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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 00:01

Le compromis de Luxembourg fut signé le 30 janvier 1966, suite à la politique de la chaise vide menée par le général de Gaulle depuis juillet 1965.

De Gaulle s'oppose à deux réformes institutionnelles majeures de la CEE.

La première concerne les modalités de vote au sein du Conseil des ministres, censé passer du principe de l'unanimité à celui à la majorité qualifiée.
La seconde porte sur le renforcement des compétences budgétaires du Parlement européen (dénommé à l’époque Assemblée des communautés) et de la Commission européenne dans le contexte du financement de la Politique agricole commune (PAC) lors de la phase d'achèvement de l'Union douanière.

La France ne peut accepter une telle évolution qu'elle considère comme un abandon inacceptable de souveraineté !

Charles De Gaulle suspend donc la participation de la France aux réunions du Conseil des Ministres de la CEE, bloquant de fait les décisions.

 

Les membres de la CEE se rassemblent pour trouver un compromis et mettre fin à la crise. Au terme des discussions, plusieurs compromis sont adoptés, dont le principe d’unanimité décisionnelle. 

Dès lors, un État membre pourra faire reporter un vote et prolonger les discussions sur un projet, dans la mesure où celui-ci affecte ses intérêts essentiels. En effet, le compromis de Luxembourg, prévoit que :
« Lorsque, dans les cas de décisions susceptibles d'être prises à la majorité sur proposition de la Commission, des intérêts très importants d'un ou plusieurs partenaires sont en jeu, les membres du Conseil s'efforceront, dans un délai raisonnable, d'arriver à des solutions qui pourront être adoptées par tous les membres du Conseil, dans le respect de leurs intérêts mutuels et de ceux de la Communauté ».

 

Charles de Gaulle se félicite du « compromis de Luxembourg », qui permet de contenir les aspects supranationaux de l'intégration européenne communautaire et de commencer à réorienter la construction européenne dans un sens intergouvernemental.

 

Depuis, le « compromis de Luxembourg »  est souvent invoqué par les États membres quand ils entendent bloquer des décisions majoritaires. Contrairement à l'interprétation littérale du texte, ils s'appuient en effet sur le compromis pour faire, en pratique, de l'unanimité la procédure normale de délibération. Les délégations nationales ont ainsi laissé dégénérer le compromis de Luxembourg en un droit de veto pour des questions quelquefois secondaires….

 

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 00:01

 

Au terme de plusieurs mois d’un siège qui a affamé les Parisiens et quelques jours après l’échec de Trochu, Paris est contraint de capituler. Prussiens et Français ont déjà signé un armistice puis un traité de paix préliminaire à Versailles le 26 février.

 

La population parisienne, qui a douloureusement résisté, perçoit cette capitulation comme une véritable trahison de la part du gouvernement de la défense nationale. Par ailleurs, l’une des clauses de l’armistice oblige ce gouvernement à organiser des élections pour désigner les membres d’une Assemblée nationale. Les votes aboutiront à la victoire d’une majorité de monarchistes, favorables à la paix, contre les républicains.

Convention entre M. le comte de Bismarck, chancelier de la Confédération germanique, stipulant au nom de S. M. l’empereur d’Allemagne, roi de Prusse, et M. Jules Favre, ministre des affaires étrangères du Gouvernement de la défense nationale, munis de pouvoirs réguliers.

Ont été arrêtés les conventions suivantes :

 

Article premier

Un armistice général, sur toute la ligne des opérations militaires en cours d’exécution entre les armées allemandes et les armées françaises, commencera pour Paris aujourd’hui-même, pour les départements dans un délai de trois jours ; la durée de l’armistice sera de vingt-et-un jours, à dater d’aujourd’hui, de manière que, sauf le cas où il serait renouvelé, l’armistice se terminera partout le dix-neuf février, à midi.

Les armées belligérantes conserveront leurs positions respectives qui seront séparées par une ligne de démarcation. Cette ligne partira de Pont-l’Evêque, sur les côtes du département du Calvados, se dirigera sur Lignières, dans le nord-est du département de la Mayenne, en passant entre Briouze et Fromentet. En touchant au département de la Mayenne à Lignières, elle suivra la limite qui sépare ce département de celui de l’Orne et de la Sarthe, jusqu’au nord de Morannes, et sera continuée de manière à laisser à l’occupation allemande les départements de la Sarthe, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, du Loiret, de l’Yonne, jusqu’au point où, à l’est de Quarré-les-Tombes, se touchent les départements de la Côte-d’Or, de la Nièvre et de l’Yonne.

A partir de ce point, le tracé de la ligne sera réservé à une entente qui aura lieu aussitôt que les parties, contractantes seront renseignées sur la situation actuelle des opérations militaires en exécution dans les départements de la Côte-d’Or, du Doubs et du Jura. Dans tous les cas, elle traversera le territoire composé de ces trois départements, en laissant à l’occupation allemande les départements situés au nord, à l’armée française ceux situés au midi de ce territoire.

Les départements du Nord et du Pas-de-Calais, les forteresses de Givet et de Langres, avec le terrain qui les entoure à une distance de dix kilomètres, la péninsule du Havre jusqu’à une ligne à tirer d’Etretat, dans la dir ection de Saint-Romain, resteront en dehors de l’occupation allemande.

Les deux armées belligérantes et leurs avant-postes de part et d’autre, se tiendront à une distance de dix kilomètres au moins des lignes tracées pour séparer leurs positions.

Chacune des deux armées se réserve le droit de maintenir son autorité dans le territoire qu’elle occupe, et d’employer les moyens que ses commandants jugeront nécessaires pour arriver à ce but.

L’armistice s’applique également aux forces navales des deux pays, en adoptant le méridien de Dunkerque comme ligne de démarcation, à l’ouest de laquelle se retireront, aussitôt qu’ils pourront être avertis, les bâtiments de guerre allemands qui se trouvent dans les eaux occidentales.

Les captures qui seraient faites après la conclusion et avant la notification de l’armistice, seront restituées, de même que les prisonniers qui pourraient être faits de part et d’autre, dans des engagements qui auraient eu lieu dans l’intervalle indiqué. Les opérations militaires sur le terrain des départements du Doubs, du Jura et de la Côte-d’Or, ainsi que le siège de Belfort, se continueront indépendamment de l’armistice, jusqu’au moment où on se sera mis d’accord sur la ligne de démarcation dont le tracé à travers les trois départements mentionnés a été réservé à une entente ultérieure.

 

Article 2

L’armistice ainsi convenu a pour but de permettre au gouvernement de la défense nationale de convoquer une Assemblée librement élue qui se prononcera sur la question de savoir si la guerre doit être continuée, ou à quelles conditions la paix doit être faite.

L’Assemblée se réunira dans la ville de Bordeaux.

Toutes les facilités seront données par les commandants des armées allemandes pour l’élection et la réunion des députés qui la composeront.

 

Article 3

Il sera fait immédiatement remise à l’armée allemande, par l’autorité militaire française, de tous les forts formant le périmètre de la défense extérieure de Paris, ainsi que de leur matériel de guerre. Les communes et les maisons situées en dehors de ce périmètre ou entre les forts pourront être occupées par les troupes allemandes, jusqu’à une ligne à tracer par des commissaires militaires.

Le terrain restant entre cette ligne et l’enceinte fortifiée de la ville de Paris sera interdit aux forces armées des deux parties. La manière de rendre les forts, et le tracé de la ligne mentionnée formeront l’objet d’un protocole à annexer à la présente Convention.

 

Article 4

Pendant la durée de l’armistice, l’armée allemande n’entrera pas dans la ville de Paris.

 

Article 5

L’enceinte sera désarmée de ses canons, dont les affûts seront transportés dans les forts à désigner par un com- missaire de l’armée allemande (Dans le protocole, cette condition du transport des affûts dans les forts a été abandonnée par les commissaires allemands, sur la demande des commissaires français).

 

Article 6

Les garnisons (armée de ligne, gare mobile et marins) des forts et de Paris seront prisonnières de guerre, sauf une division de douze mille hommes que l’autorité militaire dans Paris conservera pour le service intérieur.

Les troupes prisonnières de guerres déposeront leurs armes, qui seront réunies dans des lieux désignés et livrées suivant règlement par commissaires suivant l’usage. Ces troupes resteront dans l’intérieur de la ville, dont elles ne pourront pas franchir l’enceinte pendant l’armistice.

Les autorités françaises s’engagent à veiller à ce que tout individu appartenant à l’armée et à la garde mobile reste consigné dans l’intérieur de la ville. Les officiers des troupes prisonnières seront désignés par une liste à remettre aux autorités allemandes.

A l’expiration de l’armistice, tous les militaires appartenant à l’armée consignée dans Paris auront à se constituer prisonniers de guerre de l’armée allemande, si la paix n’est pas conclue jusque-là.

Les officiers prisonniers conserveront leurs armes.

 

Article 7

La garde nationale conservera ses armes. Elle sera chargée de la garde de Paris et du maintien de l’ordre. Il en sera de même de la gendarmerie et des troupes assimilées, employées dans le service municipal, telles que garde républicaine, douaniers et pompiers.

La totalité de cette catégorie n’excédera pas trois mille cinq cents hommes.

Tous les corps de francs-tireurs seront dissous par une ordonnance du Gouvernement français.

 

Article 8

Aussitôt après la signature des présentes et avant la prise de possession des forts, le commandant en chef des armées allemandes donnera toutes facilités aux commissaires que le Gouvernement francais enverra, tant dans les départements qu’à l’étranger, pour préparer le ravitaillement et faire approcher de la ville, les marchandises qui y sont destinées.

 

Article 9

Après la remise des forts et après le désarmement de l’enceinte et de la garnison stipulés dans les articles 5 et 6, le ravitaillement de Paris s’opérera librement par la circulation sur les voies ferrées et fluviales.

Les provisions destinées à ce ravitaillement ne pourront être puisées dans le terrain occupé par les troupes allemandes, et le Gouvernement français s’engage à en faire l’acquisition en dehors de la ligne de démarcation qui entoure les positions des armées allemandes, à moins d’autorisation contraire donnée par les commandants de ces dernières.

 

Article 10

Toute personne qui voudra quitter la ville de Paris, devra être munie de permis réguliers délivrés par l’autorité militaire française, et soumis au visa des avant-postes allemands. Ces permis et visas seront accordés de droit à la députation en province et aux députés à l’Assemblée.

La circulation des personnes qui auront obtenu l’autorisation indiquée, ne sera admise qu’entre six heures du matin et six heures du soir.

 

Article 11

La ville de Paris payera une contribution municipale de guerre de la somme de deux cents millions de francs.

Ce payement devra être effectué avant le quinzième jour de l’armistice. Le mode de payement sera déterminé par une commission mixte allemande et française.

 

Article 12

Pendant la durée de l’armistice, il ne sera rien distrait des valeurs publiques pouvant servir de gages au recouvrement des contributions de guerre.

 

Article 13

L’importation dans Paris, d’armes, de munitions ou de matières servant à leur fabrication, sera interdite pendant la durée de l’armistice.

 

Article 14

Il sera procédé immédiatement à l’échange de tous les prisonniers de guerre qui ont été faits par l’armée française depuis le commencement de la guerre. Dans ce but, les autorités françaises remettront, dans le plus bref délai, des listes nominatives des prisonniers de guerre allemands aux autorités militaires allemandes à Amiens, au Mans, à Orléans et à Vesoul.

La mise en liberté des prisonniers de guerre allemands s’effectuera sur les points les plus rapprochés de la frontière. Les autorités allemandes remettront en échange, sur les mêmes points, et dans le plus bref délai possible, un nombre pareil de prisonniers français, de grades correspondants, aux autorités militaires françaises.

L’échange s’étendra aux prisonniers de condition bourgeoise, tels que les capitaines de navires de la marine marchande allemande, et les prisonniers français civils qui ont été internés en Allemagne.

 

Article 15

Un service postal pour des lettres non cachetées sera organisé entre Paris et les départements, par l’intermédiaire du quartier général de Versailles.

En foi de quoi les soussignés ont revêtu de leurs signatures et de leur sceau les présentes Conventions.

 

Fait à Versailles, le vingt-huit janvier mille huit cent soixante-et-onze.

Signé. Jules Favre. Bismarck.

 

Relire aussi :

19 juillet 1870 - La guerre de 1870 éclate

19 septembre 1870 - Début du siège de Paris par les Prussiens

7 octobre 1870 - Gambetta quitte Paris en ballon 

18 janvier 1871 - Proclamation de l'Empire allemand 

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 00:01

    98 : Nerva, empereur romain (Né en 35)

1490 : Yoshimasa Ashikaga, shogun japonais (Né le 20 janvier 1435)

1740 : Louis IV Henri de Bourbon-Condé, prince de Condé (Né le 18 août 1692)

1844 : Charles Nodier, écrivain français, membre de l'Académie française (Né le 29 avril 1780)

1901 : Giuseppe Verdi, compositeur italien (Né le 10 octobre 1813)

1965 : Hassan Ali Mansour, premier ministre iranien (Né le 13 avril 1923).

1971 : Jacobo Arbenz Guzmán, président du Guatemala de 1951 à 1954 (Né le 14 septembre 1913)

1983 : Louis de Funès, acteur français (Né le 31 juillet 1914)

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 00:01

Onze navires anglais, commandés par le capitaine Arthur Phillip, accostent à Port Jackson (futur Sydney), sur la côte orientale de l'Australie.

Partis d'Angleterre en mai 1787, les 450 marins et leurs familles ainsi que 714 prisonniers ou « convicts » qui vont s'installer en Nouvelle-Galles du Sud, constituent la base de peuplement européen de la nouvelle colonie britannique.

Après 8 mois de voyage, la première flotte, composée de onze navires pas plus gros que les ferries que l’on voit aujourd’hui en baie de Sydney, a mis des canots à l’eau. Le Capitaine Arthur Phillip, qui commandait la flotte, a posé le pied sur le sol australien, suivi plus tard par les passagers. Une écrasante majorité d’entre eux étaient Britanniques, mais il y a avait aussi quelques détenus africains, américains et français. 

 

Pour la couronne britannique, cette terre remplace les treize colonies d'Amérique qui ont acquis leur indépendance en 1783.

En 80 ans, 160.000 prisonniers, pour l'essentiel des condamnés de droit commun, seront acheminés en Australie.

 

Le jour du débarquement de cette « First Fleet » (la Première Flotte) est la date de la fête nationale australienne.

 

 

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 00:01

A Paris, l'usine de munitions et de fabrication d'obus André Citroën est reconvertie pour produire des voitures en grandes quantités.

 

André Gustave Citroën, né le 5 février 1878 à Paris, est un ingénieur polytechnicien, pionnier de l'industrie automobile. Les objectifs clairement affichés de Citroën sont :

- une production de 100 voitures (d’un même modèle) par jour

- une production d’automobiles entièrement équipées et à la portée du grand public Septembre 1919, sortie de la Citroën type A, première voiture fabriquée en série en France [moteur quatre-cylindre, atteint les 65 km/h.

 

Relire aussi : 25 janvier 1901 - Première du salon de l'auto au Grand Palais à Paris

 

André Gustave Citroën, né le 5 février 1878 à Paris, est un ingénieur polytechnicien, pionnier de l'industrie automobile.
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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 00:01

En 1914, la Grande-Bretagne ne dispose que d'une armée de métier de 300.000 hommes et fait appel au volontariat pour compléter ses effectifs. Patriotisme aidant, 700.000 jeunes Britanniques s'engagent d'eux-mêmes dès les premiers mois de la guerre. Les activités sociales telles que les matches de rugby ou de cricket, pratiquées à grande échelle à l'arrière du front, contribuent à maintenir la cohésion des troupes.

En 1915, les recrutements se font plus difficiles. Pour convaincre les hésitants, l'état-major encourage les « bataillons de copains » : les amis de quartier ou d'école vont ensemble au bureau de recrutement avec l'assurance de combattre côte à côte.

Mais cette consolation ne suffit bientôt plus à vaincre les réticences et le gouvernement se résout à instaurer le service militaire obligatoire le 24 janvier 1916.

3 millions de conscrits viennent ainsi s'ajouter aux 3 millions de volontaires.

 

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 00:01

1538 : Guillaume de Mantoue, noble italien, duc de Mantoue, marquis puis duc de Montferrat (Décédé le 14 août 1587).

1751 : Charles Éléonor Dufriche-Valazé, député de l’Orne à la Convention nationale (Décédé le30 octobre 1793).

1783 : Stendhal, écrivain français (Décédé le 23 mars 1842).

1785 : Carl Adolph Agardh, botaniste, mathématicien, économiste et homme politique suédois (Décédé le 28 janvier 1859).

1832 : Édouard Manet, peintre français (Décédé le 30 avril 1883).

1840 : Ernst Abbe, mathématicien allemand (Décédé le 14 janvier 1905).

1844 : Paul Brousse, membre de la Fédération jurassienne, militant anarchiste puis socialiste réformiste français (Décédé le 1er avril 1912).

1865 : Grigory Yefimovich Raspoutine, homme politique russe (Décédé le 30 décembre 1916).

1872 : Paul Langevin, physicien français (Décédé le 19 décembre 1946).

1910 : Django Reinhardt, jazzman belge (Décédé le 16 mai 1953).

1911 : André Castelot, historien français (Décédé le 18 juillet 2004).

1920 : Walter Frederick Morrison, inventeur du frisbee (Décédé le 9 février 2010).

1950 : Richard Dean Anderson, acteur américain (MacGyver).

1957 : Caroline Grimaldi, princesse de Monaco.

1958 : Laurent Boyer, animateur français de télévision et de radio.

1958 : Christophe Dechavanne, animateur français.

1959 : Didier Bourdon, acteur français.

1972 : Léa Drucker, actrice française.

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 00:01

A Bruxelles, l'Irlande, le Royaume-Uni, le Danemark et la Norvège signent un traité d'adhésion au marché commun européen.

Dès le 1er janvier 1973, les Britanniques, les Danois et les Irlandais intègreront la CEE. En revanche, les Norvégiens, soumis à un référendum, refuseront d'entrer dans la Communauté européenne.

L'Europe des Six devient l'Europe des Neuf 

En Irlande, le premier ministre John Lynch tient un référendum le 10 mai 1972 sur la question de l'adhésion à la CEE. Il est remporté par une écrasante majorité de 5 contre 1 qui est séduite par ce que la CEE peut offrir : coopération économique, élimination progressive des barrières douanières et élaboration d'un tarif douanier commun avec l'extérieur.

Le Royaume-Uni du premier ministre Edward Heath fait face à une forte inflation, au chômage, de même qu'à des troubles en Irlande. Le gouvernement maintient tout de même le cap et approuve l'adhésion à la CEE.

Au Danemark, le premier ministre Jens Otto Krag soumet la question à un référendum. Malgré une campagne très émotive et des difficultés économiques importantes, cette monarchie constitutionnelle choisit de se joindre à la CEE.

En Norvège, est malgré l'appui de 75% des députés du Storting, le Parlement norvégien, le premier ministre Trygve Bratteli respecte cependant la volonté populaire exprimée lors d'un référendum organisé le 25 septembre 1972. Les opposants à l'adhésion l'emportent alors avec 53,5% des voix.

 

Relire aussi :

17 mars 1948 - Signature du Traité de Bruxelles

18 avril 1951 - Création de la CECA

25 mars 1957 - Le traité de Rome

12 juin 1985 - L'Espagne et le Portugal adhèrent officiellement à la CEE

7 février 1992 - Le traité de Maastricht

 

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 00:01

L'USS « Nautilus » sort des chantiers navals de Croton dans le Connecticut.

Long de 91 mètres et pesant plus de 3.000 tonnes, le « Nautilus » est le premier bâtiment à propulsion nucléaire au monde. Il est baptisé ainsi en hommage à Jules Vernes et au sous-marin du Capitaine Nemo dans « Vingt mille lieues sous les mers ». Il entrera officiellement en fonction à partir du mois de septembre. Le « Nautilus » est capable de rester plusieurs semaines immergé et de parcourir ainsi 140.000 kilomètres.

 

En août 1958, il sera le premier bâtiment à naviguer sous la calotte glacière du pôle Nord.

 

Lire aussi :

3 août 1958 - Le Nautilus sous le Pôle Nord

 

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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 00:01

Le 20 janvier 1831, au cours de la conférence qui s'est réunie à Londres le 4 novembre 1830 en vue de reconnaître l'indépendance de la Belgique, les grandes puissances (Angleterre, Autriche, Prusse, France, Russie) proclament solennellement la neutralité du nouvel État.

 

Protocole du 20 janvier 1831

Article premier.

Les limites de la Hollande comprennent tous les territoires, places, villes et lieux qui appartenaient à la ci-devant république des Provinces-unies des Pays-Bas en l'année 1790.

Article 2.

La Belgique sera formée de tout le reste des territoires qui avaient reçu la dénomination de royaume des Pays-Bas dans le traité de 1815, sauf le grand-duché de Luxembourg, qui, possédé à un titre différent par les princes de la maison de Nassau, fait et continuera à faire partie de la Confédération germanique.

Article 3.

Il est entendu que les dispositions des articles 108 jusqu'à 117 inclusivement, de l'acte général du Congrès de Vienne, relatives à la libre navigation des fleuves et rivières navigables seront applicables aux rivières et aux fleuves qui traversent le territoire hollandais et le territoire belge.

Article 4.

Comme il résulterait néanmoins des bases posées dans les articles 1 et 2 que la Hollande et la Belgique posséderaient des enclaves sur leurs territoires respectifs, il sera effectué par les soins des cinq cours tels échanges et arrangements entre les deux pays, qui leur assureraient l'avantage réciproque d'une entière contiguïté de possessions et d'une libre communication entre les villes et les fleuves compris dans leurs frontières.

Article 5.

La Belgique, dans les limites telles qu'elles seront arrêtées et tracées conformément aux bases posées dans les articles 1, 2 et 4 du présent protocole, formera un État perpétuellement neutre. Les cinq puissances lui garantissent cette neutralité perpétuelle, ainsi que l'intégrité et l'inviolabilité de son territoire dans les limites mentionnées ci-dessus.

Article 6.

Par une juste réciprocité, la Belgique sera tenue d'observer cette même neutralité envers tous les autres États, et de ne porter aucune atteinte à leur tranquillité intérieure ni extérieure.

 

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 00:01

Le tribunal militaire international pour l'Extrême-Orient, plus communément appelé tribunal de Tokyo, a été créé le 19 janvier 1946, dans le but de juger les dignitaires japonais ayant perpétré des crimes de guerre durant la Seconde Guerre mondiale.

Comme leurs nazis, les hauts responsables Japonais se sont rendus coupables de très nombreuses atrocités envers les populations civiles et les prisonniers de guerre. Le procès durera plus de deux ans, et verra comparaître vingt-huit de ces dignitaires, dont sept furent condamnés à mort.

Lors de l'ouverture du procès de Tokyo, le Japon est un pays ruiné, dévasté. Il a perdu durant la guerre qui pour lui a commencé dès 1937 au moins 2,7 millions d'hommes et un quart de ses richesses. De nombreuses cités sont en grande partie détruites : Tokyo à 65 %, Nagoya à 87 %. Deux villes ont été soumises au feu atomique. Neuf millions de personnes sont sans abri, 6,5 millions sont à rapatrier depuis l'Asie, la Sibérie et les îles du Pacifique - dont environ 3 millions de civils.

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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 00:01

Le 18 janvier 1919, débute la conférence de paix de Paris avec pour but de négocier les traités de paix entre les pays vainqueurs de la Première Guerre mondiale et l'Allemagne.

18 janvier 1919 - Ouverture de la conférence de la paix à Paris

C'est lors de cette convention que fut créée la Société des Nations afin d'assurer la paix en Europe et à l'échelle mondiale. Les représentants des territoires du monde entier y assistèrent. Certains eurent une influence déterminante, notamment les dirigeants de quatre des puissances victorieuses : Georges Clemenceau pour la France, David Lloyd Georges, premier ministre britannique, Vittorio Orlando pour l'Italie et Woodrow Wilson, président des États-Unis.

 

Extraits du discours de Raymond Poincaré retranscrit le lendemain dans le Figaro :

 « Ces énormes sacrifices, la France les a subis sans avoir la moindre responsabilité dans l'épouvantable cataclysme qui a bouleversé l'univers ; et, au moment où s'achève ce cycle d'horreur, toutes les puissances dont les délégués sont assemblés ici peuvent se rendre elles-mêmes cette justice qu'elles n'ont aucune part dans le crime d'où est sorti un désastre sans précédent. Ce qui vous donne toute qualité pour établir une paix de justice, c'est qu'aucun des peuples dont vous êtes les mandataires n'a trempé dans l'injustice. L'humanité peut vous faire confiance, parce que vous n'êtes pas de ceux qui ont violé les droits de l'humanité.»

[…] « Ce que la justice exclut, ce sont les rêves de conquête et d'impérialisme, le mépris des volontés nationales, les échanges arbitraires de provinces entre États, comme si les peuples “n'étaient que des meubles ou des pions dans un jeu”. Le temps n'est plus où les diplomates pouvaient se réunir pour refaire d'autorité, sur un coin de table, la carte des empires. Si vous avez à remanier la carte du monde, c'est au nom des peuples et à la condition de traduire fidèlement leurs pensées; de respecter le droit des nations, petites et grandes, à disposer d'elles-mêmes et de le concilier avec le droit, également sacré, des minorités ethniques et religieuses. Besogne formidable, que la science et l'histoire, vos deux conseillères, se chargeront d'éclaircir et d'alléger. »

[…] « Il y a quarante-huit ans, jour pour jour, le 18 janvier 1871, l'Empire d'Allemagne était proclamé, par une armée d'invasion, dans le château de Versailles. Il demandait au rapt de deux provinces françaises sa première consécration. Il était ainsi, vicié dans ses origines mêmes et, par la faute de ses fondateurs, il contenait en lui un germe de mort. Né dans l'injustice, il a fini dans l'opprobre. Vous êtes assemblés pour réparer le mal qu'il a fait et pour en empêcher le retour. Vous tenez dans vos mains l'avenir du monde. Je vous laisse, Messieurs, à vos graves délibérations et je déclare ouverte la Conférence de Paris. »

 

Extraits du discours de Georges Clemenceau retranscrit dans le Figaro du 19 janvier 1919 :

« M. le Président Wilson a une autorité particulière pour dire que c'est la première fois qu'on voit ensemble une délégation de tous les peuples civilisés de la terre. Plus grande a été la catastrophe sanglante qui a dévasté et ruiné l'une des plus riches parties de la France, plus large et plus belle doit être la réparation, non seulement la réparation des faits, la réparation vulgaire, si j'ose dire, qui nous est due à tous, mais la réparation plus noble et plus haute que nous allons tâcher de faire pour que les peuples puissent enfin échapper à cette étreinte fatale qui, amassant les ruines et les douleurs, terrorise les populations et ne leur permet pas de s'abandonner librement au travail, par crainte des ennemis qui peuvent surgir du jour au lendemain. »

[…] « Nous sommes venus amis, nous devons franchir cette porte frères. Telle est la première pensée que je tiens à exprimer. »

[…] « La Société des Nations, elle est ici, elle est en vous c'est à vous de la faire vivre, et pour cela, il faut qu'elle soit dans nos cœurs ; il faut, je l'ai dit au Président Wilson, qu'il n'y ait pas de sacrifice que nous ne soyons prêts à consentir. Je ne doute pas que vous y soyez tous disposés. »

[…] « Le programme de cette Conférence a été établi par M. le Président Wilson : ce n'est plus la paix de territoires plus ou moins vastes que nous avons à faire, ce n'est plus la paix des continents, c'est celle des peuples. Ce programme se suffit à lui-même, il n'y a plus de parole superflue à ajouter, Messieurs, tâchons de faire vite et bien. »

 

Relire aussi :

28 juin 1919 - Le traité de Versailles

 

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 14:14

La ministre de la Santé de Valéry Giscard d'Estaing fait voter son texte autorisant l'avortement en France avec l'appoint des voix de gauche, après un débat houleux.

28 décembre 1967 :

Loi relative à la régulation des naissances, qui autorise la fabrication et l’importation de contraceptifs, leur vente exclusive en pharmacie sur ordonnance médicale, avec autorisation parentale pour les mineures, et qui interdit toute publicité commerciale ou propagande anti-nataliste.

 

5 avril 1971 :

Le Nouvel Observateur publie un manifeste signé par 343 femmes, parmi lesquelles de nombreuses personnalités (actrices, avocates, femmes de lettres, enseignantes, etc.), qui déclarent avoir avorté et réclament l’avortement libre.

Juillet 1971 :

Création de l’association "Choisir", autour de l’avocate Gisèle Halimi, qui lutte pour l’abrogation de la loi de 1920 qui fait de l’avortement un crime.

20 novembre 1971 :

Marche internationale pour l’abolition des lois contre l’avortement à Paris.

 

4 décembre 1974 :

Loi portant diverses dispositions relatives à la régulation des naissances, qui libéralise la contraception et élargit le dispositif de la loi de 1967 : notamment remboursement de la contraception par la Sécurité sociale et suppression de l’autorisation parentale pour les mineures (loi n° 74-1026).

 

13 novembre - 20 décembre 1974 :

Après une longue procédure législative et des débats très vifs, le projet de loi sur l’interruption volontaire de grossesse, présenté en Conseil des ministres le 13 novembre, est adopté le 20 décembre, par 277 voix contre 192 à l’Assemblée nationale et 185 voix contre 88 au Sénat.

La loi autorise l’IVG dans un délai de 10 semaines, sur simple demande à un médecin ; elle laisse la possibilité à tout médecin ou à tout établissement hospitalier privé de refuser de donner suite à une demande d’IVG ; elle s’efforce de limiter les IVG à des cas de nécessité et d’empêcher qu’elles ne deviennent un moyen de réguler les naissances ; elle ne prévoit pas le remboursement par la Sécurité sociale, mais une prise en charge sur demande au titre de l’aide médicale.

 

La loi autorisant l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dite « loi Veil » est promulguée 17 janvier 1975, à titre provisoire pour une période de 5 ans. (loi n° 75-17)

Elle sera reconduite le 31 décembre 1979.

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 00:01

Le 16 janvier 1919, le 18e amendement à la Constitution des États-Unis d'Amérique interdit la fabrication, la distribution et la vente des boissons qui contiennent plus de 0,5 % d’alcool sur toute l'étendue du pays. Cette « Prohibition » marque le triomphe des ligues de vertu.

Il est entré en vigueur un an après sa ratification, le 17 janvier 1920 (certains États avaient déjà imposé cette interdiction dans leur territoire avant la ratification).

 

Mais il s'ensuit paradoxalement une explosion des trafics illégaux par des « bootleggers », ainsi appelés parce qu'ils cachent des bouteilles dans leurs bottes. Les organisations mafieuses d'origine sicilienne, transplantées aux États-Unis par la dernière vague d'immigration, sautent sur l'occasion pour étendre leurs activités avec des hommes comme Al Capone ou Lucky Luciano. La corruption gangrène la police et l'administration et la criminalité s'étend.

Face à un tel échec, le gouvernement américain choisit de reculer. Le 17 février 1933, au tout début de la présidence de Franklin Delanoo Roosevelt, est voté le « Blaine Act » du sénateur John J. Blaine, qui autorise la vente de bière.

Puis le 5 décembre 1933 est voté le 21e amendement qui annule le 18e.

La Prohibition cesse dès lors de ronger la société américaine.

 

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 00:01

Le chansonnier Maurice Alhoy et le romancier Etienne Arago fondent « Le Figaro » , un petit journal satirique hebdomadaire de 4 pages.

Le journal a été nommé d'après Figaro, le personnage de Beaumarchais, dont il met en exergue la réplique :

 « Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. »

 

Le Figaro est depuis 2004, la propriété de l'industriel et sénateur, Serge Dassault via la Société du Figaro, filiale de la Socpresse, dont celui-ci est le président et unique actionnaire.

Il est le plus ancien quotidien de la presse française encore publié.

 

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 00:01

Lors de la 8ème édition du Paris-Dakar, un hélicoptère transportant deux journalistes français, l'organisateur du rallye Thierry Sabine et le chanteur Daniel Balavoine, heurte une dune et explose à 8 kilomètres de Gourma-Rharous, au Mali. Tous les occupants de l'appareil sont tués.

 

A l’occasion de la 14ème journée de la compétition reliant Niamey à Rharous, Daniel Balavoine, Thierry Sabine, la journaliste Nathalie Odent, le technicien radio de RTL Jean-Paul le Fur et le pilote d’hélicoptère François-Xavier Bagnoud s’écrasent dans des conditions qui continuent encore de susciter les interrogations quant aux circonstances exactes de l’accident.

 

Selon la version officielle, surpris par la nuit (vers 18h30) le pilote aurait voulu se poser mais l'hélicoptère pris dans une tempête de sable s'est écrasé. La direction de l'épreuve est reprise par le père de Thierry Sabine, Gilbert.

 

En France, l'émotion était très vive. Daniel Balavoine, alors au sommet de son succès, décède tragiquement alors qu'il s'était rendu sur le Paris-Dakar à des fins humanitaires.

Il suivait la caravane du Paris-Dakar mais n’y participait pas comme en 1983 et 1985. Il était là pour amener des pompes à eau dans les villages traversés par le rallye et venir en aide aux populations du Sahel.

 

 

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 00:01

Les articles 45 à 50 du traité de Versailles font du bassin de la Sarre un territoire placé sous mandat de la jeune Société des Nations. La durée du mandat est fixée à quinze ans, à l’issue desquels un plébiscite décidera du statut de la Sarre. Le traité concède également les mines de charbon « en propriété entière et absolue » à la France, comme compensation pour les dommages infligés par l’armée allemande aux houillères du Nord et du Pas-de-Calais.

En 1933, de nombreux opposants au nazisme quittent l’Allemagne pour s’installer en Sarre, le seul territoire allemand échappant au contrôle du régime nazi, et lancent une campagne visant à ce que la Sarre reste sous mandat de la Société des Nations aussi longtemps qu’Adolf Hitler se trouvera à la tête de l’Allemagne.

 

Le 13 janvier 1935, un plébiscite se déroule conformément aux dispositions du traité de Versailles.

90,8% des électeurs votent en faveur du rattachement de la Sarre à l’Allemagne... sans prêter attention au fait que celle-ci est depuis deux ans passée sous la botte nazie !...

Le 17 janvier 1935, le conseil de la Société des Nations approuve le rattachement à l’Allemagne et le 1er mars, le Reich reprend officiellement contrôle du territoire.

 

À Berlin, Hitler exulte. Le choix librement exprimé par les Sarrois cautionne son gouvernement, sa propagande et également ses succès économiques. Le Führer annonce peu après que son pays n'a plus de revendication territoriale à l'Ouest. Il renonce officiellement à toute prétention sur l'Alsace-Lorraine !

Ce discours rassure les pacifistes français et européens qui n'en demandaient pas tant.

 

La Sarre, région frontalière franco-allemande, a longtemps fait l’objet de tensions entre les 2 pays.

Principauté allemande avant la Révolution, la Sarre fut occupée par les troupes françaises dès 1792 et devint un département français entre mars 1801 et novembre 1815. Redevenue allemande, elle fut partagée entre la Prusse rhénane et le Palatinat bavarois. Son intérêt majeur résidait dans les riches gisements de charbon que son sous-sol recélait, permettant le développement de l'industrie sidérurgique.

 

Après la Première Guerre mondiale, la France n'ayant pu faire faire valoir ses positions concernant la rive gauche du Rhin, Clemenceau mit en avant la question sarroise, provoquant de si vives dissensions que la rupture fut proche chez les Alliés. Un compromis fut finalement trouvé : c'est celui qui est inscrit dans la partie III (Clauses politiques européennes), section IV et son annexe (Bassin de la Sarre), du Traité de Versailles du 28 juin 1919.

 

 

Le 15 décembre 1947, une constitution sarroise est adoptée par des conseillers politiques français, faisant de cette région un protectorat français, doté de souveraineté propre. Malgré cette autonomie politique, cette région demeure source de tensions entre la France et Allemagne, qui se disputent continuellement sa tutelle économique et militaire. Afin de doter la Sarre d’un statut européen, un référendum est organisé le 23 octobre 1955. Ayant échoué (60% des voix se prononçant contre l’obtention du statut européen pour la Sarre), le vote est suivi des accords de Luxembourg une année plus tard, rendant la Sarre à la République Fédérale d’Allemagne.

 

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 00:01

49 av. J.-C. : Jules César franchit le Rubicon

1598 : Le pape Clément VIII s'empare du duché de Ferrare.

1684 : Louis XIV épouse Madame de Maintenon après la mort de Marie-Thérèse.

1755 : Catherine II de Russie fonde la première université russe à Moscou, qui ouvrira ses portes le 28 avril.

1794 : Fabre d'Églantine est arrêté lors du débat à la Convention nationale sur le scandale de la falsification du décret de liquidation de la Compagnie des Indes.

1797 : Victoire de Bonaparte sur les Autrichiens à Rivoli (Italie).

1813 : Rapp s'enferme dans Dantzig, où il va soutenir un siège très dur, puisqu'il ne capitulera que le 29 novembre.

1822 : C'est une véritable Assemblée Nationale qui, à Épidaure, proclame l'indépendance de la Grèce.

1848 : Soulèvement à Parme contre les Bourbons.

1870 : à Paris, les obsèques du journaliste Yvon Salmon, dit Victor Noir (1848-1870), assassiné par un cousin de Napoléon III, Pierre Bonaparte, donnent lieu à une manifestation républicaine de plus de cent mille personnes.

1879 : Début des hostilités entre Britanniques et Zoulous en Afrique du Sud.

1913 : Les derniers omnibus à chevaux disparaissent au profit des autobus.

1919 : En Allemagne, lors de la « semaine sanglante », du 5 au 12 janvier 1919, le ministre de la Guerre, Gustav Noske, réprime l'insurrection, dont les chefs, Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, sont fait prisonniers puis exécutés le 15.

1922 : Démission d'Aristide Briand de la présidence du Conseil. Il est remplacé par Raymond Poincaré.

1926 : L'Institut Pasteur annonce la découverte d'un sérum contre le tétanos.

1933 : Soulèvements anarchistes en Espagne.

1943 : Le Parti Communiste se rallie à la France combattante.

1944 : Le Général de Gaulle et Winston Churchill se rencontrent à Marrakech.

1945 : Allemagne. Les Soviétiques déclenchent, une grande offensive pour soulager le front de l'ouest.

1945 : Fin de la conférence de Yalta, en Crimée, qui réunissait Roosevelt, Staline et Churchill.

1953 : Ouverture du procès des responsables du Massacre d'Oradour-sur-Glane : 643 morts, 21 SS accusés.

1958 : Moscou propose la création d'une zone dénucléarisée du cercle Arctique à la Méditerranée.

1963 : La sécession du Katanga semble toucher à sa fin.

1964 : Révolution au Zanzibar, qui devient République et dont le sultan est banni.

1967 : L'armée chinoise s'engage à soutenir Mao Zedong dans les désordres provoqués par la Révolution culturelle.

1970 : Au terme d'une guerre civile qui a dure 31 mois, et ses 2 millions de mort, le Biafra sécessionniste capitule et son dirigeant, le général Odumegwu Ojukwu, s'enfuit avec sa famille.

1972 : Le cheik Mujibur Rahman démissionne de la présidence du nouvel État du Bangladesh pour prendre, dans le cadre d'un régime parlementaire, la tête du gouvernement.

1988 : En Chine communiste, adoption du principe d'autonomie des entreprises publiques.

1990 : Air France prend le contrôle d'Air Inter.

1990 : Gorbatchev est en visite à Vilnius, 300 000 manifestants réclament l'indépendance.

1991 : Le Congrès américain autorise le président Bush à user de la force pour contraindre l'Irak à se retirer du Koweït.

1992 : Adoption par un référendum constitutionnel de la Constitution de la IIIe République du Mali.

1992 : en Algérie, les élections, où le Front islamique du salut avait beaucoup progressé, sont invalidées par le régime militaire. Démission du président Chadli Bendjedid et suspension du processus électoral.

1993 : La marée noire envahit les côtes des îles Shetland, au nord de l'Écosse. Une semaine après s'être échoué sur les rochers, le pétrolier libérien Braer se brise en trois morceaux, laissant échapper la majeure partie des 85.000 tonnes de pétrole brut qu'il transportait.

1998 : Dix-neuf pays européens signent le premier instrument du droit international interdisant le clonage d'êtres humains.

2005 : La Maison Blanche annonce que la mission de recherche d'armes de destruction massive en Irak a terminé ses travaux, sans avoir trouvé aucune trace des armes prohibées, principale justification à l'intervention militaire américaine.

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 00:01

  347 : Théodose Ier, empereur romain (Décédé le 17 janvier 395).

1359 : Go-En'yū, empereur japonais (Décédé le 6 juin 1393).

1503 : Girolamo Francesco Maria Mazzola, dit Parmigianino, peintre parmesan (Décédé le 24 août 1540).

1774 : Antoine Drouot, militaire français (Décédé le 24 mars 1847).

1815 : John Alexander Macdonald, Premier ministre du Canada (1867-1873 et 1878-1891). Il est considéré comme l'un des Pères fondateurs du Canada et comme le père de la Nation canadienne.

1885 : Alice Paul, suffragette américaine (Décédée le 9 juillet 1977).

1907 : Pierre Mendès France, homme d'État français (Décédé le 18 octobre 1982).

1911 : Zenkō Suzuki, 70e premier ministre du Japon (Décédé le 19 juillet 2004).

1916 : Bernard Blier, acteur français (Décédé le 29 mars 1989).

1923 : Jacqueline Maillan, comédienne française (Décédée le 12 mai 1992).

1950 : Paul Amar, journaliste français.

1956 : Philippe Chevallier, humoriste français.

 

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 00:01

Le 10 janvier 1356, l'empereur Charles IV promulgue la Bulle d'or de Nuremberg. Ce texte fondateur du Saint-Empire romain germanique détermine, au moyen de 31 articles, les règles de transmission de la charge d'empereur.

Bulle d'or de Nuremberg 1356

Charles IV de Luxembourg (39 ans) est élu à la tête du Saint Empire en 1355. L'année suivante, le 10 janvier 1356, il promulgue devant les représentants de l'empire réunis à Nuremberg un texte qui fixe les conditions d'élection à la tête du Saint Empire ou empire d'Allemagne, plus tard appelé Saint Empire romain germanique.

Le roi doit, selon ce document, être élu par un collège électoral de princes-électeurs composé de trois archevêques et quatre aristocrates. La précision des conditions d'élection permet de se passer de toute validation papale, et définit en outre les prérogatives du roi, ainsi que la répartition des pouvoirs.

La promulgation est renouvelée le 25 décembre 1356 à la diète de Metz et une copie du texte est confiée à Francfort, siège de la Diète impériale (ces deux exemplaires, les seuls qui subsistent, sont conservés dans leur ville respective).

 

 

Le nom de bulle, donné aux actes ou ordonnances rendus par les empereurs romains, provient du latin, bulla, la langue dans laquelle elle était promulguée. L'attribut d'or exprime que l'empereur Charles IV l'a scellée par son cachet en or.

 

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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 00:01

1144 : Le pape Célestin II fulmine la bulle papale Milites Templi qui demande aux fidèles d'aider l'Ordre du Temple.

1431 : Début du procès de Jeanne d'Arc

1514 : Mort d'Anne de Bretagne

1522 : Le Hollandais Adriaan Floriszoon devient pape sous le nom d'Adrien VI. Ce sera le dernier pape non-italien avant Jean-Paul II. (fin du pontificat en 1523).

1593 : Une galère emporte Giordano Bruno de Venise vers les geôles du Vatican

1719 : Philippe V d'Espagne déclare la guerre à la France.

1776 : En Nouvelle-Angleterre, le journaliste américain Thomas Paine publie ses premiers pamphlets, dont Le sens commun (Common Sense), traitant de la Déclaration d'indépendance.

1792 : Le Traité de Iassy met un terme à la guerre entre la Turquie et la Russie.

1801 : France (19 nivôse) : Quatre jacobins accusés d'avoir participé à l'attentat de la rue Saint-Nicaise sont exécutés, après que cent trente autres avaient été déportés sans jugement.

1851 : Le Général Changarnier, commandant de Paris, que les royalistes voudraient voir au pouvoir, est limogé. Cette décision ouvre une crise ministérielle. Le nouveau ministère est formé d'hommes favorables au maintien du prince-président au pouvoir.

1878 : Victoire russe sur la Turquie à la quatrième bataille de la Passe de Shipka en Bulgarie. Les Turcs capitulent et demandent un armistice.

Le roi Humbert Ier (Umberto Ier) monte sur le trône d'Italie. (Fin du règne en 1900).

1909 : Accord franco-allemand reconnaissant la prépondérance de la France sur le Maroc.

1912 : Quatre milliards de dollars d'actions partent en fumée dans l'incendie des Assurances Équitables à New York.

1917 : En Russie, grèves et manifestations s'amplifient pour protester contre la poursuite de la guerre et l'incapacité du régime à doter le pays d'un gouvernement qui ait la confiance de la Douma (Parlement) et du peuple.

1932 : Aristide Briand démissionne. C'est le début de la valse des ministères : Pierre Laval le 13, André Tardieu le 19 février.

1937 : Le conseil des ministres italien interdit le mariage entre Blancs et Noirs dans les colonies africaines.

1939 : Annonce de la découverte du Francium, par Marguerite Perey, élève de Marie Curie.

1941 : Tous les Français nés en 1921 doivent passer huit mois en chantier de jeunesse.

1945 : Les Américains reprennent pied à Luzon, aux Philippines.

1959 : Première diffusion télévisée de « Cinq colonnes à la Une » de Pierre Lazareff.

1960 : Début des travaux du barrage d'Assouan, sur le Nil, financé par l'Union soviétique.

1962 : Signature d'un pacte commercial entre Cuba et l'Union soviétique.

1964 : Dans la zone du canal, des Américains empêchent des étudiants panaméens de hisser le drapeau national; les émeutes subséquentes tueront vingt-deux Panaméens.

1968 : La sonde américaine « Surveyor 7 » se pose sur la Lune.

1969 : Le procès de Sirhan Sirhan, l'assassin présumé de Robert Kennedy, débute à Los Angeles.

1972 : Le paquebot Queen Elizabeth, en cours de transformation en université flottante, est ravagé par un incendie à Hong Kong. Rebaptisé Seawise University par un armateur chinois, le paquebot de luxe devait être reconverti en université flottante.

1976 : Création de la société pétrolière Elf Aquitaine.

1977 : Arrestation à Paris d' Abou Daoud, un activiste palestinien soupçonné d'avoir participé à la prise d'otages et à l'assassinat d'athlètes israéliens aux Jeux Olympiques de Munich de 1972.

1980 : Prise d'otages à l'hôtel Fesch d'Ajaccio en Corse : trois morts dont un CRS.

1980 : En Arabie saoudite, soixante-trois intégristes sont décapités à Riyad pour l'attaque de la grande Mosquée de La Mecque, deux mois plus tôt.

1982 : Première de l'émission de variétés Champs-Élysées, avec Michel Drucker, sur Antenne 2.

1983 : Voyage-surprise du Premier ministre britannique Margaret Thatcher dans l'archipel des Malouines, qui vient d'être repris aux Argentins.

1987 : Le président nicaraguayen Daniel Ortega paraphe une nouvelle Constitution, qui garantit des libertés civiques étendues.

1991 : Échec des pourparlers de la dernière chance entre George Bush et l'Irak.

1992 : En Bosnie-Herzégovine, les ultras serbes proclament leur république, amorçant quatre ans de guerre civile.

1993 : Sentant ses mensonges sur le point d'être découvert, Jean-Claude Romand, qui se faisait passer depuis des années auprès de ses proches pour un chercheur à l'Organisation mondiale de la Santé, tue son épouse, ses deux enfants, ses parents et son chien avant de mettre le feu à sa maison, en tentant sans succès de se suicider.

1996 : Dans le sud de la Russie, des rebelles tchétchènes prennent quelque deux mille otages pour affirmer leur action.

2004 : La Fondation Kadhafi et le Collectif des familles signent à Paris un accord d'indemnisation des familles victimes de l'attentat contre le DC-10 d'UTA (170 morts dont 54 Français, en 1989 au-dessus du Niger), à hauteur d'un million de dollars par victime.

2005 : Le chef de l'OLP Mahmoud Abbas remporte l'élection du président de l'Autorité palestinienne.

2007 : Le Japon se dote de son premier ministère de la Défense depuis sa capitulation en 1945.

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 00:01

Après avoir répudié Jeanne de France pour cause de stérilité, le roi de France Louis XII épouse en secondes noces Anne de Bretagne, veuve de Charles VIII.

Charles VIII décède le 7 avril 1498, suite à un accident stupide (il se heurte la tête contre le linteau d'une porte dans un couloir du château d'Amboise). La mort de Charles VIII sans descendance, fait d'Anne une reine douairière de France et la seule propriétaire du duché.

Dès le 9 août 1498, Anne redevient duchesse de Bretagne puis rétablit la chancellerie de Bretagne et le conseil de Bretagne avec à sa tête Philippe de Montauban, comme chancelier, et Guillaume Guéguen (abbé de Redon et évêque élu de Nantes), comme vice-chancelier. Jean de Lespinay  retrouve la trésorerie générale, dont il avait été écarté par le roi Charles VIII.

 

Louis XII (Louis, duc d'Orléans, fils de Charles d'Orléans et de Marie de Clèves) fait rapidement savoir à la jeune veuve qu'il souhaite l'épouser. Anne de Bretagne a alors 21 ans et Louis XII, son cousin et successeur de Charles VIII, a 36 ans. 

Louis XII est marié à Jeanne de France, fille disgracieuse de Louis XI, depuis 1476. Anne s'engage à épouser Louis XII dès que l'union avec Jeanne de France est annulée. La répudiation de Jeanne est officielle le 17 décembre 1498 après l'accord du Pape Alexandre VI, dit Borgia (d'origine espagnole).

Le texte du contrat de mariage entre Louis XII et Anne de Bretagne est signé le 7 janvier 1499. Le contrat de mariage est accompagné d’un traité par lequel Louis XII s'engage à respecter les privilèges de la Bretagne et les institutions bretonnes (Parlement, Chancellerie, Chambre des Comptes et Trésorerie générale) sont confirmés. Le mariage a lieu à Nantes dans la chapelle ducale, le 8 janvier 1499.

La Bretagne sera rattachée officiellement à la France sous François Ier en 1532.

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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 00:01

Le Premier ministre, Jacques Chaban-Delmas, décide de créer, à l'occasion d'un remaniement gouvernemental, un nouveau ministère, celui de la Protection de la Nature et de l'Environnement. Le portefeuille est confié à Robert Poujade, secrétaire général de l'UDR (Union de la Droite Républicaine).

 

Robert Poujade

Ne doit pas être confondu avec Pierre Poujade (qui a donné son nom au poujadisme).

Robert Poujade, né le 6 mai 1928, s'engage dès l'âge de 18 ans au sein du mouvement gaulliste.

La protection de l’environnement l'intéresse tôt puisqu'il est membre dans les années 1960 de la Ligue urbaine et rurale et de la Ligue Contre le Bruit. Président du Haut comité de l'environnement créé en 1970 sous la responsabilité de la DATAR, il est nommé en janvier 1971 ministre délégué auprès du premier ministre, chargé de la protection de la nature et de l'environnement, dans les gouvernements Chaban-Delmas (janvier 1971-juillet 1972) et Messmer (juillet 1972-mars 1973), puis ministre de la protection de la nature et de l'environnement (Gouvernement Messmer, avril 1973-février 1974).

 

Avec un budget de près de 200 millions de francs et 300 fonctionnaires, ce ministère s'étoffe suite au premier choc pétrolier. Ses premières missions concernent la lutte contre la pollution sonore, le développement d’un réseau de contrôle de la qualité de l’air, l'extension des compétences des agences de l’eau, des contrats entre l’État avec les branches industrielles polluantes pour mettre en place des normes de lutte contre les nuisances (notamment avec la papeterie, cimenterie, l’industrie de surfaçage, BTP, cette dernière le menaçant indirectement).

 

Relire aussi :
28 février 1970 - Georges Pompidou tire le signal d’alarme

 

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 00:01

Le 6 janvier 1558, les Français reprennent Calais, dernière possession anglaise sur le Continent. C'est la fin d'un très long contentieux entre les deux pays, qui remontait à l'avènement d'Henri II Plantagenêt.

La reprise de Calais met fin à deux siècles d'occupation anglaise, coupe court à la menace d'invasion du royaume et va permettre au roi Henri II de conclure le traité de Cateau-Cambrésis. C'est un exploit du duc François de Guise, dit le Balafré, nommé en catastrophe lieutenant général du royaume quelques mois plus tôt, après la défaite du connétable Anne de Montmorency à Saint-Quentin face aux Espagnols.

Le duc, qui est par ailleurs, l'oncle de la future reine Marie Stuart, va s'acquérir une immense popularité mais sera assassiné par Poltrot de Méré au début des guerres de religion (18 février 1563).

Le 7 janvier, à 2 heures du matin, Lord Thomas Wentworth, complètement débordé par cette attaque foudroyante remet les clefs de la ville aux Français.

Quelques jours plus tard, l'arrière-pays reconquis lui aussi voit tomber les défenses anglaises de Guines et Hames.

Le 23 janvier 1558, le roi de France, Henri II, fait son entrée à Calais.

 

Notons que la population calaisienne ne manifesta aucune joie devant sa libération : elle était devenue entièrement anglaise après 2 siècles d'occupation...

 

Relire aussi :

3 avril 1559 - Traité de Cateau-Cambrésis

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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 00:01

Le 5 janvier 1846, le congrès des États-Unis procède à un vote qui a pour but de cesser de partager avec le Royaume-Uni les terres situées dans la région de l'Oregon. La Convention mise au point entre les deux pays en 1818 avait établi la frontière au niveau du 49e parallèle en partant du lac des Bois jusqu'au Rocheuses.

Grâce à ce vote, les États-Unis annexent l'Oregon Country qui correspond aujourd'hui aux états de l'Oregon, de Washington et de l'Idaho (712 500 km2). La frontière sera légèrement modifiée lors du traité de l'Oregon.

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