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15 décembre 2017 5 15 /12 /décembre /2017 00:01

Après plus de treize ans de mariage, Napoléon 1er « divorce » de Joséphine de Beauharnais « pour raison d'État », son épouse ne pouvant lui donner un héritier. Il s’agit en réalité d’une dissolution du mariage. Le mot de divorce ne fut jamais employé car le divorce était interdit pour les princes et princesses de la famille impériale.

Le vendredi 15 décembre 1809, l’empereur convoque aux Tuileries Cambacérès, archichancelier et la famille impériale. À 21 heures, une Assemblée de famille réunissait donc l'Empereur, l'impératrice Joséphine, Louis Bonaparte et son épouse Hortense de Beauharnais, Jérôme Bonaparte, Pauline Bonaparte, Caroline Bonaparte, Eugène de Beauharnais, le Prince Murat, Julie Clary (l'épouse de Joseph), Cambacérès, Regnault Saint-Jean d'Angély.

L’empereur prend le premier la parole et annonce qu’il a pris avec sa « très chère épouse », la décision de dissoudre ce mariage.

Il précise : « le souvenir en restera toujours gravé dans mon cœur. Elle a été couronnée de ma main ; je veux qu'elle conserve le rang et le titre d'Impératrice, mais surtout qu'elle ne doute jamais de mes sentiments et qu'elle me tienne toujours pour son meilleur et son plus cher ami ».

 

Mais alors, pourquoi dissoudre le mariage ?

Joséphine et Napoléon n’ont pas eu d’enfants ensemble. Joséphine avait donné, lors d’un premier mariage, naissance à Eugène et Hortense de Beauharnais.  Napoléon vient d’avoir deux enfants, avec deux maîtresses différentes, mais le couple impérial est stérile et il n’y a donc pas d’héritier légitime !

 

Joséphine prit la parole après Napoléon :

« Avec la permission de notre auguste et cher époux, je dois déclarer que ne conservant aucun espoir d'avoir des enfants qui puissent satisfaire les besoins de sa politique et l'intérêt de la France, je me plais à lui donner la plus grande preuve d'attachement et de dévouement qui ait jamais été donnée sur la terre. Je tiens tout de ses bontés ; c'est sa main qui m'a couronnée, et du haut de ce trône, je n'ai reçu que des témoignages d'affection et d'amour du peuple français.

Je crois reconnaître tous ces sentiments en consentant à la dissolution d'un mariage qui désormais est un obstacle au bien de la France, qui la prive du bonheur d'être un jour gouvernée par les descendants d'un grand homme si évidemment suscité par la Providence pour effacer les maux d'une terrible révolution et rétablir l'autel, le trône, et l'ordre social. Mais la dissolution de mon mariage ne changera rien aux sentiments de mon cœur : l'empereur aura toujours en moi sa meilleure amie. Je sais combien cet acte commandé par la politique et par de si grands intérêts a froissé son cœur ; mais l'un et l'autre nous sommes glorieux du sacrifice que nous faisons au bien de la patrie. »

 

Officialisation de cette dissolution

Le 16 décembre 1809, le sénatus-consulte fut adopté par le Sénat, par 76 voix contre 7, et 4 abstentions.

Le premier article fut ainsi rédigé : « Le mariage contracté entre l'empereur Napoléon et l'impératrice Joséphine est dissous. »

Ce jour-là, l'impératrice Joséphine quitta le Palais des Tuileries avec sa fille Hortense.

 

Un héritier pour le trône impérial

Sans attendre, l'Empereur alors âgé de 40 ans se met en quête d'une princesse jeune et surtout féconde.

Ce sera Marie-Louise d'Autriche (18 ans), fille de l'empereur d'Autriche François Ier et petite-nièce de la reine Marie-Antoinette, qu'il épousera 3 mois et demi plus tard (mariage civil fut célébré le 1er avril 1810 ; le mariage religieux fut célébré dans la chapelle du Louvre le lendemain).

Le 20 mars 1811, l'impératrice Marie-Louise donne naissance à Napoléon François Charles Joseph Bonaparte, fils de Napoléon Ier et héritier du trône impérial.

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