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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 23:05

Poussé par sa femme à faire acte de charité, le mécène Nicolas Rolin (1376-1462), seigneur d'Aymeries et chancelier du duc de Bourgogne, Philippe III « le Bon », fonde l'Hôtel-Dieu de Beaune.

 

La création des Hospices

Beaune souffre de misère et de famine, les « écorcheurs » pillent et ruinent les campagnes. Les trois quarts des habitants de la ville sont sans ressources et les beaunois sont, dans leur grande majorité, déclarés indigents.

Pour racheter leur salut, Nicolas Rolin et son épouse, Guigone de Salins, décident alors de créer un hôpital pour les pauvres. Ils le dotent d'une rente annuelle grâce à des salines d’une part, et de ressources propres d’autre part, grâce à la vigne.

 

Le 1er janvier 1452, l'hôpital accueille son premier patient. Dès lors et jusqu’au XXe siècle, les sœurs des Hospices de Beaune prendront soin de nombreux malades dans plusieurs grandes salles. L’Hôtel-Dieu a rapidement acquis une grande renommée auprès des pauvres, mais aussi auprès des nobles et des bourgeois. A travers leurs dons, ceux-ci ont permis d’agrandir et d’embellir l’hôpital par la création de nouvelles salles et l’apport d’œuvres d’art. Ainsi l’Hôtel-Dieu est-il devenu un véritable « Palais pour les Pôvres ». Ses fonctions médicales ont été transférées en 1971 dans un hôpital moderne, à l’exception d’une maison de retraite.

 

De tout temps, il n'a jamais cessé de rayonner et a fédéré d'autres établissements : à Pommard, Nolay, Meursault et Beaune, pour constituer une communauté que l'usage a dès lors baptisée : Hospices de Beaune.

 

L'Hôtel-Dieu, monument historique

L'Hôtel-Dieu couvre aujourd’hui une aire importante de la ville de Beaune avec son musée, ses trois cours, ses dépendances, son Bastion du XVème siècle et ses centaines de mètres de caves conservant, notamment, la réserve particulière de vin des Hospices. Les quatre bâtiments ouverts au public, cernant la Cour d'Honneur, représentent la configuration de l'Hôtel-Dieu d'antan.

Préservé dans un état exceptionnel de conservation, ce monument est un rare témoignage de l’architecture civile du Moyen Age. Ses salles réunissent une vaste collection d’objets, meubles et tapisseries de cette époque.

 

 

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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 23:43

Le premier sous-marin à propulsion nucléaire, nommé « Nautilus » (En hommage à Jules Verne), navigue sous la glace de l'Arctique et passe sous le pôle Nord.

Il réalise ainsi la première liaison sous-marine entre l'océan Pacifique et l'océan Atlantique. Le Nautilus est un sous-marin révolutionnaire. Lancé par les Américains en 1954, il mesure 97 mètres de long et pèse plus de 3.180 tonnes et est capable de franchir la distance de 60.000 milles à la vitesse de 20 nœuds sans remonter à la surface.

 

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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 23:45

éphéméride 02 aout

 

216 av. J.-C. : Paul Émile, consul romain de l’année, tué à la bataille de Cannes.

  257 : Étienne Ier, pape depuis 254.

  686 : Jean V, 82e pape de l’Église catholique.

1100 : Guillaume II, roi d’Angleterre, fils de Guillaume le Conquérant.

1222 : Raymond VI de Toulouse et comte de Toulouse (Né le 27 octobre 1156).

1589 : Henri III, roi de France (Né le 19 septembre 1551).

1776 : Louis François de Bourbon-Conti, prince de Conti, militaire français (Né le 13 août 1717).

1788 : Thomas Gainsborough, artiste peintre anglais (Né le 14 mai 1727).

1799 : Jacques-Étienne Montgolfier, inventeur de la montgolfière (Né le 6 janvier 1745).

1815 : Guillaume Marie-Anne Brune, maréchal d'Empire, assassiné (Né le 13 mai 1763).

1823 : Lazare Carnot (Grand-père du président Sadi Carnot), mathématicien, un physicien, général et un homme politique français (Né le 13 mai 1753).

1849 : Méhémet Ali, vice-roi d'Égypte (Né le 4 mars 1769).

1914 : Jules-André Peugeot, militaire français. Il est le premier soldat français tué au cours de la Première Guerre mondiale (Né le 11 juin 1893).

1914 : Albert Mayer, militaire allemand. Il est le premier soldat allemand tué au cours de la Première Guerre mondiale (Né le24 avril 1892).

1921 : Enrico Caruso, ténor d’opéra italien (Né le 25 février 1873).

1922 : Alexander Graham Bell, inventeur britannique (Né le 3 mars 1847).

1923 : Warren G. Harding, 29e président des États-Unis (Né le 2 novembre 1865).

1934 : Paul von Hindenburg, militaire et homme politique allemand, maréchal, Président de l’Allemagne de 1925 à 1934 (Né le 2 octobre 1847).

1936 : Louis Blériot, constructeur d’avions et pilote français (Né le 1er juillet 1872).

1973 : Jean-Pierre Melville, réalisateur français (Né le 20 octobre 1917).

1992 : Michel Berger, auteur-compositeur-interprète français (Né le 28 novembre 1947).

1996 : Michel Debré, homme politique et académicien français, ancien premier ministre de 1959 à 1962 (Né le 15 janvier 1912).

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31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 23:03

Chargé par Louis XVI d’une expédition autour du monde, Jean-François Galaup, comte de La Pérouse, apprête le navire « la Boussole ». La Pérouse est accompagné de « l’Astrolable », seconde frégate commandée par Fleuriot de Langle.

 

L’expédition est composée de 220 hommes.

Parmi eux, on compte de nombreux scientifiques :

- un astronome,

- un médecin,

- trois naturalistes,

- un mathématicien,

- trois dessinateurs

- et même des curés qui ont une formation technique.

 

Les objectifs sont nombreux :

- géographiques,

- scientifiques,

- ethnologiques,

- économiques (prospection des possibilités de chasse à la baleine ou de collecte de fourrures),

- mais aussi politiques avec l'établissement éventuel de bases françaises ou de coopération coloniale avec les alliés espagnols (aux Philippines).

 

Il part donc de Brest, le 1er août 1785, pour une navigation estimée à 4 années.

Le 23 février 1786, l’expédition franchit du Cap Horn.

Après le Chili, l’île de Pâques (le 9 avril) puis Hawaï, voici l’Alaska, où meurent 21 marins dans le naufrage de deux chaloupes.

L’expédition poursuit vers San Francisco, la Chine et les Philippines. Après avoir observé les côtes méconnues de la Corée, elle rejoint la péninsule russe du Kamtchatka.

Le bal que les autorités ont organisé en l’honneur des visiteurs y est interrompu par l’arrivée du courrier de France. Lapérouse y apprend sa promotion au rang de chef d’escadre et reçoit l’ordre de se rendre en Australie pour espionner les Anglais. Il reprend la mer...

Au cours de son périple, il découvrira l’île Necker (1786) puis donne son nom au détroit situé entre l’île Sakhaline et l’île Hokkaido.

http://brest29200.com/tizeff/wp-content/uploads/2013/03/Carte-exp%C3%A9dition.jpg

 

28 mois après le départ de Brest, il atteint avec soulagement Tutuila, île des Salomon, pour se ravitailler en eau fraîche. Mais l’opération coûte la vie à 12 marins, tués à coups de pierre ou de massue par les indigènes après que leurs chaloupes se sont échouées.

C’est donc démoralisée et affaiblie par les carences alimentaires que l’expédition parvient en Australie le 26 janvier 1787, où elle découvre avec surprise une flotte anglaise à la recherche d’un endroit accueillant pour installer près de 700 forçats. Les Français en profitent pour confier quelques lettres à leurs « compatriotes européens » avant de quitter Botany Bay, le 10 mars 1788.

Le 15 mai, les frégates repartent vers le nord-est mais sont prises dans un cyclone et finissent par se briser aux alentours de l’archipel des Santa Cruz au milieu de juin.

 

C’est alors que commence « le mystère La Pérouse »...

 

Pendant 40 ans, le silence retombe sur l’expédition. Mais malgré la Révolution on n’oublie pas les marins : on dit d’ailleurs que, peu avant de monter sur l’échafaud, Louis XVI s’enquit du sort de son explorateur, censé être de retour depuis l’été 1789.

C’est finalement l’irlandais Dillon qui lève le mystère en acquérant en 1826 dans l’archipel des Vanuatu une épée en argent de confection française, premier indice d’une enquête qui permit de localiser le naufrage sur Vanikoro.

 

Lien du jour : Le tour du monde inachevé de La Pèrouse

 

 

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 23:01

éphéméride 31 juillet

1396 : Philippe III de Bourgogne, dit Philippe le Bon, duc de Bourgogne (Décédé le 15 juin 1467).

1640 : Michał Wiśniowiecki, roi de Pologne, (Décédé le 17 novembre 1673).

1704 : Gabriel Cramer, mathématicien suisse, (Décédé le 4 janvier 1752).

1754 : Bon Adrien Jeannot de Moncey, Maréchal d'Empire et duc de Conegliano (Décédé le 20 avril 1842).

1914 : Raymond Aubrac, résistant français (Décédé le 10 avril 2012).

1914 : Louis de Funès, acteur français (Décédé le 27 janvier 1983).

1914 : Mario Bava, scénariste et réalisateur italien (Décédé le 27 avril 1980).

1918 : Hank Jones, pianiste de jazz américain (Décédé le 16 mai 2010).

1919 : Maurice Boitel, peintre figuratif français (Décédé le 11 août 2007).

1921 : Peter Benenson, avocat britannique, fondateur d’Amnesty International (Décédé le 25 février 2005).

1922 : Lorenzo Antonetti, cardinal italien, président émérite du patrimoine apostolique (Décédé le 30 avril 2013) ;

1944 : Géraldine Chaplin, actrice américaine. Quatrième enfant de Charlie Chaplin, elle est la fille aînée des huit enfants qu'il a eu avec sa quatrième et dernière femme, Oona O'Neill. Elle a huit ans pour sa première apparition au cinéma, dans Les Feux de la rampe réalisé par son père.

1947 : Richard Griffiths, acteur britannique.

1947 : Stone, de son vrai nom Annie Gautrat, chanteuse française.

1947 : Hubert Védrine, ministre français des Affaires étrangères (1997-2002).

1950 : Richard Berry, acteur français.

1977 : Grand Corps Malade, de son vrai nom Fabien Marsaud, slammeur français.

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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 23:02

1094 : Berthe de Hollande, reine de France, épouse de Philippe Ier (Née en 1058).

1233 : Conrad de Marbourg, religieux allemand de l'ordre des Prémontrés, confesseur de sainte Élisabeth de Hongrie, premier responsable de l’Inquisition dans le Saint-Empire romain germanique.

1683 : Marie-Thérèse d'Autriche, reine de France et de Navarre, femme de Louis XIV (Née le 10 septembre 1638).

1718 : William Penn, fondateur de l'État de Pennsylvanie (Né le 14 octobre 1644).

1865 : Étienne-Paschal Taché, homme politique canadien, un des Pères de la Confédération (Né le 5 septembre 1795).

1898 : Otto von Bismarck, chancelier allemand (Né le 1er avril 1815).

1912 : Meiji, empereur du Japon depuis 1867 (Né le 3 novembre 1852).

1930 : Hans Gamper, homme d'affaires suisse, fondateur du FC Barcelone (Né le 22 novembre 1877).

1961 : Domenico Tardini, cardinal italien, secrétaire d'État du Vatican depuis 1944 (Né le 29 février 1888).

1996 : Claudette Colbert, actrice américaine (Née le 13 septembre 1903).

2003 : Sam Phillips, producteur musical américain (Né le 5 janvier 1923).

2007 : Ingmar Bergman, réalisateur, scénariste et metteur en scène suédois (Né le 14 juillet 1918).

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 23:02

La première pierre du canal du Midi est posée le jeudi 29 juillet 1666. Les travaux, commencés par l'ingénieur Paul-Pierre Riquet, s'achèveront en 1681.

Le canal du Midi est l'une des réalisations technologiques les plus importantes de l'époque moderne. Il est à l'origine d'un épanouissement technologique qui a mené directement à la révolution industrielle et à l'ère technologique actuelle. C'est aussi une étape significative dans l'histoire de l'Europe, celle du développement des réseaux navigables, rendu possible par la maîtrise des problèmes d'ingénierie civile hydraulique. De plus, dans ce cas précis, l'innovation technologique se combine avec un souci élevé de l'architecture et du paysage, qui trouve peu de parallèles ailleurs.

Il se déroule sur 241 kilomètres entre Marseillan, où il débouche dans l’étang de Thau sur la méditerranée, et Toulouse. A Toulouse, le canal du midi rejoint le canal de Garonne, qui se dirige vers l’Atlantique.

 

La construction du canal du Midi

Des études sur la possibilité de créer des canaux en reliant des voies d'eau naturelles ont commencé dès le 16ème siècle au moment où François Ier revenait d'Italie avec Léonard de Vinci. Un de leurs projets prévoyait la jonction de la Garonne à 1' Aude et donc celle de l'Atlantique à la Méditerranée. La première entreprise de ce type couronnée de succès fut le Canal de Briare qui devait relier la Seine et la Loire en 1642. Les solutions apportées aux difficultés techniques rencontrées relança l'intérêt pour la liaison Atlantique-Méditerranée, avec pour conséquence la mise à l'étude de nombreux projets. Cette liaison devait devenir une réalité en raison du climat politique favorable dont bénéficiait la France à cette époque et aussi grâce à l'intérêt d'un homme exceptionnel qui n'eût de cesse de voir aboutir un projet de cette envergure.

 

Pierre-Paul Riquet avait 50 ans quand il commença à travailler sur le projet en 1654. Il envisagea un certain nombre de tracés pour relier la Garonne à 1' Aude et diverses solutions pour la ligne de partage des eaux entre les deux rivières à Naurouze qui constituait essentiellement un problème d'alimentation en eau. Il sollicita l'aide de spécialistes locaux, en particulier de Pierre Campmas, responsable de l'approvisionnement en eau de la ville de Revel au pied du massif de la Montagne Noire. Il recruta aussi François Andreossy, ingénieur civil spécialiste des questions hydrauliques. En 1662, Riquet s'assura le soutien de Jean-Baptiste Colbert, Intendant des Finances de Louis XIV à cette époque, qui n'avait de cesse de favoriser la création d'industries en France. Colbert réalisa très vite l'importance du canal proposé et accorda à Riquet son aide la plus totale. Il communiqua son enthousiasme au Roi qui comprit le lustre que ce canal pourrait apporter à son règne. Une Commission Royale fut constituée pour étudier la viabilité technique et financière du projet ; après avis favorable de la Commission, des lettres-patentes furent accordées à Riquet pour creuser une étroite voie d'eau sur toute la longueur du tracé et prouver ainsi que la différence de niveau des eaux à Naurouze pouvait être solutionnée. Le projet devait être financé sur une base tripartite : par la Trésorerie royale, par la Province du Languedoc et par Riquet lui-même. Les fonds de la Trésorerie serviraient à acheter les terres, ceux de la province à financer les travaux. La gestion du Canal une fois terminé et les revenus éventuels qui en découleraient reviendraient à Riquet et à ses successeurs. Un Edit royal annonçant la construction du Canal fut publié en octobre 1666 et les lettres-patentes remises à Riquet. Ces lettres-patentes ne concernaient cependant que la partie occidentale du projet entre la Garonne à Toulouse et 1' Aude à Trèbes. Les travaux furent terminés en 8 ans et 3,36 millions de livres furent investies dans cette construction. La seconde partie fut alors autorisée entre Trèbes et Sète sur la Méditerranée en 1669.

 

Deux mille ouvriers furent engagés en janvier 1667. Ce nombre monta à douze mille, dont six cents femmes pour pallier le manque d'hommes. Ils étaient répartis en douze divisions chacune sous la responsabilité d'un « inspecteur général » et chaque division était-elle même composée d'équipes de cinquante personnes sous l'autorité d'un contremaître.

 

Le projet dut faire face à de nombreuses vicissitudes et crises financières au cours des années qui suivirent, mais il était parfaitement terminé quand Riquet mourut en 1681. En raison des plaintes persistantes des riverains dont les terres étaient inondées, le grand architecte militaire Vauban fut envoyé sur place. Le rapport qu'il rédigea eut pour conséquences la construction d'un certain nombre d'aqueducs et l'accroissement de la hauteur du barrage de Saint-Ferréol. Les éléments finaux du Canal furent terminés en 1694. Son coût total fut de 15 millions de livres, soit un dépassement de 70% des estimations initiales, ce qui n'était pas surprenant compte-tenu du nombre élevé de problèmes imprévus qui étaient apparus en cours de réalisation.

Les travaux complémentaires furent ceux du Canal de Saint-Pierre (ou Canal de Brienne) à Toulouse, du Canal de Jonction pour alimenter le Canal de la Robine et Narbonne (1768-1787) et du pont-canal de l'Orb (1854-1857).

 

Le classement UNESCO

Le 7 décembre 1996, le comité UNESCO a soutenu l’inscription du Canal du Midi au patrimoine mondial de l’humanité au titre des biens culturels / paysages culturels.

Le canal du Midi répond à quatre des six critères culturels fixés par l’UNESCO :

- Critère 1 : il représente un chef d’œuvre du génie créateur humain

- Critère 2 : il témoigne des échanges d’influences sur le développement de l’architecture ou de la technologie, des arts monumentaux, de la planification des villes ou de la création de paysages

- Critère 4 : il offre un exemple éminent d’un type de construction ou d’ensemble architectural ou technologique ou de paysage illustrant une ou des périodes significatives(s) de l’histoire humaine

- Critère 6 : il est directement ou matériellement associé à des évènements ou des traditions vivantes, des idées, des croyances ou des œuvres artistiques et littéraires ayant une signification universelle exceptionnelle

 

Liens du jour :

Site du canal du Midi

Carte du patrimoine fluvial du canal des deux Mers

 

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 23:47

La fin de l’indépendance Bretonne s’est jouée le samedi 28 juillet 1488 à la bataille de Saint Aubin Du Cormier (de nos jours dans le département d’Ille-et-Vilaine). Ce jour-là, l'armée bretonne est battue par l'armée du roi de France. C'est la fin de la « Guerre folle ».

L’armée française organisa minutieusement l’invasion de la Bretagne avec des moyens puissants : une redoutable artillerie et une armée d’environ 15.000 hommes dont environ 5.600 mercenaires suisses (les meilleurs guerriers de l’époque). Le commandement fut confié à un jeune général de 27 ans, Louis de La Trémoille.

Celui-ci, intelligemment refusa d’obéir aux ordres de la Cour qui le pressait d’envahir au plus vite le centre de la Bretagne, mais lui préféra s’emparer des places fortes de la frontière du duché pour éviter d’être pris entre deux feux.

Face à cette nouvelle invasion, le duc François II, mobilise ses troupes en faisant appel à l’arrière ban et aux quelques contingents de troupes alliés : des lansquenets allemands ou flamands de l’empereur Maximilien, les archers anglais de Lord Scales, des soldats gascons, espagnols, basques. Le duc avait donc à sa disposition environ 12.000 hommes, rassemblés à Rennes.

Mais contrairement à l’armée française le commandement de l’armée ducale est divisé car François II était trop malade et affaibli pour assumer ce commandement. C’est ce qui fera défaut plus tard : l’unité du commandement. Celui-ci a été confié à Alain d’Albret et à Louis d’Orléans, tous deux prétendants à la main de la princesse Anne, l’héritière du duché, car les Bretons ne pratiquent pas la loi Salique. Les deux hommes se détestent et cherchent à se nuire.

Les Bretons décidèrent d’aller prendre d’assaut la forteresse de Saint Aubin du Cormier, dont les français s’étaient emparés.

 

Le déroulement de la bataille

Les troupes bretonnes prirent leur formation de combat :

A gauche l’avant-garde commandée par le maréchal de Rieux et formée par quatre compagnies (l’élite de l’armée bretonne) et des 300 archers anglais du comte de Scales (soldats réputés). Le maréchal eut l’idée ensuite de déguiser 1.700 archers bretons avec des vestes de combats anglaises pour faire croire à l’ennemi qu’il y avait 2.000 archers anglais.

Le corps de bataille était surtout constitué de fantassins avec des cavaliers et comptait 1.000 basques et espagnols, « empruntés » à Ferdinand le Catholique, 2.500 Gascons, 800 lansquenets allemands et flamands envoyés par Maximilien et enfin par 1.000 francs archers bretons. Soit un total d’un peu plus de 5.000 hommes sous le commandement du prince d’Orange.

 

Quant aux troupes françaises, elles furent surprises car après la prise de Fougère, la principale place forte bretonne, La Trémoille voulut marcher sur Dinan mais apprenant que les Bretons se dirigeaient vers Saint Aubin, il décida de se porter leur rencontre.

En arrivant à Saint Aubin du Cormier, ils furent surpris par le fait que l’armée bretonne était déjà en ordre de bataille et prête à combattre. S’ils avaient  attaqué maintenant l’armée royale, les bretons auraient remporté la victoire, ou l’auraient mise en déroute.

Mais ils vont perdre leur temps à délibérer s’ils doivent attaquer ou non, le maréchal de Rieux était pour mais le comte Dunois et le duc d’Orléans ne l’étaient pas.

Pendant ce temps, La Trémoille déploya son armée et la mit en ordre de bataille et prit même le temps de creuser un fossé pour protéger son artillerie.

 

La bataille commence par le feu des deux artilleries. Puis l’avant-garde de l’armée ducale sous le commandement de Rieux s’élance contre la droite de l’armée royale, soutenue par le corps de bataille, et réussissent à la faire reculer. Les archers anglais combattent avec courage et sont à la hauteur de leur renommée.

 

La défaite vint du faite que l’un des auxiliaires allemands, le capitaine Bhler décida de mettre ses hommes à l’abri des quelques coups encore tirés par l’artillerie ennemie et ainsi provoqua un pli dans le front breton et découvrant ainsi le Centre.

S’apercevant de cela 400 cavaliers s’y précipitent tuant les canonniers et semant le désordre partout. En même temps 200 autres attaquent l’avant-garde par derrière.

L’armée Bretonne attaquée de tout côté, cède à la panique.

L’engagement n’a duré que quatre heures et les Bretons a perdu 6.000 hommes et un nombre considérable de chevaliers des plus illustres lignées alors que les Français n’ont perdu que 1.200 à 1.500 hommes et un seul capitaine.

 

Le duc de Bretagne doit accepter de donner sa fille Anne en mariage au Dauphin, le futur roi Charles VIII. Celui-ci mourra sans héritier en 1498, Anne devra alors épouser son successeur Louis XII en 1499.

Le duc François II ne survit pas à la honte de la défaite et meurt le 9 septembre 1488.

La Bretagne, indépendante depuis la victoire de Nominoë sur Charles le Chauve en 845, sera définitivement rattachée au trône français en 1532.

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 00:00

Le dimanche 27 juillet 754, dans la basilique de Saint-Denis, au nord de Paris, le pape Étienne II sacre Pépin III le Bref, roi des Francs.

Fils de Charles Martel et petit-fils de Pépin de Herstal, maires du palais d'Austrasie, le nouveau souverain substitue ainsi sa lignée (les Pippinides, plus tard appelés Carolingiens) à celle de Clovis (les Mérovingiens).

Les fils et héritiers de Pépin, Carloman et Charles (futur Charlemagne), sont aussi sacrés par la même occasion (ils succèderont conjointement à leur père quatorze ans plus tard).

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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 23:01

Les colons afro-américains qui dirigent le Liberia proclament l'indépendance et font de ce petit pays africain la première république indépendante d'Afrique noire.

Le Liberia doit son existence à une société philanthropique américaine qui à partir de 1822 entreprit de peupler le pays avec d'anciens esclaves noirs libérés. Les immigrés, encouragés par les États-Unis, établissent une Constitution calquée sur le texte américain. Mais très vite les antagonismes entre la minorité américano-libérienne qui détient l'essentiel des richesses du pays et la majorité de libériens pauvres, entraîneront des heurts violents entre les deux groupes.

 

Le 26 juillet est le jour de la fête Nationale au Libéria.

Aujourd’hui, le pays, qui compte parmi les 10 pays les moins développés du monde est un paradis fiscal dont l'une des particularités est de ne jamais faire apparaître le nom des personnes physiques sur ses registres du commerce. Le Libéria fait partie des pavillons de complaisance.

C’est au Libéria que se trouve la plus vaste plantation d’hévéas au monde (48.000 hectares), propriété de Firestone, le géant américain du pneu devenu depuis 1988 une filiale du groupe japonais Bridgestone.

 

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 23:07

Désapprouvé par les élections qui se sont tenues en juillet, Charles X refuse de se soumettre et décide d’affirmer son pouvoir.

Sur les conseils de Polignac, et selon l’article 14 de la Charte, il rédige quatre ordonnances. La deuxième et la quatrième s’attaquent directement aux députés en proclamant la dissolution de la Chambre élue il y a moins d’un mois et en fixant la date des nouvelles élections. Quant aux deux autres, elles s’attardent sur deux phénomènes cruciaux dans les régimes du XIXème siècle : la première abolit la liberté de la presse en rétablissant la censure et l’autorisation préalable. La troisième réforme le cens électoral pour exclure la bourgeoisie du suffrage.

Moins de dix jours après la publication de ces ordonnances, Charles X sera contraint d'abdiquer.

 

Relire aussi : 29 juillet 1830 - Les « Trois Glorieuses » sonnent la fin de la seconde restauration

 

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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 23:01

  923 - Suzaku, empereur du Japon (Décédé le 15 août 952).

1775 : Eugène-François Vidocq, aventurier français (Décédé le 11 mai 1857).

1783 : Simón Bolívar, dit « El Libertador », général et homme d'État sud-américain (Décédé le 17 décembre 1830), à l'origine de l'indépendance de plusieurs pays.

1802 : Alexandre Dumas père, écrivain français (Décédé le 5 décembre 1870).

1856 : Émile Picard, mathématicien et académicien français (Décédé le 11 décembre 1941).

1895 : Robert Graves, poète et romancier britannique (Décédé le 7 décembre 1985).

1931 : Éric Tabarly, navigateur français (Décédé le 13 juin 1998).

1946 : Hervé Vilard, chanteur français.

1949 : Yves Duteil, auteur-compositeur et interprète français.

1969 : Jennifer Lopez, actrice et chanteuse américaine.

1970 : Axelle Laffont, humoriste française.

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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 13:34

Un mois après l'attentat de Sarajevo, Vienne remet une note au gouvernement serbe le 23 juillet Elle ne menace la Serbie d'aucune annexion mais en dix points exige de Belgrade l'engagement public de ne plus soutenir les menées terroristes en Bosnie. Elle exige aussi que soient recherchés les responsables serbes de l'attentat de Sarajevo et souhaite que des fonctionnaires austro-hongrois participent à l'enquête.

 

Le gouvernement serbe a 48 heures pour répondre à ces dix points. Il se dispose à les accepter quand le tsar de Russie s'immisce dans le différent. Sur son intervention, Belgrade rejette l'ultimatum de Vienne...

 

La guerre devient inéluctable...

 

Relire aussi :

28 juin 1914 - Assassinat d'un archiduc à Sarajevo

28 juillet 1914 - L'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 23:08

Le samedi 22 juillet 1944 prend fin à Bretton Woods (New-Hampshire, États-Unis) une conférence financière réunissant 44 nations alliées. Après trois semaines de travaux, cette conférence met en place un nouveau système financier destiné à corriger l'instabilité monétaire d'entre les deux guerres mondiales.

À l'instigation de l'économiste britannique John Maynard Keynes, l'étalon-or est abandonné au profit d'un étalon-change or (le « Gold Exchange Standard ») qui accorde une place prépondérante au dollar. Ce système perdurera jusqu'à l'abandon par le président Nixon de la convertibilité du dollar en or, le 15 août 1971.

À Bretton Woods sont par ailleurs créés le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale (BIRD, Banque Internationale pour la reconstruction et le développement).

 

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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 23:03

356 av. J.-C. : Alexandre le Grand, roi de Macédoine (Décédé en -323).

1414 : Sixte IV, pape (Décédé le 12 août 1484).

1515 : Philippe Néri, prêtre italien, fondateur de la Congrégation de l'Oratoire) (Décédé le 26 mai 1595).

1620 : Jean Picard, astronome et géodésien français (Décédé le 12 juillet 1682).

1858 : Marie-Christine d'Autriche, reine d'Espagne (Décédé le 6 février 1929).

1899 : Ernest Hemingway, écrivain et journaliste américain (Décédé le 2 juillet 1961).

1923 : Rudolph Marcus, chimiste américain d'origine québécoise.

1926 : Sim, acteur et humoriste français (Décédé le 6 septembre 2009).

1965 : Francis Moreau, cycliste sur route et sur piste français.

1971 : Charlotte Gainsbourg, actrice et chanteuse française.

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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 23:01

Le jeudi 20 juillet 1944, Hitler échappe à la bombe qui devait le tuer, au Grand Quartier Général de Rastenburg, en Prusse orientale, dans son repaire dit la Tanière du Loup (« Wolfsschanze »).

Assistant à une réunion au quartier général de Rastenburg, le « Führer » échappe à une tentative d'assassinat fomentée par la noblesse militaire allemande.

En fait d'attentat, il s'agit plutôt d'une tentative de coup d'État par une coalition d'opposants au régime, à un moment où celui-ci est de toute façon condamné : les Soviétiques sont déjà en Allemagne et les Anglo-Saxons ont débarqué en Normandie.

Le comte Claus von Stauffenberg, chef d'état-major des armées de l'Intérieur, organise l'attentat dans le but de restaurer la monarchie ou du moins de mettre en place une dictature conservatrice. Il dépose lui-même une valise piégée sous la table de réunion et quitte la salle.

 

Attentat manqué

Ce jour-là, la réunion est avancée à 12h30 au lieu de 13h en raison d'une visite de Mussolini et se tient dans un chalet en bois au lieu du bunker en béton habituel en raison de la chaleur de l'été. Au moment propice, Stauffenberg dépose une valise piégée sous la table, près d’Hitler. Puis il quitte la pièce sous le prétexte de donner un coup de fil.

Comme la valise dérange un des militaires, celui-ci la déplace de sorte qu'elle est désormais séparée d’Hitler par le lourd support en chêne de la table. Lorsque se produit l'explosion, les parois du chalet sont soufflées, ce qui amoindrit la puissance de l'explosion. Et le Führer, protégé par le pied de la table, n'est en fin de compte que légèrement blessé !

Stauffenberg a vu le chalet se volatiliser et des corps expulsés par les ouvertures. Il est convaincu qu'il ne reste plus personne de vivant à l'intérieur et, sans perdre une minute, se rend à Berlin dans l'intention de participer au soulèvement. À son arrivée à l'aéroport, trois heures plus tard, il téléphone aux autres conjurés et apprend, consterné, que ceux-ci n'ont pas osé déclencher le soulèvement faute de certitude sur le sort d’Hitler.

Beaucoup de participants à la conférence ont été tués ou grièvement blessés mais celui-ci et le général Keitel qui se tenait à ses côtés ont eu une chance inouïe... Quand Mussolini arrive pour ce qui sera la dernière rencontre des deux dictateurs, il est accueilli sur le quai de la gare par un Hitler surexcité, les cheveux roussis, le bras partiellement paralysé, qui l'amène sans attendre visiter le lieu de l'explosion...

Les deux hommes, après une phase d'agitation, s'installent pour le thé.

 

 

Répression

À Berlin, le ministre de la propagande, Joseph Goebbels, reprend habilement la main. À 18h30, la radio annonce qu’Hitler vient d'échapper à un attentat. À Prague et Vienne, les généraux qui avaient entamé le soulèvement font machine arrière.

 

Le ministre de l'Intérieur, Heinrich Himmler, prend le commandement de l'armée de l'intérieur. Stauffenberg et d'autres chefs de la conjuration sont exécutés sur place. Le général Beck est contraint au suicide. À 1h du matin, Hitler lui-même s'exprime à la radio et annonce une sévère répression : il tiendra parole.

De 1921 à 1945, une quarantaine d'attentats furent commis contre Hitler ; ils échouèrent avant leur réalisation ou en raison des circonstances. Les plus connus et les plus spectaculaires sont certes celui de Johann Georg Elser le 8 novembre  1939 et celui du 20 juillet 1944. Mais il ne faut pas oublier tous ceux qui, organisés en petits groupes ou seuls, voulaient libérer l'Allemagne et, à partir de 1939, l'Europe du régime nazi, ce qui n'était envisageable qu'en éliminant Hitler, chef suprême des forces armées.

 

Lien du jour : Complot du 20 juillet 1944 contre Adolf Hitler

 

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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 23:01

1867 : régate universitaire entre Harvard et Yale (Aviron). Harvard s'impose1.

1877 : finale de la première édition du Tournoi de Wimbledon devant 200 spectateurs. Le britannique Spencer Gore s’impose en simple hommes (24 participants).

1896 : départ du premier marathon de Paris, remporté par le Britannique Len Hurst.

1903 : Maurice Garin remporte le tout premier Tour de France en restant leader du classement général du début à la fin de l’épreuve. 60 partants et 21 cyclistes classés à l’arrivée de première grande boucle. Garin devance au classement général Lucien Pothier de près de trois heures et Fernand Augereau de près de 4 heures et demie.

1907 : à Winnipeg, les Calgary Caledonians battent les Winnipeg Brittanias 1-0 lors de la finale de la première édition du People's Shield (Football).

1908 : création du club de football néerlandais Feyenoord par des ouvriers du port de Rotterdam sous le nom de Wilhelmina.

1908 : fondation à Londres de la Fédération internationale de natation

1919 : au départ de la 11e étape du Tour de France (Grenoble), Eugène Christophe est revêtu du tout premier maillot jaune de l'histoire, sur une idée d'Henri Desgrange qui souhaitait distinguer plus facilement et honorer le leader du classement général.

1925 : création du club de football italien Ternana Calcio sous le nom de SS Ternana Terni.

1952 : l’Italien Fausto Coppi remporte le Tour de France devant le Belge Constant Ockers et l’Espagnol Bernardo Ruiz.

1981 : après sa nouvelle victoire au Tournoi de Nagoya, le sumotori japonais Mitsugu Chiyonofuji est promu yokozuna. Il devient le 58e lutteur à obtenir le titre suprême dans l'histoire de ce sport.

1996 : cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'été de 1996 se tenant à Atlanta aux États-Unis.

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17 juillet 2015 5 17 /07 /juillet /2015 23:01

Le samedi 18 juillet 1925, Adolf Hitler publie le premier volume de Mein Kampf (Mon combat). Cet ouvrage, qui mêle des réflexions sur l'idéologie du parti nazi à des références autobiographiques, a été rédigé en 1924, lorsqu’Hitler était incarcéré à la prison de Landsberg pour avoir tenté de prendre le pouvoir en novembre 1923.

Mein Kampf présente de manière assez radicale sa vision de l'idéologie nazie, basée sur la suprématie de la race aryenne. Un deuxième volume de Mein Kampf sortira en décembre 1926.

 

Mein Kampf connaît un succès modeste jusqu'en 1929. Ensuite, son tirage va progresser rapidement et assurer une grande aisance financière à son auteur dès le début des années 1930. Il va atteindre une dizaine de millions d'exemplaires à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

 

Une première traduction paraît en français en 1934, avec la couverture barrée d'une citation du maréchal Lyautey : « Tout Français doit lire ce livre ». Il faut comprendre par-là qu’il faut le lire pour s'informer sur les thèses des nazis désormais au pouvoir en Allemagne : racisme, antisémitisme, antichristianisme, espace vital, revanche...

 

  

 

 

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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 23:01

Le tout premier parc Disney a 60 ans !

Il a été inauguré le dimanche 17 juillet et ouvert officiellement au public le 18 juillet 1955.

C'est l'un des premiers parcs de loisirs à thème au monde.

Après de longues années de conception et de développement, Disneyland ouvre enfin ses portes à Anaheim, en Californie.  Lors de sa conception, Walt Disney avait dans un premier temps destiné ce parc à ses employés et leurs enfants, mais le projet a vite pris de l'envergure et fut finalement destiné au grand public.

L’implication de Walt Disney est totale, son imaginaire partout présent sur le site. Plus qu’un parc d’attraction, Disneyland Park doit être un concept, celui d’un « Royaume Enchanté » (« Magic Kingdom »). Cette terminologie est encore aujourd’hui celle que la Walt Disney Company utilise pour qualifier un cahier des charges précis. On peut ainsi retrouver dans un « Royaume Enchanté » des mondes tirés tout droit de l’imaginaire Disney tels que Main Street, Adventureland, Frontierland ou l’incontournable Fantsayland.

L’inauguration du parc donne lieu à une cérémonie exceptionnelle en présence de Walt Disney, et de grands noms d’Hollywood comme Franck Sinatra, Sammy David Junior ou encore Ronald Reagan.

Le premier Disneyland Park de Californie reste l’emblème de la Disneyland Company et le seul « Royaume Enchanté » que Walt Disney ait jamais vu de son vivant.

 

 

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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 23:01

Le roi de France Charles VI, dit « le Fou », décrète l'expulsion de tous les juifs « sans exception ni privilège ». C'est la troisième fois que les juifs sont expulsés de France depuis le début du siècle (1306 et 1322).

Ils sont rendus responsables de la famine, de la misère et même de la folie du roi... Les Parisiens les flagellent en place publique. Le roi et la reine de France leur donnent jusqu'au 3 novembre pour regagner les frontières du royaume.

Au rythme des réadmissions et des exils, les communautés juives de France ne connaissent plus au XIVe siècle la vie religieuse et intellectuelle intense qui avait été la leur jusqu’au XIIIe siècle.

Il n'existera plus de communautés juives en France jusqu'au XVIème siècle.

 

Il n’y avait pas de limitations professionnelles aux activités économiques des Juifs à Rome, à Byzance ou dans les pays musulmans. Mais celles-ci apparaissent dans l’Occident médiéval. Les Juifs ne pouvaient ainsi pas posséder de terres ni devenir membres d’une guilde de marchands ou d’artisans chrétiens. Un certain nombre, quand ils le pourront, se feront donc prêteurs.

Lorsque Charles VI expulse les juifs le 17 septembre 1394, ceux-ci n'étaient plus que quelques centaines en France. En effet, depuis deux siècles, ils n'avaient cessé d'être expulsés puis rappelés par les souverains. Au gré des besoins financiers du Trésor royal, qui prélevait au passage taxes, biens ou amendes.

 

Motifs réels de l’expulsion les juifs de France :

Alors que Charles V est en train de mourir, il passe l'ordre d'augmenter les impôts car la France connaît une grave crise économique. Les bourgeois viennent se plaindre et affirment ne plus avoir l'argent. Le seul argent qu'ils ont, ce sont l'argent des préteurs juifs. Un argent qu'ils doivent rembourser. Le seul moyen de remettre les comptes à zéro selon eux, fut de réclamer l'expulsion des juifs. Ainsi, ils n'auront jamais à rembourser qui que ce soit. Une demande accueillie favorablement par le roi qui voulait satisfaire la bourgeoisie.

 

Dès le lendemain, à l'aube, des pillards commencèrent par se répandre dans les maisons des receveurs publics, ils brisèrent les caisses, prirent l'argent qu'elles contenaient et en répandirent par les rues ; les tarifs et les registres furent déchirés ; puis, ce premier exploit accompli, ils se portèrent vers le quartier des juifs et pillèrent une quarantaine de maisons remplies de meubles précieux et de toute espèce de marchandises, de vaisselle d'argent, de pierreries et d'autres objets de valeur mis en gage par des emprunteurs. Quelques-uns de ceux-ci profitèrent même de l'occasion pour retirer les promesses ou reconnaissances qu'ils avaient souscrites. Plusieurs de ces juifs furent massacrés chez eux, d'autres parvinrent à se sauver et à gagner le Châtelet, où ils demandèrent à être enfermés pour se trouver en sûreté. On leur enleva leurs enfants qu'on fit baptiser de force à Notre-Dame. Le jeune roi, tout effrayé de ce désordre, exigea du régent qu'il prit des mesures pour que les juifs fussent rétablis dans leur demeure.

 

Quelques jours plus tard, certains juifs allèrent se cacher dans l'Abbaye de Saint-Germain des Prés. Ils prirent avec eux tout leur or et les objets précieux. Cette nouvelle attisa les haines. Et il n'en fallut pas plus pour des assaillants viennent attaquer les juifs dans l'Abbaye. Chacun s'arma comme il put, et on parvint à enfoncer les portes. Après avoir massacré quelques serviteurs de l'abbaye et pillé les objets les plus précieux qu'ils purent découvrir, les envahisseurs se retirèrent et se portèrent vers la rue des Juifs, qui était alors à peu près exclusivement habitée par des Israélites. Ceux qui purent se sauver se hâtèrent de fuir ; quant aux autres, ils furent fort maltraités, et, pendant trois ou quatre jours, leurs maisons furent livrées au pillage.

Enhardis par le succès, les émeutiers, dont le nombre grossissait toujours, continuèrent à se porter à tous les excès, et ils résolurent d'aller rompre le pont de Charenton, afin d'empêcher les troupes royales de pénétrer dans Paris ; mais la crainte de s'éloigner du centre de la ville où ils se trouvaient soutenus, les empêcha d'exécuter ce projet, et ils se contentèrent de se répandre dans les divers quartiers et de continuer la chasse aux juifs.

L'expulsion des juifs est alors décrétée pour calmer la population parisienne ainsi que les bourgeois. Et, ajoute le Roi : « comme les juifs sont responsables de la famine, avec leurs départs nous ne souffrirons plus jamais. »

 

 

Voir aussi :

16 juillet - Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français et d'hommage aux « Justes » de France

5 août 1392 - Charles VI sombre dans la folie

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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 23:01

Le président de la République Raymond Poincaré obtient de la majorité parlementaire, hostile à la guerre, qu'elle renonce à abroger la loi du 19 juillet 1913 prolongeant le service militaire à trois ans. En échange, il lui concède l'impôt progressif sur le revenu.

 

L'impôt sur le revenu est promu et porté par Joseph Caillaux. Ministre des Finances dans le gouvernement de Georges Clemenceau en 1906, il préconise un impôt unique sur l'ensemble des revenus (salaires, retraites, revenus agricoles et industriels, rentes...).

Le projet qu’avait présenté en février 1907 Joseph Caillaux, reposait donc sur trois idées.

La première était la redéfinition des catégories de revenus (les cédules), permettant le remplacement des quatre contributions révolutionnaires (foncière, personnelle mobilière, patente, portes et fenêtres), dites les « quatre vieilles », par de nouveaux impôts catégoriels (les impôts cédulaires). Ainsi espérait-on mieux imposer les nouvelles formes de revenus (bénéfices, salaires, dividendes) qui représentaient une part croissante de la richesse nationale. Égalité et productivité fiscales devaient aller de pair.

La seconde idée était de personnaliser l’impôt, principalement par la création d’un impôt complémentaire progressif assis sur le revenu global du foyer.

La troisième idée était le recours à la déclaration du contribuable, contrôlable par l’administration fiscale

Techniquement, Joseph Caillaux s’inspirait tout à la fois du système cédulaire anglais (1843) et de l’impôt progressif sur le revenu prussien (1891). Son projet n’était donc pas particulièrement précoce ou révolutionnaire.

La réforme fut votée par la Chambre des députés le 9 mars 1909, mais rejetée par le Sénat.

 

Le débat s'ouvre à nouveau au Sénat le 3 juillet 1914, quelques jours après l'attentat de Sarajevo dont personne n'imagine encore les tragiques conséquences.

La loi « portant fixation du budget général des dépenses et des recettes de l'exercice 1914 » est promulguée par le Président de la République Raymond Poincaré le mercredi 15 juillet 1914.

 

L'article 5 de la loi précise : « Il est établi un impôt général sur le revenu. Cet impôt est destiné à frapper les citoyens d'après leur capacité contributive totale. Il doit faire plus ou moins payer les contribuables selon l'importance de leurs revenus. Son objectif est donc de parvenir à la justice fiscale.  »

La loi est oubliée au Journal Officiel le 18 juillet 1914.

 

Le 22 décembre 1914, quelques mois après le déclenchement de la guerre, les chambres siègent à nouveau en session extraordinaire après s’être ajournées lors de la séance d’Union sacrée du 4 août, Alexandre Ribot demande le report de l’application de la loi. Mais la baisse des revenus de l’Etat pendant le conflit et les besoins de financement rendent nécessaire en 1916 une première application de l’impôt général sur les revenus de 1915.

 

Voir aussi : 10 avril 1954 - Création de la TVA

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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 23:02

Le 14 juillet 1933, à l'initiative du ministre nazi de la propagande Joseph Goebbels, le parti nazi (NSDAP, pour Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei ou Parti National-Socialiste des Travailleurs Allemands) devient seul autorisé en Allemagne.

Il est décrété parti unique et les autres formations politiques sont dissoutes. Les syndicats sont remplacés par un organisme corporatiste : le Deutscher Arbeiter Front (Front du Travail Allemand).

Cette loi est décidée par le gouvernement et non par le parlement, sur base de la loi des pleins pouvoirs. Sa promulgation est signée par le chancelier Adolf Hitler et les ministres de l'Intérieur et de la Justice, Wilhelm Frick et Franz Gürtner.

 

La loi ne comporte que deux articles.

L'article 1er instaure le parti nazi comme parti unique en Allemagne. L'article 2 prévoit des peines de six mois à trois ans d'emprisonnement pour ceux qui collaborent au maintien des structure de partis interdits ou tentent de créer de nouveaux partis. Sur base de cette loi, de nombreuses personnalités politiques d'autres partis ont été condamnées à l'emprisonnement.

 

En six mois et malgré le soutien d'une minorité des électeurs, le chancelier Hitler aura réussi à renverser la démocratie allemande.

 

La loi sur le parti unique est abrogée via la loi n° 1 du Conseil de contrôle allié du 20 septembre 1945 portant abrogation du droit nazi.

 

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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 23:01

Malgré la concurrence d'un autre chant patriotique, « Le Réveil du peuple », le succès de « La Marseillaise » est tel qu'elle est décrétée chant national par la Convention, le 14 juillet 1795.

Le décret du 26 messidor an III proposé par le député Debry déclare « La Marseillaise » hymne national français. D'abord appelé « Chant de guerre pour l'armée du Rhin », la chanson a été écrite dans la nuit du 25 au 26 avril 1792 par Rouget de Lisle, officier du génie en poste à Strasbourg.

 

Mais l'Empire lui préfère dès 1804 « Le Chant du départ » et la Restauration le « Vive Henri IV ».

Elle resurgit pendant les phases insurrectionnelles, de la Révolution de 1830 à la Commune, « La Marseillaise » est considérée comme trop guerrière et, à l'occasion de l'Exposition universelle de 1878, Mac Mahon confie à Charles Gounod le soin de composer un nouvel hymne. Ce sera le pacifique et oublié « Vive la France ».

« La Marseillaise » sera définitivement proclamée « hymne national », non sans controverses, par la IIIe République, le 14 février 1879. Sous le régime de Vichy, où seuls les couplets sur la famille et la patrie sont tolérés.

 

14 juillet 1789 - Prise de la Bastille

14 juillet - Fête nationale France

14 février 1879 - La Marseillaise, hymne national

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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 23:29

Le 13 juillet 1965, une loi et promulguée en France et permet à la femme de travailler sans l’accord de son mari.

La loi n° 65-570 portant réforme des régimes matrimoniaux  autorise également les épouses à gérer leurs biens librement. Elles peuvent désormais ouvrir un compte à leur nom, même contre l'avis de leur mari.

Elle introduit la communauté réduite aux acquêts, qui devient le régime légal en l'absence de contrat de mariage. Selon ce régime en effet, chaque époux conserve la faculté d'administrer les biens qui lui étaient propres avant le mariage, ainsi que ses revenus personnels. La communauté de biens se limite alors aux acquêts, c'est à dire aux biens acquis par les deux époux après leur mariage.

 

La réforme des régimes matrimoniaux de 1965 renforce donc l'égalité entre homme et femme au sein du foyer.

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11 juillet 2015 6 11 /07 /juillet /2015 23:01

Un groupe de jeunes anglais, passionnés de blues et de rock ‘n roll américain fait sa première apparition publique au « Marquee Jazz Club » de Londres le jeudi 12 juillet 1962.

Le groupe composé de Brian Jones, Mick Jagger, Keith Richards, Ian Stewart, Mick Avory et Dick Taylor apparaît pour la première fois sur scène sous le nom de The Rollin’ Stones, inspiré du titre « Rollin’ Stone » de Muddy Waters.

En 1963, Bill Wyman prend la place de Dick Taylor, Mick Avory part rejoindre les « Kinks » et est remplacé par Charlie Watts quant à Ian Stewart il accepte de devenir le Road Manager du groupe, et tant qu’ils y sont ils décident d’ajouter un « G » à « Rollin».

 

Les Rolling Stones ont publié 22 albums studio au Royaume-Uni (24 aux États-Unis), 8 albums live (9 aux États-Unis) et 32 compilations.

 

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