En mai 1941, à Paris, des milliers de Juifs étrangers reçoivent une convocation, le « billet vert » : ils sont « invités à se présenter » le 14 mai dans divers lieux de rassemblement « pour examen de situation ».
Le 14 mai 1941 les Juifs étrangers sont convoqués individuellement, pour un « examen de situation », dans cinq centres : Caserne de Napoléon, Caserne des Minimes, Rue Edouard-Pailleron, rue de la Grange aux Belles, gymnase Japy. La lettre de convocation précise que chacun doit se présenter en personne, accompagné d’un membre de sa famille.
Persuadés qu'il s'agit d'une simple formalité, beaucoup s'y rendent. Ils sont alors retenus, tandis que la personne qui les accompagne est priée d'aller chercher pour eux quelques vêtements et vivres.
3.710 Juifs sont ainsi arrêtés : c'est la «rafle du billet vert».
Parmi eux se trouvent 3.430 Juifs polonais, 123 Juifs apatrides et 157 Juifs tchèques.
Conduits à la gare d'Austerlitz en autobus, les Juifs sont transférés le jour même en train vers le Loiret, à une centaine de kilomètres au sud de la capitale.
2.000 d'entre eux sont internés à Beaune-la-Rolande, les autres à Pithiviers. Ils vont y rester pendant plus d'un an, dans l'ignorance totale du sort qui leur est réservé.
Cette première rafle précède de quatorze mois la rafle du Vél d'Hiv.
Les déportations
Le 8 mai 1942, 289 d'entre eux sont transférés au frontstalag de Compiègne-Royallieu, d'où ils sont majoritairement déportés vers Auschwitz le 5 juin 1942, par le convoi 2.
Les autres ne tardent pas à connaître le même sort. Trois convois partent directement vers Auschwitz : le 25 juin et le 17 juillet 1942 de Pithiviers, le 28 juin de Beaune-La-Rolande.
Voir aussi :
Camp de Pithiviers Camp de Beaune-la-Rolande
19 juin 1942 - Mitterrand à Vichy