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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 00:07

1327 : Jacques II d'Aragon, dit le Juste, roi d'Aragon.

1841 : Martin Michel Charles Gaudin, duc de Gaëte, homme politique français, ministre des Finances du Consulat et de l'Empire (Né le 16 janvier 1756).

1914 : August Weismann, biologiste et médecin allemand (Né le 17 janvier 1834).

1955 : Maurice Utrillo, peintre français (Né le 26 décembre 1883).

1960 : Ward Bond, acteur américain (Né le 9 avril 1903).

1977 : René Goscinny, scénariste de bande dessinée français, cocréateur des personnages Iznogoud et Astérix (Né le 14 août 1926).

1983 : Jean-Marc Reiser, dessinateur humoristique, scénariste français (Né le 13 avril 1941).

1991 : Robert Maxwell, magnat de la presse britannique (Né le 10 juin 1923).

2001 : Jeannette Thorez-Vermeersch, femme politique française, épouse de Maurice Thorez (Née le 26 novembre 1910).

2014 : Manitas de Plata, guitariste gitan (Né le 7 août 1921).

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 00:01

Le 4 novembre 1904, le ministre de la Guerre, le général Louis André, est giflé à la Chambre par le député nationaliste du IIème arrondissement, Gabriel Syveton.

L'incident porte à son paroxysme le conflit entre l'Église et le gouvernement de la IIIe République, que d'aucuns qualifient de « république des francs-maçons » (on évalue à 30.000 le nombre de francs-maçons dans les instances politiques parmi lesquels 250 députés, 200 sénateurs et un grand nombre d'instituteurs).

 

Chasse aux sorcières

Il était reproché au ministre comme à son homologue le ministre de la Marine Camille Pelletan, d'avoir favorisé la promotion des officiers laïques et athées sans prendre en compte le critère de compétence. Louis André avait fait rédiger par des francs-maçons des fiches de renseignements sur les opinions religieuses des officiers républicains.

Un premier scandale éclate le 29 mars 1904, avec formation d'une commission parlementaire, quand on découvre que le ministre de la Marine Camille Pelletan refuse de recevoir les amiraux, tous bons catholiques.

Il encourage par ailleurs les mouvements de grève dans les chantiers navals, cela au moment où l'Allemagne et l'Angleterre accélèrent le renforcement de leur flotte !

Désireux de son côté de favoriser l'avancement des officiers républicains anticléricaux, le ministre de la Guerre, le général Louis André, n'attend pas l'arrivée d'Émile Combes à la présidence du Conseil. Il lance une vaste enquête interne sur les opinions religieuses des gradés : vont-ils à la messe? Ont-ils envoyé leurs enfants dans des écoles catholiques ?...

Près de vingt mille fiches sont établies par les francs-maçons de la loge du Grand Orient de France, fer de lance de la lutte contre l'Église et confiées au bureau des fiches pour vérification.

 

Malgré le scandale le fichage continue de plus belle !

Emile Combe n’en resta pas là...

Le 18 novembre, après la démission de son ministre de la guerre, il envoie aux préfets une circulaire leur enjoignant de ficher les candidats à la fonction publique. L’état d’esprit et les opinions des futurs fonctionnaires sont collectés par les élus du bloc républicain et les notables favorables à la gauche.

Le 9 décembre 1904, cette délation dans la fonction publique fit débat devant la chambre. Alexandre Millerand demande à la chambre de « libérer ce pays de la domination la plus abjecte et la plus répugnante que jamais gouvernement ait entrepris de faire peser sur l’honneur et les intérêts des citoyens ».

Le 18 janvier 1905, Emile Combe démissionna faute de soutien à la Chambre. Son biographe reconnu que le système des fiches était « la tentation de la dictature républicaine ».

Le 24 janvier 1905, le président Émile Loubet appelle Maurice Rouvier à la présidence du Conseil. Sous son gouvernement est votée la loi sur la séparation des Églises et de l'État. Elle jette les bases de la laïcité à la française et met fin aux polémiques anticléricales.

 

Conséquences oubliées par certains historiens

Entre le 2 août et le 31 décembre 1914, Joseph Joffre devra limoger pour incompétence 180 des 425 généraux français, soit 42%. En deux mois de guerre, les Allemands étaient arrivés à Vitry le François, Beauvais et aux portes de Paris.

Le système des fiches et la discrimination positive allaient conduire au même désastre que celui de la guerre de 1870 !

 

Les mauvaises habitudes reviennent parfois assez vite

Ce système fut remis à l’honneur sous le gouvernement de Léon Blum en 1936. Le sous-chef de bureau au cabinet du directeur de la sûreté nationale était chargé de superviser les fiches, collectées dans différentes administrations, de cinq millions de Français et de deux millions d’étrangers classés « suspects » ou « indésirables ».

Ce haut fonctionnaire s’appelait René Bousquet !

 

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 00:01

Le 3 novembre 1957, un mois après le lancement du premier satellite Spoutnik (en russe « compagnon de route »), Spoutnik 2 est lancé avec, dans un compartiment pressurisé, Laïka (en russe « petite aboyeuse »). Cette petite chienne est le premier être vivant satellisé.

Le vol de Laïka fut pénible, avant de lui être fatal. L'animal avait été revêtu de sa combinaison spatiale spécialement taillée à sa mesure et installée à bord de sa capsule trois jours avant le départ.

La pauvre bête ne survivra que 7 heures, faute d’oxygène. Mais ce sera suffisant pour les scientifiques à qui ce sacrifice va apporter une quantité de données sur la réaction d’un organisme vivant en apesanteur.

 

Spoutnik 2 est rentré dans l'atmosphère le 14 avril 1958 au-dessus des Antilles après avoir effectué 2.570 révolutions autour de la Terre.

 

Relire aussi :

4 octobre 1957 - Lancement de Spoutnik

13 septembre 1959 - Une fusée soviétique atteint la lune

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 22:27

L'affaire de la MNEF  (Emplois fictifs, détournements d’argent, lien avec le PS…) a provoqué la démission de Dominique Strauss-Kahn de ses fonctions de ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie.

En 1998, quand éclate ce que les médias appelleront « l'affaire de la MNEF », les dérives de gestion de la MNEF (Mutuelle Nationale des Etudiants de France) durent depuis plus de 16 ans.

Chronologie

9 septembre 1998 : une information judiciaire visant trois sociétés sous-traitantes de la MNEF, chargées de la communication et des travaux d'impression, est ouverte. Elle est confiée aux juges Armand Riberolles et Françoise Neher. Démission d’Olivier Spithakis, directeur général de la MNEF depuis 1983.

10 septembre 1998 : Plusieurs noms de personnalités du PS ayant eu des liens avec la MNEF circulent dans la presse, dont celui du ministre de l'économie et des Finances, Dominique Strauss-Kahn, de Jean-Marie Le Guen, patron de la fédération de Paris, ou Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS.

2 janvier 1999 : Ouverture d'une deuxième information judiciaire concernant des escroqueries au préjudice de la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM), des largesses indûment consenties aux filiales, d’emplois fictifs et certaines opérations immobilières.

19 juin 1999 : un rapport provisoire de l'Inspection générale des affaires sociales, accablant pour la MNEF, est rendu public par le journal Le Monde.

28 juin 1999 : Bruno Pelletier, ancien directeur d'Efic (imprimerie de la MNEF), est extradé du Togo et placé en détention provisoire en France. Il est soupçonné d'avoir financé des élus en leur fournissant gratuitement des travaux d'impression entre 1991 et 1993. D'autres « faux-facturiers » présumés, dont Eric Bérardingo et Thierry Bonnes, seront également mis en examen et écroués.

14 octobre 1999 : Première mise en examen d'un responsable de la MNEF. Ancien chef de cabinet d'Olivier Spithakis, Philippe Plantagenest est poursuivi pour « complicité d'abus de biens sociaux ».

26 et 27 octobre 1999 : mises en examen de deux hommes d'affaires, Alain Obadia, et Wilson Bihi Zenou, dans le cadre d'une opération immobilière réalisée en 1990 à Paris. Le second est écroué. -

28 octobre 1999 : M. Spithakis est mis en examen et écroué pour « recel et complicité de détournement de fonds publics ». Un réquisitoire supplétif est délivré par le parquet de Paris aux juges pour « faux et usage » contre Dominique Strauss-Kahn, Olivier Spithakis « et tous autres ».

29 octobre : François Bernardini, premier secrétaire de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, est mis en examen. C'est le premier responsable politique à être poursuivi dans cette affaire. Dominique Strauss-Kahn dément, mettant en doute la réalité d'un travail rémunéré qu'il aurait effectué en qualité d'avocat conseil de la Mutuelle en 1997.

31 octobre 1999 : Dominique Strauss-Kahn s'entretient à Matignon avec Lionel Jospin.

2 novembre 1999 : Dominique Strauss-Kahn démissionne de ses fonctions de ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie.

 

Les grandes lignes de cette vaste escroquerie

Pendant toutes ces années, les dérives de gestion de la MNEF sont innombrables : elles concernent les salaires (100.000 Francs par mois) et émoluments d'Olivier Spithakis et d'autres dirigeants, l'embauche prioritaire des militants de l'UNEF-ID, liés d'une manière générale au mouvement trotskiste, puis intégrés dans le parti socialiste comme Jean-Christophe Cambadélis ou Marc Rozenblatt, président de l'UNEF-ID.

Le journal Le Point parlera du « binôme MNEF-Unef-ID : un vivier de jeunes loups socialistes ». Ces dérives comprennent également des « gestes » de complaisance tels 300.000 francs versés à SOS Racisme par « le courtier d'assurances maison, l'Iram ».

La direction crée un ensemble de filiales afin d'« opacifier » sa gestion. Ces structures satellites servent des intérêts politiques et permettent de salarier des personnalités prometteuses telles que Jean-Marie Le Guen, Manuel Valls ou Fodé Sylla, l'ex-président de SOS Racisme. Elles permettent de créer des systèmes de fausses factures (par exemple pour la filiale EFIC, spécialisée dans l'imprimerie), des montages financiers sophistiqués (l'un d'entre eux permettant à Marc Rozenblatt, grâce à la vente de sa société Iram, d'encaisser 17 millions de francs de plus-value) ou des opérations immobilières suspectes.

Ainsi, en 1998, autour de la MNEF gravite un « entrelacs complexe et obscur d'une cinquantaine de sociétés commerciales réalisant un chiffre d'affaires d'environ 2,5 milliards de francs ».

Condamnations

En mars 2004, dans le volet financier de l'affaire, Olivier Spithakis a été condamné à deux ans de prison dont six mois avec sursis pour « complicité d'abus de biens sociaux, détournements de fonds publics et abus de confiance ».

Au bout de huit ans de procédure, des peines de prison avec sursis - la plupart étant couvertes par la loi d'amnistie votée après la présidentielle de 1995 - et des amendes ont finalement été prononcées à l'encontre de 17 prévenus, dans le procès des emplois présumés fictifs de la MNEF.

Jean-Christophe Cambadélis a été condamné à six mois d'emprisonnement avec sursis et 20.000 euros d'amende, pour une supposée mission de conseil sur les étudiants étrangers, entre 1991 et 1993.

Marie-France Lavarini a reconnu n'avoir jamais effectué de véritable mission pour la MNEF et a remboursé l'argent perçu. Jean-Michel Grosz a été condamné à deux ans avec sursis et 150 000 euros d'amende, et Olivier Spithakis à deux ans avec sursis et 50.000 euros.

 

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 00:01

agenda novembre

1549 : Anne d'Autriche, princesse autrichienne, fille de l'empereur germanique Maximilien II, fiancée en 1568 à Charles d'Autriche (1545-1568), prince des Asturies, puis mariée en 1570 avec le père de ce dernier, le roi d'Espagne Philippe II (Décédée le 26 octobre 1580).

1699 : Jean Siméon Chardin, peintre français (Décédé le 6 décembre 1779).

1734 : Daniel Boone, explorateur américain (Décédé le 26 septembre 1820).

1755 : Marie-Antoinette Josèphe Jeanne, archiduchesse d’Autriche, princesse impériale, princesse royale de Hongrie et de Bohême, fut la dernière reine de France et de Navarre (Décédée le 16 octobre 1793).

1815 : George Boole, logicien et mathématicien britannique (Décédé le 8 décembre 1864).

1847 : Georges Sorel philosophe et sociologue français (Décédé le 29 août 1922).

1885 : Harlow Shapley, astrophysicien américain (Décédé le 20 octobre 1972).

1906 : Luchino Visconti, cinéaste italien (Décédé le 17 mars 1976).

1913 : Burt Lancaster, acteur et producteur américain (Décédé le 20 octobre 1994).

1944 : Patrice Chéreau, metteur en scène et réalisateur français (Décédé le 7 octobre 2013).

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 00:01

Le 1 novembre 1952, les États-Unis testent pour la première fois la bombe thermonucléaire baptisée « Mike ».

Elle explose sur l'atoll d'Eniwetok près des îles Marshall dans le Pacifique. 1000 fois plus puissante que la bombe atomique lancée sur Hiroshima  !

Eniwetok - îles Marshall

L'essai d'une bombe atomique par l'Union soviétique (URSS), le 29 août 1949, suscite de fortes réactions aux États-Unis. Le 31 janvier 1950, le président Harry Truman annonce qu'il autorise des recherches devant mener à la fabrication d'une super-bombe dont la puissance serait de beaucoup supérieure à la bombe atomique.

Le 1e novembre 1952, les États-Unis testent dans le secret un de ces engins dans l'atoll Eniwetok (îles Marshall). La bombe de plusieurs dizaines de tonnes déclenche une formidable explosion de 10.4 mégatonnes qui crée des dégâts impressionnants. L'écart technologique entre les superpuissances est cependant de moins en moins prononcé. Le 12 août 1953, l'URSS fait à son tour sauter une bombe thermonucléaire. Elle est de puissance inférieure, mais peut être transportée par avion, ce que les États-Unis feront également à partir de 1954. Cette capacité à se détruire mutuellement contribue à alimenter le climat de peur qui se développe dans la population civile.

 

Voir aussi :

Les essais nucléaires depuis 1945 

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 00:01

Le 31 octobre 1512, l'œuvre gigantesque de Michelangelo Buonarroti (Michel Ange) est inaugurée à Rome.

La critique est en admiration devant une telle grandeur. La fresque qui décore la voûte de la chapelle Sixtine mesure 40 mètre de long sur 13 mètres de large.

La chapelle Sixtine doit son nom au pape Sixte IV, né Francesco della Rovere, qui l'a faite ériger au cœur des palais du Vatican en 1481-1483, à la place de l'ancienne Capella Magna du Moyen Âge.

Conçue par l'architecte Baccio Pontelli, la nouvelle chapelle à 40 mètres de long, 13 de large et 21 de haut. Ses murs (2500 m2) sont alors peints à fresque par d'illustres artistes tels Botticelli, Ghirlandaio ou Le Pérugin.

La chapelle Sixtine est inaugurée le 15 août 1483 et consacrée à la Vierge de l'Assomption.

 

En 1508, le pape Jules II commande à son artiste favori, Michel-Ange (33 ans), la décoration de la voûte avec des scènes et des personnages de la Bible, comme la Création de l'Homme.

Le projet initial prévoyait la représentation des 12 apôtres, mais Michel-Ange suggéra au Pape Jules II la réalisation d'une œuvre plus ambitieuse. Il réalise ainsi neuf panneaux au centre de la voûte sur le thème de la création, Adam et Eve et Moïse. Ce travail en hauteur est accompli dans des conditions très éprouvantes.

 

En 1535, le pape Clément VII rappelle Michel-Ange, alors âgé de 60 ans, et lui demande de décorer le mur de l'autel. L'immense fresque, qui représente le Jugement dernier, est achevée six ans plus tard. La chapelle apparaît depuis lors comme le plus remarquable ensemble de fresques qui soit.

La chapelle Sixtine fait partie des incontournables de la visite du Vatican et un lieu de passage obligé pour les visiteurs.

 

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 12:00

 

Le 30 octobre 1940, conscient du trouble causé par cette fameuse poignée de main, Pétain prononce un discours à la radio qui tente, a posteriori, de justifier l’entrevue avec Hitler. Mais il s’agit surtout d’un aveu supplémentaire : la France s’engage donc bien, aux côtés des nazis.

 

« Français !

 

C’est librement que je me suis rendu à l’invitation du Führer. Je n’ai subi, de sa part, aucun Diktat , aucune pression.

 

Une collaboration a été envisagée entre nos deux pays. J’en ai accepté le principe (...)

C’est dans l’honneur et pour maintenir l’unité française, une unité de dix siècles, dans le cadre d’une activité constructive du nouvel ordre européen, que j’entre aujourd’hui dans la voie de la collaboration.

 

Ainsi, dans un proche avenir pourrait être allégé le poids des souffrances de notre pays, amélioré le sort de nos prisonniers, atténuée la charge des frais d’occupation. Ainsi pourrait être assouplie la ligne de démarcation et facilités l’administration et le ravitaillement du territoire. (...)

 

Je vous ai tenu jusqu’ici le langage d’un père ; je vous tiens aujourd’hui le langage du chef. Suivez-moi. Gardez votre confiance en la France éternelle. »

 

Allocution radiodiffusée de Philippe Pétain, le 30 octobre 1940

 

Voir aussi : 24 octobre 1940 - Poignée de main entre Pétain et Hitler à Montoire

 

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 00:01

Le 30 octobre 1918 est signé l'armistice par lequel l'empire ottoman se retire de la guerre contre la Grande-Bretagne et ses alliés. La signature a lieu sur le cuirassé anglais HMS Agamemnon, en face de la rade de Moudros, sur l'île grecque de Lemnos, au débouché du détroit des Dardanelles.

Cette signature met face à face le ministre ottoman de la Marine Rauf bey et l'amiral britannique Arthur Calthrope. L'amiral Gauchet, présent à Moudros, n'a pu représenter la France aux négociations et à la signature finale.

 

Un mois plus tôt, le 29 septembre 1918, la Bulgarie, assaillie par les 28 divisions alliées de l'armée de Salonique, commandées par le général français Louis Franchet d'Espérey, s'était inclinée sans discuter et avait conclu à Thessalonique le premier armistice de la Première Guerre mondiale.

 

À la différence des Bulgares, les Turcs ne se voient pas imposer la dissolution de leur armée. C'est la récompense de sa relative résistance face aux offensives alliées de tous bords, malgré 300.000 soldats morts ou disparus au combat, 500.000 victimes de leurs blessures, 250.000 prisonniers... et plus de 500.000 déserteurs.

 

Les 12.000 conseillers militaires allemands quittent aussitôt le pays. C'est également le cas des principaux dirigeants Jeunes-Turcs, dont les ministres Talaat pacha, Enver pacha et Cemal pacha, qui embarquent dans la nuit du 1er au 2 novembre 1918 à bord d'un torpilleur allemand pour rejoindre l'Allemagne et échapper à l'éventualité d'un procès.

 

Le 13 novembre 1918, la flotte alliée, soit 54 navires anglais, français et italiens et même un cuirassé grec, entre solennellement dans le Bosphore et jette l'ancre devant le palais Dolmabahçe, où réside encore le sultan Mehmet VI. Les 400.000 Grecs de Constantinople exultent. Ils imaginent déjà le retour de la « deuxième Rome » dans la chrétienté.

 

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 00:01

 

 

1017 : Henry III, Fils de Conrad II le Salique et de Gisèle de Souabe, il fut duc de Bavière de 1026 à 1042, roi des Romains de 1039 à 1046 puis empereur des Romains de 1046 à sa mort le 5 octobre 1056.

1656 : Edmond Halley, astronome britannique (Décédé le 14 janvier 1742).

1682 : Pierre François Xavier de Charlevoix, historien français (Décédé le 1er février 1761).

1811 : Louis Blanc, homme politique et écrivain français (Décédé le 6 décembre 1882).

1811 : Heinrich Wilhelm Adalbert, prince de Prusse, militaire et explorateur allemand (Décédé le 6 juin 1873)

1879 : Franz von Papen, homme politique allemand, chancelier du Reich en 1932 et ambassadeur sous le régime nazi (Décédé le 2 mai 1969).

1882 : Jean Giraudoux, romancier et dramaturge français (Décédé le 31 janvier 1944).

1897 : Joseph Goebbels, ministre allemand de la propagande sous le régime d'Hitler (Décédé le 1er mai 1945).

1907 : Edwige Feuillère, comédienne française (Décédée le 13 novembre 1998).

1917 : Eddie Constantine, chanteur et acteur français d'origine américaine (Décédé le 25 février 1993).

1919 : Pierre Doris, comédien et humoriste français (Décédé le 27 octobre 2009).

1924 : Danielle Mitterrand, épouse de François Mitterrand (Décédée le 22 novembre 2011)

1942 : Gérard Klein, acteur français.

1943 : Jean-Guy Moreau, humoriste et acteur québécois (Décédé le 1er mai 2012).

1944 : Denny Laine, guitariste britannique (The Moody Blues – Wings).

1946 : Peter Green, guitariste et compositeur britannique (Fleetwood Mac).

1947 : Richard Dreyfuss, acteur américain.

1947 : Coline Serreau, actrice, réalisatrice et scénariste française.

1961 : Randy Jackson, chanteur et musicien américain, petit frère de Michael et ainé de Janet Jackson (The Jackson Five).

1963 : Christophe Alévêque, humoriste français.

1973 : Robert Pirès, joueur de football français.

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 00:01

Le jeudi 28 octobre 1886, La statue de la liberté est inaugurée à l'entrée du port de New York. Le président de la cérémonie est le président américain, Cleveland.

 

C'est la plus colossale statue jamais construite (46 mètres de haut et 93 avec le piédestal). Elle est l'œuvre du sculpteur Frédéric Auguste Bartholdi. Construite en plaques de cuivre moulées, elle est dotée d'une armature de fer conçue par Gustave Eiffel.

 

Elle est installée sur l'île de Liberty Island à New York. La France l'a offert aux Etats-Unis pour célébrer l'amitié franco-américaine pendant la guerre d'indépendance.  Ce cadeau été financé par une souscription publique des deux côtés de l'Atlantique.

 

Lorsque la statue de la Liberté fut imaginée, tout au début du projet, nous étions en 1865. Edouard de Laboulaye, un républicain américanophile et professeur de droit - c'est lui qui proposa sa construction - supposa que 11 ans étaient suffisant pour sa construction, et qu'elle pourrait être inauguré le jour du centenaire de l'indépendance américaine, le 4 juillet 1876. Ce planning optimiste ne fut pas tenu, et entre les retards de construction, les manques de moyens pour financer les ouvriers et le matériel, et les errements politiques dans les deux pays, le sculpteur Auguste Bartholdi ne put faire mieux de 21 ans pour tout boucler.

Le socle terminé, les officiels américains purent avancer une date définitive. Le 4 juillet 1886 aurait été parfait, pile 110 ans après l'indépendance, mais malheureusement le socle eu du retard il cette date était impossible à tenir. Il fut choisi le 28 octobre 1886.

La baie de New-York était couverte de bateaux, la plupart à vapeur; une fumée épaisse de déployait dans le ciel. New-York avait décidé que ce jour serait férié pour permettre à la population de participer. Cet appel fut entendu, près d'un million de personnes ont participé à la cérémonie. La journée commença par des parades, des défilés des corps de métier de la ville. La population agitait à tour de bras des drapeaux américains et français, tous étaient dans une grande joie.

 

Un poème d'Emma Lazarus

Dès 1883 a été gravé dans le piédestal de « La Liberté éclairant le monde » un sonnet de la poétesse Emma Lazarus (1849-1887). Il s'adresse aux millions d'immigrants qui ont débarqué à Ellis Island et pour lesquels la statue de la Liberté figurait l'espoir d'une vie meilleure :

 

« Give me your tired, your poor,

Your huddled masses yearning to breathe free,

The wretched refuse of your teeming shore.

Send these, the homeless, tempest-tost, to me,

I lift my lamp beside the golden door !

 

Donne-moi tes pauvres, tes exténués

Qui en rangs pressés aspirent à vivre libres,

Le rebut de tes rivages surpeuplés,

Envoie-les moi, les déshérités, que la tempête me les rapporte

De ma lumière, j'éclaire la porte d'or ! ».

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 00:01

La ville de New-York inaugure son premier métro le mardi 27 octobre 1904.

Elle suit ainsi l'exemple de Londres qui s'est dotée du tout premier métro au monde en 1863, suivie ensuite de Paris en 1900 et de Berlin en 1902.

 

La station de métro de 14th Street à New York en 1904.

Avant la mise en service des premières lignes de métro souterraines en 1904, la ville possédait plusieurs lignes de chemin de fer aériennes, éparpillées dans les différents comtés de la future ville de New York.

 

Rapidement le réseau s'étend et son exploitation est confiée à deux sociétés privées, l'IRT (Interborough Rapid Transit) et la BRT (Brooklyn Rapid Transit).

Les deux sociétés privées privilégièrent le développement de lignes aériennes, plus faciles à construire et rapidement mises en exploitation.

 

En 1940 les deux réseaux sont rachetés par le City of Greater New York, et la construction de lignes souterraines privilégiée.

Les lignes aériennes redondantes sont supprimées et le réseau progressivement étendu sous l'égide d'une nouvelle structure publique : la New York Transit Authority, créée en 1953.

En 1968, celle-ci est mise sous tutelle de la Metropolitan Transportation Authority : MTA.

 

 

Aujourd'hui, le métro new-yorkais est le plus grand au monde. Il compte 28 lignes différentes, 469 stations et près de 373 kilomètres de lignes pour la plupart à 4 voies (soit un total de 1355 km de voies ferrées !)

En comparaison, le métro parisien compte 16 lignes et près de 220 kilomètres de voies ferrées.

 

Lire ou relire : 10 janvier 1863 - Inauguration du premier métro du monde à Londres

 

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 00:09

 

 

1556 : Ahmed Baba, savant et homme de lettres malien (Décédé en 1627).

1685 : Domenico Scarlatti, compositeur napolitain (Décédé le 23 juillet 1757).

1759 : Georges Jacques Danton, homme politique français (Décédé le 5 avril 1794).

1869 : Washington Luís Pereira de Sousa, président de Brésil (Décédé le 4 août 1957).

1887 : Édouard Bourdet, écrivain français (Décédé le 17 janvier 1945).

1911 : Mahalia Jackson, chanteuse américaine de negro spiritual et de gospel (Décédée le 27 janvier 1972).

1916 : François Mitterrand, chef d'État français (Décédé le 8 janvier 1996). Détails

1947 : Hillary Clinton, femme politique américaine.

1951 : Patrice Carmouze, animateur de radio et télévision français.

1959 : Evo Morales, chef d'État bolivien.

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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 23:01

  912 : Rodolphe Ier, roi de Bourgogne (Né en 859).

1154 : Étienne, roi d'Angleterre (Né vers 1092).

1415 à la bataille d'Azincourt :

        Charles Ier d'Albret, connétable de France

        Jean Ier, duc d'Alençon.

        Antoine de Brabant, comte de Rethel.

        Édouard III, duc de Bar.

        Ferry Ier, comte de Vaudémont.

        Jean IV de Bueil, grand-maître des arbalétriers de France (Né vers 1365).

1647 : Evangelista Torricelli, physicien et mathématicien italien (Né le 15 octobre 1608).

1976 : Raymond Queneau, écrivain français, membre de l'Académie Goncourt (Né le 21 février 1903)

1977 : Félix Gouin, homme politique français, ancien président du Conseil (Né le 4 octobre 1884).

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 23:01

Le 24 octobre 1940, le maréchal Philippe Pétain rencontre Adolf Hitler dans son train blindé en gare de Montoire-sur-le-Loir. Pétain accepte de devenir l'allié des forces de l'Axe et s'oppose désormais à l'Angleterre. Leur pacte est scellé devant le monde entier par une lourde poignée de main.

À l'arrière plan, le Dr. Schmidt, interprète de Hitler et sur la droite, von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères.

Le gouvernement de Vichy sera reconnu comme étant le seul gouvernement légal de la France. Cette entrevue a été organisée par Pierre Laval qui avait déjà rencontré le Führer le 22 octobre.

 

Pourquoi Montoire ?

Parce que le ministre allemand circule en train et que cette gare est proche de la ligne de démarcation ; elle est d'autre part à l'écart de toute agglomération, ce qui facilite sa protection ; enfin, la présence à proximité d'un tunnel permet de mettre le train officiel à l'abri d'une éventuelle attaque aérienne.

 

Dans une allocution à la radio le 30 octobre, Pétain appellera tous les Français à la « collaboration ».

Le 30 octobre 1940, conscient du trouble causé par cette fameuse poignée de main, Pétain prononce un discours à la radio qui tente, a posteriori, de justifier l’entrevue avec Hitler. Mais il s’agit surtout d’un aveu supplémentaire : la France s’engage donc bien, aux côtés des nazis.

 

Relire aussi :

10 juillet 1940 - Pétain instaure l'État Français

15 octobre 1942 - Mitterrand rencontre Pétain

 

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 23:01

Le 23 octobre 1942, à El-Alamein (Égypte), l'Afrikakorps du maréchal Rommel recule devant la VIIIe armée britannique.

bataille d'El-Alamein

Les Anglais, emmenés par le général Montgomery, lancent une vaste contre-offensive contre les Allemands présents depuis le 30 juin à l'ouest d'Alexandrie. Le maréchal Rommel est obligé de reculer face à la percée de la VIII° armée britannique.

C'est le premier coup d'arrêt infligé à l'armée allemande après une guerre éclair qui lui a valu d'occuper la plus grande partie de l'Europe continentale et du bassin méditerranéen. Il a été rendu possible par l'héroïque résistance d'une brigade française à Bir Hakeim, au sud du dispositif britannique.

 

À Londres, devant la foule en joie, Winston Churchill exulte : « Ce n'est pas la fin, ni même le commencement de la fin ; mais c'est la fin du commencement ». Le Premier ministre britannique a compris que cette bataille était le tournant décisif de la Seconde Guerre mondiale. Il constatera plus tard : « Avant El-Alamein, nous n'avons jamais eu de victoire, après El-Alamein, nous n'avons jamais eu de défaite ! »

 

Après une victoire décisive des Alliés en novembre, les troupes allemandes et italiennes reculeront jusqu’à se retirer d'Egypte et de Libye. Au printemps 1943, les forces de l’Axe auront quitté l’Afrique du Nord.

 

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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 23:01

Le 22 octobre 1962, à Washington, dans un discours mémorable prononcé d'une voix grave, le président américain John Fitzgerald Kennedy lance un ultimatum à peine voilé aux Soviétiques. Il les met en demeure de retirer les fusées à tête nucléaire installées à Cuba, aux portes des États-Unis.

Une semaine plus tôt, des photos aériennes prises par un avion-espion U2 ont révélé au président américain que les Soviétiques étaient en train d'installer des bases de lancement de fusées à tête nucléaire sur l'île de Cuba, à 200 kilomètres de la Floride et à portée immédiate des métropoles américaines.

Pour les Américains, cette épée de Damoclès est inadmissible.

 

Le monde tremble dans la crainte d'une guerre nucléaire entre les deux superpuissances.

Le président Kennedy confie la gestion de la crise à un Conseil de sécurité nationale placé sous l'autorité de son frère Bob et du Secrétaire à la Défense McNamara. Le vice-président Lyndon Johnson y participe exceptionnellement.

Pendant plusieurs jours et plusieurs nuits, dans le secret, ce conseil élabore tous les scénarios possibles face à ce casus belli, y compris le pire, à savoir un bombardement de Cuba avec le risque d'un engrenage nucléaire.

 

Le 19 octobre, dans le salon ovale de la Maison Blanche, le général en chef de l'aviation (US Air Force) Curtis Le May tente encore de convaincre le président d'employer la manière forte.

Américains et Soviétiques négocient pendant ce temps dans les coulisses.

La tension est à son comble. Le président choisit en définitive le bluff et, dans son discours du 22 octobre, annonce une « quarantaine » autour de Cuba pour empêcher les navires communistes de livrer le matériel destiné aux bases de missiles.

C'est un jeu extrêmement périlleux : avec ce blocus (un acte de guerre qui ne dit pas son nom), on frôle à tout moment l'incident qui pourrait dégénérer en troisième guerre mondiale.

 

Dès le 24 octobre, des cargos soviétiques renoncent à poursuivre leur route vers l'île. Le 26 octobre, Nikita Khrouchtchev propose des négociations mais Kennedy ne veut rien d'officiel qui rappellerait les tristement célèbres accords de Munich (1938).

 

Le lendemain, un avion-espion U2 est abattu au-dessus de Cuba et son pilote tué. Kennedy prévient les Soviétiques que la prochaine agression de ce type serait suivie d'un bombardement des sites de missiles.

Mais finalement, du bout des lèvres, il accepte le principe des négociations et prend par écrit l'engagement de ne jamais tenter d'envahir Cuba. Par une clause secrète, il  s'engage aussi à démanteler ses missiles en Turquie, aux frontières de l'URSS.

 

Le 28 octobre, Khrouchtchev, l'honneur sauf, s'incline et accepte de démonter les sites de missiles.

 

Relire aussi :

14 octobre 1962 - Début de la crise des missiles de Cuba

30 août 1963 - mise en place du « téléphone rouge »

L’histoire d’un téléphone rouge qui n'était ni téléphone, ni rouge

 

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 23:01

Le 21 octobre 1805, l'amiral anglais Horace Nelson livre sa dernière bataille au large du cap Trafalgar, non loin de Cadix.

Tandis que l'Angleterre forme une troisième coalition contre la France, Nelson, à la tête de l'escadre de la Méditerranée, doit empêcher Napoléon 1er de débarquer sur le sol anglais avec les 200.000 hommes réunis à Boulogne.

L'amiral de Villeneuve, qui commande la flotte française, tente une échappée vers les Antilles. Il revient au plus vite vers la Manche pour couvrir le débarquement en Angleterre. Mais, traqué par Nelson, il se réfugie dans le port de Cadix où des navires espagnols alliés le rejoignent.

 

Pour complaire à Napoléon 1er, qui l'accable de reproches, Villeneuve se résout à sortir de la rade. Nelson engage la bataille avec 27 navires anglais contre 33 pour les Fanco-Espagnols. Mal commandés, les Français et leurs alliés perdent la moitié de leurs navires. Les Anglais n'en perdent aucun.

L'amiral anglais est blessé sur le pont de son navire, le bien-nommé Victory, par une balle tirée de la hune du Redoutable.

 

Le héros meurt avant de pouvoir savourer son triomphe... Il est inhumé dans la cathédrale Saint-Paul, à Londres, au terme de funérailles nationales.

La défaite de Trafalgar enlève à Napoléon 1er tout espoir de débarquer en Angleterre et de soumettre la «perfide Albion». Quelque prestige qu'il retire de ses victoires terrestres ultérieures, l'Empereur est désormais prisonnier du Continent.

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 23:01

Stanislas Leszczynski est né à Lwov en Ukraine le 20 octobre 1677.

Stanislas Leszczynski

Les ancêtres de Stanislas Leszczynski venant de bohème, ont immigré en Pologne dès le XIVème siècle. La famille Leszczynski a atteint au XVème siècle des fonctions importantes en Grande Pologne et a été introduite dès le XVIème siècle dans le cercle des magnats du royaume, la grande noblesse polonaise.

Après une petite enfance chétive et souffreteuse, il reçoit une éducation extrêmement soignée au château de Rydzyna.

Il quitte le giron de sa mère Anna Jablonowska pour une adolescence studieuse à Leszno. Stanislas solidement formé en sciences, en mathématiques, excelle en littérature, et maîtrise parfaitement plusieurs langues : le latin, l'allemand, l'italien et dans une moindre mesure le français qu'il parle aisément, mais écrit difficilement.

De 1695 à 1696, Il entreprend un voyage éducatif à travers l'Europe, ce long périple le conduit à Vienne, Venise, Rome, Florence, et Paris. L'éducation française de Stanislas tournera court. Il sera contraint de rallier la Pologne via les Pays-Bas.

A 21 ans Stanislas épouse le 25 mai 1698, la fille de Jean-Charles Opalinski illustre magnat polonais, Catherine Opalinska, qui lui donne deux filles :

Anna, le 25 mai 1699, et Marie, le 23 juin 1703 qui deviendra reine de France.

 

Après avoir envahi la Pologne, le roi de Suède, Charles XII, fait élire Stanislas Leszczynski roi des Polonais le 12 jullet 1704. Il reste sur le trône jusqu'au 8 juillet 1709, date à laquelle Charles XII est fait prisonnier.

En 1725, sa fille se marie avec Louis XV.

Après avoir tenté de restaurer son pouvoir en Pologne sans succès en 1733, il dut fuir à nouveau et revenir en France. Il est proclamé duc de Lorraine et de Bar par la couronne France et y passe le reste de sa vie. Il décède le 23 février 1766 

 

 

* De 1572 à 1791, le royaume de Pologne eut la particularité d'être une monarchie élective : le roi était élu.

 

Voir aussi :

Des rois élus !

23 février 1766 - La Lorraine est rattachée à la France

 

 

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 23:01

Le samedi 19 octobre 1935 s'achève la Longue Marche des communistes chinois et de leur chef Mao Zedong.

Débutée le 15 octobre 1934, la Longue Marche a été entreprise par l'Armée rouge chinoise et certains membres du Parti communiste chinois. Se déroulant durant la guerre civile chinoise, elle a duré plus d'un an et avait pour but d'échapper à l'Armée nationale révolutionnaire du régime de Tchang Kaï-chek. Durant cette marche, Mao Zedong fut identifié comme le leader des communistes.

Après une épopée de douze mille kilomètres à travers la Chine, les communistes se réfugient au Shaanxi. Dans cette province montagneuse isolée du nord-ouest, ils échappent aux attaques du parti rival du Guomindang et de son chef, Tchang Kaï-chek. Mais de 130.000 au départ, un an plus tôt, ils ne sont plus que 30.000.

La faim et la lutte contre les troupes du Guomindang ont eu raison des autres.

 


 

 

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 23:01

agenda 18 octobre

1127 : Go-Shirakawa, empereur du Japon (Décédé le 26 avril 1192).

1405 : Pie II, pape (Décédé le 15 août 1464).

1663 : Eugène de Savoie-Carignan, militaire savoyard (Décédé le 21 avril 1736).

1701 : Charles Le Beau, historien français (Décédé le 13 mars 1778).

1741 : Pierre Choderlos de Laclos, militaire et auteur français (Décédé le 5 septembre 1803).

1859 : Henri Bergson, philosophe français, prix Nobel de littérature en 1927 (Décédé le 4 janvier 1941) .

1905 : Félix Houphouët-Boigny, chef d'État ivoirien (Décédé le 7 décembre 1993).

1910 : Philibert Tsiranana, président de la république malgache de 1959 à 1972 (Décédé le 16 avril 1978).

1926 : Chuck Berry, musicien américain.

1938 : Guy Roux, entraîneur de football français.

1956 : Isabelle Autissier, navigatrice française.

1956 : Martina Navrátilová, joueuse de tennis américaine.

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 14:43

En réplique à la victoire d'Israël dans la guerre du Kippour, dix jours plus tôt, onze pays arabes membres de l'OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) annoncent un embargo total sur les ventes de pétrole aux soutiens d'Israël, parmi lesquels les États-Unis, le Portugal, l'Afrique du Sud et les Pays-Bas. L'Arabie saoudite, qui représente 21% des exportations mondiales de pétrole, est en flèche dans l'embargo, sous l'impulsion du roi Fayçal et de son ministre du pétrole, le sheikh Yamani.

Sous l'effet de la menace, les Européens, terrorisés, renoncent à soutenir les Pays-Bas et le fournir en pétrole. Chacun de son côté prend des mesures d'urgence dans la perspective d'une pénurie de carburant qui, cependant, ne viendra pas.

Le prix du baril de light Arabian, qui fait référence sur le marché, passe de 3 dollars à 18, mais se stabilise au bout de quelques mois autour de 8 ou 9 dollars. Les pays exportateurs mais aussi les grandes compagnies pétrolières occidentales sont les grands gagnants de ce premier choc pétrolier.

 

Cette première crise pétrolière pousse les États à diversifier leurs ressources énergétiques pour chercher des alternatives au tout pétrole. La France développe, à partir de 1973, un programme massif de construction de centrales nucléaires. C’est aussi le début des politiques d’économie énergétique.

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 23:01

La conférence de Locarno (au bord du lac Majeur , en Suisse) a commencée le 5 octobre 1925, réunissait Aristide Briand pour la France, Arthur Chamberlain pour la Grande-Bretagne, Gustav Stresemann pour l’Allemagne, Benito Mussolini pour l’Italie et Emile Vandervelde pour la Belgique.

Stresemann- Chamberlain- Briand

 

Cette conférence aboutit à la signature de ce que l’on appellera « les accords de Locarno » signés le 16 octobre.

Ces accords garantissent les frontières établies lors du traité de Versailles (28 juin 1919). L'Allemagne s'engage à respecter l'accord concernant la zone démilitarisée de la Rhénanie et à ne pas violer les frontières de la Pologne et de la Tchécoslovaquie.

En envahissant la Ruhr le 7 mars 1936, Hitler violera les accords de Locarno.

 

Relire aussi :

28 juin 1919 - Le traité de Versailles

 

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 23:01

Après avoir abdiqué et rejoint Rochefort, Napoléon Ier décide finalement de s'en remettre à l'honneur des Anglais, et ainsi pouvoir se rendre en Angleterre, plutôt que de tenter de rejoindre les États-Unis. Le gouvernement britannique avait déjà décidé de le faire prisonnier et de le déporter sur l'île Sainte-Hélène, au milieu de l'océan Atlantique*, pour qu'il ne puisse plus « nuire au repos du monde ».

 

Lundi, 7 août 1815 à 11 heures du matin, l’Empereur fait ses adieux à ceux de ses compagnons qui ne le suivent pas en exil, puis se dirige vers l’échelle de poupe pour embarquer à bord du Northumberland.

Après 72 jours de traversée le Northumberland mouille devant Sainte-Hélène le dimanche 15 octobre 1815. Napoléon débarque le lendemain. L'île deviendra sa prison pendant six années.
En regardant les contours lugubres de Sainte-Hélène il déclare « Ce n'est pas un joli séjour. »
Parmi ceux qui l'accompagnent se trouvent le Grand Maréchal du Palais, Henri Gratien Bertrand, le général Gourgaud.

Le 17 octobre, Napoléon s’établit au pavillon des Briars en attendant de rejoindre Longwood le 10 Décembre.

Il y restera jusqu’à sa mort le 5 Mai 1921.

 

* L'île de Sainte-Hélène est située à 5o 45 de longitude occidentale et à 15o 56 de latitude australe, au beau milieu de l'Atlantique Sud. Les côtes les plus proches sont celles de l’Afrique, à 1200 milles (2200 km), alors que celles de l’Amérique du Sud sont à 1800 milles (3300 km).

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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 23:01

À la mort du roi anglais Édouard  « le Confesseur », le 5 janvier 1066, les seigneurs anglo-saxons élisent Harold pour lui succéder. Mais Guillaume dit le « bâtard »,  7ème duc de Normandie, prétend que la couronne d'Angleterre lui a été promise par le défunt roi qui était aussi son oncle. Il prépare donc une impressionnante expédition militaire.

 

Guillaume le Bâtard contacta le roi de Norvège pour lui demander d'envahir lui aussi l'Angleterre par le Nord. Ainsi, ils se partageraient les terres conquises. Au Nord, Harald III Sigurdsson débarque en Angleterre, le 18 septembre 1066. Aussitôt, le roi Harold fit rassembler ses troupes et partit à l'assaut de l'envahisseur norvégien. Il aura suffi à Guillaume d'attendre le bon moment pour lancer sa flotte à l'assaut de l'île sans craindre une trop forte opposition à son arrivée.

Le 25 septembre 1066, lors de la bataille de Stamford Bridge, la défaite fut pour les Vikings, leur roi Harald y perdit la vie lors des combats.

 

Le 28 septembre, Guillaume  de Normandie débarque sur les côtes anglaises près de Hastings, avec 7.000 hommes dans le but de détrôner le Roi Harold.

Sachant que son ennemi était loin, il prit la décision d'y fortifier la position qu'il avait prise. Les troupes d'Harold reçurent l'ordre de se déporter vers l'armée normande, mais ils étaient épuisés par la marche et les combats qui avaient précédés.

 

 

Le 14 octobre 1066, après un début de combat indécis, les Normands prennent le dessus grâce à leur cavalerie. Harold est blessé à l'œil par la flèche d'un archer normand. Sa mort entraîne la dispersion de ses troupes et la victoire définitive de Guillaume.

Guillaume est couronné roi d'Angleterre, sous le nom de William, à l'abbaye de Westminster, à Londres, le jour de Noël 1066. Après sa mort il est surnommé Guillaume « le conquérant ».  

 

Le souverain modernise l'administration du pays. Il partage aussi entre ses vassaux les seigneuries anglaises, éliminant de la sorte la noblesse issue des précédents envahisseurs, les Angles et les Saxons.

Les Normands introduisent par ailleurs leur langue d'adoption, le français. De là le très grand nombre de mots et de racines que possèdent en commune l'anglais et le français modernes.

La bataille d'Hastings sera immortalisée dans la tapisserie de Bayeux. Cette immense fresque (70 m de long sur 0,5 m de large) raconte l'histoire de la conquête de l'Angleterre par les normands. C'est l'évêque de la ville de Bayeux, Odon de Conteville, demi-frère de Guillaume le Conquérant, qui eut l'idée de faire réaliser cette œuvre. Sa conception pris certainement une dizaine d'années. Elle fut exposée pour la première fois le 14 juillet 1077, dans la cathédrale de Bayeux.

 

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