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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 23:01

Dans la nuit du 30 juin 1934, Hitler fait éliminer les chefs SA de Ernst Röhm.

La « SA » ou SturmAbteilung (section d'assaut), formation paramilitaire nazie créée en 1921, a été un instrument efficace pour l'accession au pouvoir de Hitler. Pourtant, celui-ci, inquiet de l'importance que prend l'organisation, fait assassiner ses chefs.

Sur de fausses preuves, les SA sont accusés de projeter un coup d'État. Assuré du soutien de la Gestapo, de la Schutzstaffel (SS) et de la police allemande, Hitler se rend à Munich

Vers six heures du matin, le samedi 30 juin 1934, Hitler, revolver au poing, cerne avec un groupe de SS une pension tranquille ou dorment encore ses camarades des premiers jours du nazisme : les chefs des Sections d'Assaut. Hitler arrête donc personnellement Ernst Röhm et d'autres membres de la « SA ». Les prisonniers sont envoyés à Munich, dans la prison de Stadelheim, puis fusillés. Ailleurs en Allemagne, d'autres assassinats sont commis par la SS. Le 2 juillet, Ernst Röhm est abattu dans sa cellule.

 

On évalue à 85 le nombre d'assassinats. Parmi les victimes figurent surtout des nazis de la première heure : Ernst Röhm, chef des « SA », Kurt von Schleicher, Karl Ernst, Gregor Strasser,... mais aussi des opposants catholiques : Erich Klauser, secrétaire général de l'Action catholique, Edgar Jung, autre dirigeant de l'Action catholique, Adalbert Probst, directeur national de l'Association sportive des Jeunesses catholiques, Fritz Gerlic, directeur de l'hebdomadaire catholique Der gerade Weg.

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Par Archimède - dans Dictature
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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 23:01

Après s’être emparée d’Angers, l’armée Vendéenne de Cathelineau parvient aux portes de Nantes. Mais la ville s’est préparée et attend les insurgés de pied ferme : la population a fait le choix de se défendre.

Ainsi, 12.000 hommes sont prêts à résister aux 30.000 soldats des colonnes vendéennes, réparties au nord et au sud de la ville.

La meilleure organisation des Nantais comble largement leur infériorité numérique et contraint les Blancs à abandonner la bataille et à se replier. Cathelineau, blessé dans la bataille, meurt dans les jours suivants. La progression des Vendéens marque une pause et, tandis que Paris prend conscience de l’ampleur de la menace, c’est en fait le tournant de la guerre. La Convention, désormais sous les ordres de Robespierre, s’apprête à réagir vivement.

 

Lien du jour : Les guerres de Vendée 

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 23:01

Le jeudi 28 juin 1635, les Français Jean Duplessis et Charles Liénard de l'Olive, de la Compagnie des Isles d'Amérique (ou des Isles de l'Amérique), prennent possession de la Guadeloupe au nom du roi Louis XIII.

Le 14 février 1635, ils signaient un contrat les autorisant à « commander ensemble dans l'île qu'ils habiteraient ».

Partis le 25 mai de Dieppe, leur navire et les 554 colons à son bord débarquent à la Guadeloupe le jeudi 28 juin 1635 du côté de Pointe-Allègre, un bien mauvais choix car l'endroit est l'un des plus inhospitaliers de l'île.

 

Malgré des débuts difficiles marqués par la maladie et le manque de vivres, la Guadeloupe se développe rapidement pour atteindre 15.000 habitants dont 3.000 esclaves noirs amenés d'Afrique.

Après que Charles de l'Olive, nommé gouverneur de l'île par Richelieu, a exterminé les Indiens Caraïbes qui l'habitaient, la Guadeloupe va devenir, comme la Martinique et Saint-Domingue (Haïti), une terre de grandes plantations sucrières avec une population constituée en grande majorité d'esclaves d'origine africaine.

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 23:01

1462 : Louis XII, roi de France de 1498 à 1515 (Décédé le 1er janvier 1515).

1550 : Charles IX, roi de France de 1560 à 1574 (Décédé le 30 mai 1574).

1717 : Louis-Guillaume Le Monnier, botaniste français, médecin de Louis XV puis de Louis XVI (Décédé le 7 septembre 1799).

1884 : Gaston Bachelard, philosophe français (Décédé le 16 octobre 1962).

1910 : Pierre Joubert, auteur de bande dessinée français (Décédé le 13 janvier 2002).

1935 : Laurent Terzieff, comédien et metteur en scène français (Décédé le 2 juillet 2010).

1942 : Jérôme Savary, metteur en scène, français (Décédé le 4 mars 2013).

1955 : Isabelle Adjani, actrice française.

1955 : Muriel Montossey, actrice et auteure française.

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 11:00

Tourné de décembre 1923 à mai 1925, le film « The Gold Rush » sort aux Etats-Unis le vendredi 26 juin 1925.

 

Il s’agit d’une comédie dont l'action se déroule en Alaska qui connaît un succès critique et populaire immédiat. Son réalisateur et acteur, Charlie Chaplin, transformé en chercheur d'or, y affronte la misère, les ours et la cupidité des hommes.

En France « La Ruée vers l'Or » sort le vendredi 9 octobre 1925.

 

Muet à l’origine, ce film a fait l'objet d'une reprise en 1942 dans une version plus courte (72 minutes contre 96 minutes en 1925)  et sonorisée par Chaplin lui-même.

 

En 1958, un jury international sacrera l'œuvre comme le deuxième plus grand film de tous les temps, après « Le Cuirassé Potemkine » d'Eisenstein tourné la même année.

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 23:01

1921 : Départ de la 15e édition du Tour de France qui s’est terminé le 24 juillet. Au terme de 15 étapes pour 5.485 km, ce Tour est remporté par le Belge Léon Scieur.

1941 : Cornelius Warmerdam porte le record du monde du saut à la perche à 4,72 mètres.

1958 : Départ du 45ème Tour de France (24 étapes pour 4.319 km) qui se termine le 19 juillet 1958. Il est remporté par Charly Gaul. Ce Tour de France détient le record, avec le Tour 1987, du plus grand nombre de porteurs du maillot jaune différents, à savoir huit porteurs différents.

1959 : Ingemar Johansson devient le nouveau champion du monde des poids lourds (Boxe anglaise)  en battant Floyd Patterson par arrêt de l'arbitre au 3e round à New York.

1960 : Départ du 47ème Tour de France qui se terminera le 17 juillet 1960 (21 étapes pour 4.173 km).

La 20e étape passe à Colombey-les-Deux-Églises où, parmi les spectateurs, se trouve Charles de Gaulle. Jacques Goddet, directeur du Tour de France, en est informé et il arrête alors les coureurs pour saluer le président de la République française. Il est remporté par l’Italien Gastone Nencini

1963 : le Valence CF remporte la Coupe UEFA face au Dinamo Zagreb.

1971 : départ du 58ème Tour de France qui comprend 20 étapes pour une longueur totale de 3.608 km.

Eddy Merckx gagne ce tour avec une moyenne de 38,084 km/h.

1975 : départ du 62ème Tour de France à Charleroi, en Belgique. A l’issue de 22 étapes (4.000 km) le Français Bernard Thévenet termine vainqueur.

1980 : départ du 67ème Tour de France. Le 21 juillet, au terme de sur 22 étapes pour 3 842 km, le Néerlandais Joop Zoetemelk remporte le Tour 1980… après avoir fini cinq fois deuxième.

1981 : Vladimir Polyakov porte le record du monde du saut à la perche à 5,81 mètres.

1992 : finale du Championnat d'Europe de football 1992. Le Danemark s'impose 2-0 contre l'Allemagne.

1994 : Coupe d'Europe des nations d'athlétisme 1994. L'Allemagne remporte le titre chez les hommes et chez les femmes.

1996 : Loïck Peyron gagne la Transat anglaise sur Fujicolor II.

2004 : finale du Championnat de France de rugby à XV. Le Stade français Paris s'impose 38-20 contre l'USA Perpignan.

2005 : Pierrick Fédrigo devient champion de France de Cyclisme sur route, succédant à Thomas Voeckler.

2007 : à Saint-Raphaël, lors de la troisième journée des Championnats de France de natation, Laure Manaudou remporte, après ses deux médailles d'or (sur le 800 mètres et le 50 mètres dos), le 400 mètres nage libre — sa distance de prédilection — avec plus de six secondes d'avance sur Coralie Balmy. 

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Par Archimède - dans Sport
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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 23:01

Le dimanche 25 juin 1950, à 4 heures du matin, 600.000 soldats nord-coréens franchissent la ligne de démarcation du 38e parallèle qui sépare leur État, sous gouvernement communiste, de la Corée du Sud, sous régime pro-occidental. C'est le début de la guerre de Corée.

Situation

Colonie japonaise depuis 1910, l'antique royaume de Corée a été libéré conjointement par les Soviétiques et les Américains en 1945. Comme convenu à la conférence de Yalta, les deux vainqueurs partagent le pays en deux zones d'occupation avec une séparation sur le 38e parallèle. Mais la guerre froide, qui éclate presque aussitôt, fait de cette ligne artificielle un lieu de grande tension internationale.

 

L'ONU a donc entériné la création de deux États distincts en 1948 :

- La République démocratique populaire de Corée (Corée du nord, capitale : Pyongyang), dirigée avec une poigne de fer par le secrétaire général du Parti des travailleurs (communiste), Kim Il-sung (38 ans).

- La République de Corée, au sud (capitale : Séoul), dirigée de façon au moins aussi autoritaire par Syngman Rhee (75 ans), homme vénal et corrompu.

 

La réaction américaine

La jeune instance internationale joue sa crédibilité sur ce conflit. Aussi le Conseil de sécurité ne se fait-il pas prier pour condamner l'agression et annoncer la mise en place d'une force internationale pour rétablir la paix dans la région.

Cette décision a été rendue possible par l'absence des Soviétiques qui, depuis plusieurs mois, boycottaient le Conseil de sécurité...

Un corps expéditionnaire sous les ordres du général Douglas MacArthur (70 ans) débarque dans la péninsule et préserve de l'invasion une tête de pont à Pusan, au sud-est. Le général lance sa contre-offensive le 15 septembre, reprend Séoul le 2 octobre, repousse les envahisseurs vers le nord, franchit le 38e parallèle et atteint en un mois la frontière avec la Chine.

               

Bataille de Pusan en Corée du sud

Dans la nuit, trois navires de la marine sud-coréenne, dont un patrouilleur PC-701, repèrent un cargo nord-coréen rempli de mille soldats prêts à débarquer dans le port de Pusan. Après vingt minutes de bataille acharnée, le patrouilleur coule le cargo. Grâce à ce combat, la ville de Pusan est restée sous le contrôle sud-coréen, et a permis le débarquement des alliés dans son port.

 

Une guerre meurtrière

Le 26 novembre 1950, c'est au tour des Nord-Coréens et de leurs alliés chinois de reprendre l'offensive.

Incapable de faire face à ces brusques vagues d'assaut, le corps expéditionnaire de l'ONU doit se replier au sud du 38e parallèle et au prix de nombreux efforts arrive à se rétablir sur l'ancienne ligne de démarcation. La Chine est condamnée par l'ONU.

Mais le général MacArthur ne se satisfait pas de cette condamnation diplomatique et réclame une intervention aérienne contre les bases arrières des Nord-Coréens situées en Mandchourie, de l'autre côté de la frontière avec la Chine.

La guerre de Corée reste le conflit le plus meurtrier de la deuxième moitié du XXe siècle. On évalue le nombre de victimes à 38.500 dans les forces onusiennes, à 70.000 dans les forces sud-coréennes et à 2 millions chez les combattants nord-coréens et chinois. À cela s'ajoutent les civils, victimes des bombardements, des disettes et des épidémies (trois millions de victimes en plus des combattants).

L'armistice sera signé trois ans plus tard

Des négociations de paix s'engagent entre les deux parties. Elles traînent en longueur et c'est seulement la mort de Staline, protecteur des Nord-Coréens, qui va débloquer le processus.

Un armistice est signé quatre mois après sa mort, le 27 juillet 1953, à Pammunjon, sur le 38e parallèle. Il est toujours en vigueur dans l'attente d'un hypothétique traité de paix. La division de la Corée est confirmée par la conférence de Genève (1954).

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 23:01

Le vendredi 24 juin 1859, la coalition franco-sarde affronte l'armée autrichienne lors de la bataille de Solférino (province de Mantoue) dans le cadre de la campagne d'Italie.

Le combat voit 330.000 hommes combattre, ce qui constitue le plus gros effectif depuis la bataille de Leipzig, en 1813. En outre, de nouvelles techniques sont utilisées au combat, telles que le transport des troupes par train ou l'utilisation de canons et de fusils à canon rayé.
Les Autrichiens seront finalement défaits.

Le caractère sanglant de cette bataille, qui coûta 17 000 morts aux Français et 22 000 aux Autrichiens, fut à l'origine de la fondation de la Croix-Rouge.

 

 

Naissance de la Croix-Rouge

La bataille de Solferino inaugure une période de conflits très meurtriers, avec des batailles où mourront des dizaines de milliers de soldats sans emporter la décision. La guerre de Sécession, qui se profile aux États-Unis, sera le premier de ces conflits d'un nouveau genre.

 

Visitant le champ de bataille de Solferino à l'occasion d'un voyage d'affaires, un banquier genevois de 31 ans, Henry Dunant, s'indigne du sort fait aux blessés et organise de premiers secours. De retour à Genève, il lance un appel à l'opinion européenne dans un livre intitulé : Un souvenir de Solferino. Lui-même s'entretient avec l'empereur Napoléon III.

 

Avec quatre amis genevois, il crée le 17 juillet 1863 une organisation internationale et neutre destinée à secourir les victimes de guerre, le Comité International de la Croix-Rouge (CICR).  Une conférence internationale aboutit à la signature le 22 août 1864 de la première Convention de Genève « pour l'amélioration du sort des militaires blessés dans les armées en   campagne ».

 

Voir aussi : 22 août 1864 - Première Convention de Genève - création de la Croix-Rouge

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 23:01

Le vendredi 23 juin 1848 éclatent à Paris de violentes émeutes de la faim provoquées par la fermeture des Ateliers nationaux et le licenciement de 120.000 ouvriers.

Les Ateliers nationaux ont été créés le 28 février 1848 par le gouvernement provisoire de la IIe République en vue de procurer aux chômeurs un petit revenu en échange d'un travail symbolique.

Mais des élections législatives ont lieu les 23 et 24 avril. Ce sont les premières élections au suffrage universel (masculin). Contre toute attente, elles amènent à l'Assemblée une forte majorité de notables provinciaux très conservateurs...

Le 10 mai, dans l'attente d'une Constitution, le gouvernement provisoire cède la place à une Commission exécutive issue de l'Assemblée.

L'administration des Ateliers nationaux est confiée à un conservateur, Marie, qui va s'employer à les disqualifier. Tandis que les effectifs employés croissent de 25.000 à près de 120.000, on ne leur confie aucun travail susceptible de concurrencer une entreprise privée. Les bénéficiaires pavent et dépavent les rues en contrepartie d'un franc par jour. Désœuvrés, ils refont le monde et cultivent qui les idées bonapartistes, qui les idées socialistes.

La Commission décide donc le 20 juin de supprimer les Ateliers nationaux avec l'espoir d'étouffer ainsi l'agitation ouvrière. C'est le contraire qui se passe.

 

Le 23 juin 1848, une foule s'ébranle sur la place de la Bastille, au pied de la colonne de Juillet, 20.000 ouvriers descendent dans la rue.

Guidé par un dénommé Pujol, au cri de : « La Liberté ou la Mort », elle commence de dresser des barricades. Il va s'ensuivre trois jours de violents combats avec la troupe.

 

Au terme de ces émeutes, 5.000 insurgés seront tués, dont beaucoup fusillés sans jugement. 25.000 seront arrêtés, 11.000 condamnés à la prison ou à la déportation en Algérie.

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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 23:01

Le dimanche 22 juin 1941, les troupes allemandes pénètrent en Union Soviétique.  Hitler a baptisé l'opération secrète : « Barbarossa », du nom de l'ancien empereur germanique Frédéric 1er Barberousse. Cette guerre non déclarée survient un an jour pour jour après l'armistice franco-allemand.

 

Pourtant alerté par ses services secrets, Staline ne s'attendait pas à ce qu'Hitler rompe le pacte de non-agression signé deux ans plus tôt. Bien qu'ennemi du bolchevisme, le Premier ministre britannique, Winston Churchill, apporte aussitôt son soutien à l'URSS. La Wehrmacht, d'abord victorieuse face à une Armée rouge démoralisée, sera arrêtée par l'hiver avant d'atteindre Moscou.

Considérant les Slaves comme des sous-hommes et le communisme comme leur principal ennemi, les nazis mèneront en URSS une guerre bien plus cruelle qu’à l’ouest. Cette attitude jouera en leur défaveur, stimulant le patriotisme russe au sein de toute la population.

 

Le même jour, Mussolini lance la guerre contre l’URSS

Malgré ses précédentes déroutes militaires, Benito Mussolini prend l’initiative d’envoyer ses troupes combattre en URSS. Il espère enfin jouir de ses propres victoires et ne plus vivre les succès militaires par procuration avec son allié allemand. Mais le résultat de cette intervention s’avère une fois de plus désastreux. Mussolini perd de plus en plus l’estime d’Hitler et de la population italienne.

 

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 23:01

Sous l’impulsion de Louis XIV, l’observatoire royal est fondé le mardi 21 juin 1667. Il deviendra plus tard l’Observatoire de Paris. L’année précédente, le roi avait mis en place, en compagnie de Colbert, l’Académie royale des sciences, qui décida du projet.

C’est ainsi que le jour du solstice d’été, les scientifiques de l’Académie décident de l’emplacement du monument, en fonction du méridien de Paris. Claude Perrault en assurera la construction et Jean-Dominique Cassini la direction. Ce dernier découvrira d’ailleurs deux satellites de Saturne et étudiera la division qui portera son nom.

Au cours du XXe siècle, les observatoires de Meudon et de Nancay y seront rattachés.

 

Aujourd’hui, l’Observatoire de Paris est le plus grand pôle national de recherche en astronomie. 30 % des astronomes français y poursuivent leurs recherches au sein de cinq laboratoires et un institut.

 

Lien du jour : Site officiel de l’Observatoire de Paris

 

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 23:12

Suite à la bataille de Waterloo, Nathan Rothschild accomplit un « coup de bourse » remarquable. Informé de la défaite napoléonienne bien avant les autorités, grâce à son réseau d’espionnage et de courrier, il se rend à la Bourse de Londres et met en vente toutes ses actions « English Consul ».

Tous pensent alors que Napoléon est sorti victorieux du combat et chacun, gagné par la panique, suit l’exemple de Rothschild. Les actions chutent à une vitesse folle.

Au bout de quelques heures, la valeur des actions tombe à 5 cents, c'est alors que Nathan Rothschild les rachète.

Peu de temps après, la nouvelle officielle sur l'issue de la guerre se répandit à Londres. En l'espace de quelques secondes, le cours des « English Consul » dépassa sa valeur première et ne cessa de monter.

En une nuit, la fortune déjà gigantesque des Rothschild est multipliée par vingt, et obtient de fait le contrôle de l'économie anglaise !

 

Relire aussi : 18 juin 1815 - Waterloo, la dernière bataille

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 23:01

1623 : Blaise Pascal, mathématicien et physicien, philosophe, moraliste et théologien français (Décédé le 19 août 1662).

1861 : José Rizal, poète, romancier, et artiste philippin. Médecin et chirurgien ophtalmologue, homme politique et linguiste. (Décédé le 30 décembre 1896).

1894 : Pierre Boisson, haut-fonctionnaire français ayant soutenu le régime de Vichy  (Décédé le 20 juillet 1948).

1896 : Wallis Simpson, duchesse de Windsor (Décédé le 24 avril 1986).

1942 : Mouammar Kadhafi, homme d'État libyen (Décédé le 20 octobre 2011).

1954 : Philippe Manœuvre, journaliste, animateur de télévision, animateur de radio et scénariste de bande dessinée français.

1972 : Jean Dujardin, acteur français.

1972 : Robin Tunney, actrice américaine.

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 23:20

L'épopée napoléonienne s'achève le dimanche 18 juin 1815 à Waterloo, à quelques kilomètres au sud de Bruxelles.

Le retour de Napoléon de l’Ile d’Elbe le 1er mars 1815 et la campagne des Cent-Jours unissant les Alliés contre Napoléon, conduisent à la reprise de l’offensive napoléonienne face à la coalition de la Grande-Bretagne, de la Prusse, de la Russie et de l’Autriche, soutenues par l’Espagne, l’Italie et les Pays-Bas. C'est la campagne de Belgique qui conduit à la fameuse bataille de Waterloo.

En réalité, les combats n'eurent pas lieu dans la commune de Waterloo mais un peu plus au sud, sur les territoires des communes actuelles de Lasne, Braine-l'Alleud et de Genappe. Cependant, Wellington écrivit la dépêche annonçant la victoire des Coalisés depuis son quartier général situé à Waterloo, fixant ainsi ce nom à la bataille qui fut initialement appelée en France « bataille de Mont Saint-Jean ».

cliquez sur l'image pour agrandir

La campagne de Belgique

Napoléon pénètre en Belgique à la tête de ses troupes, le 15 juin, et traverse la Sambre à Charleroi en vue de se placer entre les deux armées ennemies.

- Contre les Prussiens du feld-maréchal Blücher, il envoie son aile droite commandée par Grouchy.

- Contre les Anglais duc de Wellington, il envoie son aile gauche commandée par le maréchal Ney. Lui-même se tient prêt à porter secours aux uns et aux autres.

Les Prussiens sont battus le 16 juin à Ligny, entre Charleroi et Namur. Ils se retirent en bon ordre. Napoléon ordonne à Grouchy de les poursuivre avec 33.000 hommes et d'empêcher leur jonction avec les Anglais.

Le lendemain, les Anglais se retirent vers le nord et se retranchent solidement sur le plateau du Mont-Saint-Jean, au sud du village de Waterloo.

 

Chronologie de la bataille de Waterloo 

Le sol est détrempé par un violent orage survenu la veille et l'artillerie française se déplace mal. L'attaque doit être différée jusqu'à la fin de la matinée.

Les défenses anglaises se montrent d'une redoutable efficacité et les canons font des ravages dans les rangs français. Décontenancé, Napoléon se résout à reporter son attaque sur le centre.

 

 - 11h30 : Attaque française de diversion menée par la division du Prince Jérôme, frère de Napoléon, contre la ferme d’Hougoumont. On s’y battra farouchement sans que les français ne réussissent à s’emparer d’aucun des bâtiments.

- 12h30 : Préparation de l’artillerie française ; 80 canons sont disposés au centre et centre gauche de la ligne alliée.

- 13h30 : Attaque à l’est de la chaussée, entre la ferme de la Haie-Sainte et la ferme de Papelotte, des 17.000 fantassins du 1er corps français de Drouet d’Erlon. Reçus par des tirs en salves et repoussés par une attaque à la baïonnette des troupes du général Picton, ces hommes sont ensuite chargés par la lourde cavalerie britannique. C’est un carnage et le 1er corps reflue en désordre. Emportés par l’action, les cavaliers remontent le vallon pour s’en prendre à la grande batterie. Débandés, leurs montures fatiguées, ils sont alors contre chargés par les lanciers français qui leur infligent de lourdes pertes.

- 15h00 : La ligne alliée est tenue, Napoléon a déjà perdu la bataille de Waterloo...

- 16h00 : Début des charges de la cavalerie française dirigées contre le centre droit allié. Menée par le maréchal Ney pendant près de deux heures, ces charges successives aligneront jusqu’à 10.000 cavaliers sur un front de moins de 10. 000 mètres. Du côté des alliés, l’infanterie formée en carré résiste. Elle est aidée par ce qui reste de la cavalerie et surtout par l’artillerie postée sur la crête.

- 17h00 : Le IVe Corps de Büllow passe à l’attaque vers Plancenoit où l’on se bat au corps à corps. Napoléon envoie la jeune garde sous le commandement de Duhesme.

- 18h30 : La situation est très critique pour Wellington après la chute de la Haie-Sainte. Le maréchal Ney peut y mettre quelques canons en batterie et prendre la ligne alliée en enfilade. Il demande de l’infanterie à Napoléon pour exploiter ce succès mais celui-ci a déjà épuisé toutes ses réserves, à l’exception de quelques bataillons de la Garde qu’il hésite à engager. Wellington pare au danger. Il serre alors les rangs au centre en affaiblissant son aile gauche. Il sait que Blücher arrive pour l’y relever.

- 19h30 : Napoléon connait la stratégie de Wellington et, après avoir repris Plancenoit, il décide un dernier coup de boutoir pour enfoncer la ligne alliée avant l’arrivée du gros des troupes prussiennes. La Garde impériale remonte le vallon appuyée par tout ce qui reste de valide dans l’armée française. Les grognards, fidèles à la légende, avancent imperturbablement sous la mitraille. Ils vont pourtant ployer sous le nombre car Wellington a appelé toutes ses réserves et repousse la Garde impériale.

- 20h00 : Les prussiens débouchent en masse sur le champ de bataille. Les troupes françaises, voyant reculer la Garde, décrochent en criant à la trahison. On leur avait annoncé Grouchy, c’était Blücher… C’est la débâcle, Wellington lève son bicorne pour donner à ses hommes l’ordre d’avancer.

- 21h00 : Les français refluent en déroute à la seule exception de deux carrés de la garde qui parviennent à protéger la fuite de l’Empereur. Wellington et Blücher se retrouvent et se serrent la main devant la Belle-Alliance : leurs armées ont remporté la victoire. À la nuit tombante, le champ de bataille présente un spectacle d’apocalypse : près de 12.000 tués, des milliers de blessés gémissent ou agonisent, les cadavres de milliers de chevaux jonchent le terrain où les pillards et les détrousseurs sont déjà apparus. Les derniers blessés ne seront secourus que trois jours plus tard !

 

Les troupes britanniques de Wellington et les troupes prussiennes de Blücher remportent une victoire décisive sur l'armée de Napoléon Ier. Cette défaite provoque la chute de l'Empire napoléonien.

Napoléon doit en effet abdiquer quatre jours plus tard à son retour à Paris, le 22 juin.

Louis XVIII, qui avait fui Paris lors du retour de Napoléon de l'île d'Elbe, reprendra le trône.

Napoléon, empereur déchu, est exilé sur l’île de Sainte-Hélène à 7.000 km de la France.

 

Lien du jour : Champ de bataille de Waterloo

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 23:32

Arrêté pour s’être opposé à l’occupant, Jean Moulin est battu et emprisonné. Il refuse catégoriquement de signer un document accusant injustement de meurtre des tirailleurs sénégalais de l’armée française (en réalité victimes des bombardements allemands).

Le lundi 17 juin 1940, face à la pression allemande, il préfère se trancher la gorge à l’aide d’un débris de verre plutôt que de leur céder quoique ce soit et ainsi de se déshonorer. Tout de suite après avoir commis cet acte suicidaire, il est soigné et libéré.

Lire aussi : Tentative de suicide de Jean Moulin le 17 juin 40

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 23:01

En mai et juin 1940, huit millions de Français partent sur les routes : ils quittent leur maison, terrifiés par l’arrivée de l’armée allemande. Dans une pagaille monstrueuse, ces habitants partent à pied, en train, en voiture ou à cheval en direction du sud. Ils fuient les envahisseurs. Sur leur chemin, ils sont bombardés par l’armée de l’air allemande. Ces attaques font des milliers de victimes.

Le samedi 15 juin, le gouvernement français s’installe à Bordeaux. Le lendemain, le président du Conseil Paul Reynaud démissionne. Le maréchal Pétain est alors appelé à cette fonction pour reprendre la situation en main.

 

Le lundi 17 juin, le maréchal Pétain demande aux Allemands quelles sont leurs conditions d'armistice. À midi, il prononce à la radio une allocution : « C'est le cœur serré que je vous dis aujourd'hui qu'il faut cesser le combat... ».

Alors même qu'aucun cessez-le-feu n'est encore signé, son allocution est comprise comme une invitation à cesser immédiatement le combat. Les services de propagande allemands, conscients de l'impact de cet appel sur le moral des troupes françaises, le reprennent immédiatement - et sans modification - sous forme de tracts lancés par avion.

Près d'un million de prisonniers sont capturés entre cet appel et la signature de l'armistice !

 

 

Le jour même, Charles De Gaulle, farouche opposant à l'armistice,  quitte Bordeaux pour Londres avec son aide de camp, Geoffroy de Courcel.

Winston Churchill écrira dans ses Mémoires de guerre : « Dans ce petit avion, de Gaulle emportait avec lui l'honneur de la France ».

Le lendemain, sur les ondes de la BBC, le général De Gaulle lancera un appel à la résistance invitant les Français à refuser la défaite et à combattre.

 

Le 22 juin, l’armistice est signé dans la clairière de Rethondes, près de Compiègne. Le lieu est symbolique car il s’agit du wagon où fut signé l’armistice de la Première Guerre mondiale.

Le 10 juillet, l'Assemblée nationale donne tous pouvoirs au maréchal Philippe Pétain pour promulguer la nouvelle Constitution de l'État français. Le lendemain, ce dernier met fin à la IIIe République et la remplaçait par un gouvernement de collaboration avec l'Allemagne nazie, le « régime de Vichy ».

 

Relire aussi :

18 juin 1940 - L'appel du général de Gaulle

22 juin 1940 - La France signe l'armistice

14 juillet 1940 - Première diffusion de l’émission « les Français parlent aux Français »

 

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 23:28

1139 : Konoe, 76e empereur du Japon (Décédé le 22 août 1155).

1583 : Axel Oxenstierna, haut chancelier de Suède (Décédé le 28 août 1654).

1612 : Murad IV, sultan de l'empire ottoman (Décédé le 9 février 1640).

1633 : Jean de Thévenot, explorateur français (Décédé le 28 novembre 1667).

1829 : Geronimo, chef apache (Décédé le 17 février 1909).

1880 : Alice Bailey, femme de lettres britannique (Décédée le 15 décembre 1949).

1890 : Stan Laurel, acteur britannique (Décédé le 23 février 1965).

1925 : Jean d'Ormesson, écrivain français, membre de l'Académie française.

1928 : Annie Cordy, chanteuse, actrice et scénariste belge.

1950 : Alain Gillot-Pétré, présentateur de télévision français (Décédé le 31 décembre 1999).

1952 : Geórgios Papandréou, homme politique grec.

1969 : Bénabar, chanteur français.

1973 : Thomas Dutronc, musicien et chanteur français.

1974 : Alexandre Astier, homme de cinéma et de télévision français.

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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 23:01

Établi le 31 décembre 1987 sur une base de 1000, le CAC 40 est officiellement créé par la Compagnie des Agents de Change.

Né au cœur de la Bourse de Paris, cet indice français est calculé en fonction de 40 valeurs continuellement cotées. Son but est de refléter le plus fidèlement possible l’évolution du marché français.

CAC, était à l’origine l’acronyme de « Compagnie des agents de change ». Aujourd’hui, il signifie « Cotation Assisté en Continu ». Il est en effet réactualisé quotidiennement toutes les trente secondes.

Les entreprises qui composent le CAC 40 ont évolué au fil des années.

 

Chaque bourse a son indice : le Footsie de Londres est composé de 100 valeurs, le Dow Jones de New York comporte 30 valeurs et le Nikkei de Tokyo compte 225 sociétés.

 

Voir aussi :

24 septembre 1724 - Création de la Bourse de Paris

4 novembre 1826 - Le palais Brongniart est inauguré

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 23:01

Les accords signés à Schengen (Luxembourg) par cinq États Européens (France, RFA, Belgique, Pays-Bas et Luxembourg), abolissent les contrôles aux frontières communes entre les Etats signataires.

Cette suppression des contrôles intérieurs est accompagnée de la mise en place de règles communes sur l'entrée et le séjour des ressortissants n'appartenant pas à la Communauté européenne.

 

La convention de Schengen complète l’accord et définit les conditions d’application et les garanties de mise en œuvre de cette libre circulation. Signée le 19 juin 1990 par les cinq mêmes États membres, elle n’est entrée en vigueur qu’en 1995.

 

Ce n’est que dix ans plus tard, le 26 mars 1985, que les citoyens européens ont été autorisés à circuler librement dans l’espace Schengen et même à s’installer dans un autre pays.

 

Les accords de Schengen ont été étendus au fil du temps, comme on peut le voir sur la carte.

Quatre États tiers font également partie de l’espace de Schengen. Leur participation au processus de décision est néanmoins limitée. Il s’agit de l’Islande et de la Norvège, de la Suisse et du Liechtenstein.

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 23:01

- 323 : Alexandre le Grand, roi de Macédoine (Né en 356 avant J.-C).

1231 : Antoine de Padoue, saint catholique portugais (Né en 1195).

1394 : Warcisław VI, duc de Poméranie.

1871 : Jean-Eugène Robert-Houdin, illusionniste français (Né le 7 décembre 1805).

1886 : Louis II, roi de Bavière (Né le 25 août 1845).

1998 : Éric Tabarly, navigateur français (Né le 24 juillet 1931).

2003 : Guy Lux, homme de télévision français (Né le 21 juin 1919).

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 23:02

En route pour l'Égypte, la flotte de Napoléon Bonaparte s’empare l'île de Malte, le mardi 12 juin 1798.

Trois siècles plus tôt, l'île avait été confiée par Charles Quint aux « Chevaliers de l'Ordre hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem », dénommés ensuite de « Chevaliers de l'Ordre Rhodes » puis de « Chevaliers de l'Ordre Malte ».

 

La campagne d’Égypte

L'expédition militaire en Égypte menée par le général Bonaparte et ses successeurs de 1798 à 1801, a pour objectif de s'emparer de l'Égypte et de l'Orient, et ainsi bloquer la route des Indes à la Grande-Bretagne.

Le 19 mai 1798 (30 floréal an VI) le corps expéditionnaire français quitte Toulon, mais des navires les accompagnent de Marseille, Gênes, Ajaccio, Civitavecchia.

 

La flotte comprend treize vaisseaux de ligne, six frégates et une corvette, plus deux vaisseaux et sept frégates armés en flûte et vingt-quatre bâtiments légers armés. Environ treize mille marins forment les équipages des bateaux de guerre.

Trois cent-neuf bateaux de transport divers avec trois mille marins sont chargés de troupes.

L'armée embarquée, comprend environ trente-sept mille hommes.

 

La prise de Malte

Le général Bonaparte se présente devant La Valette le 9 juin 1799, en demandant de faire aiguade (remplir les barriques d'eau). Devant le refus du grand maître, Ferdinand von Hompesch zu Bolheim, de laisser entrer dans le port plus de quatre bateaux à la fois, Bonaparte s'empare de Malte (surtout à cause de son importante position dans la Méditerrané).

 

Face aux Français, le grand-maître aurait pourtant les moyens de tenir un long siège. De plus, il peut bénéficier de l'aide du roi de Naples. Sans compter que, les chevaliers en ont vu d'autres en trois siècles de présence sur l'île… Mais le cœur n'y est plus, ils rendent les armes.

 

La capitulation fut signée à bord de l’Orient, le 12 juin, à deux heures du matin.

Article Ier. Les chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem remettront à l’armée française la ville et les forts de la Valette. Ils renoncent, en faveur de la République française, aux droits de souveraineté et de propriété qu’ils ont tant sur cette ville que sur les îles de Malte, du Gozzo et de Cumino.
II. La République emploiera son influence au congrès de Rastadt pour faire avoir au grand maître, sa vie durant, une principauté équivalente à celle qu’il perd, et, en attendant, elle s’engage à lui faire une pension de trois cent mille francs. Il lui sera donné, en outre, la valeur de deux années de ladite pension à titre d’indemnité pour son mobilier. Il conservera, pendant le temps qu’il restera à Malte, les honneurs militaires dont il jouissait.
III. Les chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem qui sont Français, actuellement à Malte, et dont l’état sera arrêté par le général en chef, pourront rentrer dans leur patrie, et leur résidence à Malte leur sera comptée comme une résidence en France.
La République française emploiera ses bons offices auprès des républiques cisalpine, ligurienne, romaine et helvétique, pour que le présent article soit déclaré commun aux chevaliers de ces différentes nations.
IV. La République française fera une pension de sept cents francs aux chevaliers français actuellement à Malte, leur vie durant. Cette pension sera de mille francs pour les chevaliers sexagénaires et au-dessus.
La République française emploiera ses bons offices auprès des républiques cisalpine, ligurienne, romaine et helvétique, pour qu’elles accordent la même pension aux chevaliers de ces différentes nations.
V. La République française emploiera ses bons offices auprès des autres puissances de l’Europe pour qu’elles conservent aux chevaliers de leur nation l’exercice de leurs droits sur les biens de l’Ordre de Malte situés dans leurs États.
VI. Les chevaliers conserveront les propriétés qu’ils possèdent, dans les îles de Malte et du Gozzo, à titre de propriété particulière.
VII. Les habitants des îles de Malte et du Gozzo continueront à jouir, comme par le passé, du libre exercice de la religion catholique, apostolique et romaine. Ils conserveront les priviléges qu’ils possèdent. Il ne sera mis aucune contribution extraordinaire.
VIII. Tous les actes civils passés sous le gouvernement de l’Ordre seront valables et auront leur exécution.

 

Bonaparte s'installe pour quelques jours à La Valette. Il édicte toutes sortes de dispositions révolutionnaires, et poursuit sa croisière vers l'Égypte en laissant une garnison de 4.000 hommes sur place pour défendre l'île.

Le départ de Malte pour l'Egypte s'effectue le 18 juin.

Le 1er juillet 1798, la flotte est en vue d’Alexandrie.

 

En 1800, les Maltais appelèrent les Anglais à l'aide en raison de plusieurs lois impopulaires promulguées par Bonaparte. Cependant, les Britanniques refusèrent de rendre l'archipel à l'ordre de Malte, et l'annexèrent officiellement à l'Empire britannique en 1814, par le Traité de Paris.

L'indépendance de Malte ne sera reconnue que le 21 septembre 1964 mais conserve la reine Élisabeth II à sa tête.

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 23:01

Le chœur de la basilique de Saint-Denis, dédiée au premier évêque de Paris, décapité par les Romains en 258, est solennellement consacré le dimanche 11 juin 1144.

 

Cette abbaye, dont les plus anciennes parties remontent aux rois mérovingiens de la lignée de Clovis, a été très tôt un lieu de pèlerinage. Dès l'époque de Dagobert, des rois et des princes s'y font inhumer.

Pépin le Bref et ses deux fils, Carloman et Charlemagne, y ont été sacrés rois de France par le pape (Charlemagne sera par ailleurs sacré empereur à Rome).

 

Entrepreneur hors pair, l’abbé Suger fait reconstruire l'église abbatiale de Saint-Denis.

L'abbé Suger invite à la cérémonie le roi de France, Louis VII le Jeune, et sa femme, la duchesse Aliénor d'Aquitaine, ainsi que tous les grands personnages du royaume, y compris les évêques et les archevêques. Ces derniers, émerveillés par la lumière des vitraux et l'élancement de la structure, regagnent leur diocèse avec le désir de reconstruire leur propre cathédrale dans le style particulier de Saint-Denis.

 

C'est le véritable début de ce que l’on appellera plus tard « l'art gothique ».

Le style architectural qui caractérise le chœur de Saint-Denis est d'abord baptisé «ogival» par référence à l'ogive ou à l'arc brisé, ou encore «art français» car il est né au XIIe siècle dans le Bassin parisien, à Sens, Saint-Denis, Laon, Noyon, Paris. Il sera sous la Renaissance baptisé par dérision « art gothique » (c'est-à-dire « à peine digne des Goths »).

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 23:01

Le lundi 10 juin 1940, à 18h00, Benito Mussolini, en grand uniforme noir de la milice (MVSN), apparaît au balcon de la Piazza Venezia pour annoncer à la foule :

« ...une heure marquée par le destin a sonné dans le ciel de notre Patrie : l'heure des décisions irrévocables. La déclaration de guerre a été  signifiée aux ambassadeurs de Grande-Bretagne et de France... » 

Bien que son armée ne soit pas tout à fait prête à entrer en guerre, Mussolini entend ainsi obtenir sa part de gloire dans la victoire des allemands. Le 19 juin 1940, il lance une offensive en direction de la frontière française. Pour les français qui, au même moment, assistent impuissants au déferlement des armées allemandes sur leur territoire, la déclaration de guerre italienne est perçue comme un coup de poignard dans le dos.

 

Sur le plan militaire, l’offensive italienne est, depuis le départ, vouée à l’échec. Le résultat de la grande attaque qui se déroule du 21 au 24 juin le confirme. Le versant français est occupé sur une profondeur réduite sans atteindre les principaux forts. Seuls quelques bastions avancés sont conquis.

L’armée française a eu le mérite de continuer à se battre avec détermination alors que le reste de la France pliait sous le joug allemand. La résistance victorieuse de l’armée des Alpes constitue l’unique succès français du tragique désastre du printemps 1940.

Du côté italien, la prise de la petite ville côtière de Menton, fortement endommagée par l’artillerie, puis plusieurs fois pillée, est considérée comme une grande victoire.

L’armistice est signé à Rome le 24 juin 1940. Il prévoit que l’armée italienne occupe une bande de terrain allant des Alpes à Menton.

 

 

L'entrée de l'Italie dans la guerre favorisera paradoxalement les Alliés.

En effet, en 1941, Hitler devra différer l'attaque de l'URSS pour secourir Mussolini empêtré dans les Balkans et en Grèce, de sorte que le terrible hiver russe frappera les Allemands avant qu'ils aient le temps de conquérir Moscou.

En 1943, c'est par la Sicile que les Anglo-Saxons entameront la reconquête du continent.

 

Liens : La campagne italienne de juin 1940 dans les Alpes occidentales 

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 23:14

Le vendredi 9 juin 1815, l'Acte final du Congrès de Vienne (qui comporte 121 articles) est signé. Ce document de 300 pages en français (la langue universelle de l'époque) redéfinit les contours de l'Europe après la chute de Napoléon 1er et la défaite des armées françaises.

Entre octobre 1814 et juin 1815, au congrès de Vienne, les puissances européennes victorieuses, redessinent la carte de l'Europe en annulant la plus grande partie des transformations géopolitiques provoquées par les guerres révolutionnaires et napoléoniennes.

Ce congrès consacre ainsi la défaite de la France, dont les frontières sont ramenées à celles de 1792.

A noter que ce congrès se termine le 9 juin 1815, donc sans attendre la défaite définitive de Napoléon 1er à Waterloo (18 juin).

 

Les réarrangements territoriaux sont l'objet de la majorité des articles de l'Acte :

– L’Angleterre agrandit considérablement son empire colonial : Malte en Méditerranée, Heligoland dans la mer Baltique, Le Cap à la pointe de l'Afrique. Elle s'enrichit de quelques îles à épices enlevées aux Hollandais (Tobago, Ceylan, aujourd'hui Sri Lanka) et aux Français (Sainte-Lucie, île de France, aujourd'hui Maurice).

– La Russie s'accroît de la plus grande partie de l'ancien grand-duché de Varsovie, transformé en un « royaume de Pologne » directement inféodé au tsar.

– La Prusse reçoit la Poméranie suédoise, la Saxe du nord et surtout la Westphalie et la plus grande partie de la Rhénanie.

– L'Autriche met la main sur la Lombardie et la Vénétie, la côte adriatique (Illyrie et Dalmatie), le Tyrol et Salzbourg.

– La mosaïque allemande est réduite de 350 États à seulement 39, réunis au sein d'une Confédération germanique sans plus de pouvoir que l'ancien Saint Empire romain germanique.

– La péninsule italienne n'est plus divisée qu'en sept États.

– L'Espagne et le Portugal retrouvent leurs souverains... mais voient leurs empires coloniaux se disloquer peu à peu.

– La Suède enlève la Norvège au Danemark, tout en concédant aux Norvégiens une très large autonomie.

– Création d'un royaume des Pays-Bas (Belgique plus les anciennes Provinces-Unies et le Luxembourg), donné à la maison d'Orange (articles 65 à 73).

– Reconstitution de la Confédération Helvétique (agrandie des cantons de Genève, Neuchâtel, Bâle, Valais), et dont les grandes puissances garantissent la neutralité (articles 74 à 92).

– Le royaume de Piémont-Sardaigne retrouve Nice et la Sardaigne, acquiert Gênes et la Ligurie.

 

La France, quant à elle, reste dans ses frontières de 1792 (ce sera précisé dans le traité de Paris du 20 novembre 1815).

 

À ces tractations territoriales, l'Acte final du Congrès de Vienne ajoute quelques proclamations de principe importantes : libre circulation sur les fleuves internationaux que sont le Rhin et la Meuse, condamnation de la traite des Noirs.

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 23:02

Le lundi 8 juin 1637, un opuscule mystérieux paraît à La Haye (Provinces-Unies).

Le « Discours de la Méthode pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences » est la première grande œuvre philosophique et scientifique écrite en français, et non en latin !

Son auteur, René Descartes, veut être accessible à tous. Il jette les bases d'une révolution intellectuelle : contre la pensée prélogique des hommes de la Renaissance, il prône le doute méthodique et le recours à la raison. Sa première certitude étant l'existence du sujet pensant : « cogito ergo sum » (je pense donc je suis).

En 1641, Descartes publie ses « Méditations métaphysiques » dans lesquelles il reprend des arguments esquissés dans le « Discours de la méthode ».

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