viagère, ni établi aucune taxe pour en acquitter les dépenses.

X. Quiconque troublerait par violence les cérémonies d’un culte quelconque, ou en outragerait les objets, sera puni suivant la loi du 22 juillet 1791 sur la police correctionnelle.

XI. Il n’est point dérogé à la loi du 2 des sans-culotides, deuxième année, sur les pensions ecclésiastiques, et les dispositions en seront exécutées suivant leur forme et teneur.

XII. Tout décret dont les dispositions seraient contraires à la présente loi, est rapporté ; et tout arrêté opposé à la présente loi, pris par les représentants du peuple dans les départements, est annulé. 

 

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 00:01

1697 : Charles Paul Sigismond de Montmorency-Luxembourg, Duc de Châtillon, gouverneur du Maine, du Perche et du comté de Laval, lieutenant général des armées (Décédé le 28 février 1769).

1768 : David Maurice Joseph Mathieu de La Redorte, général de division français (Décédé le 1er mars 1833).

1775 : Guy-Victor Duperré, baron et amiral français (Décédé le 2 novembre 1846).

1810 : Henri Martin, politicien et historien français (Décédé le 14 décembre 1883).

1860 : Paul Margueritte, écrivain français (Décédé le 29 décembre 1918).

1896 : Auguste Chantraine, français, fondateur de la Fédération Paysanne en 1933, résistant (Décédé le 15 mars 1945).

1903 : Charles Pélissier, coureur cycliste français (Décédé le 28 mai 1959).

1926 : Roland Peugeot, homme d'affaires français.

1927 : Hubert de Givenchy, couturier français.

1948 : Jennifer O'Neill, actrice américaine.

1951 : Gordon Brown, Premier ministre du Royaume-Uni.

1967 : Kurt Cobain, chanteur et leader du groupe Nirvana (Décédé le 5 avril 1994).

1974 : Ophélie Winter, actrice, chanteuse et mannequin franco-néerlandaise.

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 00:01

Le vendredi 19 février 1858, une loi de sûreté générale marque le durcissement du régime impérial de Napoléon III suite à l'attentat perpétré par un révolutionnaire italien Felice Orsini qui reprochait à l’empereur d’entraver la réunification de son pays.

La loi de sûreté générale est adoptée par l'Assemblée à 227 voix contre 24.

Cette loi permettait d’interner ou d’expulser les personnes ayant déjà subi des condamnations politiques. Suite à cette législation, les suspects seront arrêtés et déportés en Algérie.

A partir du 24, des « suspects » seront arrêtés dans toute la France. Présentés à des commissions départementales, une centaine d'entre eux sera déportée en Algérie.

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