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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 00:01

Le 30 octobre 1918 est signé l'armistice par lequel l'empire ottoman se retire de la guerre contre la Grande-Bretagne et ses alliés. La signature a lieu sur le cuirassé anglais HMS Agamemnon, en face de la rade de Moudros, sur l'île grecque de Lemnos, au débouché du détroit des Dardanelles.

Cette signature met face à face le ministre ottoman de la Marine Rauf bey et l'amiral britannique Arthur Calthrope. L'amiral Gauchet, présent à Moudros, n'a pu représenter la France aux négociations et à la signature finale.

 

Un mois plus tôt, le 29 septembre 1918, la Bulgarie, assaillie par les 28 divisions alliées de l'armée de Salonique, commandées par le général français Louis Franchet d'Espérey, s'était inclinée sans discuter et avait conclu à Thessalonique le premier armistice de la Première Guerre mondiale.

 

À la différence des Bulgares, les Turcs ne se voient pas imposer la dissolution de leur armée. C'est la récompense de sa relative résistance face aux offensives alliées de tous bords, malgré 300.000 soldats morts ou disparus au combat, 500.000 victimes de leurs blessures, 250.000 prisonniers... et plus de 500.000 déserteurs.

 

Les 12.000 conseillers militaires allemands quittent aussitôt le pays. C'est également le cas des principaux dirigeants Jeunes-Turcs, dont les ministres Talaat pacha, Enver pacha et Cemal pacha, qui embarquent dans la nuit du 1er au 2 novembre 1918 à bord d'un torpilleur allemand pour rejoindre l'Allemagne et échapper à l'éventualité d'un procès.

 

Le 13 novembre 1918, la flotte alliée, soit 54 navires anglais, français et italiens et même un cuirassé grec, entre solennellement dans le Bosphore et jette l'ancre devant le palais Dolmabahçe, où réside encore le sultan Mehmet VI. Les 400.000 Grecs de Constantinople exultent. Ils imaginent déjà le retour de la « deuxième Rome » dans la chrétienté.

 

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 00:01

1017 : Henry III, Fils de Conrad II le Salique et de Gisèle de Souabe, il fut duc de Bavière de 1026 à 1042, roi des Romains de 1039 à 1046 puis empereur des Romains de 1046 à sa mort le 5 octobre 1056.

1656 : Edmond Halley, astronome britannique (Décédé le 14 janvier 1742).

1682 : Pierre François Xavier de Charlevoix, historien français (Décédé le 1er février 1761).

1811 : Louis Blanc, homme politique et écrivain français (Décédé le 6 décembre 1882).

1882 : Jean Giraudoux, romancier et dramaturge français (Décédé le 31 janvier 1944).

1897 : Joseph Goebbels, ministre allemand de la propagande sous le régime d'Hitler (Décédé le 1er mai 1945).

1907 : Edwige Feuillère, comédienne française (Décédée le 13 novembre 1998).

1917 : Eddie Constantine, chanteur et acteur français d'origine américaine (Décédé le 25 février 1993).

1919 : Pierre Doris, comédien et humoriste français (Décédé le 27 octobre 2009).

1924 : Danielle Mitterrand, épouse de François Mitterrand (Décédée le 22 novembre 2011)

1942 : Gérard Klein, acteur français.

1943 : Jean-Guy Moreau, humoriste et acteur québécois (Décédé le 1er mai 2012).

1944 : Denny Laine, guitariste britannique (The Moody Blues – Wings).

1946 : Peter Green, guitariste et compositeur britannique (Fleetwood Mac).

1947 : Richard Dreyfuss, acteur américain.

1947 : Coline Serreau, actrice, réalisatrice et scénariste française.

1961 : Randy Jackson, chanteur et musicien américain (The Jackson Five).

1963 : Christophe Alévêque, humoriste français.

1973 : Robert Pirès, joueur de football français.

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 00:01

Le jeudi 28 octobre 1886, La statue de la liberté est inaugurée à l'entrée du port de New York. Le président de la cérémonie est le président américain, Cleveland.

 

C'est la plus colossale statue jamais construite (46 mètres de haut et 93 avec le piédestal). Elle est l'œuvre du sculpteur Frédéric Auguste Bartholdi. Construite en plaques de cuivre moulées, elle est dotée d'une armature de fer conçue par Gustave Eiffel.

 

Elle est installée sur l'île de Liberty Island à New York. La France l'a offert aux Etats-Unis pour célébrer l'amitié franco-américaine pendant la guerre d'indépendance.  Ce cadeau été financé par une souscription publique des deux côtés de l'Atlantique.

 

Lorsque la statue de la Liberté fut imaginée, tout au début du projet, nous étions en 1865. Edouard de Laboulaye, un républicain américanophile et professeur de droit - c'est lui qui proposa sa construction - supposa que 11 ans étaient suffisant pour sa construction, et qu'elle pourrait être inauguré le jour du centenaire de l'indépendance américaine, le 4 juillet 1876. Ce planning optimiste ne fut pas tenu, et entre les retards de construction, les manques de moyens pour financer les ouvriers et le matériel, et les errements politiques dans les deux pays, le sculpteur Auguste Bartholdi ne put faire mieux de 21 ans pour tout boucler.

Le socle terminé, les officiels américains purent avancer une date définitive. Le 4 juillet 1886 aurait été parfait, pile 110 ans après l'indépendance, mais malheureusement le socle eu du retard il cette date était impossible à tenir. Il fut choisi le 28 octobre 1886.

La baie de New-York était couverte de bateaux, la plupart à vapeur; une fumée épaisse de déployait dans le ciel. New-York avait décidé que ce jour serait férié pour permettre à la population de participer. Cet appel fut entendu, près d'un million de personnes ont participé à la cérémonie. La journée commença par des parades, des défilés des corps de métier de la ville. La population agitait à tour de bras des drapeaux américains et français, tous étaient dans une grande joie.

 

Un poème d'Emma Lazarus

Dès 1883 a été gravé dans le piédestal de « La Liberté éclairant le monde » un sonnet de la poétesse Emma Lazarus (1849-1887). Il s'adresse aux millions d'immigrants qui ont débarqué à Ellis Island et pour lesquels la statue de la Liberté figurait l'espoir d'une vie meilleure :

 

« Give me your tired, your poor,

Your huddled masses yearning to breathe free,

The wretched refuse of your teeming shore.

Send these, the homeless, tempest-tost, to me,

I lift my lamp beside the golden door !

 

Donne-moi tes pauvres, tes exténués

Qui en rangs pressés aspirent à vivre libres,

Le rebut de tes rivages surpeuplés,

Envoie-les moi, les déshérités, que la tempête me les rapporte

De ma lumière, j'éclaire la porte d'or ! ».

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 00:01

La ville de New-York inaugure son premier métro le mardi 27 octobre 1904.

Elle suit ainsi l'exemple de Londres qui s'est dotée du tout premier métro au monde en 1863, suivie ensuite de Paris en 1900 et de Berlin en 1902.

 

La station de métro de 14th Street à New York en 1904.

Avant la mise en service des premières lignes de métro souterraines en 1904, la ville possédait plusieurs lignes de chemin de fer aériennes, éparpillées dans les différents comtés de la future ville de New York.

 

Rapidement le réseau s'étend et son exploitation est confiée à deux sociétés privées, l'IRT (Interborough Rapid Transit) et la BRT (Brooklyn Rapid Transit).

Les deux sociétés privées privilégièrent le développement de lignes aériennes, plus faciles à construire et rapidement mises en exploitation.

 

En 1940 les deux réseaux sont rachetés par le City of Greater New York, et la construction de lignes souterraines privilégiée.

Les lignes aériennes redondantes sont supprimées et le réseau progressivement étendu sous l'égide d'une nouvelle structure publique : la New York Transit Authority, créée en 1953.

En 1968, celle-ci est mise sous tutelle de la Metropolitan Transportation Authority : MTA.

 

 

Aujourd'hui, le métro new-yorkais est le plus grand au monde. Il compte 28 lignes différentes, 469 stations et près de 373 kilomètres de lignes pour la plupart à 4 voies (soit un total de 1355 km de voies ferrées !)

En comparaison, le métro parisien compte 16 lignes et près de 220 kilomètres de voies ferrées.

 

Lire ou relire : 10 janvier 1863 - Inauguration du premier métro du monde à Londres

 

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 00:09

1556 : Ahmed Baba, savant et homme de lettres malien (Décédé en 1627).

1685 : Domenico Scarlatti, compositeur napolitain (Décédé le 23 juillet 1757).

1759 : Georges Jacques Danton, homme politique français (Décédé le 5 avril 1794).

1869 : Washington Luís Pereira de Sousa, président de Brésil (Décédé le 4 août 1957).

1887 : Édouard Bourdet, écrivain français (Décédé le 17 janvier 1945).

1916 : François Mitterrand, chef d'État français (Décédé le 8 janvier 1996). Détails

1947 : Hillary Clinton, femme politique américaine.

1951 : Patrice Carmouze, animateur de radio et télévision français.

1959 : Evo Morales, chef d'État bolivien.

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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 23:01

  912 : Rodolphe Ier, roi de Bourgogne (Né en 859).

1154 : Étienne, roi d'Angleterre (Né vers 1092).

1415 à la bataille d'Azincourt :

        Charles Ier d'Albret, connétable de France

        Jean Ier, duc d'Alençon.

        Antoine de Brabant, comte de Rethel.

        Édouard III, duc de Bar.

        Ferry Ier, comte de Vaudémont.

        Jean IV de Bueil, grand-maître des arbalétriers de France (Né vers 1365).

1647 : Evangelista Torricelli, physicien et mathématicien italien (Né le 15 octobre 1608).

1976 : Raymond Queneau, écrivain français, membre de l'Académie Goncourt (Né le 21 février 1903)

1977 : Félix Gouin, homme politique français, ancien président du Conseil (Né le 4 octobre 1884).

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 23:01

Le 24 octobre 1940, le maréchal Philippe Pétain rencontre Adolf Hitler dans son train blindé en gare de Montoire-sur-le-Loir. Pétain accepte de devenir l'allié des forces de l'Axe et s'oppose désormais à l'Angleterre. Leur pacte est scellé devant le monde entier par une lourde poignée de main.

À l'arrière plan, le Dr. Schmidt, interprète de Hitler et sur la droite, von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères.

Le gouvernement de Vichy sera reconnu comme étant le seul gouvernement légal de la France. Cette entrevue a été organisée par Pierre Laval qui avait déjà rencontré le Führer le 22 octobre.

 

Pourquoi Montoire ?

Parce que le ministre allemand circule en train et que cette gare est proche de la ligne de démarcation ; elle est d'autre part à l'écart de toute agglomération, ce qui facilite sa protection ; enfin, la présence à proximité d'un tunnel permet de mettre le train officiel à l'abri d'une éventuelle attaque aérienne.

 

Dans une allocution à la radio le 30 octobre, Pétain appellera tous les Français à la « collaboration ».

Le 30 octobre 1940, conscient du trouble causé par cette fameuse poignée de main, Pétain prononce un discours à la radio qui tente, a posteriori, de justifier l’entrevue avec Hitler. Mais il s’agit surtout d’un aveu supplémentaire : la France s’engage donc bien, aux côtés des nazis.

 

Relire aussi :

10 juillet 1940 - Pétain instaure l'État Français

15 octobre 1942 - Mitterrand rencontre Pétain

 

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 23:01

Le 23 octobre 1942, à El-Alamein (Égypte), l'Afrikakorps du maréchal Rommel recule devant la VIIIe armée britannique.

bataille d'El-Alamein

Les Anglais, emmenés par le général Montgomery, lancent une vaste contre-offensive contre les Allemands présents depuis le 30 juin à l'ouest d'Alexandrie. Le maréchal Rommel est obligé de reculer face à la percée de la VIII° armée britannique.

C'est le premier coup d'arrêt infligé à l'armée allemande après une guerre éclair qui lui a valu d'occuper la plus grande partie de l'Europe continentale et du bassin méditerranéen. Il a été rendu possible par l'héroïque résistance d'une brigade française à Bir Hakeim, au sud du dispositif britannique.

 

À Londres, devant la foule en joie, Winston Churchill exulte : « Ce n'est pas la fin, ni même le commencement de la fin ; mais c'est la fin du commencement ». Le Premier ministre britannique a compris que cette bataille était le tournant décisif de la Seconde Guerre mondiale. Il constatera plus tard : « Avant El-Alamein, nous n'avons jamais eu de victoire, après El-Alamein, nous n'avons jamais eu de défaite ! »

 

Après une victoire décisive des Alliés en novembre, les troupes allemandes et italiennes reculeront jusqu’à se retirer d'Egypte et de Libye. Au printemps 1943, les forces de l’Axe auront quitté l’Afrique du Nord.

 

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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 23:01

Le 22 octobre 1962, à Washington, dans un discours mémorable prononcé d'une voix grave, le président américain John Fitzgerald Kennedy lance un ultimatum à peine voilé aux Soviétiques. Il les met en demeure de retirer les fusées à tête nucléaire installées à Cuba, aux portes des États-Unis.

Une semaine plus tôt, des photos aériennes prises par un avion-espion U2 ont révélé au président américain que les Soviétiques étaient en train d'installer des bases de lancement de fusées à tête nucléaire sur l'île de Cuba, à 200 kilomètres de la Floride et à portée immédiate des métropoles américaines.

Pour les Américains, cette épée de Damoclès est inadmissible.

 

Le monde tremble dans la crainte d'une guerre nucléaire entre les deux superpuissances.

Le président Kennedy confie la gestion de la crise à un Conseil de sécurité nationale placé sous l'autorité de son frère Bob et du Secrétaire à la Défense McNamara. Le vice-président Lyndon Johnson y participe exceptionnellement.

Pendant plusieurs jours et plusieurs nuits, dans le secret, ce conseil élabore tous les scénarios possibles face à ce casus belli, y compris le pire, à savoir un bombardement de Cuba avec le risque d'un engrenage nucléaire.

 

Le 19 octobre, dans le salon ovale de la Maison Blanche, le général en chef de l'aviation (US Air Force) Curtis Le May tente encore de convaincre le président d'employer la manière forte.

Américains et Soviétiques négocient pendant ce temps dans les coulisses.

La tension est à son comble. Le président choisit en définitive le bluff et, dans son discours du 22 octobre, annonce une « quarantaine » autour de Cuba pour empêcher les navires communistes de livrer le matériel destiné aux bases de missiles.

C'est un jeu extrêmement périlleux : avec ce blocus (un acte de guerre qui ne dit pas son nom), on frôle à tout moment l'incident qui pourrait dégénérer en troisième guerre mondiale.

 

Dès le 24 octobre, des cargos soviétiques renoncent à poursuivre leur route vers l'île. Le 26 octobre, Nikita Khrouchtchev propose des négociations mais Kennedy ne veut rien d'officiel qui rappellerait les tristement célèbres accords de Munich (1938).

 

Le lendemain, un avion-espion U2 est abattu au-dessus de Cuba et son pilote tué. Kennedy prévient les Soviétiques que la prochaine agression de ce type serait suivie d'un bombardement des sites de missiles.

Mais finalement, du bout des lèvres, il accepte le principe des négociations et prend par écrit l'engagement de ne jamais tenter d'envahir Cuba. Par une clause secrète, il  s'engage aussi à démanteler ses missiles en Turquie, aux frontières de l'URSS.

 

Le 28 octobre, Khrouchtchev, l'honneur sauf, s'incline et accepte de démonter les sites de missiles.

 

Relire aussi :

14 octobre 1962 - Début de la crise des missiles de Cuba

30 août 1963 - mise en place du « téléphone rouge »

L’histoire d’un téléphone rouge qui n'était ni téléphone, ni rouge

 

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 23:01

Le 21 octobre 1805, l'amiral anglais Horace Nelson livre sa dernière bataille au large du cap Trafalgar, non loin de Cadix.

Tandis que l'Angleterre forme une troisième coalition contre la France, Nelson, à la tête de l'escadre de la Méditerranée, doit empêcher Napoléon 1er de débarquer sur le sol anglais avec les 200.000 hommes réunis à Boulogne.

L'amiral de Villeneuve, qui commande la flotte française, tente une échappée vers les Antilles. Il revient au plus vite vers la Manche pour couvrir le débarquement en Angleterre. Mais, traqué par Nelson, il se réfugie dans le port de Cadix où des navires espagnols alliés le rejoignent.

 

Pour complaire à Napoléon 1er, qui l'accable de reproches, Villeneuve se résout à sortir de la rade. Nelson engage la bataille avec 27 navires anglais contre 33 pour les Fanco-Espagnols. Mal commandés, les Français et leurs alliés perdent la moitié de leurs navires. Les Anglais n'en perdent aucun.

L'amiral anglais est blessé sur le pont de son navire, le bien-nommé Victory, par une balle tirée de la hune du Redoutable.

 

Le héros meurt avant de pouvoir savourer son triomphe... Il est inhumé dans la cathédrale Saint-Paul, à Londres, au terme de funérailles nationales.

La défaite de Trafalgar enlève à Napoléon 1er tout espoir de débarquer en Angleterre et de soumettre la «perfide Albion». Quelque prestige qu'il retire de ses victoires terrestres ultérieures, l'Empereur est désormais prisonnier du Continent.

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 23:01

Stanislas Leszczynski est né à Lwov en Ukraine le 20 octobre 1677.

Stanislas Leszczynski

Les ancêtres de Stanislas Leszczynski venant de bohème, ont immigré en Pologne dès le XIVème siècle. La famille Leszczynski a atteint au XVème siècle des fonctions importantes en Grande Pologne et a été introduite dès le XVIème siècle dans le cercle des magnats du royaume, la grande noblesse polonaise.

Après une petite enfance chétive et souffreteuse, il reçoit une éducation extrêmement soignée au château de Rydzyna.

Il quitte le giron de sa mère Anna Jablonowska pour une adolescence studieuse à Leszno. Stanislas solidement formé en sciences, en mathématiques, excelle en littérature, et maîtrise parfaitement plusieurs langues : le latin, l'allemand, l'italien et dans une moindre mesure le français qu'il parle aisément, mais écrit difficilement.

De 1695 à 1696, Il entreprend un voyage éducatif à travers l'Europe, ce long périple le conduit à Vienne, Venise, Rome, Florence, et Paris. L'éducation française de Stanislas tournera court. Il sera contraint de rallier la Pologne via les Pays-Bas.

A 21 ans Stanislas épouse le 25 mai 1698, la fille de Jean-Charles Opalinski illustre magnat polonais, Catherine Opalinska, qui lui donne deux filles :

Anna, le 25 mai 1699, et Marie, le 23 juin 1703 qui deviendra reine de France.

 

Après avoir envahi la Pologne, le roi de Suède, Charles XII, fait élire Stanislas Leszczynski roi des Polonais le 12 jullet 1704. Il reste sur le trône jusqu'au 8 juillet 1709, date à laquelle Charles XII est fait prisonnier.

En 1725, sa fille se marie avec Louis XV.

Après avoir tenté de restaurer son pouvoir en Pologne sans succès en 1733, il dut fuir à nouveau et revenir en France. Il est proclamé duc de Lorraine et de Bar par la couronne France et y passe le reste de sa vie. Il décède le 23 février 1766 

 

 

* De 1572 à 1791, le royaume de Pologne eut la particularité d'être une monarchie élective : le roi était élu.

 

Voir aussi :

Des rois élus !

23 février 1766 - La Lorraine est rattachée à la France

 

 

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 23:01

Le samedi 19 octobre 1935 s'achève la Longue Marche des communistes chinois et de leur chef Mao Zedong.

Débutée le 15 octobre 1934, la Longue Marche a été entreprise par l'Armée rouge chinoise et certains membres du Parti communiste chinois. Se déroulant durant la guerre civile chinoise, elle a duré plus d'un an et avait pour but d'échapper à l'Armée nationale révolutionnaire du régime de Tchang Kaï-chek. Durant cette marche, Mao Zedong fut identifié comme le leader des communistes.

Après une épopée de douze mille kilomètres à travers la Chine, les communistes se réfugient au Shaanxi. Dans cette province montagneuse isolée du nord-ouest, ils échappent aux attaques du parti rival du Guomindang et de son chef, Tchang Kaï-chek. Mais de 130.000 au départ, un an plus tôt, ils ne sont plus que 30.000.

La faim et la lutte contre les troupes du Guomindang ont eu raison des autres.

 


 

 

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 23:01

agenda 18 octobre

1127 : Go-Shirakawa, empereur du Japon (Décédé le 26 avril 1192).

1405 : Pie II, pape (Décédé le 15 août 1464).

1663 : Eugène de Savoie-Carignan, militaire savoyard (Décédé le 21 avril 1736).

1701 : Charles Le Beau, historien français (Décédé le 13 mars 1778).

1741 : Pierre Choderlos de Laclos, militaire et auteur français (Décédé le 5 septembre 1803).

1859 : Henri Bergson, philosophe français, prix Nobel de littérature en 1927 (Décédé le 4 janvier 1941) .

1905 : Félix Houphouët-Boigny, chef d'État ivoirien (Décédé le 7 décembre 1993).

1910 : Philibert Tsiranana, président de la république malgache de 1959 à 1972 (Décédé le 16 avril 1978).

1926 : Chuck Berry, musicien américain.

1938 : Guy Roux, entraîneur de football français.

1956 : Isabelle Autissier, navigatrice française.

1956 : Martina Navrátilová, joueuse de tennis américaine.

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 14:43

En réplique à la victoire d'Israël dans la guerre du Kippour, dix jours plus tôt, onze pays arabes membres de l'OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) annoncent un embargo total sur les ventes de pétrole aux soutiens d'Israël, parmi lesquels les États-Unis, le Portugal, l'Afrique du Sud et les Pays-Bas. L'Arabie saoudite, qui représente 21% des exportations mondiales de pétrole, est en flèche dans l'embargo, sous l'impulsion du roi Fayçal et de son ministre du pétrole, le sheikh Yamani.

Sous l'effet de la menace, les Européens, terrorisés, renoncent à soutenir les Pays-Bas et le fournir en pétrole. Chacun de son côté prend des mesures d'urgence dans la perspective d'une pénurie de carburant qui, cependant, ne viendra pas.

Le prix du baril de light Arabian, qui fait référence sur le marché, passe de 3 dollars à 18, mais se stabilise au bout de quelques mois autour de 8 ou 9 dollars. Les pays exportateurs mais aussi les grandes compagnies pétrolières occidentales sont les grands gagnants de ce premier choc pétrolier.

 

Cette première crise pétrolière pousse les États à diversifier leurs ressources énergétiques pour chercher des alternatives au tout pétrole. La France développe, à partir de 1973, un programme massif de construction de centrales nucléaires. C’est aussi le début des politiques d’économie énergétique.

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 23:01

La conférence de Locarno (au bord du lac Majeur , en Suisse) a commencée le 5 octobre 1925, réunissait Aristide Briand pour la France, Arthur Chamberlain pour la Grande-Bretagne, Gustav Stresemann pour l’Allemagne, Benito Mussolini pour l’Italie et Emile Vandervelde pour la Belgique.

Stresemann- Chamberlain- Briand

 

Cette conférence aboutit à la signature de ce que l’on appellera « les accords de Locarno » signés le 16 octobre.

Ces accords garantissent les frontières établies lors du traité de Versailles (28 juin 1919). L'Allemagne s'engage à respecter l'accord concernant la zone démilitarisée de la Rhénanie et à ne pas violer les frontières de la Pologne et de la Tchécoslovaquie.

En envahissant la Ruhr le 7 mars 1936, Hitler violera les accords de Locarno.

 

Relire aussi :

28 juin 1919 - Le traité de Versailles

 

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 23:01

Après avoir abdiqué et rejoint Rochefort, Napoléon Ier décide finalement de s'en remettre à l'honneur des Anglais, et ainsi pouvoir se rendre en Angleterre, plutôt que de tenter de rejoindre les États-Unis. Le gouvernement britannique avait déjà décidé de le faire prisonnier et de le déporter sur l'île Sainte-Hélène, au milieu de l'océan Atlantique*, pour qu'il ne puisse plus « nuire au repos du monde ».

 

Lundi, 7 août 1815 à 11 heures du matin, l’Empereur fait ses adieux à ceux de ses compagnons qui ne le suivent pas en exil, puis se dirige vers l’échelle de poupe pour embarquer à bord du Northumberland.

Après 72 jours de traversée le Northumberland mouille devant Sainte-Hélène le dimanche 15 octobre 1815. Napoléon débarque le lendemain. L'île deviendra sa prison pendant six années.
En regardant les contours lugubres de Sainte-Hélène il déclare « Ce n'est pas un joli séjour. »
Parmi ceux qui l'accompagnent se trouvent le Grand Maréchal du Palais, Henri Gratien Bertrand, le général Gourgaud.

Le 17 octobre, Napoléon s’établit au pavillon des Briars en attendant de rejoindre Longwood le 10 Décembre.

Il y restera jusqu’à sa mort le 5 Mai 1921.

 

* L'île de Sainte-Hélène est située à 5o 45 de longitude occidentale et à 15o 56 de latitude australe, au beau milieu de l'Atlantique Sud. Les côtes les plus proches sont celles de l’Afrique, à 1200 milles (2200 km), alors que celles de l’Amérique du Sud sont à 1800 milles (3300 km).

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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 23:01

À la mort du roi anglais Édouard  « le Confesseur », le 5 janvier 1066, les seigneurs anglo-saxons élisent Harold pour lui succéder. Mais Guillaume dit le « bâtard »,  7ème duc de Normandie, prétend que la couronne d'Angleterre lui a été promise par le défunt roi qui était aussi son oncle. Il prépare donc une impressionnante expédition militaire.

 

Guillaume le Bâtard contacta le roi de Norvège pour lui demander d'envahir lui aussi l'Angleterre par le Nord. Ainsi, ils se partageraient les terres conquises. Au Nord, Harald III Sigurdsson débarque en Angleterre, le 18 septembre 1066. Aussitôt, le roi Harold fit rassembler ses troupes et partit à l'assaut de l'envahisseur norvégien. Il aura suffi à Guillaume d'attendre le bon moment pour lancer sa flotte à l'assaut de l'île sans craindre une trop forte opposition à son arrivée.

Le 25 septembre 1066, lors de la bataille de Stamford Bridge, la défaite fut pour les Vikings, leur roi Harald y perdit la vie lors des combats.

 

Le 28 septembre, Guillaume  de Normandie débarque sur les côtes anglaises près de Hastings, avec 7.000 hommes dans le but de détrôner le Roi Harold.

Sachant que son ennemi était loin, il prit la décision d'y fortifier la position qu'il avait prise. Les troupes d'Harold reçurent l'ordre de se déporter vers l'armée normande, mais ils étaient épuisés par la marche et les combats qui avaient précédés.

 

 

Le 14 octobre 1066, après un début de combat indécis, les Normands prennent le dessus grâce à leur cavalerie. Harold est blessé à l'œil par la flèche d'un archer normand. Sa mort entraîne la dispersion de ses troupes et la victoire définitive de Guillaume.

Guillaume est couronné roi d'Angleterre, sous le nom de William, à l'abbaye de Westminster, à Londres, le jour de Noël 1066. Après sa mort il est surnommé Guillaume « le conquérant ».  

 

Le souverain modernise l'administration du pays. Il partage aussi entre ses vassaux les seigneuries anglaises, éliminant de la sorte la noblesse issue des précédents envahisseurs, les Angles et les Saxons.

Les Normands introduisent par ailleurs leur langue d'adoption, le français. De là le très grand nombre de mots et de racines que possèdent en commune l'anglais et le français modernes.

La bataille d'Hastings sera immortalisée dans la tapisserie de Bayeux. Cette immense fresque (70 m de long sur 0,5 m de large) raconte l'histoire de la conquête de l'Angleterre par les normands. C'est l'évêque de la ville de Bayeux, Odon de Conteville, demi-frère de Guillaume le Conquérant, qui eut l'idée de faire réaliser cette œuvre. Sa conception pris certainement une dizaine d'années. Elle fut exposée pour la première fois le 14 juillet 1077, dans la cathédrale de Bayeux.

 

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 23:32

1499 : Claude de France, reine de France, épouse de François Ier et fille de Louis XII (Décédée le 20 juillet 1524).

1682 : Catherine Opalinska, reine de Pologne, épouse de Stanislas Leszczinski et belle-mère de Louis XV (Décédée le 19 mars 1747).

1698 : Giacomo Ceruti, peintre italien. (Décédé le 28 août 1767).

1905 : Yves Allégret, cinéaste français (Décédé le 31 janvier 1987).

1925 : Margaret Thatcher, femme d'État britannique (Décédée le 8 avril 2013).

1931 : Raymond Kopa, footballeur français.

1934 : Nana Mouskouri, chanteuse grecque.

1941 : Paul Simon, chanteur américain.

1956 : Chris Carter, producteur et scénariste américain.

1957 : Arturo Brachetti, artiste italien.

1965 : Johan Museeuw, coureur cycliste belge.

1965 : Philippe Torreton, acteur français.

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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 23:01

Le 12 octobre 1999, selon une estimation des démographes de l'ONU, la population de la Terre a franchi le seuil symbolique de six milliards d'êtres humains vivants. Le secrétaire général, Kofi Annan, a décerné à un nouveau-né de Sarajevo l'honneur d'avoir franchi le premier ce cap symbolique.

La barre du premier milliard a été franchie vers 1850 et, au début du XXe siècle, la population mondiale s'élevait à 1,6 milliard d'êtres humains dont environ un quart d'Européens  (10% aujourd'hui)...

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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 12:32

1591 : Guillaume Couillard, premier Canadien anobli par Louis XIV (Décédé le 4 mars 1663).

1739 : Grigori Potemkine, militaire et homme politique russe (Décédé le16 octobre 1791).

1804 : Napoléon Louis Bonaparte, prince français et altesse impériale (1804), prince royal de Hollande, neveu de Napoléon 1er (Décédé le 17 mars 1831).

1844 : Henry John Heinz, entrepreneur américain (Décédé le 4 mai 1919).

1884 : Eleanor Roosevelt, Première dame des États-Unis (Décédée le 7 novembre 1962).

1885 : François Mauriac, écrivain français (Décédé le 1er septembre 1970).

1887 : Pierre Jean Jouve, écrivain français (Décédé le 8 janvier 1976).

1951 : Jean-Jacques Goldman, chanteur français.

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 23:01

Le lieutenant de César Lucius Munatius Plancus fonde sur la colline de Fourvière, au-dessus du confluent du Rhône et de la Saône, une colonie promise à un destin exceptionnel…

Elle est créée pour abriter les citoyens romains chassés de Vienne par les Allobroges. La ville deviendra la capitale administrative et religieuse des trois Gaules (Lyonnaise, Aquitaine, Belge) et accueillera chaque année au mois d’août les chefs des 60 tribus gauloises.

 

Il s'agit de remplacer Colonia Julia Vienna (aujourd'hui Vienne, Isère), colonie fondée par Jules César plus au sud, sur le territoire des Allobroges, et victime d'une révolte gauloise.

 

Le choix du nouveau lieu s'explique par la présence de nombreuses routes en relation avec les différentes régions de la Gaule. Des Gaulois sont déjà installés à proximité, dans un village du nom de Condate, sur la «presqu'île», entre la colline de la Croix-Rousse et l'actuelle place Bellecour.

 

La ville porte d'abord le nom de Colonia Copia Felix Munatia, bientôt modifié en Copia Lugdunum. Le nom Lugdunum, que portent plusieurs villes d'origine gauloise, renvoie au suffixe celte dunum, qui évoque une éminence fortifiée (comme dans Châteaudun), et au dieu Lug, auquel un culte était rendu sur la colline de Fourvière. Les trouvailles archéologiques laissent penser que ce culte prenait entre autres la forme de très importants banquets. Lugdunum, plus tard transformé en Lyon, signifierait donc en gaulois : la «colline du dieu Lug».

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 23:01

Le mardi 9 octobre 1945, l'école nationale d'administration est fondée à Paris.

ENA

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, française souffrait d'une image particulièrement négative : le désastre de 1940 n'avait pas seulement été imputé aux chefs militaires mais également aux hommes politiques et hauts fonctionnaires. Dans sa grande majorité, l'administration française avait également servi loyalement le régime de Vichy. Le général de Gaulle veut donc moderniser les institutions françaises et organiser la formation des hauts fonctionnaires destinés à constituer les cadres supérieurs de l'administration.

Une « mission provisoire de réforme de la fonction publique » avait été mise en place au sein du Gouvernement provisoire sous l'égide de Jules Jeanneney. Michel Debré, Conseiller d'État et proche du général de Gaulle, y joua un rôle déterminant. Les travaux de cette mission établirent rapidement la nécessité d'unifier et de démocratiser la haute fonction publique, en assurant notamment une formation unique pour les futurs hauts fonctionnaires.

 

Une ordonnance du 9 octobre 1945, décida de créer une École Nationale d'Administration (ENA) et de nationaliser l'École Libre des Sciences Politiques, principal vivier de la haute fonction publique de l'entre-deux-guerres.

Les étudiants doivent suivre des enseignements théoriques, pratiques et sportifs.

 

Les dernières évolutions

1990 : Création d’un concours ouvert aux salariés du secteur privé et aux élus locaux : c’est le troisième concours, qui permet d’élargir le champ de recrutement de l’École.

1991 : Le siège de l’ENA est transféré de Paris à Strasbourg.

2002 : L’ENA fusionne avec l’Institut international d’administration publique (IIAP) et renforce ainsi son ouverture vers l’international.

2004 : Le concours d’entrée s’ouvre aux candidats ressortissants de l’Union européenne.

2005 : L’ENA se dote d’un pôle européen en intégrant le Centre des études européennes de Strasbourg, rattaché totalement en 2009, et devenant la direction des affaires européennes en 2010. La scolarité, partagée entre Paris et Strasbourg jusqu’en 2005, est définitivement organisée dans la capitale alsacienne.

2006 : Réforme de la scolarité en trois modules thématiques (Europe, Territoires, Gestion et management publics) et un module optionnel : l’option Approfondissement.

2009 : Création dans les locaux parisiens d'une classe préparatoire au concours externe d'entrée à l'ENA pour les jeunes issus de milieux sociaux modestes ; scolarité des élèves à 24 mois (au lieu de 27) ; modernisation dans le sens d'une plus grande professionnalisation de la formation.

 

Selon une tradition qui remonte à la création de l'École, chaque année avant le début de leur scolarité, les élèves choisissent librement, par vote, lors d’un séminaire d’intégration le nom de leur promotion. Ils motivent leur choix par un communiqué de presse.

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 23:01

Le 8 octobre 1577 est publié l'édit de Poitiers qui signe la fin de la sixième guerre de Religion en France.

 

Favorable aux catholiques, la sixième guerre se termina par la paix de Bergerac, le 14 septembre 1577. Elle fut entérinée par l'édit de Poitiers du 17 septembre, lequel sera enregistré le 8 octobre.

Les Protestants sont en position de faiblesse, Henri de Bourbon signe la paix de Bergerac, formalisée par l'édit de Poitiers.

L'édit de Poitiers restreint les droits acquis par les protestants suite à l'édit de Beaulieu. La liberté de culte est limitée aux faubourgs d'une ville par bailliage et aux villes où le culte est pratiqué en 1577 (sauf Paris), le nombre de chambres de justice mixtes est réduit à quatre. La Ligue catholique est officiellement dissoute par Henri III, ainsi que l'Union calviniste. 

 

Voir aussi :

Les guerres de religion en France

Bailliage 

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 23:01

Le 7 octobre 1948, le président de la République Vincent Auriol inaugure au Grand Palais le trente-cinquième Salon de l'Automobile. De nouveaux modèles économiques y sont présentés, au premier rang desquels la 2 CV Citroën.

 

Après la présentation de la TPV  (Très Petite Voiture) en 1939, Citroën peut enfin faire aboutir son projet de voiture économique désormais dénommée « 2 Chevaux », en référence à la puissance fiscale voulue sur le cahier des charges.

Le cahier des charges de la 2 CV précisait qu'il fallait construire « quatre roues sous un parapluie », une voiture devant transporter deux cultivateurs en sabots, 50 kilos de pommes de terre, le tout à 60 km/h pour une consommation de 3 litres aux 100 kilomètres, une boîte à 3 vitesses et une surmultipliée, facile d'entretien, une suspension à toute épreuve (elle devait pouvoir transporter un panier d'œufs sans les casser).

Le succès est immédiat et dépasse Citroën : face aux commandes, l’attente atteint rapidement les trois à cinq ans. La production débute en 1949 et la gamme s’étoffe dans les années 50.

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 23:07

Le 1er octobre 1955, lors du 42ième salon de l'automobile, Citroën présente aux journalistes du monde entier une voiture totalement hors du commun.

Le 6 octobre, la DS 19 fait sa première apparition publique sous la verrière du Grand Palais à Paris.

Une véritable révolution de l'automobile s'opère sous les yeux des visiteurs du salon de l'automobile de Paris : la Citroën DS.

Dessinée par Flaminio Bertoni dans un souci d'aérodynamisme, son design rompt radicalement avec la Traction qu'elle remplace. Mais les innovations technologiques sont également impressionnantes : suspension hydraulique, freins à disques, direction assistée...

Trois Citroën DS seront présentées au salon de Paris 55, une verte à toit beige, une aubergine à toit beige et enfin une troisième champagne à toit aubergine présentée dans une corbeille pivotante.

Les commandes affluent : 749 les 45 premières minutes, 12 000 à la fin de la première journée, 80 000 voitures vendues à la fin du salon.

 

Le Général de Gaulle a également participé au succès de la DS en la choisissant comme voiture officielle de la présidence. Elle a ainsi descendu plusieurs fois les Champs-Elysées ce qui lui a assuré une formidable publicité.

Le mythe s'amplifiera grâce à son rôle protecteur lors de l'attentat du Petit-Clamart.

La DS au cinéma

On se souvient de son décollage dans « Fantomas se déchaîne » (1965), de son explosion dans les « Tontons Flingueurs » (1963) ou du modèle de police coupé en deux dans « Le Cerveau » (1969). De nos jours encore, elle est en tête d’affiche comme dans la série « The Mentalist ».

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